LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2100497

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2100497

mardi 4 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2100497
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantQUENNEHEN-TOURBIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 février 2021, M. B C demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 14 520,26 euros mise à sa charge par les avis des sommes à payer nos 114, 115, 124, 147, 175, 219, 1, 2, 28, 46, 62, 80, 95, 113 et 130 émis à son encontre les 17 août, 14 septembre, 12 octobre et 5 novembre 2018, 14 et 25 janvier, 12 mars, 2 avril, 14 mai, 3 juin, 3 juillet, 1er et 30 août 2019 et correspondant aux redevances pour occupation sans droit, ni titre d'un logement communal situé 1 rue des Clabaudois à Plachy-Buyon pour les mois de juillet 2018 à juillet 2019 inclus ;

2°) d'annuler la mise en demeure de payer émise à son encontre par le service de gestion comptable du centre des finances publiques de Poix-de-Picardie en vue du recouvrement de cette somme ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Plachy-Buyon les entiers dépens de l'instance ainsi que la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la mise en demeure de payer ainsi que l'ensemble des titres exécutoires en litige sont illégaux du fait de l'illégalité dont l'arrêté du 3 janvier 2018 est entaché dès lors que cet arrêté élude sa situation de congé maladie, n'est justifié par aucun danger ou incompatibilité avec la bonne marche du service en méconnaissance de l'article 27 du décret du 30 juillet 1987 et que le maire a considéré, à tort, que son congé pour maladie entraînait la résiliation de l'occupation dudit logement ;

- la mise en demeure de payer ainsi que l'ensemble des titres exécutoires en litige sont illégaux du fait de l'illégalité dont l'arrêté du 28 juin 2018 est entaché dès lors que cet arrêté a été pris par une autorité incompétente, qu'il est lui-même dépourvu de base légale par l'illégalité de l'arrêté du 3 janvier 2018, qu'il vise à tort l'article R. 2124-74 du code général de la propriété des personnes publiques relatif aux concessions de logement dans les immeubles appartenant à l'État et qu'il ne lui a jamais été notifié, en dépit de ses réclamations ;

- la mise en demeure de payer contrevient aux dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'elle méconnaît l'effet suspensif de la force exécutoire des titres qu'il a précédemment contestés dans une autre instance, qu'il n'a été destinataire ni d'une ampliation des titres exécutoires, ni d'une lettre de relance préalable à cette mise en demeure, laquelle n'a pas davantage été précédée d'une phase comminatoire ;

- la mise en demeure est entachée d'erreurs matérielles quant à la référence de deux titres exécutoires qui lui sont inconnus ;

- par ses agissements réalisés dans le seul but de lui nuire, la commune de Plachy-Buyon le harcèle injustement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2021, la commune de Plachy-Buyon, représentée par Me Quennehen, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître ;

- elle est irrecevable dès lors que les arrêtés invoqués ne sont pas produits, que les conclusions à fin d'annulation sont tardives et que M. C n'a pas satisfait aux exigences des articles L. 281, R. 281 et R. 281-3 du livre des procédures fiscales ;

- en tout état de cause, les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 24 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 avril 2022 à 12h00.

Par un courrier du 30 mai 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions dirigées contre la mise en demeure de payer émise par le service de gestion comptable du centre des finances publiques de Poix-de-Picardie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Beaucourt,

- les conclusions de M. Lapaquette, rapporteur public ;

- et les observations de Me Delort, représentant la commune de Plachy-Buyon.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, fonctionnaire territorial employé en qualité de garde-champêtre principal par la commune de Plachy-Buyon, doit être regardé comme demandant au tribunal, d'une part, de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme totale de 14 520,26 euros mise à sa charge par les avis des sommes à payer nos 114, 115, 124, 147, 175, 219, 1, 2, 28, 46, 62, 80, 95, 113 et 130 émis à son encontre les 17 août, 14 septembre, 12 octobre et 5 novembre 2018, 24 et 25 janvier, 12 mars, 2 avril, 14 mai, 3 juin, 3 juillet, 1er et 30 août 2019 et correspondant aux redevances pour occupation sans droit, ni titre d'un logement communal situé 1 rue des Clabaudois à Plachy-Buyon pour les mois de juillet 2018 à juillet 2019 inclus et d'autre part, d'annuler la mise en demeure de payer émise à son encontre en vue du recouvrement de cette somme.

Sur la mise en demeure de payer :

2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / () / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales ". En outre, l'article L. 281 du livre des procédures fiscales dispose que : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / () / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / () / c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales () devant le juge de l'exécution ".

3. Il résulte de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales est de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.

4. Si M. C conteste la mise en demeure de payer émise à son encontre par le service de gestion comptable du centre des finances publiques de Poix-de-Picardie en vue de recouvrer la somme correspondant aux redevances pour occupation sans droit ni titre d'un logement communal, une telle demande, qui concerne le contentieux du recouvrement, ressortit toutefois non à la compétence de la juridiction administrative mais à celle du juge judiciaire. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette notification doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Sur les titres exécutoires :

En ce qui concerne l'exception d'incompétence :

5. Il est constant que le bien en cause, auparavant concédé en tant que logement de fonction d'instituteurs et occupé depuis 1999 par M. C pour nécessité absolue de service, appartient au domaine public de la commune de Plachy-Buyon. Si la commune fait valoir que son conseil municipal a sollicité, par une délibération du 27 juin 2002, le déclassement de ce bien auprès de l'inspecteur d'académie, cette délibération ne saurait toutefois être regardée comme procédant au déclassement effectif du logement en litige. Il s'ensuit que le présent litige, relatif au bien-fondé de créances correspondant à des redevances pour occupation sans droit ni titre d'un bien du domaine public ressortit de la compétence du juge administratif. Dans ces conditions, l'exception d'incompétence soulevée par la commune de Plachy-Buyon ne peut qu'être écartée.

En ce qui concerne les conclusions à fin de décharge :

6. En premier lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte réglementaire, une telle exception peut être formée à toute époque, même après l'expiration du délai du recours contentieux contre cet acte. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.

7. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

8. Enfin, il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de l'action introduite devant un tribunal administratif, d'établir que le contribuable a reçu notification régulière de la décision prise sur sa réclamation. En cas de retour à l'administration du pli contenant la notification, cette preuve peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal, conformément à la réglementation en vigueur, de deux avis d'instance prévenant le destinataire de ce que le pli était à sa disposition au bureau de poste.

9. D'une part, M. C excipe de l'illégalité de l'arrêté du 3 janvier 2018 par lequel le maire de la commune de Plachy-Buyon a décidé que le logement mis à sa disposition ne pouvait plus être regardé comme un logement de fonctions, ni faire l'objet d'une convention d'occupation précaire. Il ressort toutefois des pièces du dossier, ainsi que le soutient d'ailleurs M. C, que cet arrêté lui a été notifié le 10 janvier 2018 avec la mention des voies et délais de recours contentieux. Cette notification ayant eu pour effet de faire courir le délai de recours de deux mois imparti à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, cet arrêté était devenu définitif au 12 février 2021, date à laquelle l'exception d'illégalité a été soulevée. Par suite, M. C n'est pas recevable à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 3 janvier 2018.

10. D'autre part, M. C excipe également de l'illégalité de l'arrêté du 28 juin 2018 par lequel le maire de la commune de Plachy-Buyon lui a fait obligation de quitter le logement litigieux à compter du 2 octobre 2018 et l'a informé qu'une redevance mensuelle égale à la valeur locative réelle du local occupé, majorée de 50% pour les six premiers mois et de 100% au-delà, sera mise à sa charge jusqu'à libération des lieux. Il ressort des mentions figurant sur l'avis de réception, produit par la commune, que le pli de notification de l'arrêté du 28 juin 2018, mentionnant les voies et délais de recours ouverts à son encontre, a été envoyé au domicile de M. C, au 1 rue des Clabaudois à Plachy-Buyon, qui en a été avisé, au plus tard, le 31 juillet 2018 et a été retourné aux services municipaux revêtu des tampons " Non réclamé " et " Retour à l'envoyeur ". Ces mentions claires, précises et concordantes permettent d'établir que le requérant a bien été avisé de ce qu'un pli était en instance, d'autant que ce dernier n'établit pas que l'adresse à laquelle le pli lui a été envoyé ne correspondait pas, à cette date, à celle de son domicile ce alors, au demeurant, qu'il s'agit de celle à laquelle il déclare être toujours domicilié à la date d'introduction de sa requête. Dans ces conditions, l'arrêté du 28 juin 2018 doit être regardé comme ayant été régulièrement notifié à M. C au 31 juillet 2018. Il suit de là que le 12 février 2021, date à laquelle l'exception d'illégalité a été soulevée, cet arrêté était devenu définitif, faute d'avoir été contesté dans le délai de recours contentieux de deux mois. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cet arrêté doit, également, être écarté du fait de son irrecevabilité.

11. En second lieu, si M. C soutient que le maire de la Plachy-Buyon n'agit que dans le seul but de lui nuire et le harcèle injustement, l'intéressé n'apporte aucun élément de nature à démontrer la réalité de ses allégations.

12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres fins de non-recevoir opposées par la commune de Plachy-Buyon, que les conclusions à fin de décharge présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Plachy-Buyon, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. C au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. C une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Plachy-Buyon et non compris dans les dépens.

14. D'autre part, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées à cet égard par M. C ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions dirigées contre la mise en demeure de payer émise par le service de gestion comptable du centre des finances publiques de Poix-de-Picardie sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté

Article 3 : M. C versera à la commune de Plachy-Buyon une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4: Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la commune de Plachy-Buyon.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Binand, président,

- Mme Beaucourt, conseillère,

- M. A, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.

La rapporteure,

signé

P. BEAUCOURTLe président,

signé

C. BINAND

Le greffier,

signé

N. VERJOT

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

5

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions