jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2004087 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELAS ERNST & YOUNG |
Vu la procédure suivante :
I une requête et des mémoires, enregistrés les 20 décembre 2020, 19 mars et 23 avril 2022, Mme A B, représentée I Me Homehr, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision portant refus implicite de sa réintégration dans les fonctions de directrice des achats du H qu'elle occupait avant son congé de maternité ;
2°) d'annuler la décision du 22 octobre 2020 I laquelle la directrice générale du D l'a nommée directrice adjointe en charge de projets transversaux pour le C à compter du 8 octobre 2020 ;
3°) d'enjoindre au D de réexaminer sa situation et de la placer dans une position statutaire régulière dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros I jour de retard ;
4°) d'enjoindre au D de la rétablir dans sa carrière pour la période du 8 octobre 2020 au 31 octobre 2021 dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cent euros I jour de retard ;
5°) d'enjoindre au D de procéder à la publication du poste de directeur des achats et à la nomination d'une personne qualifiée à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cent euros I jour de retard ;
6°) de condamner le D à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle a subi ;
7°) de mettre à la charge du D la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus implicite de réintégration :
- cette décision, révélée I la décision du 22 octobre 2020 qui l'a affectée sur un poste de directrice adjointe en charge de projets transversaux, lui fait grief ;
En ce qui concerne la décision du 22 octobre 2020 :
- cette décision lui fait grief ;
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle n'a pas été précédée de la publicité de la vacance du poste de directeur des projets transversaux ;
- elle méconnaît son droit à être réaffecté de plein droit dans son ancien emploi prévu I l'article 41 de la loi du 19 janvier 1986 ;
- elle méconnaît les dispositions des articles 12 et 12 bis de la loi du 13 juillet 1983 et celles de l'article 40 de la loi du 9 janvier 1986, dès lors qu'en lui attribuant des fonctions qui ne correspondent pas à son grade de directeur hors classe, elle la place dans une position irrégulière ;
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- elles sont insuffisamment motivées en fait ;
- elle n'a pas été mise à même de consulter son dossier auprès du centre national de gestion, alors que les décisions attaquées sont prises en considération de sa personne et qu'elles constituent une sanction, ce qui l'a privée d'une garantie ;
- les décisions attaquées n'ont pas été précédées de la mise œuvre d'une procédure contradictoire alors qu'elles constituent une sanction ;
- elles constituent une sanction déguisée car elles ont pour finalité de la décharger de ses fonctions ;
- ces décisions portent une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'alerte protégé l'article 6 ter A de la loi du 13 juillet 1983 ;
- elles portent une atteinte grave et manifestement illégale au droit de ne pas être soumis à un harcèlement moral prévu I l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 ;
En ce qui concerne les préjudices :
- les illégalités fautives constituent des fautes de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier.
I deux mémoires en défense, enregistrés les 18 février 2022 et 3 juin 2022, le D, représenté I Me Delentaigne-Leroy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête a perdu son objet dès lors que Mme B n'est plus affectée au D ;
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande indemnitaire en méconnaissance des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ;
- les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision portant refus de réintégration sont irrecevables dès lors que cette décision est inexistante ;
- les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 22 octobre 2020 sont irrecevables dès lors que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
En vertu des dispositions combinées des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction a été fixée au 20 juillet 2022, I une ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n°2005-921 du 2 août 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pellerin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- les observations de Me Homehr, représentant Mme B,
- et les observations de Me Delentaigne, représentant le D.
Mme B, représentée I Me Homehr, a produit une note en délibéré le 13 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. I arrêté du 7 décembre 2017, la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière a nommé Mme B, titulaire du grade de directeur d'hôpital de classe normale au D, en qualité de directrice adjointe, chargée de la fonction achat au sein du G, à compter du 1er décembre 2017. A la suite de son congé de maternité du 29 décembre 2019 au 23 août 2020 et de ses congés annuels du 24 août au 5 octobre 2020, Mme B a demandé à être réaffectée à son poste. I décision du 22 octobre 2020, la directrice générale du D l'a nommée directrice adjointe en charge de projets transversaux pour le C à compter du 8 octobre 2020. Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision ainsi que celle portant refus implicite de sa réintégration dans ses fonctions de directrice adjointe chargée de la fonction achat précitée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'exception de non-lieu à statuer opposée I le D :
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté I l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
3. Le D soutient que la présente requête a perdu son objet au motif que Mme B a fait l'objet d'une mutation d'office au sein de l'E à compter du 1er novembre 2021 I un arrêté du 21 octobre 2021 puis d'un placement en disponibilité d'office pour convenances personnelles à compter du 8 novembre 2021. Toutefois, le centre hospitalier n'établit ni n'allègue avoir retiré ou abrogé la décision portant refus implicite de réintégration de Mme B dans l'emploi de directrice des achats du C ni celle du 22 octobre 2020 portant changement d'affectation de l'intéressée. En outre, l'arrêté du 21 octobre 2021 I lequel la directrice générale du centre national de la fonction publique a prononcé la mutation dans l'intérêt du service de Mme B à F, qui fait l'objet d'une requête distincte, enregistrée au tribunal administratif d'Amiens sous le n° 2104224, n'est pas définitif. I suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée I le centre hospitalier doit être écartée.
En ce qui concerne les fins de non-recevoir opposées I le D :
S'agissant de la fin de non-recevoir tirée de l'inexistence de la décision portant refus de réintégration dans les fonctions de directrice des achats du C :
4. Il ressort des pièces du dossier que I courriers des 21 septembre et 16 octobre 2020, Mme B a sollicité sa réintégration sur le poste de directrice des achats du C qu'elle occupait avant son départ en congé de maternité et que la directrice générale de l'établissement lui a fait connaître son intention de ne pas la réaffecter sur ce poste lors d'un entretien avec l'intéressée le 21 septembre 2020. Dans ces conditions, la décision du 22 octobre 2020 I laquelle la directrice générale de l'établissement a affecté Mme B sur le poste de directrice adjointe en charge de projets transversaux pour le C révèle nécessairement une décision portant refus de réaffectation de la requérante dans les fonctions de directrice des achats du groupement qu'elle occupait précédemment. I suite, la fin de non-recevoir tirée de l'inexistence de cette dernière décision doit être écartée.
S'agissant de la fin de non-recevoir tirée de l'absence de caractère décisoire de la décision du 22 octobre 2020 :
5. Les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou de leur contrat ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent de perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre une telle mesure, à moins qu'elle ne traduise une discrimination, est irrecevable, alors même que la mesure de changement d'affectation aurait été prise pour des motifs tenant au comportement de l'agent public concerné.
6. Il ressort de la fiche de poste de directeur adjoint chargé de la fonction achat du C que d'une part, Mme B avait pour mission de coordonner la fonction achat de l'ensemble des directions des établissements membres du C. D'autre part, elle avait en charge la responsabilité de l'élaboration, de la mise en œuvre et de l'évaluation de la stratégie " achat " déployée sur l'ensemble du C. A cet effet, elle assurait un rôle d'encadrement, de coordination de l'action des acheteurs et disposait d'une délégation de signature sur l'ensemble des documents relatifs à la gestion de la fonction achat à l'exception des marchés publics à procédures formalisées, selon l'arrêté du 10 janvier 2018 de la directrice générale de l'établissement. Enfin, elle assurait le pilotage du groupe de travail chargé de l'analyse de la fonction achat au niveau du C. Il ressort de la fiche de poste de directeur adjoint chargé de projets transversaux que les missions de son titulaire comportent le suivi du projet médical partagé (PMP) et du projet de soins partagé (PSP), un rôle d'appui aux directeurs référents de ses filières, de coordination du collège médical et d'intervention sur des projets transversaux émanant du président du comité stratégique " pour lequel une direction fonctionnelle ne serait pas positionnée en charge du sujet ". Ce poste ne comporte aucune mission d'encadrement, et ne comporte aucune mission stratégique équivalente à celle dévolue à la fonction de directeur des achats. I ailleurs, il ressort des pièces du dossier, sans que cela ne soit contesté, qu'aucune délégation de signature n'a été consentie à Mme B lors de son affectation sur ce poste. Si les droits statutaires et la rémunération de Mme B ne sont pas remises en cause I la décision portant changement d'affectation sur le poste de directrice adjointe chargé de projets transversaux, la comparaison des deux fiches de postes précitées révèle une réduction sensible de ses attributions ainsi qu'une perte de tout rôle d'encadrement. Dans ces conditions, la décision attaquée a engendré une perte de responsabilités de Mme B. I suite, la fin de non-recevoir tirée de ce que la décision du 22 octobre 2020 n'est pas un acte faisant grief doit être écartée.
