jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203904 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DEVOS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Devos, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions, et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la préfète ne produit pas l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ce qui ne permet pas de vérifier la régularité de la composition du collège des médecins ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation et d'un défaut d'examen attentif au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une absence d'analyse concrète et sérieuse de sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par décision du 4 janvier 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 janvier 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un courrier enregistré le 18 janvier 2023, M. A a accepté de lever le secret médical sur son dossier médical détenu par le collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Par un courrier enregistré le 31 janvier 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a transmis au tribunal le dossier médical détenu par l'office.
Un mémoire présenté par l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été enregistré le 13 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Bazin, rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain né le 2 avril 1990, est entré en France le 18 mars 2017 selon ses déclarations. Il a d'abord été titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " du 1er décembre 2018 au 31 mai 2019. Il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 10 juillet 2019, dont la légalité a été confirmée par un jugement n° 1902672 du 15 octobre 2019 du tribunal administratif d'Amiens et par un arrêt n° 19DA02503 du 10 décembre 2020 de la cour administrative d'appel de Douai. L'intéressé a ensuite fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 25 janvier 2021 dont la légalité a été confirmée par un jugement n° 2100669 du 19 mai 2021 du tribunal administratif d'Amiens. Le 25 avril 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 novembre 2022, dont M. A demande l'annulation, la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ".
3. En premier lieu, si M. A soutient que l'absence de communication de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne permet pas de vérifier la régularité de la procédure suivie, il n'apporte aucune précision quant à ce moyen malgré la communication, par la préfète de l'Oise, dans le cadre de la présente instance, de l'avis en cause. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de l'Oise s'est fondée sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 14 octobre 2020 qui a estimé que son état de santé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Pour contester cet avis, M. A soutient qu'il souffre de troubles du spectre schizophrénique, pathologie psychiatrique chronique qui évolue peu favorablement depuis son jeune âge, qui nécessite un suivi médical psychiatrique psychothérapeutique ainsi qu'un traitement médicamenteux psychotrope régulier. Il ressort des pièces du dossier que M. A était régulièrement suivi pour ses troubles psychiques au Maroc depuis 2011, puis en France au centre médico-psychologique de Creil depuis le 2 avril 2019 et qu'il nécessite un suivi médical psychologique, ainsi qu'un traitement médicamenteux à long terme. Si le requérant produit une attestation du 11 janvier 2022 du docteur C, praticien hospitalier au centre hospitalier Isarien, selon laquelle " l'interruption brutale de soins et de suivi pourrait engendrer des conséquences d'une gravité considérable pour sa santé ", ce document non circonstancié est insuffisant, pour contredire à lui seul l'avis du collège des médecins de l'OFII. Par ailleurs, si le requérant soutient que les soins médicaux antérieurement suivis au Maroc ne sont pas adaptés, que la préfète ne justifie pas de l'existence de traitement disponible au Maroc et que son état de santé ne lui permet pas de subvenir à ses besoins et le laisse à la charge de ses parents, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors, ainsi qu'il a été dit précédemment, que le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que le requérant n'établit pas qu'il n'est pas en capacité de voyager. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Oise aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation et d'un défaut d'examen attentif au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / () ".
6. M. A fait valoir que son état de santé constitue une considération humanitaire ou un motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que son père et son frère résidant en France sont des soutiens nécessaires à son quotidien. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, si l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un défaut de soins devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité alors que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers le Maroc. Par ailleurs, le requérant n'établit pas en quoi la présence de son père et son frère à ses côtés serait indispensable. Par ailleurs, si le requérant soutient ne plus avoir d'attache dans son pays d'origine, il ne l'établit pas alors qu'il ne conteste pas que sa mère et ses sœurs y résident et alors qu'il y a vécu jusqu'à l'âge de vingt-six ans au moins. En outre, M. A, célibataire et sans enfant, a fait l'objet de deux précédentes mesures portant obligation de quitter le territoire les 10 juillet 2019 et 25 janvier 2021 auxquelles il n'a pas déféré. Enfin, si le requérant fait valoir qu'il a suivi une formation professionnelle et qu'il a été titulaire d'un contrat à durée indéterminé en tant qu'ouvrier d'avril à juillet 2021, ces circonstances ne constituent ni une considération humanitaire ni un motif exceptionnel de nature à justifier son admission au séjour en application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions doit, par suite, être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. D'une part, il ressort des termes de la décision attaquée que pour considérer que la décision portant obligation de quitter le territoire ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, la préfète de l'Oise s'est fondée sur les motifs tirés notamment de ce que l'intéressé est entré pour la dernière fois en France le 18 mars 2019, qu'il est célibataire et sans enfant à charge, qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident sa mère et ses sœurs, qu'il est sans emploi déclaré et sans ressource légale et qu'il ne justifie pas de la nécessité de sa présence aux côtés des membres de sa famille en France. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Oise aurait entaché sa décision d'un défaut d'analyse concrète et sérieuse de sa situation.
9. D'autres part, le requérant soutient qu'il réside en France sans discontinuer depuis le 18 mars 2017, que son état de santé s'est aggravé, que son père et son frère sont des soutiens nécessaires dans son quotidien, qu'il n'a plus de lien avec sa famille au Maroc et qu'il suit une formation professionnelle. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur sa situation personnelle et familiale.
Sur la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité, de sorte que le moyen tiré du défaut de base légale de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, si le requérant soutient qu'il est isolé dans son pays d'origine et qu'il n'a pas de moyen d'existence, toutefois, pour les mêmes motifs que ceux évoqués aux points 6 et 9, la décision fixant le pays de destination n'est pas entachée d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Oise du 7 novembre 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées, ainsi que, celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Devos et à la préfète de l'Oise.
Copie en sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
La rapporteure,
signé
L. Bazin
La présidente,
signé
C. Galle La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026