LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2400594

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2400594

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2400594
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la société Vallée Hazard Biométhane, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide compensant la hausse des coûts énergétiques liée à la guerre en Ukraine. Le tribunal a estimé que, bien que la société ne produise pas d’électricité ou de chaleur, elle exerce une activité dans le secteur de l’énergie (production de gaz) et peut répercuter ses coûts sur ses clients, ce qui la place dans une situation similaire à celle des producteurs d’énergie exclus du dispositif. La décision s’appuie sur le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022, dont l’objet est de compenser les coûts d’approvisionnement des entreprises affectées, et non de soutenir les acteurs du secteur énergétique eux-mêmes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 février 2024, la société par actions simplifiée Vallée Hazard Biométhane doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 19 février 2024 par laquelle la direction départementale des finances publiques du Var a rejeté sa demande tendant au bénéfice, pour la période de septembre à octobre 2023, de l’aide instituée par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022 et visant à compenser la hausse des coûts d’approvisionnement de gaz naturel et d’électricité des entreprises particulièrement affectées par les conséquences économiques et financières de la guerre en Ukraine.

Elle soutient qu’elle exploite un méthaniseur agricole par injection et qu’elle n’exerce donc pas à titre principal une activité de production d’électricité ou de chaleur au sens et pour l’application des dispositions de l’article 2 du décret du 1er juillet 2022.

Par un mémoire, enregistré le 1er août 2024, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen soulevé par la société Vallée Hazard Biométhane n’est pas fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2025, la directrice départementale des finances publiques de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que le moyen soulevé par la société Vallée Hazard Biométhane n’est pas fondé.

Par une ordonnance en date du 2 septembre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 2 octobre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022 ;
- le décret n° 2024-251 du 22 mars 2024 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Harang, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Rondepierre, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

La société par actions simplifiée Vallée Hazard Biométhane demande au tribunal d’annuler la décision du 19 février 2024 par laquelle la direction départementale des finances publiques du Var a rejeté sa demande tendant au bénéfice, au titre de la période de septembre à octobre 2023, de l’aide instituée par le décret du 1er juillet 2022 instituant une aide visant à compenser la hausse des coûts d'approvisionnement de gaz naturel et d'électricité des entreprises particulièrement affectées par les conséquences économiques et financières de la guerre en Ukraine.

Aux termes du I de l’article 1er du décret du 1er juillet 2022 : « Il est institué une aide financière pour la période du 1er mars 2022 au 31 décembre 2023 destinée à compenser l’augmentation des coûts d’approvisionnement en électricité et en gaz naturel et en chaleur ou froid produits à partir d’électricité ou de gaz naturel. (…) L’aide prend la forme d’une subvention. (…) ». Aux termes du II de l’article 2 de ce même décret : « Les entreprises exerçant à titre principal une activité de production d’électricité ou de chaleur, une activité d’établissement de crédits ou d’établissement financier ne sont pas éligibles au bénéfice de l’aide du présent décret. (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que la société Vallée Hazard Biométhane, dont il n’est pas contesté qu’elle exploite un méthaniseur agricole autonome se bornant à injecter le biométhane qu’elle produit dans un réseau de gaz naturel, ne saurait être regardée comme exerçant à titre principal une activité de production d’électricité ou de chaleur. Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que l’aide financière instituée par le décret du 1er juillet 2022 est destinée à compenser l’augmentation des coûts d’approvisionnement, tant en électricité et en gaz naturel qu’en chaleur ou en froid produits à partir d’électricité ou de gaz naturel, des seules entreprises particulièrement affectées par les conséquences économiques et financières de la guerre en Ukraine. Tel n’est pas le cas, notamment, des entreprises œuvrant dans le secteur de l’énergie, dès lors que, si elles sont susceptibles, tout comme les entreprises relevant d’autres secteurs d’activité, d’être affectées par une augmentation de leurs coûts d’approvisionnement en énergie, elles sont, à l’inverse de celles-ci, en mesure de les répercuter sur leurs clients, lesquels ont, par principe, vocation à bénéficier de l’aide financière précitée en vue justement de compenser une telle hausse de leurs propres coûts d’approvisionnement en énergie. Compte tenu de l’objet de cette aide, tel que défini au I de l’article 1er du décret du 1er juillet 2022, les dispositions précitées du II de son article 2 ne sauraient ainsi, sans méconnaître le principe d’égalité, être interprétées comme n’excluant pas de son bénéfice toutes les entreprises exerçant à titre principal une activité dans le secteur de l’énergie, qui sont, pour son application, placées dans une même situation, et alors qu’aucun motif d’intérêt général n’est susceptible de justifier que seules certaines d’entre elles en bénéficient. Il s’ensuit qu’en refusant, par la décision attaquée, le bénéfice de l’aide financière instituée par le décret susvisé du 1er juillet 2022 à la société Vallée Hazard Biométhane au motif qu’elle exerce à titre principal une activité non éligible de production de gaz, le directeur départemental des finances publiques du Var n’a pas commis d’erreur de droit.

Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Vallée Hazard Biométhane doit être rejetée.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de la société Vallée Hazard Biométhane est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Vallée Hazard Biométhane et à la directrice départementale des finances publiques de la Somme.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Var.

Délibéré après l’audience du 17 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Thérain, président,
- M. Harang, conseiller,
- Mme Kernéis, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2025.

Le rapporteur,
signé
J. Harang
Le président,
signé
S. Thérain

La greffière,
signé
S. Chatellain


La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions