LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2300732

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2300732

mardi 6 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2300732
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJU1
Avocat requérantSCP LYON-CAEN, THIRIEZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant sur renvoi du Conseil d'État, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait le calcul de sa pension de retraite, estimant qu'elle devait être liquidée sur la base de l'indice de son emploi de détachement (maître de conférences) et non de son corps d'origine (capitaine de sapeurs-pompiers). Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 64 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, le fonctionnaire détaché continue à bénéficier de ses droits à la retraite dans son corps d'origine. Par conséquent, la décision de la Caisse des dépôts et consignations de liquider la pension sur l'indice du corps d'origine n'est pas entachée d'erreur de droit.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une décision n° 459329 du 5 décembre 2022, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté pour M. A, a annulé le jugement du tribunal administratif d'Amiens n°1903609 en date du 14 octobre 2021 et renvoyé l'affaire devant le même tribunal, qui l'a enregistrée le 3 mars 2023 sous le n° 2300732.

Par une requête enregistrée le 6 novembre 2019 au greffe du tribunal administratif d'Amiens, et des mémoires complémentaires enregistrés le 18 août 2020 et le 3 avril 2023, M. B A, représenté par la SCP Lyon-Caen et Thiriez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 4 juillet 2019 par laquelle le directeur de la Caisse des dépôts et consignations, agissant en qualité de gestionnaire de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL), lui a adressé son décompte définitif de pension de retraite ainsi que les décisions des 10 juillet et 10 septembre 2019 par lesquelles le directeur de la Caisse des dépôts et consignations a rejeté ses recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la CNRACL de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de la CNRACL la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'administration a entaché ses décisions d'erreur de droit dès lors qu'elle devait liquider sa pension en tenant compte de l'indice afférent à son emploi de détachement soit celui de maitre de conférences des universités, et non de l'indice afférent à son emploi d'origine de capitaine de sapeurs-pompiers ;

- à partir de 2003, il était détaché dans le cadre d'un détachement de longue durée, sur un emploi relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite et n'a pas été détaché " sur contrat ".

Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 juin 2020, et le 30 mars 2023, la caisse des dépôts et consignations, gestionnaire de la CNRACL, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient à titre principal que la requête de M. A est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et à titre subsidiaire que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 21 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 21 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 :

- le décret n° 85-733 du 17 juillet 1985 ;

- le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle pour statuer sur les litiges énumérés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Galle, présidente,

- les conclusions de M. Richard, rapporteur public,

- et les observations de Me Brecq-Coutant, représentant M. A.

Une note en délibéré a été produite le 5 juillet 2024 pour M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, titularisé le 12 septembre 1984 dans le cadre d'emploi des officiers de sapeurs-pompiers professionnels au grade de capitaine, a été détaché à partir du 1er septembre 1992 en qualité d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche auprès de l'académie d'Amiens et, à partir du 1er septembre 1995, en qualité de maître de conférences associé sur un poste d'enseignant-chercheur au sein de l'UFR de pharmacie de l'université de Picardie. Il a été maintenu en position de détachement en qualité de maître de conférences des universités auprès de l'académie d'Amiens jusqu'à sa mise à la retraite et sa radiation des cadres le 26 juillet 2014. Par courriers des 9 juillet et 28 août 2019, M. A a sollicité la révision de sa pension en tant que celle-ci a été calculée sur la base de l'indice brut 750 correspondant à celui détenu dans son corps d'origine et non de l'indice brut 920 correspondant à celui détenu dans son emploi de détachement en tant que maître de conférences, ce qui lui a été refusé par décisions des 10 juillet et 10 septembre 2019 du directeur de la Caisse des dépôts et consignations. M. A a demandé au tribunal administratif d'Amiens l'annulation de la décision du 4 juillet 2019 par laquelle le directeur de la Caisse des dépôts et consignations lui a adressé son décompte définitif de pension de retraite, ainsi que les décisions des 10 juillet et du 10 septembre 2019 rejetant ses recours gracieux contre son brevet de pension. Par un jugement du 14 octobre 2021, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté ses demandes. Saisi d'un pourvoi en cassation, le Conseil d'Etat a, par une décision du 5 décembre 2022, annulé le jugement du tribunal du 24 octobre 2021 et renvoyé l'affaire au tribunal.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 64 de la loi du 26 janvier 1984 : " Le détachement est la position du fonctionnaire placé hors de son cadre d'emploi, emploi ou corps d'origine mais continuant à bénéficier, dans ce corps, de ses droits à l'avancement et à la retraite. / () ". L'article 65 de la même loi dispose, dans sa rédaction applicable à la date de l'admission à la retraite de M. A : " Le fonctionnaire détaché ne peut, sauf dans le cas où le détachement a été prononcé dans une administration ou un organisme implanté sur le territoire d'un Etat étranger ou auprès d'organismes internationaux ou pour exercer une fonction publique élective, être affilié au régime de retraite dont relève la fonction de détachement, ni acquérir, à ce titre, des droits quelconques à pensions ou allocations, sous peine de la suspension de la pension de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales. / Il reste tributaire de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales et effectue les versements fixés par le règlement de cette caisse sur le traitement afférent à son grade et à son échelon dans le service dont il est détaché. / Dans le cas où le fonctionnaire est détaché dans un emploi conduisant à pension du régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ou relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite, la retenue pour pension est calculée sur le traitement afférent à l'emploi de détachement. / L'organisme auprès duquel le fonctionnaire est détaché est redevable envers la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales d'une contribution pour la constitution des droits à pension de l'intéressé, dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat () ".

3. Aux termes de l'article 5 du décret du 26 décembre 2003 : " Le fonctionnaire détaché dans un emploi ne conduisant pas à pension de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ou du régime de retraite relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite verse la retenue pour pension prévue à l'article 3 du présent décret. Cette retenue est calculée sur le traitement afférent à son grade et à son échelon dans le service dont il est détaché. / La retenue versée par le fonctionnaire détaché dans un emploi conduisant à pension de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ou du régime de retraite relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite est calculée sur le traitement afférent à l'emploi de détachement ". Aux termes de l'article 17 de ce décret : " I. - Aux fins de sa liquidation, le montant de la pension est calculé en multipliant le pourcentage de liquidation tel qu'il résulte de l'application de l'article 16 par le traitement soumis à retenue afférent à l'indice correspondant à l'emploi, grade, classe et échelon effectivement détenus depuis six mois au moins par le fonctionnaire au moment de la cessation des services valables pour la retraite ou, à défaut, par le traitement soumis à retenue afférent à l'emploi, grade, classe et échelon antérieurement occupés d'une manière effective, sauf s'il y a eu rétrogradation par mesure disciplinaire. / Pour les personnels radiés des cadres à l'issue d'une période de détachement auprès d'une administration ou d'un organisme implanté sur le territoire d'un Etat étranger ou auprès d'un organisme international, le traitement à retenir pour la liquidation est constitué par le dernier traitement afférent à l'indice correspondant à l'emploi, grade, classe et échelon détenus depuis six mois au moins à la date de la radiation des cadres, qu'il ait donné lieu ou non à retenue pour pension. ()"

4. Il résulte de ces dispositions que la constitution des droits à pension d'un agent titulaire de la fonction publique territoriale détaché sur un emploi d'agent contractuel, relevant du régime général, est régie par les dispositions applicables à son corps ou cadre d'emplois d'origine et que sa pension doit être liquidée sur la base du traitement afférent à l'emploi ou au grade détenu dans ce corps ou cadre d'emplois et non sur la base de la rémunération afférente à l'emploi d'agent contractuel occupé en détachement. Lorsqu'en revanche, l'agent titulaire de la fonction publique territoriale est détaché sur un emploi relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite, sa pension doit être liquidée sur la base du traitement afférent à l'emploi de détachement.

5. Enfin, aux termes de l'article L. 2 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Ont droit au bénéfice des dispositions du présent code : / 1° Les fonctionnaires civils auxquels s'appliquent les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, relatives aux titres Ier et II du statut général des fonctionnaires ; () ". Aux termes de l'article L. 5 du même code : " Les services pris en compte dans la constitution du droit à pension sont : / 1° Les services accomplis par les fonctionnaires titulaires et stagiaires mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée ; () ".

6. Il résulte de l'instruction, notamment des arrêtés émanant du ministre de l'enseignement supérieur applicables à M. A, que ce dernier a été nommé à compter du 1er septembre 1995 dans un emploi de maitre de conférences associé relevant du décret du 17 juillet 1985 relatif aux maîtres de conférences et professeurs des universités associés ou invités. Si M. A soutient qu'il a été nommé à compter de 2003 sur un " emploi permanent " relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite, et s'il est constant qu'il a continué d'exercer des fonctions de maitre de conférence jusqu'à sa mise à la retraite, il ne résulte d'aucune pièce du dossier que M. A aurait été détaché à compter de 2003, par l'autorité compétente, sur un emploi de maitre de conférences des universités autre que l'emploi de maitre de conférences associé dans lequel il avait été nommé à compter du 1er septembre 1995. Or, les maitres des conférences associés relevant du décret susvisé du 17 juillet 1985 sont des agents non titulaires de l'Etat, recrutés pour une période limitée, aujourd'hui fixée à l'article 4 de ce décret. Par suite, ainsi que le relève la caisse des dépôts et consignations en défense, l'emploi de maitre de conférences associé des universités ne fait pas partie des emplois relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui en vertu de son article L. 2 cité au point 5 ne s'applique qu'aux fonctionnaires civils et non aux agents non titulaires de l'Etat. En conséquence, et alors même que l'intéressé a été nommé dans l'emploi de maitre de conférences associé par un arrêté du ministre, et non par contrat, et alors même que l'administration d'origine de M. A a calculé les retenues et contributions sur son traitement afférent à son emploi de détachement, l'emploi occupé par M. A en détachement au sein de l'université de Picardie Jules Verne depuis au moins six mois avant sa radiation des cadres n'est pas un emploi ouvrant droit à pension en application du code des pensions civiles et militaires de l'Etat. Par suite, c'est à bon droit que la caisse nationale des retraites des collectivités a calculé la pension de M. A sur la base de l'incidence afférent au grade de sapeur-pompier professionnel, 10ème échelon, qu'il détenait dans son corps d'origine depuis au moins six mois avant sa radiation des cadres. En conséquence, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A doivent être rejetées sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense tiré de la tardiveté de la requête.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la CNRACL qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A une somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A et à la Caisse des dépôts et consignations.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 août 2024.

La magistrate désignée,

signé

C. Galle

Le greffier,

signé

J.-F. Langlois

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et économique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°230073

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions