LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203745

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2203745

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2203745
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantQUENNEHEN-TOURBIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la requérante, tirés de sa vulnérabilité et de la reconnaissance de la qualité de réfugiée de sa fille, étaient inopérants. En effet, à la date de la décision attaquée, aucun membre de la famille ne présentait plus la qualité de demandeur d'asile, condition nécessaire au bénéfice des conditions matérielles d'accueil en vertu de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2022, Mme B... A..., représentée par Me Tourbier, demande au tribunal :

d’annuler la décision implicite par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration a rejeté son recours en date du 4 août 2022 tendant au rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;

d’enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de procéder au rétablissement rétroactif des conditions matérielles d’accueil sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

de mettre à la charge de l’Etat, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du
10 juillet 1991.

Elle soutient qu’elle se trouve en situation de vulnérabilité et que sa seconde fille s’est vue reconnaître la qualité de réfugiée par la Cour nationale du droit d’asile, qui a infirmé la décision d’irrecevabilité initialement prise par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est irrecevable, en l’absence de décision faisant grief.

Mme A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du
14 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 16 mars 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé à Mme A..., après examen de sa vulnérabilité, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil en lui faisant application des dispositions figurant alors au 3° de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que la demande qu’elle présentait au nom de sa seconde enfant C..., née le
17 février 2021 revêtait le caractère d’une demande de réexamen de la demande d’asile réputée formulée pour son compte et celui de ses deux enfants mineurs, qui avait été rejetée définitivement par décision du 28 juillet 2021 de la Cour nationale du droit d’asile. Mme A... n’a pas exercé de recours à l’encontre de cette décision mais a sollicité, par un courrier du 4 août 2022, reçu le 9 août 2022 par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le rétablissement des conditions matérielles d’accueil. Par la présente requête, elle sollicite l’annulation de la décision implicite rejetant cette demande de rétablissement.
3. Il ressort des pièces du dossier et il n’est pas contesté qu’au 9 octobre 2022, date de la décision attaquée, d’une part la demande d’asile de Mme A... et de sa fille aînée avait fait l’objet d’une décision de rejet définitive, d’autre part, que la seconde fille de Mme A... s’était vu reconnaître la qualité de réfugiée par une décision du 17 août 2022 de la Cour nationale du droit d’asile, notifiée le lendemain, de sorte qu’aucun des membres de la famille ne présentait plus la qualité de demandeur d’asile à laquelle est subordonnée le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, ainsi qu’en dispose l’article L. 551-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce alors, en outre, que, en vertu de l’article L. 551-13 du même code, le droit à l’allocation pour demandeur d’asile avait cessé depuis la fin de septembre 2022, mois suivant celui de la notification de la décision ayant reconnu à l’enfant C... la qualité de réfugiée,.

4. Il en résulte que Mme A... ne peut utilement se prévaloir de sa situation de vulnérabilité ni du caractère mal fondé de la décision par laquelle l’Office français de protection des réfugiés et apatrides a refusé de reconnaître la qualité de réfugiée à l’enfant C..., qui sont sans rapport avec le fondement légal du refus de rétablissement des conditions matérielles d’accueil en litige.

5. Aussi, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A..., qui ne soulève que des moyens inopérants, par application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en ce compris les conclusions qu’elle présente au titre des frais de l’instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

Fait à Amiens, le 31 décembre 2025.



Le président de la 4ème chambre,
Signé

C. Binand




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions