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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2003349

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2003349

vendredi 2 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2003349
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantPORCHER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 octobre et

3 décembre 2020 sous le n° 2003349, Mme B F, épouse C, représentée par

Me Porcher, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 août 2020 par lequel le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Oise a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service constitué par l'altercation qu'elle aurait eu le

20 décembre 2018 avec le directeur départemental de cet établissement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2020 du président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise en tant qu'il a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service constitué par cette altercation ;

3°) d'enjoindre au président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise de reconnaitre l'imputabilité au service de l'accident constitué par cette altercation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, assortie des intérêts au taux légal ;

4°) de mettre à la charge du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les arrêtés attaqués ont été pris par une autorité incompétente ;

- ils sont insuffisamment motivés en fait ;

- la commission de réforme était composée, lors de l'examen de sa situation, en méconnaissance de l'article 7 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, dès lors que les organisations syndicales n'ont pas été conviées au tirage au sort désignant les représentants du personnel et que les représentants du personnel exerçaient des fonctions de direction au sein du SDIS ;

- l'avis de la commission de réforme est irrégulier dès lors qu'aucun psychiatre n'y siégeait en méconnaissance de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- l'avis de la commission de réforme est irrégulier dès lors que ses membres n'ont pas pris en compte ses observations et ont manqué d'impartialité ;

- l'avis de la commission de réforme est irrégulier dès lors qu'un témoignage en sa faveur n'a pas été transmis à cette commission ;

- les arrêtés attaqués ont été pris par une autorité qui n'était pas impartiale dès lors qu'elle a siégé au sein de la commission de réforme lors de la séance au cours de laquelle un avis sur sa situation a été rendu ;

- les arrêtés attaqués méconnaissent l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dès lors que le syndrome anxio-dépressif dont elle est affectée est en lien direct avec l'exercice de ses fonctions et qu'elle a tenté de se suicider sur son lieu de travail.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2021, le service départemental d'incendie et de secours de l'Oise, représenté par Me Béguin, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme F une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 août 2020 ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 21 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 juillet 2022 à 12 heures.

II. Par une requête, enregistrée le 3 décembre 2020 sous le n° 2003882, Mme B F épouse C, représentée par Me Porcher, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 août 2020 par lequel le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Oise a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service constitué par l'altercation qu'elle aurait eu le

20 décembre 2018 avec le directeur départemental de cet établissement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2020 du président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise en tant qu'il a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service constitué par cette altercation ;

3°) d'enjoindre au président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise de reconnaitre l'imputabilité au service de l'accident constitué par cette altercation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, assortie des intérêts au taux légal ;

4°) de mettre à la charge du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté du 19 octobre 2020 a été pris par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé en fait ;

- la commission de réforme était composée, lors de l'examen de sa situation, en méconnaissance de l'article 7 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, dès lors que les organisations syndicales n'ont pas été conviées au tirage au sort désignant les représentants du personnel et que les représentants du personnel exerçaient des fonctions de direction au sein du SDIS ;

- l'avis de la commission de réforme est irrégulier dès lors qu'aucun psychiatre ne siégeait en méconnaissance de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- l'avis de la commission de réforme est irrégulier dès lors que ses membres n'ont pas pris en compte ses observations et ont manqué d'impartialité ;

- l'avis de la commission de réforme est irrégulier dès lors qu'un témoignage en sa faveur n'a pas été transmis à cette commission ;

- l'arrêté du 19 octobre 2020 méconnaît l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dès lors que le syndrome anxio-dépressif dont elle est affectée est en lien direct avec l'exercice de ses fonctions et qu'elle a tenté de se suicider sur son lieu de travail.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2021, le service départemental d'incendie et de secours de l'Oise, représenté par Me Béguin, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme F une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 21 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 juillet 2022 à 12 heures.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Richard, rapporteur,

- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Porcher, représentant Mme F, ainsi que celles de

Me Karim-Zadeh, représentant le SDIS de l'Oise.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B F, épouse C, commandante de sapeurs-pompiers professionnels, a été affectée en tant qu'adjointe au chef de groupement logistique du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Oise. Par un courrier du 17 juillet 2019, elle a demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident constitué par une altercation qu'elle aurait eu le 20 décembre 2018 avec le directeur départemental du SDIS lors de la commission administrative et technique de ce service, à laquelle elle assistait en tant que représentante du personnel. La commission de réforme a rendu, le 3 août 2020, un avis défavorable à cette demande. Par un arrêté du 13 août 2020, le président du conseil d'administration du SDIS a rejeté la demande de Mme F. Par un arrêté du 19 octobre 2020, le président du conseil d'administration du SDIS a retiré l'arrêté du 13 août 2020 et renouvelé son rejet de la demande de Mme F. Cette dernière demande l'annulation de ces deux arrêtés aux termes de ses requêtes nos 2003349 et 2003882 qu'il y a lieu de joindre afin qu'il y soit statué par un même jugement.

Sur l'exception de non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 août 2020 opposée par le SDIS :

2. Par l'arrêté du 19 octobre 2020, le président du conseil d'administration du SDIS a retiré l'arrêté du 13 août 2020. Il résulte des écritures de Mme F présentées sous ses deux requêtes que celle-ci doit être regardée comme ne demandant l'annulation de l'arrêté du

19 octobre 2020 qu'en tant qu'il a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service constitué par l'altercation qu'elle aurait eu le 20 décembre 2018 avec le directeur départemental, alors qu'au demeurant, l'intéressée ne présente pas d'intérêt à contester cet arrêté en ce qu'il fait droit à sa demande de retirer l'arrêté du 13 août 2020. L'arrêté du 19 octobre 2020 est par suite devenu définitif en ce qu'il prononce ce retrait. Les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 août 2020 sont, dès lors, devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 octobre 2020 en tant qu'il a refusé de reconnaitre l'existence de l'accident de service déclaré par Mme F :

3. En premier lieu, M. A D, directeur départemental des services d'incendie et de secours de l'Oise, a reçu délégation de signature du président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise, par une décision du 3 septembre 2018 régulièrement publiée, à l'effet de signer, notamment, " toutes pièces relatives à la gestion des carrières et aux situations individuelles ". En conséquence, Mme F n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du 19 octobre 2020 en tant qu'il a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service constitué par l'altercation du 20 décembre 2018 a été pris par une autorité incompétente.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

5. L'arrêté du 19 octobre 2020 précise que les faits du 20 décembre 2018 ne constituent pas un événement soudain et violent et qu'aucun accident n'est avéré. Il comporte, en conséquence, l'énoncé des considérations de fait qui en constituent le fondement. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation en fait ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu, l'irrégularité de la désignation d'un membre d'une commission consultative ne peut plus être invoquée, à l'appui d'un recours dirigé contre une décision prise après avis de cette commission, une fois que cette désignation est devenue définitive.

7. Il ressort des pièces du dossier que les représentants du personnel ayant siégé à la commission de réforme lors de sa séance du 3 août 2020 durant laquelle un avis sur la situation de Mme E a été donné ont été désignés par un arrêté du préfet de l'Oise du 22 juillet 2020, publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture et devenu ainsi définitif à la date d'introduction, le 13 octobre 2020, de la plus précoce des requêtes de Mme F. Dans ces conditions, l'intéressée ne peut plus invoquer, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 octobre 2020, l'irrégularité de la désignation de ces représentants du personnel.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Cette commission comprend : 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes () ". Aux termes de l'article 16 du même arrêté, la commission de réforme " peut faire procéder à toutes mesures d'instructions, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires ".

9. Il résulte des articles 3 et 16 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière que, dans les cas où il est manifeste, au vu des éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée par un agent est nécessaire pour éclairer l'examen de son cas, l'absence d'un tel spécialiste doit être regardée comme privant l'intéressé d'une garantie et comme entachant la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.

10. Compte tenu de l'ensemble des informations dont elle disposait sur l'état de santé de Mme F, et notamment du rapport d'un expert psychiatre du 5 mars 2020 qui lui a été soumis, ainsi que des circonstances de la demande de l'intéressée, la commission de réforme doit être regardée comme ayant été suffisamment informée. Elle a ainsi pu régulièrement émettre son avis, sans s'adjoindre un médecin spécialiste en psychiatrie, l'intéressée n'ayant pas été privée d'une garantie. Le moyen tiré de l'irrégularité de sa composition à raison de l'absence d'un tel spécialiste doit dès lors être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller ".

12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission de réforme aurait manqué d'impartialité et n'aurait pas pris en compte les observations de Mme F, ainsi que cette dernière le soutient. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'avis de la commission de réforme est irrégulier à raison de ces circonstances.

13. En sixième lieu, aux termes de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages, rapports et constatations propres à éclairer son avis. () ".

14. Mme F soutient que le dossier soumis à la commission de réforme, lors de sa réunion du 3 août 2020, était incomplet en l'absence d'un témoignage en sa faveur. Toutefois, à supposer même cette circonstance établie, il ne résulte pas des dispositions citées au point précédent que l'administration doive faire suivre à la commission de réforme l'ensemble des documents que l'agent lui fait parvenir. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que Mme F s'est présentée lors de la séance de la commission de la réforme et a pu présenter des observations écrites et remettre des documents qu'elle estimait nécessaires à la commission pour émettre un avis éclairé. Dans ces conditions, il ne ressort pas du dossier que Mme F ait été privée d'une garantie, ni même que l'absence alléguée du témoignage dont elle fait état ait nécessairement eu une influence sur le sens de l'avis émis par la commission de réforme. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté serait entaché d'un vice de procédure pour ce motif doit être écarté.

15. En septième lieu, aux termes du II. de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service ".

16. Sauf comportement ou propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, un entretien, notamment d'évaluation entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.

17. Si l'état de santé de Mme F s'est dégradé à la suite de la réunion du

20 décembre 2018 durant laquelle elle soutient avoir été victime d'un accident de service constitué par une altercation avec le directeur départemental du SDIS, il ne ressort des pièces du dossier ni que l'intéressée ait fait une tentative de suicide sur son lieu de travail suite à cette réunion ni que les comportements ou propos qui ont eu lieu à cette occasion aient excédé l'exercice normal du pouvoir hiérarchique de manière à les faire regarder comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service. Dès lors, Mme F n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du 19 octobre 2020 méconnaît les dispositions précitées du II de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme F tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 octobre 2020 qu'en tant qu'il a refusé de reconnaitre l'existence d'un accident de service qu'elle a déclaré doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme F doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du SDIS, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par Mme F au titre des frais engagés par lui et non compris dans les dépens.

21. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme F la somme demandée par le SDIS sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme F tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 août 2020.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes nos 2003349 et 2003882 est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative du service départemental d'incendie et de secours de l'Oise sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F épouse C et au service départemental d'incendie et de secours de l'Oise.

Délibéré après l'audience du 19 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Thérain, président,

- Mme Rondepierre, première conseillère,

- M. Richard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.

Le rapporteur,

signé

J. Richard

Le président,

signé

S. Thérain

La greffière,

signé

S. Chatellain

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Nos 2003349 et 200388

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