jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2003638 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELAS ERNST & YOUNG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 novembre 2020, 16 mars 2022, 9 et 13 avril 2022, Mme A C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 10 novembre 2020 par laquelle la directrice générale du F a nommé Mme B D en qualité de directrice des achats du à compter du 1er novembre 2020 ;
2°) d'enjoindre au F de solliciter sans délai le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière pour qu'il soit procédé à la publication du poste et à la nomination d'une personne ;
3°) d'enjoindre au F de régulariser l'octroi de l'indemnité de direction illégalement versée à Mme D ;
4°) d'enjoindre au F de régulariser sans délai les délégations de signature au bénéfice de Mme D ainsi que, par voie de conséquence, les supports de présentation de l'organigramme de direction ;
5°) d'assortir les injonctions précitées d'une astreinte de 50 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge du F la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la note de service, qui révèle la nomination de Mme D en qualité de directrice des achats du , constitue une mesure faisant grief ;
- elle justifie d'un intérêt à agir dès lors que Mme D occupe son emploi ;
- la nomination de Mme D n'a pas été précédée d'une publication préalable de la vacance du poste de directeur d'hôpital en méconnaissance de l'article 17 du décret n° 2005-921 du 2 août 2005 ;
- la nomination de Mme D n'a pas été précédée d'un avis préalable de la commission administrative paritaire nationale en méconnaissance de l'article 19 du décret n° 2005-921 du 2 août 2005 ;
- la nomination de Mme D par la directrice du F est entachée d'incompétence de son auteur, en méconnaissance de l'article 19 du décret n° 2005-921 du 2 août 2005 ;
- la nomination de Mme D méconnaît les dispositions des articles 4 et 8 du décret n° 2005-921 du 2 août 2005 dès lors qu'elle ne remplit pas les conditions d'accès au corps de directeur d'hôpital par voie de détachement ou par concours ;
- la décision attaquée méconnaît son droit à réintégration dans ses fonctions à l'issue de son congé de maternité, prévu par les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 dès lors que son poste était vacant ;
- la nomination de Mme D méconnaît les dispositions de l'article 2 du décret n° 91-868 du 5 septembre 1991 dès lors que le statut particulier des ingénieurs hospitaliers ne lui permet pas d'exercer des fonctions de direction ;
- elle méconnaît les articles 12 de la loi du 13 juillet 1983 et 40 de la loi du 9 janvier 1986 dès lors que son grade d'ingénieur hospitalier ne lui permet pas d'exercer des missions relevant des membres du corps des directeurs d'hôpital.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 18 février et 7 avril 2022, le F et Mme B D, représentés par Me Delentaigne-Leroy, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation sont irrecevables dès lors que l'acte de nomination de Mme D en qualité de directrice des achats du n'existe pas et que la note de service attaquée est une mesure d'ordre intérieur ;
- les conclusions à fin d'annulation sont irrecevables dès lors que Mme C ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les conclusions à fin de réintégration de Mme C sur son emploi sont irrecevables dès lors qu'elle sont dépourvues de lien juridique avec la décision attaquée et qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer lui-même la réintégration de la requérante ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
En vertu des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction a été fixée au 20 juillet 2022, par une ordonnance du même jour.
Un mémoire présenté par Mme C, a été enregistré le 5 octobre 2022 après la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 91-868 du 5 septembre 1991 ;
- le décret n° 2005-921 du 2 août 2005 ;
- le décret n° 2018-255 du 9 avril 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pellerin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- les observations de Mme C,
- et les observations de Me Delentaigne, représentant le F.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 7 décembre 2017, la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière a nommé Mme C, titulaire du grade de directeur d'hôpital de classe normale, en qualité de directrice adjointe du F, chargée de la fonction achat au sein du , à compter du 1er décembre 2017. A la suite de son congé de maternité du 29 décembre 2019 au 23 août 2020 et de ses congés annuels du 24 août au 5 octobre 2020, Mme C a demandé à être réaffectée à son poste. Par une note de service du 10 novembre 2020, la directrice générale du F a informé les membres de l'établissement de la nomination de Mme B D en qualité de directrice des achats du à compter du 1er novembre 2020. Mme C demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les fins de non-recevoir opposées par le F :
En ce qui concerne le caractère décisoire de la décision attaquée :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, () ".
