LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203335

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2203335

vendredi 26 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2203335
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL DELAHOUSSE & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l’annulation du permis de construire délivré le 1er août 2019 à M. C... pour la rénovation et surélévation d’un bâtiment à Chantilly, ainsi que le refus de retrait de ce permis. Les requérants invoquaient une fraude, soutenant que les plans du dossier de permis représentaient de manière erronée leur véranda voisine. Le tribunal a jugé que, bien que des différences de dimensions aient été constatées, les requérants n’apportaient pas la preuve d’une intention frauduleuse du pétitionnaire visant à tromper l’administration, condition nécessaire pour caractériser une fraude. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit de l’urbanisme relatifs à l’appréciation des dossiers de demande de permis de construire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, respectivement enregistrés les 19 octobre 2022,
13 janvier et 5 juillet 2023, M. A... D... et Mme F... E... épouse D..., représentés par Me Delahousse, doivent être regardés comme demandant au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d’annuler la décision du 27 octobre 2022 par laquelle le maire de la commune de Chantilly a refusé de retirer le permis de construire délivré le 1er août 2019 à M. G... C... portant sur la rénovation et surélévation d’un bâtisse sur une parcelle cadastrée section AE n° 321 sis 10 avenue de Condé sur le territoire de la commune de Chantilly, ainsi que ce permis de construire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Chantilly et de M. C..., une somme de 5 000 euros chacun en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de condamner la commune de Chantilly et M. C... aux entiers dépens.

Ils soutiennent que les décisions attaquées sont entachées d’une fraude dès lors que les plans du dossier de permis de construire en litige font une représentation erronée de la véranda de leur habitation, voisine du projet litigieux, ce qui a eu pour conséquence de fausser intentionnellement l’appréciation des services instructeurs du permis de construire.

La requête a été communiquée à M. C... et à la commune de Chantilly qui n’ont pas produit d’observations.

Par ordonnance du 13 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au
11 septembre 2023 à 12 heures.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Fass, conseillère,
- et les conclusions de Mme Pierre, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Souhaitant procéder à la rénovation et la surélévation d’un bâtiment situé
10 avenue de Condé à Chantilly, M. C... a déposé une demande de permis de construire le
26 avril 2019 à la suite d’un permis d’aménager obtenu le 5 février 2019. Il a obtenu un permis de construire en ce sens par un arrêté du maire de Chantilly du 1er août 2019. Par un courrier du
21 juin 2022, reçu le 22 juin suivant, M. et Mme D... ont demandé au maire de la commune de Chantilly de retirer ce permis de construire qu’ils estiment entaché de fraude. Par une décision du 27 octobre 2022, le maire de la commune de Chantilly a rejeté cette demande. Par la présente requête, M. et Mme D... demandent l’annulation de l’arrêté du 1er août 2019 et de la décision du 27 octobre 2022.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

L'autorité administrative saisie d'une demande de permis de construire peut relever les inexactitudes entachant les éléments du dossier de demande relatifs au terrain d'assiette du projet, notamment sa surface ou l'emplacement de ses limites séparatives, et, de façon plus générale, relatifs à l'environnement du projet de construction, pour apprécier si ce dernier respecte les règles d'urbanisme qui s'imposent à lui. En revanche, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, elle n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande tels que limitativement définis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, ni l'intention du demandeur de les respecter, sauf en présence d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date à laquelle l'administration se prononce sur la demande d'autorisation.

En outre, la fraude est caractérisée lorsqu'il ressort des pièces du dossier que le pétitionnaire a eu l'intention de tromper l'administration sur sa qualité pour présenter la demande d'autorisation d'urbanisme.

Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport de mission d’assistance établit par un expert en construction bâtiment, en date du 31 janvier 2022 qui se réfère lui-même à une expertise réalisée par un géomètre que les dimensions de la véranda, voisine du projet litigieux, appartenant aux requérants, sont différentes de celles indiquées dans les pièces du dossier de permis de construire. Toutefois, si les requérants soutiennent que les pièces jointes au dossier de demande de permis de construire tendent délibérément à minorer la hauteur de leur véranda, et ne permettent par suite pas d’apprécier la conformité du projet aux règles d’urbanisme, ils n’établissent pas par les seules pièces qu’ils produisent qui sont, au demeurant, postérieures à l’arrêté délivrant le permis de construire, que le pétitionnaire aurait commis une manœuvre frauduleuse visant à tromper le service instructeur. Ainsi, eu égard à ce qui a été dit aux points précédents, le moyen tiré du caractère frauduleux de ce dossier ne peut être qu’écarté.

Compte tenu de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête, M. et Mme D... ne sont pas fondés à demander l’annulation de l’arrêté du 1er août 2019 et de la décision du 27 octobre 2022.

Sur les dépens :

En l’absence de dépens, les conclusions de la requête tendant à ce qu’ils soient mis à la charge de la commune et de M. C... ne peuvent qu’être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du pétitionnaire et de la commune, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
























D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. et Mme D... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... D..., à Mme F... E... épouse D..., à M. G... C... et à la commune de Chantilly.


Délibéré après l'audience du 27 novembre 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- Mme B... et Mme Fass, conseillères.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2025.


La rapporteure,
Signé
L. Fass
Le président,
Signé
C. Binand

La greffière,
Signé
F. Joly


La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.







Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions