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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2004005

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2004005

mardi 4 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2004005
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSCP MARTIN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 décembre 2020 et le 2 avril 2021,

M. B D, représenté par Me Rabourdin, demande au tribunal :

1°) à titre principal d'annuler la délibération du 21 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Retz-en-Valois a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal ensemble la décision rejetant son recours gracieux ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du 21 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Retz-en-Valois a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'elle classe en zone agricole l'intégralité de la parcelle cadastrée section ZE n°41 située sur la commune de Dommiers ensemble la décision rejetant son recours gracieux ;

3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Retz-en-Valois la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est recevable ;

- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que le rapport de présentation et le dossier soumis à enquête publique sont insuffisants ;

- le classement de l'intégralité de son terrain en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 février 2021 et le 4 mai 2021, la communauté de communes Retz-en-Valois, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, de limiter l'annulation aux seules dispositions qui affectent la situation du requérant et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. D en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que la requête est irrecevable, pour être entachée de tardiveté et de défaut d'intérêt à agir de M. E, et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées de ce que le tribunal était, d'une part, susceptible de retenir le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'environnement, d'autre part, qu'il sollicite les observations des parties sur un éventuel sursis à statuer en vue d'une régularisation conformément à l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme.

Le requérant a produit des observations le 19 septembre 2022 qui n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Lapaquette, rapporteur public,

- et les observations de Me Rebière substituant Me Rabourdin, représentant M. D.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 21 février 2020 la communauté de communes Retz-en-Valois (CCRV) a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). M. D, propriétaire de la parcelle cadastrée section ZE n°41 située sur la commune de Dommiers, a formé le 17 août 2020 un recours gracieux reçu le lendemain tendant au retrait de cette délibération qui a été rejeté par décision du 9 octobre 2020. Il demande au tribunal, à titre principal, l'annulation de la délibération du 21 février 2020 ensemble la décision rejetant son recours, à titre subsidiaire, l'annulation de cette délibération en tant qu'elle classe en zone agricole l'intégralité de sa parcelle.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le requérant, contrairement à ce que soutient la CCRV, justifie d'un intérêt à agir dès lors qu'il est propriétaire d'une parcelle sur le territoire de la commune de Dommiers, soumis au PLUi contesté.

3. D'autre part, aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 : " I. ' Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus () ". Aux termes de l'article 2 de la même ordonnance : " Tout acte, recours, action en justice, formalité, inscription, déclaration, notification ou publication prescrit par la loi ou le règlement à peine de nullité, sanction, caducité, forclusion, prescription, inopposabilité, irrecevabilité, péremption, désistement d'office, application d'un régime particulier, non avenu ou déchéance d'un droit quelconque et qui aurait dû être accompli pendant la période mentionnée à l'article 1er sera réputé avoir été fait à temps s'il a été effectué dans un délai qui ne peut excéder, à compter de la fin de cette période, le délai légalement imparti pour agir, dans la limite de deux mois () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la délibération attaquée a été affichée le 11 mars 2020 mais publiée le 19 mars 2020 et que le recours gracieux de M. D a été reçu par la CCRV le 18 août 2020 soit avant le terme du délai de recours contentieux qui a couru pour deux mois à compter du 24 juin 2020, par l'effet des dispositions rappelées au point précédent. Ainsi, le délai de recours contentieux a été interrompu jusqu'à la notification de la décision du 9 octobre 2020 de la CCRV rejetant de recours gracieux, intervenue le 14 octobre suivant, qui l'a de nouveau fait courir pour une durée de deux mois. Dans ces conditions, la requête de M. E, enregistrée le 9 décembre 2020 n'est pas tardive.

5. Il résulte des points 2 et 4 que les fins de non-recevoir opposées par la CCRV en défense doivent être écartées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / Il s'appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de commerce, d'équipements et de services. / En zone de montagne, ce diagnostic est établi également au regard des besoins en matière de réhabilitation de l'immobilier de loisir et d'unités touristiques nouvelles. / Il analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'arrêt du projet de plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme et la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou forestiers. Il justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durables au regard des objectifs de consommation de l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques. () ". Aux termes de l'article R. 151-2 du même code : " Le rapport de présentation comporte les justifications de : () / 4° La délimitation des zones prévues par l'article L. 151-9 ; () ".

7. Le requérant soutient que le rapport de présentation est lacunaire dès lors que les justifications précises et circonstanciées des choix retenus pour le zonage sont absentes, que celui-ci ni justifie pas le zonage agricole en particulier le secteur As ni sa délimitation et qu'il ne donne aucune explication sur le potentiel agronomique, économique ou biologique des terrains. Toutefois, il ressort du rapport de présentation que le secteur agricole, représentant plus de 54 % du territoire, constitue une composante principale des espaces ruraux du territoire de la CCRV tant dans sa dimension spatiale que dans son fonctionnement économique. La partie 2 " diagnostic " du rapport de présentation présente notamment une cartographie des activités agricoles sur le territoire, l'évolution des exploitations, les différentes cultures et élevages évoluant sur le territoire ainsi que la localisation des bâtiments d'élevage et un registre parcellaire graphique des différentes types d'exploitation permettant ainsi de définir le secteur et d'apprécier le potentiel agronomique et économique des espaces agricoles. La partie 1 " état initial de l'environnement " identifie dans son chapitre 4 " paysage et patrimoine " les contraintes propres aux espaces naturels et agricoles dont celle liée aux extensions urbaines récentes qui sont peu cohérentes avec les implantations d'origine des villages et dont la gestion des franges entre les nouvelles opérations de construction et les espaces naturels, agricoles et forestiers a été posée comme enjeu. Par ailleurs, le point 4.5.4 de la partie 2 " diagnostic " du rapport de présentation identifie plusieurs facteurs de risques pour l'agriculture à prendre en compte dont la préservation du foncier agricole dans un contexte de pression foncière liée à l'étalement urbain ainsi que le morcellement des exploitations et l'impact des zones urbaines sur l'activité agricole. Il ressort également du rapport de présentation que la délimitation de la zone agricole dans le règlement graphique traduit l'orientation 1.3.2 du PADD consistant à soutenir une agriculture durable et intégrée dans le territoire. La partie 3 " justification des choix " énonce à ce titre que les zones d'extension ont été limitées au maximum et implantées sur les terres les moins cultivables. Enfin, il ressort de cette même partie du rapport de présentation qu'un secteur As a été défini représentant 3 % de la surface des terres agricoles du territoire visant à préserver les corridors écologiques dans les espaces agricoles, à conserver et à valoriser des points de vue remarquables ou à rendre inconstructibles un secteur ayant un rôle important dans la gestion des risques, dont les zones marrons du plan de prévention du risque d'inondation, et identifiés dans le diagnostic du rapport de présentation. Dans ces conditions, le rapport de présentation est suffisant quant aux choix retenus pour la définition du périmètre des zones agricoles. Par suite, le moyen en ce sens doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le dossier soumis à l'enquête publique est composé des pièces mentionnées à l'article R. 123-8 du code de l'environnement et comprend, en annexe, les différents avis recueillis dans le cadre de la procédure. / Il peut, en outre, comprendre tout ou partie des pièces portées à la connaissance de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou de la commune par le préfet ". Aux termes de l'article R. 123-8 du code de l'environnement dans sa version applicable au litige : " Le dossier soumis à l'enquête publique comprend les pièces et avis exigés par les législations et réglementations applicables au projet, plan ou programme. / Le dossier comprend au moins : / 1° Lorsqu'ils sont requis, l'étude d'impact et son résumé non technique, le rapport sur les incidences environnementales et son résumé non technique, et, le cas échéant, la décision prise après un examen au cas par cas par l'autorité environnementale mentionnée au IV de l'article L. 122-1 ou à l'article L. 122-4, l'avis de l'autorité environnementale mentionné au III de l'article L. 122-1 et à l'article L. 122-7 du présent code ou à l'article L. 104-6 du code de l'urbanisme, ainsi que la réponse écrite du maître d'ouvrage à l'avis de l'autorité environnementale ; () ".

9. D'une part l'enquête publique préalable à l'adoption du PLUi s'est déroulée du 11 décembre 2019 au 11 janvier 2020, soit après l'entrée en vigueur du décret n° 2019-1353 du 12 décembre 2019 publié le 14 décembre 2019, dont l'article 11, qui prévoit d'insérer dans le dossier d'enquête la réponse écrite du maître d'ouvrage à l'avis de l'autorité environnementale, ne bénéficie pas des dispositions transitoires offertes par l'article 15 de ce même décret.

10. D'autre part, il est constant que le dossier d'enquête publique, qui a été prescrite par l'arrêté n° 195/2019 du 22 novembre 2019, ne comporte pas la réponse écrite du maître d'ouvrage à l'autorité environnementale. Cette irrégularité a été de nature à nuire à l'information complète du public intéressé par l'enquête publique, qui présente le caractère d'une garantie, alors que, ainsi que le soutient le requérant sans être contredit, l'évaluation environnementale a été enrichie de cinquante-cinq pages postérieurement à l'enquête publique.

11. Il résulte des points 9 et 10 que la délibération attaquée méconnait les dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'environnement citées au point 8.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. () ". Aux termes de l'article L. 151-11 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. ".

13. Il appartient aux auteurs d'un PLUi de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

14. Il résulte notamment des articles L. 151-9 et R. 151-23 du code de l'urbanisme qu'une zone agricole, dite " zone A ", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

15. D'une part, il ressort du PLUi élaboré pour le territoire de la CCRV que les auteurs ont souhaité, ainsi qu'il a été dit au point 7, préserver les espaces agricoles et limiter l'ouverture à l'urbanisation aux parcelles agricoles les moins cultivables et ont en conséquence fixé l'orientation 1.1.4 du PADD de modération de la consommation de l'espace, l'orientation 1.2.2 de limitation de l'imperméabilisation des sols par une optimisation et une densification des espaces bâtis existant ainsi qu'une limitation des extensions urbaines et l'orientation 1.3.2 de soutien à une agriculture durable et intégrée dans le territoire qui prévoit notamment le maintien de l'emprise des espaces agricoles.

16. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la parcelle du requérant s'intègre sur un terrain d'une surface totale de 35 871 m² situé en extrémité de bourg, qui s'étend à l'ouest et au nord sur de vastes parcelles agricoles. La seule circonstance que les extrémités de la partie sud de cette parcelle jouxtent à l'est et font face au sud à des parcelles bâties classées en zone UB 3 et que cette parcelle serait desservie par les réseaux ou était antérieurement classée en zone à urbaniser n'est pas de nature à entacher d'illégalité son classement dans son intégralité, eu égard au parti d'urbanisme retenu par les auteurs du PLUi et à la situation de la parcelle. Dans ces circonstances, son classement en zone agricole dans son intégralité n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur les conséquences des illégalités relevées :

17. Aux termes de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme : " Si le juge administratif, saisi de conclusions dirigées contre un schéma de cohérence territoriale, un plan local d'urbanisme ou une carte communale, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'une illégalité entachant l'élaboration ou la révision de cet acte est susceptible d'être régularisée, il peut, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, surseoir à statuer jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation et pendant lequel le document d'urbanisme reste applicable, sous les réserves suivantes : / () / 2° En cas d'illégalité pour vice de forme ou de procédure, le sursis à statuer ne peut être prononcé que si l'illégalité a eu lieu, pour les schémas de cohérence territoriale et les plans locaux d'urbanisme, après le débat sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durables. / Si la régularisation intervient dans le délai fixé, elle est notifiée au juge, qui statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. / () ".

18. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 du présent jugement que la délibération attaquée est entachée d'une illégalité pour vice de procédure tiré de l'insuffisance du dossier d'enquête, intervenu après le débats sur les orientations du PADD et susceptible de régularisation en application des dispositions citées au point précédents.

19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et de surseoir à statuer sur les conclusions d'annulation pendant un délai de six mois, à compter de la notification du présent jugement, permettant à la CCRV de procéder à la régularisation de la délibération du 21 février 2020 attaquée. Pour ce faire, il lui appartient d'organiser une nouvelle enquête publique dont le dossier comportera la réponse écrite du maître d'ouvrage à l'avis de l'autorité environnementale conformément aux dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'environnement.

Sur les frais liés au litige :

20. Il y a également lieu de surseoir à statuer sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il est sursis à statuer sur les conclusions en annulation de la requête et sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de toutes parts jusqu'à l'expiration d'un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement pour permettre à la communauté de communes Retz-en-Valois de notifier au tribunal une délibération approuvant la modification du plan local d'urbanisme intercommunal.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à la communauté de communes Retz-en-Valois.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Binand, président,

Mme A et Mme C, conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.

La rapporteure,

signé

D. A

Le président,

signé

C. Binand

Le greffier,

signé

N. Verjot

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2004005

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