jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2103118 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | QUENNEHEN - TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
Par déféré enregistré le 14 septembre 2021, la préfète de la Somme demande au tribunal d'annuler le certificat d'urbanisme opérationnel positif délivré le 9 mars 2021 par le maire de la commune de Saint-Valéry-sur-Somme pour la construction d'une habitation.
Elle soutient que :
- ce certificat d'urbanisme a été délivré en méconnaissance de la loi n° 86-2 du
3 janvier 1986 ;
- l'urbanisation autorisée est en discontinuité avec les agglomérations et villages existants ;
- le secteur du projet ne peut pas être considéré comme un village ;
- le projet n'est pas situé en continuité avec un village ;
- la loi n° 86-2 est directement opposable aux autorisations d'urbanisme, même en présence d'un plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2021, la commune de Saint-Valéry-sur-Somme, représentée par Me Quennehen, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que le déféré est tardif et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission.".
3. Il est constant que le certificat d'urbanisme dont la préfète de la Somme demande l'annulation lui a été transmis le 17 mars 2021 par le maire de Saint-Valéry-sur-Somme conformément au 6° de l'article L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales. Si la préfète a, par un courrier du 17 mai 2021, demandé au maire de retirer ce certificat, il ressort des pièces du dossier que ce courrier n'a été reçu en mairie que le 20 mai 2021, soit après l'expiration du délai de deux mois dont l'autorité préfectorale disposait en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, pour déférer cet acte au tribunal administratif. Dans ces conditions, ce recours gracieux n'a pu avoir pour effet de prolonger au profit de l'autorité préfectorale le délai de recours contentieux dont elle disposait. En conséquence, le déféré de la préfète de la Somme, enregistré le 14 septembre 2021, après l'expiration du délai de recours contentieux, est manifestement irrecevable et doit être rejeté par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Le déféré de la préfète de la Somme est rejeté.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Somme et à la commune de Saint-Valéry-sur-Somme.
Fait à Amiens, le 22 septembre 2022.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
C. Binand
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026