jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2003154 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SA GREENLAW AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 2 octobre 2020, 26 janvier et 7 septembre 2022, l'EARL B, représentée par Me Borrel, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Oise a rejeté sa demande en date du 6 avril 2020 reçue le 15 avril 2020, tendant à la modification des prescriptions édictées par l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 relatives au volume annuel et au débit d'exploitation autorisés du forage F2009 situé sur la parcelle cadastrée H26 sur le territoire de la commune de Moulin-sous-Touvent ;
2°) d'annuler l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 en tant qu'il limite le volume annuel et le débit d'exploitation autorisés du forage F2009 ;
3°) à titre subsidiaire, de remplacer les prescriptions de l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 par les prescriptions du récépissé de dépôt de déclaration du 12 avril 2010 selon lesquelles l'EARL B est autorisée à prélever un volume annuel de 120 000 m3 par an pour un débit égal à 58 m3 par heure sur le forage F2009 ;
4°) à titre très subsidiaire, d'annuler l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 dans sa totalité ;
5°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise d'édicter un arrêté complémentaire autorisant l'EARL B à exploiter son forage de la parcelle cadastrée H26 selon des modalités identiques à celles prévues par le récépissé de dépôt de déclaration du 12 avril 2010 dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, d'enjoindre à la même autorité de réexaminer sa demande de réformation de l'article 3 de l'arrêté du
12 novembre 2018 dans les mêmes conditions, et ce, sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'intitulé de l'arrêté attaqué comporte une erreur matérielle de localisation du forage F2009 en ce qu'il vise la parcelle D15 ;
- le préfet a commis une erreur de droit en motivant sa décision par l'application du principe de prévention ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la réduction du volume de prélèvement autorisé et du débit d'exploitation du forage F2009 est injustifiée.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 avril 2021, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 11 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte de l'environnement ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Giorno, substituant Me Borrel, représentant l'EARL B.
Une note en délibéré, présentée par l'EARL B, a été enregistrée le 5 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. L'EARL B et la SCEA Faroux, toutes deux représentées par M. A B, exercent des activités agricoles sur le territoire de la commune de Moulin-sous-Touvent. Par un récépissé de dépôt de dossier de déclaration du 12 avril 2010, tel que modifié par un récépissé de dépôt de dossier de déclaration modificatif d'erreur matérielle du 4 octobre 2018, l'EARL B a été autorisée à exploiter un forage d'eau répertorié F2009 d'un volume de 120 000 m3 par an pour un débit d'exploitation de 58 m3 par heure sur la parcelle cadastrée H26 située sur le territoire de la commune de Moulin-sous-Touvent. Par un récépissé de dépôt de dossier de déclaration en date du 8 novembre 2012, la SCEA Faroux a été autorisée à exploiter un autre forage d'eau répertorié F2012 d'un volume de 90 000 m3 par an pour un débit d'exploitation de 54 m3 par heure sur la parcelle cadastrée G10 située sur le territoire de la même commune. Par un arrêté préfectoral du 12 novembre 2018, le préfet de l'Oise a édicté des prescriptions modifiant les autorisations de forages sur les parcelles cadastrées H26 et G10 sur le territoire de la commune de Moulin-sous-Touvent, en limitant, à son article 3, l'autorisation visant le forage d'eau F2009 à un volume de 60 000 m3 par an pour un débit d'exploitation de 30 m3 par heure, et en portant l'autorisation concernant le forage d'eau F2012 à volume de 139 000 m3 par an pour un débit d'exploitation de 65 m3 par heure. Par un courrier du 6 avril 2020 reçu le 15 avril 2020, l'EARL B a demandé au préfet de l'Oise de modifier les prescriptions édictées par l'article 3 de l'arrêté du 12 novembre 2018 relatives au volume annuel et au débit d'exploitation autorisés du forage F2009. Par la présente requête, l'EARL B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Oise a rejeté cette demande et d'annuler l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 en tant qu'il limite le volume annuel et le débit d'exploitation autorisés du forage F2009.
2. En premier lieu, il résulte des termes de l'arrêté du 12 novembre 2018 que l'intitulé de celui-ci vise à tort la parcelle " D15 " au lieu de la parcelle " H26 ". Toutefois, cette simple erreur de plume dans le seul intitulé de l'arrêté est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué dès lors, notamment, que l'article 3 dudit arrêté, qui modifie les autorisations de forages, mentionne à deux reprises qu'il s'applique au " forage de la parcelle cadastrée H26 ".
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 3 de la charte de l'environnement : " Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences ". Aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'environnement : " I. - Les espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins, les sons et odeurs qui les caractérisent, les sites, les paysages diurnes et nocturnes, la qualité de l'air, la qualité de l'eau, les êtres vivants et la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation () / II. - Leur connaissance, leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état, leur gestion, la préservation de leur capacité à évoluer et la sauvegarde des services qu'ils fournissent sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants : () / 2° Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable. Ce principe implique d'éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu'elle fournit ; à défaut, d'en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n'ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées ; () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-1 du code de l'environnement : " I.- Les dispositions des chapitres Ier à VII du présent titre ont pour objet une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau ; cette gestion () vise à assurer : / () 4° Le développement, la mobilisation, la création et la protection de la ressource en eau () ". Aux termes de l'article L. 214-3 du même code : " () II.- Sont soumis à déclaration les installations, ouvrages, travaux et activités qui, n'étant pas susceptibles de présenter de tels dangers, doivent néanmoins respecter les prescriptions édictées en application des articles L. 211-2 et L. 211-3. / () / Si le respect des intérêts mentionnés à l'article L. 211-1 n'est pas assuré par l'exécution des prescriptions édictées en application des articles L. 211-2 et L. 211-3, l'autorité administrative peut, à tout moment, imposer par arrêté toutes prescriptions particulières nécessaires. () ".
5. Il résulte des termes de l'article 3 de l'arrêté attaqué du 12 novembre 2018, qui pose les prescriptions spécifiques aux forages des parcelles H26 et G10, que celui-ci a été pris " en application du principe de prévention et conformément aux recommandation du BRGM ". En application de l'article L. 110-1 du code de l'environnement, la mise en valeur et la gestion des ressources naturelles s'inspirent notamment du principe d'action préventive. Par suite, le préfet de l'Oise n'a pas commis une erreur de droit en édictant des prescriptions destinées à garantir une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau au regard du principe de prévention. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.
6. En troisième lieu, il résulte des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Oise a modifié les prescriptions spécifiques aux forages des parcelles cadastrées H26 et G10 sur le territoire de la commune de Moulin-sous-Touvent, tel que décrit au point 1, afin de prendre en compte les problèmes d'asséchement constatés sur ce territoire et l'apparition ou l'aggravation de fissures sur certains bâtiments de la commune. L'arrêté, d'une part, réduit le volume autorisé sur le forage F2009 à 60 000 m3 par an avec un débit d'exploitation de 30 m3 par heure, et, d'autre part, augmente en compensation le volume autorisé et le débit d'exploitation du forage F2012, également situé à Moulin-sous-Touvent mais plus éloigné des habitations, à 139 000 m3 par an et à 65 m3 par heure.
7. D'une part, la société requérante fait valoir que la méthodologie adoptée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son rapport d'août 2018, dont les constatations ont été prises en compte par le préfet de l'Oise pour prendre l'arrêté attaqué, est partiale en raison des pressions exercées par les associations, et partielle dès lors que le BRGM n'a effectué aucune investigation pour savoir si les prélèvements individuels, en particulier les puits des particuliers, ne jouaient pas également un rôle dans le phénomène d'assèchement et de fissuration des maisons. Toutefois, contrairement à ce que soutient l'EARL B, il ne résulte d'aucune pièce du dossier que des pressions auraient été exercées par des associations sur le préfet de l'Oise ou sur le BRGM. Au contraire, il résulte de l'instruction qu'il a été constaté, depuis plusieurs années, sur le territoire de la commune de Moulin-sous-Touvent, des problèmes d'asséchement en période d'étiage, ce qui conduit à un assèchement des puits, mares et plan d'eau de la commune, ainsi qu'à un retrait des argiles occasionnant des fissures sur les bâtiments et qu'à ce titre, la direction départementale des territoires (DDT) de l'Oise a sollicité à plusieurs reprises le BRGM qui a rendu des rapports d'expertise en juin 2014, en novembre 2016 et en août 2018. Par ailleurs, s'agissant de son dernier rapport d'expertise rendu en août 2018, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que son analyse aurait été partielle dès lors que la mission du BRGM était précisément d'analyser l'impact des forages F2009 et F2012 sur les désordres constatés dans la commune.
8. D'autre part, dès son rapport de juin 2014, le BRGM a précisé que le forage F2009 capte la nappe libre des sables du Cuisien située en plein cœur de la commune et qu'il pourrait y avoir une incidence des prélèvements en eaux souterraines sur les niveaux de la nappe des sables de Cuise au droit des ouvrages voisins et de la commune, et en particulier au droit des habitations. Dans son rapport de novembre 2016, si, comme le fait valoir la société requérante, le BRGM n'a relevé aucun impact du forage F2009 sur la partie aval de la commune, un impact a été relevé sur la partie amont de la commune, et en particulier sur les points d'eau situés à proximité. Le BRGM conclut notamment que l'ouvrage présente des conditions de fonctionnement telles que le rabattement augmente fortement pour des débits supérieurs à 50 m3 par heure, et que lors de l'essai de nappe avec un pompage à 45 m3 par heure, trois points d'eau situés à proximité ont réagi sensiblement au bout de 72 heures de pompage, avec un rabattement de 0,3 mètre dans les deux points d'eau situés à 103 et 157 mètres du forage F2009, et un rabattement de 0,06 mètre dans celui situé à 280 mètres. Il conclut également que les ouvrages impactés lors des pompages d'essais l'ont aussi été lors des prélèvements estivaux réalisés à compter du 18 juillet 2016. Le rapport précise également que " l'extension du cône de rabattement autour du puits de pompage " sera d'autant plus importante que la durée de pompage continue sera importante, et conclut que " le puits F_2009 induit un impact quantifié en terme de rabattement sur les ouvrages proximaux (puits1, puits2dev, puits6, puits18) qui se surimpose à la vidange naturelle de la nappe en période estivale ". Le BRGM a alors recommandé de ne pas exploiter le forage F2009 au-delà de 50 m3 par heure.
9. À l'inverse, il résulte du rapport du BRGM d'août 2018 que le forage F2012 n'a pas a priori d'impact sur le niveau de la nappe à Moulin-sous-Touvent car il est situé à plus de 1,1 kilomètres du bourg de Moulin-sous-Touvent, dans une autre vallée. Dès lors, par application du principe de prévention, le BRGM a préconisé en août 2018, au regard des éléments précités, ainsi que ceux relatifs au bon fonctionnement du forage F2009, de privilégier le prélèvement sur le forage F2012, afin de n'utiliser le forage F2009 que pour apporter un complément. Si, comme le fait valoir la société requérante, il ne résulte pas de l'instruction qu'il y aurait un impact avéré du forage F2009 sur les fissures constatées sur certaines maisons de la commune de Moulin-sous-Touvent, la société requérante ne conteste pas sérieusement que compte tenu de l'impact du forage F2009 en termes de rabattement de la nappe sur les points d'eau situés à proximité, dans la partie amont de la commune, et pour le bon fonctionnement de l'ensemble des ouvrages, ainsi que la préservation de la nappe, l'exploitation du forage F2012 doit être privilégiée. Par ailleurs, il résulte des termes de l'article 3 de l'arrêté attaqué que le volume de prélèvement global est de 199 000 m3 par an pour les deux forages. Or, l'EARL B n'apporte aucun élément permettant de contredire les recommandations du BRGM au regard des besoins de l'exploitant en termes de volume d'eau prélevé par année. Il résulte de ce qui précède que le préfet n'a pas entaché l'article 3 de son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation en diminuant le volume de prélèvement autorisé et le débit d'exploitation du forage F2009.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'EARL B n'est fondée à demander l'annulation ni de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Oise a rejeté sa demande en date du 6 avril 2020 tendant à la modification des prescriptions édictées par l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018, ni de l'article 3 de l'arrêté du 12 novembre 2018 ou de cet arrêté dans sa totalité. Elle n'est pas davantage fondée à demander au tribunal de remplacer les prescriptions de l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 par les prescriptions du récépissé de dépôt de déclaration du 12 avril 2010. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'EARL B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée pour information à la préfète de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
L. Bazin
La présidente,
Signé
C. Galle La greffière,
Signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026