LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203656

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2203656

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2203656
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme E... qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel le maire de Giraumont ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. F... pour la construction d'une cheminée d'extraction. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la fraude, jugeant que la seule réalisation des travaux avant le dépôt de la déclaration préalable ne suffit pas à caractériser une fraude. Il a également rejeté le moyen fondé sur les nuisances (visuelles, olfactives, sonores) au regard de l'article Up2 du PLU, faute pour les requérants d'apporter des éléments probants établissant une gêne significative pour l'habitat. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 novembre 2022, M. D... et Mme C... E... demandent au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 30 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Giraumont ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. B... F... aux fins de construction d’une cheminée pour extraction-hotte aspirante sur un terrain cadastré ... rue Albert Lagny sur le territoire de cette commune ;

2°) d’enjoindre la remise en état à l’identique de la toiture.

Ils soutiennent que :
- la demande de déclaration préalable n’a été déposée qu’après que les travaux ont été exécutés, obligeant le maire à ne pas s’y opposer ;
- c’est à tort que le maire ne s’est pas opposé à cette déclaration préalable alors que la cheminée, installée à seulement douze mètres de leur habitation, leur cause des nuisances visuelles, olfactives et sonores.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 janvier 2023, M. B... F... conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la commune de Giraumont qui n’a pas présenté de mémoire en défense.

Par ordonnance du 3 octobre 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 28 octobre 2025 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme,
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Parisi, conseillère,
- et les conclusions de Mme Pierre, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 30 septembre 2022, le maire de la commune de Giraumont ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. B... F... aux fins de construction d’une cheminée pour extraction-hotte aspirante sur un terrain cadastré ... rue Albert Lagny sur le territoire de cette commune. Par un courrier du 5 octobre 2022, M. et Mme E... ont introduit un recours gracieux à l’encontre de cet arrêté, qui a été rejeté par une décision du maire de la commune en date du 14 octobre 2022. Par la présente requête, M. et Mme E... demandent l’annulation de l’arrêté du 30 septembre 2022.

En premier lieu, lorsque l'autorité saisie d'une demande de déclaration préalable vient à disposer, au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une mesure d’instruction lui permettant de les recueillir, d’informations de nature à établir son caractère frauduleux, il lui revient de refuser la demande pour ce motif. Si postérieurement à la délivrance de la déclaration préalable, l’administration a connaissance de nouveaux éléments établissant l’existence d’une fraude à la date de sa décision, elle peut légalement procéder à son retrait sans condition de délai. La fraude est caractérisée lorsque le pétitionnaire a utilisé des manœuvres destinées à tromper l’administration sur la nature réelle du projet dans le but d’échapper à une règle d’urbanisme.

La seule circonstance que la demande d’autorisation d’urbanisme en litige tende à régulariser des travaux déjà effectués ne fait pas obstacle à ce qu’une décision de non-opposition soit délivrée, sous réserve du respect des règles d’urbanisme applicables. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la réalisation sans autorisation des travaux, objets de la déclaration préalable en litige, entacherait la décision litigieuse de fraude. Par suite, un tel moyen doit être écarté.

En second lieu, aux termes de l’article Up2 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) de la commune de Giraumont alors en vigueur, librement accessible au public sur le site internet geoportail.gouv.fr : « Sont autorisées toutes les occupations et utilisations du sol décrites ci-après sous réserve de ne pas porter atteinte au caractère des lieux : / - l’aménagement des constructions existantes à usage d’habitat ou d’activités à condition de ne pas générer de gêne pour l’habitat (nuisances olfactives, sonores, mouvement de circulation trop important), (…) ».
En soutenant que le projet en litige leur cause des nuisances sonores, olfactives et visuelles, M. et Mme E... doivent être regardés comme soutenant que l’arrêté en litige méconnaît les dispositions précitées de l’article Up2 du règlement du PLU communal. Toutefois, les photographies qu’ils produisent à l’appui de leurs écritures ne suffisent pas à établir la gravité des nuisances visuelles dont ils disent être victimes, alors au demeurant que M. F... soutient sans être contredit que la cheminée a été installée en lieu et place d’une autre cheminée déjà préexistante. Par ailleurs, s’ils se prévalent de nuisances sonores et olfactives que leur cause l’utilisation commerciale de la cheminée par le pétitionnaire, ils ne démontrent pas, par leurs simples allégations, l’existence de telles nuisances significatives et fréquentes qui constitueraient une gêne pour l’habitat au sens des dispositions précitées du règlement du PLU. Par suite, un tel moyen doit être écarté.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. et Mme E... doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d’injonction, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête et de ses conclusions à fin d’injonction.



































D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme E... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D... E..., à Mme C... E..., à la commune de Giraumont et à M. B... F....


Délibéré après l'audience du 13 novembre 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- Mme Parisi et Mme A..., conseillères.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2025.


La rapporteure,
signé
J. Parisi
Le président,
signé
C. Binand

La greffière,
signé
F. Joly


La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions