vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2103657 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BOISSY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 3 novembre 2021, 4 décembre 2023 et 23 février 2024, M. B, représenté par Me Piret, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Clairoix s'est opposé à sa déclaration préalable déposée le 17 juillet 2017 relative à l'ouverture d'un portail dans le mur de clôture de sa propriété située sur le territoire de cette commune ;
2°) d'enjoindre à la commune de Clairoix de lui délivrer un arrêté de non-opposition à déclaration préalable dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Clairoix la somme de 9 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- c'est à tort que le maire a opposé un motif tiré de l'absence d'obtention préalable d'un permis de démolir, dès lors que les travaux n'ont pas pour objet de démolir un appentis ; que si le mur de clôture litigieux est situé dans les abords de l'église Saint-Etienne, monument historique, aucun périmètre de protection au titre des abords n'a été défini par la commune ; que le projet n'est pas visible depuis l'église, ce que la cour administrative d'appel de Douai a confirmé dans son ordonnance du 29 juin 2021 ; que d'autres projets ont été autorisés dans les alentours sans que ne soit opposé ce motif ;
- c'est à tort que le maire s'est fondé sur le caractère incomplet du dossier de demande préalable, dès lors qu'il aurait dû l'inviter à compléter son dossier si des pièces étaient manquantes en application de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme ;
- la décision est entachée de détournement de pouvoir ;
- la commune ne peut opposer un motif tiré de l'absence de propriété du mur de clôture sans méconnaitre l'autorité absolue de chose jugée qui s'attache au jugement du tribunal en date du 30 décembre 2019 et, qu'en tout état de cause, contrairement à ce qu'indique la commune, il est pleinement propriétaire du mur qu'il envisage de percer.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 9 novembre 2023 et le 19 janvier 2024, la commune de Clairoix, représentée par Me Boissy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés et que la décision aurait pu être prise sur les motifs tirés de ce que la démolition du pressoir nécessitée par le projet aurait dû faire l'objet d'un permis de démolir et de ce que M. B ne justifie pas être propriétaire du mur de clôture objet de la déclaration préalable.
Par ordonnance du 1er février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 23 avril 2024 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Parisi, conseillère,
- les conclusions de Mme Beaucourt, rapporteure publique,
- et les observations de Me Peres, substituant Me Piret, représentant la commune de Clairoix.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a déposé le 17 juillet 2017, une déclaration préalable relative à l'ouverture d'un portail dans le mur de clôture de sa propriété située sur le territoire de la commune de Clairoix. Par arrêté du 28 juillet 2017, le maire de Clairoix s'est opposé au projet de M. B. Par un nouvel arrêté du 6 octobre 2017, le maire de Clairoix a d'une part, retiré l'arrêté du 28 juillet 2017 et d'autre part, fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. B. Par un jugement n°1702330 du 30 décembre 2019, le tribunal a jugé qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 28 juillet 2017 et annulé l'arrêté du 6 octobre 2017. Par une ordonnance n° 20DA00460 du 29 juin 2021, le président de la 1ère chambre de la cour administrative d'appel de Douai a rejeté la requête en appel introduite par la commune de Clairoix à l'encontre de ce jugement. Par un nouvel arrêté du 2 septembre 2021, le maire de la commune de Clairoix s'est à nouveau opposé à la déclaration préalable déposée par M. B le 17 juillet 2017.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'urbanisme : " Les démolitions de constructions existantes doivent être précédées de la délivrance d'un permis de démolir lorsque la construction relève d'une protection particulière définie par décret en Conseil d'Etat ou est située dans une commune ou partie de commune où le conseil municipal a décidé d'instaurer le permis de démolir ". L'article R. 421-28 du même code prévoit que : " Doivent en outre être précédés d'un permis de démolir les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction : / b) Située dans les abords des monuments historiques définis à l'article L. 621-30 du code du patrimoine ou inscrite au titre des monuments historiques ; () ". Et aux termes de l'article L. 621-30 du code du patrimoine : " () / II. - La protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, situé dans un périmètre délimité par l'autorité administrative dans les conditions fixées à l'article L. 621-31. Ce périmètre peut être commun à plusieurs monuments historiques. / En l'absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci. / () ".
3. Il résulte de la combinaison des articles L. 621-30, L. 621-32, du I de l'article L. 632-2 du code du patrimoine et de l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme que ne peuvent être délivrés qu'avec l'accord de l'architecte des Bâtiments de France les permis de démolir portant sur des immeubles situés, en l'absence de périmètre délimité, à moins de cinq cents mètres d'un édifice classé ou inscrit au titre des monuments historiques, s'ils sont visibles à l'œil nu de cet édifice ou en même temps que lui depuis un lieu normalement accessible au public, y compris lorsque ce lieu est situé en dehors du périmètre de cinq cents mètres entourant l'édifice en cause.
4. Pour s'opposer à la déclaration préalable, le maire de la commune de Clairoix s'est fondé sur le motif tiré de ce que le projet implique nécessairement la démolition d'un appentis préexistant, implanté le long du mur de clôture, opération pour laquelle un permis de démolir aurait dû être demandé en application des dispositions précitées de l'article R. 421-28 du code de l'urbanisme et L. 621-30 du code du patrimoine.
5. Il ressort des pièces du dossier que le projet présenté par M. B consiste à percer un mur de pierres et à édifier deux piliers en pierres de taille, rejoints par un portail et que ce mur se trouve, en l'absence de périmètre délimité, à moins de cinq cent mètres de l'église Saint-Etienne de Clairoix, classée au titre des monuments historiques par un arrêté du 4 février 1926. Si la commune de Clairoix soutient que le lieu d'emprise des travaux litigieux est visible à l'œil nu depuis ce monument, elle ne l'établit pas par la seule production de photographies sur lesquelles le mur de clôture n'est pas visible, ni par la seule affirmation que la propriété de M. B est visible depuis le clocher de l'église, cet emplacement ne constituant pas, en tout état de cause, un lieu normalement accessible au public. Par ailleurs, la seule photographie produite à l'instance par le requérant et prise depuis l'étage de son habitation ne permet pas de satisfaire le critère de covisibilité, et ce alors que M. B produit à l'appui de ses écritures des photographies, non contredites par les autres pièces du dossier, établissant l'absence totale de covisibilité depuis la voie publique que constitue l'impasse Julien Bourrin, de l'église Saint-Étienne. Dans ces conditions, le mur de clôture ne bénéficie pas de la protection au titre des abords d'un monument historique. Par conséquent, et quand bien même le projet litigieux impliquerait la démolition de l'appentis implanté le long du mur de clôture, une telle démolition n'a pas à être précédée de la délivrance d'un permis de démolir. Par suite, M. B est fondé à soutenir que le maire de Clairoix ne pouvait se fonder un tel motif pour s'opposer à sa déclaration préalable
6. Toutefois, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. La commune de Clairoix fait valoir que l'arrêté litigieux aurait pu être pris au motif que le projet implique nécessairement la démolition d'un pressoir préexistant, implanté lui aussi le long du mur de clôture, pour lequel un permis de démolir aurait dû être demandé en application des dispositions précitées de l'article R. 421-28 du code de l'urbanisme et L. 621-30 du code du patrimoine. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 5 du présent jugement que le mur de clôture objet du projet litigieux ne bénéficie pas de la protection au titre des abords d'un monument historique. Dans ces conditions, et quand bien même le projet litigieux impliquerait la démolition du pressoir implanté le long du mur de clôture, une telle démolition n'a pas à être précédée de la délivrance d'un permis de démolir. Par suite, ce motif n'est pas de nature à fonder légalement la décision attaquée. Il n'y a dès lors pas lieu de procéder à la substitution demandée.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / () / Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés (), à l'article R. 431-14, (). / Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente. ". Selon l'article R. 423-19 du même code, le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie du dossier complet. Aux termes de l'article R. 423-22 de ce code : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ". Enfin, aux termes de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes. ".
9. Il résulte de ces dispositions que lorsque le dossier de déclaration préalable est incomplet, l'administration ne peut s'opposer à cette demande pour ce motif sans avoir demandé au pétitionnaire de compléter son dossier. Dans ces conditions, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune a adressé à M. B une telle demande, le requérant est fondé à soutenir que la commune ne pouvait opposer le motif tiré de l'incomplétude de son dossier pour s'opposer à sa déclaration préalable.
10. En troisième et dernier lieu, la commune de Clairoix invoque, dans son mémoire en défense, le motif tiré ce que M. B n'est pas propriétaire du mur de clôture dont il envisage le percement.
11. L'autorité de la chose jugée s'attachant au dispositif d'un jugement d'annulation d'une décision de refus de permis de construire, devenu définitif, ainsi qu'aux motifs qui en sont le support nécessaire fait obstacle à ce que, en l'absence de modification de la situation de droit ou de fait, un permis de construire soit à nouveau refusé par l'autorité administrative pour un motif identique à celui qui avait été censuré par le tribunal administratif.
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 6 octobre 2017, le maire de Clairoix s'est opposé à la déclaration préalable de M. B au motif que le mur d'enceinte dont il envisage le percement ne lui appartient pas. Toutefois, par un jugement n° 1702330 du 30 décembre 2019 devenu définitif, le tribunal administratif d'Amiens a annulé cet arrêté et l'a censuré au motif, qui est le support nécessaire du dispositif d'annulation, que M. B était propriétaire de ce mur. Dans ces conditions, au regard de l'autorité qui s'attache à ce jugement, la commune de Clairoix, qui n'avance aucune modification de droit ou de fait intervenue depuis cet arrêté mais se borne à se prévaloir d'autres documents que ceux qui avaient été soumis au tribunal dans l'instance n° 1702330, n'est pas fondée à demander au tribunal de substituer au motif erroné d'opposition à déclaration préalable un motif identique à celui qui a été censuré. Par suite, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution demandée.
13. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à justifier l'annulation de l'arrêté attaqué.
14. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 2 septembre 2021 doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ". L'article L. 424-3 du code de l'urbanisme dispose que : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ". En outre, l'article L. 600-4-1 de ce code précise que : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme (), la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation (), en l'état du dossier ".
16. Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaître tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision.
17. Il s'ensuit que, lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou s'il s'en saisit d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les deux motifs fondant l'arrêté du 2 septembre 2021 sont entachés d'illégalité, et que les deux substitutions de motifs sollicitées par la commune doivent être écartées. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdiraient à la commune de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable pour un motif que la commune de Clairoix n'aurait pas relevé, ou encore que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fasse obstacle. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à la commune de Clairoix de délivrer à M. B la décision de non-opposition à déclaration préalable sollicitée dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Clairoix au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Clairoix une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 2 septembre 2021 de la commune de Clairoix est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Clairoix de délivrer à M. B la décision de non-opposition à déclaration préalable sollicitée dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Clairoix versera à M. B une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Clairoix sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Clairoix.
Délibéré après l'audience du 23 avril 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- M. Lapaquette, premier conseiller,
- Mme Parisi, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
J. PARISI
Le président,
Signé
C. BINAND
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026