LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2400053

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2400053

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2400053
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantDE METZ

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus de l'OFPRA de lui reconnaître la qualité d'apatride. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente, et l'OFPRA n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'intéressée n'apportait pas la preuve, exigée par l'article 1er de la convention de New York de 1954 et les articles L. 582-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'aucun État ne la considère comme son ressortissant.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 et 24 janvier 2024, Mme C... D..., représentée par Me de Metz, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 2 août 2023 par laquelle le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de sa qualité d’apatride ;

2°) d’enjoindre au directeur de l’OFPRA de procéder au réexamen de sa demande dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de la munir, dans cette attente, d’une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’État, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen complet et sérieux de sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles L. 582-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l’article 1er de la convention de New-York du 28 septembre 1954.

La requête a été transmise au directeur général de l’OFPRA, qui n’a pas présenté de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 31 octobre 2025, la clôture d’instruction a été fixée au 17 novembre 2025.

Mme D... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 8 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention de New-York du 28 septembre 1954 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Sako,
- et les conclusions de M. Menet, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

Mme C... D... déclare être née en novembre 1984 à Hambourg, en Allemagne. Par une demande du 14 juin 2023, présentée sur le fondement des dispositions de l’article L. 582-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle a saisi le directeur de l’OFPRA d’une demande tendant à la reconnaissance de sa qualité d’apatride. Par une décision du 2 août 2023 dont l’intéressée demande l’annulation, le directeur général de l’Office a rejeté sa demande.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

En premier lieu, la décision litigieuse a été signée par Mme B... A..., cheffe du bureau des apatrides, en vertu d’une délégation consentie par le directeur général de l’OFPRA par une décision du 9 janvier 2023 publiée le 16 janvier 2023 sur le site internet de l’Office, à l’effet de signer tous actes individuels pris en application, notamment, de l’article L. 582-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme non fondé.

En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 582-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'Office français de protection des réfugiés et apatrides notifie par écrit sa décision au demandeur du statut d'apatride, par tout moyen garantissant la confidentialité et la réception personnelle de cette notification. Toute décision de rejet est motivée en fait et en droit et précise les voies et délais de recours. (…) ».

La décision litigieuse vise les dispositions des articles L. 582-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations du paragraphe 1 de l’article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides, dont il est fait application. Elle détaille la nature des documents produits par l’intéressée au soutien de sa demande, relève le caractère contradictoire des mentions qui y sont portées par rapport aux explications fournies par la requérante quant à son identité et indique que l’absence de toute information fiable et vérifiable sur ce point ne permet pas de vérifier ses allégations et de considérer qu’elle apporte la preuve de son statut d’apatride. Cette décision comporte ainsi l’ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation doit être écarté comme manquant en fait.

En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision litigieuse ni d’aucune pièce du dossier que le directeur général de l’OFPRA n’aurait pas procédé à un examen complet et particulier de la situation de Mme D.... Le moyen soulevé à ce titre doit, en conséquence, être écarté.

En quatrième lieu, aux termes de l’article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « La qualité d'apatride est reconnue à toute personne qui répond à la définition de l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides. Ces personnes sont régies par les dispositions applicables aux apatrides en vertu de cette convention ». Aux termes du paragraphe 1 de l’article 1er de la convention de New-York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides : « Aux fins de la présente Convention, le terme « apatride » désigne une personne qu’aucun État ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. (…) ». Il incombe à toute personne se prévalant de la qualité d’apatride d’apporter la preuve qu’en dépit de démarches répétées et assidues, l’État de la nationalité duquel elle se prévaut a refusé de donner suite à ses démarches.

La requérante, qui se borne à affirmer qu’elle est issue d’une famille allemande mais qu’elle n’est pas en mesure de le prouver, n’apporte aucune pièce au soutien de sa requête pour démontrer l’existence de démarches entreprises en vue de se faire reconnaître comme ressortissante de la République fédérale d’Allemagne. Par suite, Mme D... n’est pas fondée à soutenir que le directeur de l’OFPRA a, en refusant de la reconnaître comme apatride, méconnu les dispositions et stipulations précitées.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D... doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et celles présentées par son avocate en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
























D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... D... et au directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.


Délibéré après l'audience du 8 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,
M. Le Gars, premier conseiller,
Mme Sako, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 janvier 2026.


La rapporteure,
Signé
B. Sako

Le président,
Signé

B. Boutou


La greffière,


Signé


A. Ribière

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.










Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions