jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2003865 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ROCHE BOUSQUET |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête enregistrée le 30 novembre 2020 sous le n° 2003865, la SAS du Domaine de Drancourt, représentée par Me Bousquet, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2020 par lequel la préfète de la Somme a prononcé la suppression administrative des installations et ouvrages de traitement non collectifs des eaux usées sur le site du Domaine de Drancourt dans un délai d'un mois et a ordonné le démantèlement, ainsi que la remise en état des installations et ouvrages de traitement non collectif des eaux usées du site ;
2°) à titre subsidiaire, de modifier l'arrêté du 28 septembre 2020 en fixant un délai de vingt mois, à compter de la notification, pour supprimer les installations considérées.
Elle soutient que :
- la procédure contradictoire n'a pas été respectée ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne mentionne pas en quoi ses observations formulées par courrier du 24 août 2020 n'étaient pas pertinentes ;
- il est entaché d'une irrégularité de procédure dès lors que le service public d'assainissement non collectif (SPANC) n'a pas procédé à un contrôle du bon fonctionnement et de l'entretien des installations anciennes, ni formulé de recommandations ou prescriptions sur ce point ;
- il méconnaît l'article L. 171-7 du code de l'environnement dès lors que les ouvrages en litige ont initialement été autorisés et réalisés conformément à la réglementation applicable à l'époque de leur installation et qu'il n'est pas établi que le réseau existant ne serait plus aux normes actuelles ;
- le délai qui lui a été accordé pour faire évoluer le système d'assainissement et doter le terrain de camping d'un système d'assainissement collectif conforme aux normes actuelles était insuffisant ;
- les mesures de suppression brutale du réseau d'assainissement actuel du camping, de démantèlement et de remise en état des installations ne sont pas appropriées dès lors que le risque environnemental lié aux forages a été supprimé, que cette mesure entraîne la fermeture du camping alors qu'un remplacement progressif de ce réseau pour assurer la continuité dans l'exploitation du camping dans l'attente de l'installation d'un nouveau système d'assainissement est davantage approprié ;
- à titre subsidiaire, le délai d'un mois imparti pour supprimer les installations est insuffisant.
En vertu des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction a été fixée au 13 janvier 2023, par une ordonnance du même jour.
Un mémoire en défense présenté par le préfet de la Somme a été enregistré le 17 janvier 2023.
Par un courrier du 9 février 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur la requête présentée par la SAS du Domaine de Drancourt, en raison de l'édiction par la préfète de la Somme de l'arrêté du 18 janvier 2022 modifiant l'arrête en litige du 28 septembre 2020.
Un mémoire présenté par la SAS du Domaine de Drancourt a été enregistré le 15 février 2023.
II- Par une requête enregistrée le 26 mars 2022 sous le n° 2201095, la SAS du Domaine de Drancourt, représentée par Me Bousquet, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2022 par lequel la préfète de la Somme a modifié les articles 1 et 2 de l'arrêté du 28 septembre 2020 en imposant la cessation de l'utilisation, dans le délai d'un mois, des installations et ouvrages formant dispositif d'assainissement non collectif, l'obligation de procéder dans ce même délai d'un mois à la déconnexion des branchements de toutes les résidences de loisirs et des bâtiments du site du Domaine de Drancourt reliés à ces installations et ouvrages, et, enfin, la suppression dans un délai de dix mois de ces installations et ouvrages ;
2°) à titre subsidiaire, de modifier l'arrêté du 18 janvier 2022 en fixant un délai de douze mois, à compter de l'obtention de l'accord de l'autorité administrative pour la mise en place du nouveau système, pour supprimer les installations considérées.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le principe de la suppression des installations et ouvrages d'assainissement, qui dispose d'une existence légale, a été réalisé conformément aux normes de l'époque, est injustifié, et que les délais impartis pour exécuter les prescriptions de l'arrêté attaqué sont insuffisants ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a supprimé et condamné les forages, qu'elle a examiné des pistes de solutions s'agissant de la modernisation des installations en litige qui n'ont pas encore pu aboutir et que les risques de pollution dus au mode de fonctionnement actuel de l'installation sont réduits voire nuls.
En vertu des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction a été fixée au 13 janvier 2023, par une ordonnance du même jour.
Un mémoire en défense présenté par le préfet de la Somme a été enregistré le 18 janvier 2023.
Un mémoire présenté par la SAS du Domaine de Drancourt a été enregistré le 15 février 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bousquet, représentant la SAS du Domaine de Drancourt.
Une note en délibéré a été présentée pour la SAS du Domaine de Drancourt le 17 février 2023 sous le n° 2201095.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS du Domaine de Drancourt exploite un terrain de camping dit " A de Drancourt " depuis 1977 sur le territoire de la commune d'Estrébœuf. Par un premier arrêté du 11 avril 2018, la préfète de la Somme a mis en demeure la SAS du Domaine de Drancourt de régulariser la situation administrative des ouvrages d'assainissement autonome d'eaux domestiques usées, ainsi que des forages de prélèvements d'eaux souterraines qu'elle exploite sur ce site en déposant dans un délai de dix-huit mois un dossier au titre de la loi sur l'eau conformément aux articles R. 214-1 et suivants du code de l'environnement. En l'absence de dépôt d'un tel dossier, par un arrêté du 28 septembre 2020, dont la SAS du Domaine de Drancourt demande l'annulation, la préfète de la Somme a prononcé la suppression administrative des installations et ouvrages de traitement non collectifs des eaux usées sur le site du Domaine de Drancourt dans un délai d'un mois et a ordonné leur démantèlement, ainsi que la remise en état des installations et ouvrages. Par un arrêté du 18 janvier 2022, dont la SAS du Domaine de Drancourt demande également l'annulation, la préfète de la Somme a modifié les articles 1 et 2 de son arrêté du 28 septembre 2020 en imposant la cessation de l'utilisation, dans le délai d'un mois à compter de la notification de ce dernier arrêté, des installations et ouvrages formant dispositif d'assainissement non collectif, l'obligation de procéder dans ce même délai d'un mois à la déconnexion des branchements de toutes les résidences de loisirs et des bâtiments du site du Domaine de Drancourt reliés aux installations et ouvrages visés au premier alinéa, et, enfin, la suppression dans un délai de dix mois des installations et ouvrages et la remise en état des lieux.
2. Les requêtes susvisées nos 2003865 et 2201095, présentées par la SAS du Domaine de Drancourt, présentent à juger des questions semblables. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue du litige :
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 171-11 du code de l'environnement que les décisions prises en application des articles L. 171-7, L. 171-8 et L. 171-10 de ce code, au titre des contrôles administratifs et mesures de police administrative en matière environnementale, sont soumises à un contentieux de pleine juridiction. Il appartient au juge de ce contentieux de pleine juridiction de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des exploitants par l'autorité compétente au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue. Il en résulte que si l'acte attaqué, pris pour l'application des dispositions précitées, est rapporté ou abrogé par l'autorité compétente avant que le juge ait statué, il n'y a pas lieu pour celui-ci, que le retrait ou l'abrogation ait ou non acquis un caractère définitif, de se prononcer sur le mérite de la demande dont il est saisi. Enfin, si une nouvelle décision, qu'elle ait ou non acquis un caractère définitif, se substitue à la décision initialement contestée, son intervention prive d'objet la contestation de la première décision, sur laquelle il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer.
4. Il résulte de l'instruction que, par l'arrêté du 18 janvier 2022 mentionné au point 1 du présent jugement, la préfète de la Somme a remplacé intégralement les articles 1 et 2 de l'arrêté du 28 septembre 2020. Ce second arrêté portant cessation d'utilisation et suppression des installations et ouvrages de traitement non-collectif des eaux usées se substitue à l'arrêté du 28 septembre 2020. Du fait de l'intervention de l'arrêté de la préfète de la Somme du 18 janvier 2022, les conclusions tendant à l'annulation à titre principal et à la modification à titre subsidiaire de l'arrêté du 28 septembre 2020 sont devenues sans objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
Sur la légalité de l'arrêté du 18 janvier 2022 :
5. Aux termes de l'article L. 171-7 du code de l'environnement : " I.- Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque des installations ou ouvrages sont exploités, des objets et dispositifs sont utilisés ou des travaux, opérations, activités ou aménagements sont réalisés sans avoir fait l'objet de l'autorisation, de l'enregistrement, de l'agrément, de l'homologation, de la certification ou de la déclaration requis en application du présent code, ou sans avoir tenu compte d'une opposition à déclaration, l'autorité administrative compétente met l'intéressé en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'elle détermine, et qui ne peut excéder une durée d'un an. / Elle peut, par le même acte ou par un acte distinct, suspendre le fonctionnement des installations ou ouvrages, l'utilisation des objets et dispositifs ou la poursuite des travaux, opérations, activités ou aménagements jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la déclaration ou sur la demande d'autorisation, d'enregistrement, d'agrément, d'homologation ou de certification, à moins que des motifs d'intérêt général et en particulier la préservation des intérêts protégés par le présent code ne s'y opposent. / L'autorité administrative peut, en toute hypothèse, édicter des mesures conservatoires aux frais de la personne mise en demeure. () / II.- S'il n'a pas été déféré à la mise en demeure à l'expiration du délai imparti, ou si la demande d'autorisation, d'enregistrement, d'agrément, d'homologation ou de certification est rejetée, ou s'il est fait opposition à la déclaration, l'autorité administrative ordonne la fermeture ou la suppression des installations ou ouvrages, la cessation de l'utilisation ou la destruction des objets ou dispositifs, la cessation définitive des travaux, opérations, activités ou aménagements et la remise des lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le présent code. / Elle peut faire application du II de l'article L. 171-8 aux fins d'obtenir l'exécution de cette décision. / III.- Sauf en cas d'urgence, et à l'exception de la décision prévue au premier alinéa du I du présent article, les mesures mentionnées au présent article sont prises après avoir communiqué à l'intéressé les éléments susceptibles de fonder les mesures et l'avoir informé de la possibilité de présenter ses observations dans un délai déterminé ".
6. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci se borne à constater que les installations de la SAS du Domaine de Drancourt formant dispositif d'assainissement non collectif sont exploitées sans avoir fait l'objet de l'autorisation ou de la déclaration requise au titre de la rubrique 2.1.1.0. de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 du code de l'environnement et qu'au terme du délai de dix-huit mois imparti par l'arrêté du 11 avril 2018, la SAS du Domaine de Drancourt n'a pas déposé le dossier attendu et n'a donc pas procédé à la régularisation de sa situation administrative concernant ces installations et n'a donc pas déféré à la mise en demeure. Il est constant que la SAS du Domaine de Drancourt, qui ne conteste pas ne pas avoir régularisé sa situation dans le délai accordé par l'arrêté de mise en demeure du 11 février 2018, n'a pas déposé de recours contentieux à l'encontre de cet arrêté, de sorte qu'il est devenu définitif. Ainsi, elle ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au motif que le système d'assainissement actuel disposerait d'une existence légale et a été réalisé conformément à la règlementation applicable à l'époque, et que le principe de la suppression des installations et ouvrages d'assainissement serait injustifié. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il a été accordé à la SAS du Domaine de Drancourt un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêté du 18 janvier 2022 pour cesser d'utiliser les installations et ouvrages formant le dispositif d'assainissement non collectif, un même délai d'un mois pour procéder à la déconnexion des branchements de toutes les résidences de loisirs et des bâtiments du site reliés aux installations et ouvrages formant le dispositif d'assainissement non collectif, et un délai de dix mois pour supprimer les installations et ouvrages et remettre les lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par l'article L. 211-1 du code de l'environnement.
8. En se bornant à faire valoir que le réseau d'assainissement a nécessairement été autorisé par une décision par hypothèse conforme à la réglementation alors applicable, que s'agissant de la mise en conformité du réseau, le service public d'assainissement non collectif (SPANC) n'a pas procédé aux contrôles en temps utile de l'installation et que le mode de fonctionnement du système d'assainissement est tel que le risque de pollution est réduit dès lors qu'il est procédé à une vidange mensuelle de l'ensemble des cuves et fosses septiques se trouvant sur le terrain du camping, la société requérante n'établit pas que les délais impartis pour exécuter les prescriptions de l'arrêté attaqué seraient insuffisants, alors que ces délais n'ont commencé à courir qu'à compter de la notification de l'arrêté du 18 janvier 2022. Par ailleurs, il résulte de la note du 22 décembre 2017 du SPANC, qui n'est pas sérieusement contestée par la requérante, que le système d'assainissement non collectif actuellement présent sur le site en question comprend, d'une part, vingt-neuf zones de traitement secondaire (épandage) dont, pour l'essentiel, aucun élément n'est observable ou contrôlable dès lors que les ouvrages sont totalement enterrés, et, d'autre part, une zone nommée " lagunage " recevant différentes eaux usées, mais qui ne dispose pas des caractéristiques des ouvrages de type " lagunage ", de sorte que le site présente des risques pour la santé humaine et l'environnement. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En dernier lieu, la SAS du Domaine de Drancourt fait valoir qu'elle a fait preuve de bonne volonté dès lors qu'elle a supprimé et condamné les forages exploités irrégulièrement et qu'elle a étudié les pistes de solutions pour régulariser les installations en litiges, prépare avec sérieux un dossier d'autorisation au titre de la loi sur l'eau, et que les risques de pollution dus au mode de fonctionnement actuel de l'installation sont réduits voire nuls. Toutefois, d'une part ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, qui se borne à tirer les conséquences de l'absence de régularisation du système d'assainissement autonome exploité par la requérante dans les délais impartis par la mise en demeure du 11 avril 2018. D'autre part, contrairement à ce qu'elle soutient et ainsi qu'il a été dit au point précédent, il résulte de l'instruction que les installations actuelles d'assainissement sont susceptibles d'engendrer des risques pour la santé humaine et l'environnement, de sorte qu'il ne peut être fait droit à la demande de la requérante de modifier l'arrêté attaqué afin de lui accorder un délai supplémentaire afin de réaliser les travaux du nouveau système d'assainissement avant de neutraliser l'ancien système d'assainissement.
10. Il résulte de ce qui précède que la SAS du Domaine de Drancourt n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 18 janvier 2022. Elle n'est pas davantage fondée à demander la fixation d'un délai de douze mois, à compter de l'obtention de l'accord de l'autorité administrative pour la mise en place du nouveau système, pour supprimer les installations considérées.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes n° 2003865 et 2201095 de la SAS du Domaine de Drancourt doivent être rejetées en toutes leurs conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2003865 de la SAS du Domaine de Drancourt.
Article 2 : La requête n° 2201095 de la SAS du Domaine de Drancourt est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS du Domaine de Drancourt et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de la Somme.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
La rapporteure,
signé
L. Bazin
La présidente,
signé
C. Galle La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2003865 et 2201095
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026