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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2400461

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2400461

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2400461
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantWACQUIER LOUIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 21 janvier 2026, le tribunal a constaté le désistement d’instance de M. B..., conformément à cette disposition.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 13 février 2024, M. A... B..., représenté par Me Aydin, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 12 janvier 2024 par lequel la préfète de l’Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l’Algérie comme pays de destination en cas d’exécution d’office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de trois ans ;

2°) d’enjoindre au préfet de l’Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir.

Il soutient que :
- les décisions portant obligation de retour sur le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français sont entachées d’une insuffisance de motivation et d’un défaut d’examen de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dès lors qu’il réside sur le territoire français depuis 2014 où vivent ses parents, ses frères et sa sœur tandis qu’il est dépourvu d’attache dans son pays d’origine ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que les condamnations dont il a fait l’objet ne permettent pas d’établir que son comportement représenterait une menace à l’ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2024, la préfète de l’Oise conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 18 novembre 2025, M. B... a été invité, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément dans le délai d’un mois le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ». Aux termes l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ». Et aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique (…) ».

3. M. B... a été invité à confirmer dans un délai d’un mois le maintien de ses conclusions, par courrier du 18 novembre 2025 communiqué à son avocat via l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative mis à sa disposition le 19 novembre suivant et dont il a pris connaissance le 17 décembre 2025. En dépit de ce courrier qui l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté d’office, M. B... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti à cette fin. Par suite, M. B... est réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement d’instance.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de l’Oise.

Fait à Amiens, le 21 janvier 2026.

Le président de la 3ème chambre,

signé
S. Thérain

La République mande et ordonne au préfet de l’Oise, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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