3. Bien que la note de service du 10 novembre 2020 n'a pas procédé à la nomination de Mme D dans le corps de directeur d'hôpital, elle a néanmoins nommé l'intéressée dans l'emploi de directrice des achats au sein du à compter du 1er novembre 2020. Dès lors, cet acte constitue un acte décisoire qui fait grief. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de ce que la note de service du 10 novembre 2020 n'est pas un acte faisant grief doit être écartée.
En ce qui concerne l'intérêt à agir de Mme C :
4. Il ressort des pièces du dossier, sans que cela soit contesté que, Mme C a demandé à être réaffectée sur le poste de directrice des achats au sein du qu'elle occupait avant son congé de maternité dès le 21 septembre 2020 et qu'elle a réitéré cette demande par un courrier du 16 octobre 2020, soit avant la décision du 22 octobre 2020 l'affectant aux fonctions de directrice adjointe en charge des E à compter du 8 octobre 2020. En outre, la requérante a introduit une requête en annulation contre la décision du 22 octobre 2020 précitée qui a été enregistrée au tribunal administratif d'Amiens le 20 décembre 2020 sous le n° 2004087, si bien que cette décision n'est pas définitive. Enfin, la décision attaquée a affecté, à compter du 1er novembre 2020, Mme D sur le poste de directrice des achats précédemment occupé par Mme C. Dans ces conditions, Mme C justifie d'un intérêt suffisamment direct et certain pour demander l'annulation de la décision affectant Mme D sur le poste de directrice des achats. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de ce que Mme C serait dépourvue d'intérêt à agir contre la note de service en litige doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le grade est distinct de l'emploi. /Le grade est le titre qui confère à son titulaire vocation à occuper l'un des emplois qui lui correspondent. () ". Aux termes de l'article 40 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière alors en vigueur : " L'activité est la position du fonctionnaire qui, titulaire d'un grade, exerce effectivement les fonctions de l'un des emplois correspondant à ce grade ". Aux termes de l'article 2 du décret du 5 septembre 1991 portant statut particulier du corps des ingénieurs de la fonction publique hospitalière et du corps des ingénieurs de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris : " I. - Les ingénieurs hospitaliers exercent leurs fonctions selon leur spécialité dans les domaines de l'ingénierie, de l'architecture, de l'appareillage biomédical, de l'informatique ou dans tout autre domaine à caractère technique et scientifique entrant dans les missions des établissements mentionnés à l'article 1er. / Dans les domaines de leur compétence, ils coordonnent les activités qui concourent à la réalisation des objectifs arrêtés par le directeur de l'établissement. / A ce titre, ils réalisent les études préalables et mettent au point les projets, élaborent et gèrent les programmes dont ils conduisent la réalisation, participent au choix, à l'installation et à la mise en œuvre des équipements, assurent la maintenance des matériels et l'entretien des bâtiments. Ils conseillent les agents qui utilisent les matériels et équipements, y compris médicaux. / Ils dirigent les personnels placés sous leur autorité et assurent leur formation technique. () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 2 août 2005 portant statut particulier des grades et emplois des personnels de direction des établissements mentionnés à l'article 2 (1° et 2°) de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : " Les personnels de direction relevant du présent statut constituent un corps de catégorie A de la fonction publique hospitalière. () Ils sont chargés : /1° De la direction de l'établissement ; /2° D'une direction commune à plusieurs établissements mentionnés au deuxième alinéa ou aux 3° à 6° de l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ; / 3° Ou, sous l'autorité du chef d'établissement, de préparer et de mettre en œuvre les délibérations des conseils d'administration ou conseil de surveillance et les décisions prises par le chef d'établissement, dans le cadre de délégations que ces derniers leur ont accordées () ".
6. Aux termes de l'article 3 du décret du 9 avril 2018 relatif aux modalités d'indemnisation des périodes d'intérim et à l'indemnité de direction commune pour certains personnels de la fonction publique hospitalière : " Lorsqu'une direction commune est créée dans les conditions prévues par l'article 4 du décret n° 2005-920 du 2 août 2005 susvisé, les membres des corps et emplois des personnels de direction et des directeurs des soins perçoivent une indemnité s'ils assurent une ou plusieurs directions communes ou sont membres de l'équipe de direction composant la direction commune. () ".
7. Mme D est titulaire du grade d'ingénieur en chef dans le corps des ingénieurs de la fonction publique hospitalière. Il ressort des pièces du dossier que Mme D s'est vu attribuer les mêmes fonctions que celles exercées avant son départ en congé de maternité par Mme C, titulaire du grade de directrice d'hôpital de classe normale, et dont l'arrêté d'affectation sur l'emploi en litige, qui se fonde sur le décret n° 2005-921 du 2 août 2005, lui conférait les fonctions de directrice adjointe, chargée de la fonction achat au sein du . Ces fonctions incluaient, d'après la fiche de poste dont il n'est pas allégué qu'elle aurait évolué entre la nomination de Mme C et l'affectation de Mme D comme directrice des achats, la responsabilité de l'élaboration, de la mise en œuvre et de l'évaluation de la stratégie achat déployée sur l'ensemble du , l'encadrement de la cellule administrative chargée des achats et la coordination de l'action des acheteurs publics, le pilotage du groupe de travail chargé de l'analyse de la fonction achat, et la déclinaison opérationnelle de la fonction achats ainsi que l'organisation de ce domaine d'activité en termes de ressources humaines, système d'information, contrôle de gestion, contractualisation avec les établissements membres, et modalités de coordination des acheteurs.
8. L'administration n'établit pas à cet égard, que les missions confiées à Mme D relèveraient seulement de " l'organisation technique de la direction des achats ", alors que l'intéressée s'est vu accorder à compter de sa nomination sur le poste de directrice des achats au sein du le 1er novembre 2020, une délégation de signature d'une portée équivalente à celle dont peut bénéficier un directeur d'hôpital, notamment en matière de marchés publics, et d'ailleurs identique à celle dont bénéficiait jusqu'alors Mme C. En outre, il n'est pas contesté que Mme D a perçu, au mois de décembre 2021, l'indemnité de direction prévue par les dispositions de l'article 3 du décret du 9 avril 2018 qui bénéficie aux membres de l'équipe de direction des établissements hospitaliers.
9. Par suite, si Mme D pouvait se voir confier des missions de direction des personnels placés sous son autorité selon les dispositions de l'article 2 du décret du 5 septembre 1991 portant statut particulier des ingénieurs de la fonction publique hospitalière, elle ne pouvait être affectée au poste de directrice des achats du , qui relevait d'un emploi de personnel de direction appartenant au corps régi par le décret du 2 août 2005. Par suite, Mme C est fondée à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions des articles 12 de la loi du 13 juillet 1983 et 40 de la loi du 9 janvier 1986 ainsi que celles de l'article 2 du décret du 5 septembre 1991.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 10 novembre 2020 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
12. Les conclusions présentées par Mme C tendant à ce que le tribunal enjoigne au F qu'il procède à la publication du poste en litige, à la nomination d'une personne, à la régularisation de l'octroi de l'indemnité de direction illégalement versée ainsi qu'à celle des délégations de signature au bénéfice de Mme D et des supports de présentation de l'organigramme de direction ne constituent pas des mesures d'exécution qu'implique nécessairement l'annulation de la décision attaquée au sens des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dès lors que la requérante n'a pas justifié, avant la clôture de l'instruction, avoir exposé des frais d'instance. De plus, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme C qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le F et Mme D demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 10 novembre 2020 de la directrice générale du F est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le F et par Mme D sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, au F et à Mme B D.
Copie en sera adressée au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
C. Pellerin
La présidente,
signé
C. Galle La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026