mardi 21 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2302918 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DIOP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 août 2023 et le 2 octobre 2023, Mme C B, représentée par Me Diop, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 août 2023 par lequel le préfet de l'Aisne lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer une carte de résident sur le fondement de l'article 11 de la convention franco-béninoise à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son conseil, la somme de 3 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, et de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté litigieux est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- en tant qu'il rejette sa demande de titre de séjour, il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle ne peut pas bénéficier d'un traitement dans son pays d'origine ;
- le préfet de l'Aisne a commis une erreur de droit en ne lui délivrant pas d'office une carte de résident de 10 ans sur le fondement des stipulations de l'article 11 de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 alors qu'elle en remplit toutes les conditions ;
- l'arrêté litigieux méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il méconnait le 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 septembre 2023, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 octobre 2023 à 12h00.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes entre la République Française et la République du Bénin, complétée par l'accord de Cotonou du 28 novembre 2007 entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du Bénin relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Parisi, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, ressortissante béninoise née le 5 septembre 1974, est entrée sur le territoire français le 26 janvier 2014 sous couvert d'un visa de court séjour. Elle a été titulaire de titres de séjour destinés à sa prise en charge médicale du 27 décembre 2016 au 18 mai 2022. Le 14 avril 2022, l'intéressée a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 août 2023, le préfet de l'Aisne a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination en cas d'exécution d'office de cette mesure. Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 7 août 2023, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige mentionne les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile servant de base légale à chacune des décisions qu'il comporte, ainsi, d'ailleurs, que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cet arrêté énonce des éléments de fait propres à la situation de la requérante, en indiquant que celle-ci a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis l'avis, le 18 octobre 2022, que, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et qu'aucun élément ni aucune circonstance particulière ne justifie de s'écarter de cet avis. En outre, le préfet de l'Aisne a indiqué que la situation dont l'intéressée se prévalait ne présentait aucun caractère humanitaire et qu'elle ne correspondait à aucun motif exceptionnel justifiant l'admission au séjour à titre exceptionnel. Ainsi, l'arrêté contesté, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments de fait relatifs à la situation de Mme B, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de manière suffisamment circonstanciée pour mettre la requérante en mesure d'en discuter utilement les motifs. Par ailleurs, il ne ressort pas de l'arrêté attaqué que celui-ci serait entaché d'un défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
5. Il ressort des pièces du dossier que, dans son avis du 18 octobre 2022, le collège de médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de Mme B, tel qu'il ressortait des pièces transmises, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, cette dernière peut effectivement y bénéficier d'un traitement approprié et y voyager sans risque. La requérante soutient qu'elle ne peut bénéficier, contrairement à ce qu'a estimé le collège de médecins de l'OFII, d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Toutefois, les quatre attestations médicales qu'elle produit au soutien de ces assertions, rédigées par des médecins des centres hospitaliers de Laon et de Reims entre le mois de juillet 2020 et le mois d'août 2023 et qui font seulement état de ce que l'intéressée présente plusieurs pathologies, cardiaques et ophtalmologiques, pour lesquelles elle bénéficie d'un suivi et de traitements en France, ne sont pas de nature à contredire l'avis du collège de médecins de l'OFII selon lequel l'intéressée peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, et alors que le rapport annuel 2020 de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le Bénin produit par Mme B, par sa teneur d'un caractère très général, n'est pas non plus de nature à remettre en cause cet avis, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 3.
6. En troisième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur un autre fondement, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Si la requérante se prévaut, à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour qui lui est opposée, des stipulations de l'article 11 de la convention franco-béninoise selon lesquelles : " Après 3 années de résidence régulière et non interrompue, les ressortissants de chacune des parties contractantes établis sur le territoire de l'autre partie, peuvent obtenir un titre de séjour de 10 ans renouvelable de plein droit dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil. ", il est constant qu'elle n'a pas sollicité du préfet de l'Aisne l'application de ces stipulations mais seulement la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, alors que le préfet de l'Aisne s'est borné à rejeter la demande de titre de séjour dont il était saisie sans refuser de lui faire application de l'article 11 de la convention franco-béninoise, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations est inopérant et ne peut donc qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (). ".
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, entrée en France le 26 janvier 2014 sous couvert d'un visa court-séjour, y réside régulièrement depuis le 27 décembre 2016 avec deux de ses enfants, mineurs et scolarisés en France, et qu'elle exerce les fonctions d'auxiliaire de vie au sein du centre communal d'action social de Laon depuis le 2 novembre 2021 dans le cadre de contrats mensuels à durée déterminée. Si elle se prévaut de la présence en France de sa fille, titulaire d'un titre de séjour en qualité de conjoint français, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches familiales au Bénin où vivent deux autres de ses enfants majeurs. Par ailleurs, si elle se prévaut également de la présence de sa mère sur le territoire français, il ressort des pièces du dossier que cette dernière est seulement titulaire d'un visa de long séjour portant la mention " visiteur " autorisant son séjour jusqu'en septembre 2023. Enfin, la seule production d'une carte d'identité française d'une personne qu'elle affirme être son frère ne suffit pas à établir les liens de parenté dont elle se prévaut à ce titre, ni, au demeurant, leur intensité. Dans ces conditions, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour, qui a été autorisé dans la mesure des soins alors requis par son état de santé, et en dépit de son insertion professionnelle, laquelle, au demeurant, est récente, Mme B ne peut être regardée comme justifiant d'une intégration ancienne, intense et stable au sein de la société française. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit, elle n'est pas isolée au Bénin où elle a vécu jusqu'à l'âge de quarante ans. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, l'arrêté litigieux n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, le préfet de l'Aisne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme B.
9. En cinquième et dernier lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Mme B soutient que l'arrêté contesté porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs, scolarisés en France, et de ses petits-enfants, de nationalité française, avec lesquels elle entretient des liens étroits. Toutefois, la décision en litige n'a ni pour objet ni pour effet de séparer Mme B de ses deux enfants mineurs, dès lors que rien ne fait obstacle à ce que, en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement, ces derniers l'accompagnent vers le pays de destination, où il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale qu'ils constituent avec leur mère ne pourrait être maintenue ni même qu'ils ne pourraient y poursuivre leur scolarité. Par ailleurs, la requérante ne justifie pas du caractère indispensable de sa présence aux côtés de sa fille et des enfants de celle-ci. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du point 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction de la requête ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, au préfet de l'Aisne et à Me Diop.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- Mme A et Mme Parisi, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.
La rapporteure,
Signé
J. PARISI
Le président,
Signé
C. BINAND
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026