En ce qui concerne la légalité de la décision attaquée :
7. D'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ".
8. D'autre part, aux termes de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière: " Le fonctionnaire en activité a droit : / 1° A un congé annuel avec traitement dont la durée est fixée I décret en Conseil d'Etat. () 5° Aux congés de maternité et liés aux charges parentales prévus aux a, b, c, d et e ci-dessous. Durant ces congés, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement, du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / A l'expiration de ces congés, le fonctionnaire est réaffecté de plein droit dans son ancien emploi. Dans le cas où celui-ci ne peut lui être proposé, le fonctionnaire est affecté dans un emploi équivalent, le plus proche de son dernier lieu de travail. S'il le demande, il peut également être affecté dans l'emploi le plus proche de son domicile, sous réserve du respect de l'article 38 de la présente loi. / Ces congés sont attribués dans les conditions suivantes : / a) Le congé de maternité est accordé pour une durée égale à celle prévue aux articles L. 1225-17 à L. 1225-21 du code du travail. () ".
9. Il est constant que Mme B a été placée en congé de maternité du 29 décembre 2019 au 23 août 2020 puis en congés annuels et de réduction du temps de travail du 24 août 2020 au 5 octobre 2020 et qu'elle a été nommée directrice adjointe en charge de projets transversaux au sein du C à compter du 8 octobre 2020 I la décision attaquée. Cette décision a également eu pour effet de refuser la réaffectation de Mme B sur l'emploi de directrice adjointe chargée de la fonction achat au sein du groupement ainsi qu'il a été dit au point 4. Ainsi la décision attaquée, qui a affecté Mme B à un autre emploi que celui qu'elle occupait avant son placement en congé de maternité et qui a privé l'intéressée de son droit à être réaffectée dans son ancien emploi selon les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986, constitue un refus d'un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir au sens du 6° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et devait être motivée. Si le D a entendu affecter l'intéressée dans un emploi équivalent, cela ne le dispensait pas de motiver la décision attaquée sur l'impossibilité de proposer à la requérante sa réaffectation dans son ancien emploi. Or, il ressort des termes de cette décision qu'elle ne comporte aucune considération de fait sur l'impossibilité de réaffecter de plein droit Mme B dans son ancien emploi. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 22 octobre 2020 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, I la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
12. En premier lieu, les conclusions à fin d'injonction de réexamen de la situation de Mme B I le D ainsi que celle tendant à ce qu'elle soit placée dans une position statutaire régulière ne peuvent qu'être rejetées dès lors qu'à la date du présent jugement, l'intéressée est placée en disponibilité d'office pour convenances personnelles depuis le 8 novembre 2021 et est salariée au sein d'une clinique privée depuis cette même date. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction précitées présentées I Mme B doivent être rejetées.
13. En deuxième lieu, Mme B a fait l'objet d'un changement d'affectation sur la période allant du 8 octobre 2020 au 31 octobre 2021 et nullement d'une mesure d'éviction de l'établissement, de sorte que les conclusions à fin de reconstitution de carrière portant sur cette période présentées I Mme B doivent être rejetées.
14. En troisième et dernier lieu, les conclusions présentées I Mme B tendant à ce que le tribunal enjoigne au D qu'il procède à la publication du poste en litige doivent être rejetées dès lors qu'une telle mesure ne constitue pas une mesure d'exécution qu'implique nécessairement l'annulation de la décision attaquée au sens des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. I suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
15. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que I voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise I l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".
16. Mme B demande la condamnation du D à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi. Toutefois, Mme B n'établit ni même n'allègue avoir formulé une demande préalable devant le D susceptible d'avoir fait naître une décision, ainsi qu'il l'oppose en défense. Dans ces conditions, les conclusions indemnitaires de Mme B sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du D une somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des frais exposés I elle et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le D demande au titre des frais exposés I lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 22 octobre 2020 de la directrice générale du D refusant la réaffectation de Mme B dans son emploi de directrice des achats du C et l'affectant sur le poste de directrice adjointe chargée de projets transversaux est annulée.
Article 2 : Le D versera à Mme B une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées I le D sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au D.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public I mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
C. Pellerin
La présidente,
signé
C. Galle La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de la prévention, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026