lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401497 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | RAMADAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 avril 2024, le 29 avril 2024 et le 14 août 2024, M. D, représenté par Me Ramadan, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en raison de son état de santé dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à défaut, d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa demande dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision est entachée d'un défaut de motivation, s'agissant de la possibilité de recevoir une prise en charge appropriée à son état de santé en Algérie ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration rendu sur sa situation est incomplet et que l'une des signatures qui y est apposée est illisible ;
- l'absence d'avis renseigné par l'agent en charge son dossier, sur la fiche de renseignement entache d'irrégularité la procédure d'examen de sa situation dès lors qu'il a été de nature à influer sur la décision prise par l'autorité préfectorale ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'il remplit les conditions requises pour le renouvellement du certificat de résidence qui lui a été délivré sur le fondement des stipulations du 7) de l'accord franco-algérien et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le refus de séjour qui lui est opposé ne peut être fondé ni sur l'absence de détention d'un visa de long séjour, qui n'est pas requise pour la délivrance du certificat de résidence sollicité, ni sur la menace à l'ordre public, qui n'est pas caractérisée.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation, s'agissant de la possibilité de recevoir une prise en charge appropriée à son état de santé en Algérie ;
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que l'interruption du suivi médical et psychologique dont il bénéficie aura pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que l'impossibilité de recevoir en cas de retour en Algérie les soins médicaux l'expose à des traitements inhumains ou dégradants ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle est insusceptible d'être fondée légalement sur les dispositions des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont la préfète de l'Oise fait état ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que l'impossibilité de recevoir en cas de retour en Algérie les soins médicaux l'expose à des traitements inhumains ou dégradants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens présentés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Binand, président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant algérien né le 7 décembre 1993, qui déclare être entré en France le 28 juin 2019, s'est vu délivrer le 19 août 2022 un certificat de résidence d'une durée d'un an sur le fondement du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dont il a demandé le renouvellement. Par un arrêté du 14 mars 2024, dont il demande l'annulation, la préfète de l'Oise a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure.
Sur la décision relative au séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué cite les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dont il fait application pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité par M. D pour suivre des soins en France. Il expose que la préfète de l'Oise s'est fondée, pour prendre cette décision, sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) émis le 25 janvier 2024, selon lequel l'état de santé de M. D nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il peut voyager sans risque vers l'Algérie et bénéficier effectivement dans ce pays d'un traitement approprié. La préfète de l'Oise, a par ailleurs indiqué, dans son arrêté, qu'au vu des pièces du dossier et de l'examen approfondi de la situation de l'intéressé, les conditions posées pour la délivrance de ce titre de séjour n'étaient pas remplies et qu'aucun élément du dossier ni aucune circonstance particulière ne justifie de s'écarter de cet avis, qu'elle a suivi. Ce faisant, elle a, dans le respect du secret médical lui interdisant de connaître des pathologies pour lesquelles M. D fait l'objet d'un suivi médical et par conséquent d'en faire mention dans son arrêté, suffisamment motivé sa décision, le caractère bien ou mal fondé des motifs ainsi énoncés étant sans incidence à cet égard. Dès lors, la décision de refus de titre de séjour comportant les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, le moyen tiré de sa motivation insuffisante doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il résulte de l'examen de l'avis du 25 janvier 2024 du collège des médecins de l'OFII produit au dossier par la préfète de l'Oise, que, ainsi que le requérant le soutient, les rubriques indiquant, tant au stade de l'élaboration du rapport médical que de l'avis, s'il a été convoqué pour examen, si la réalisation d'examens complémentaires a été demandée et s'il a justifié à cette occasion de son identité, ne sont pas renseignées. Ainsi cet avis n'est pas, dans cette mesure, établi conformément au modèle figurant à l'annexe C de l'arrêté du 27 décembre 2016 prévoyant d'apporter une réponse affirmative ou négative à chacune de ces questions et qui doit être utilisé par le collège de médecins en vertu de l'article 6 de cet arrêté. Toutefois, dès lors qu'il n'est pas établi, ni même allégué, que telles investigations auraient été nécessaires ni même demandées afin d'apprécier l'état de santé de M. D, cette omission n'est pas, par elle-même, de nature à avoir influé sur le sens de l'avis du collège de médecins ni n'a privé effectivement M. D d'une garantie dans l'établissement de cet avis, qui conclut, ainsi qu'il a été dit, que l'intéressé peut se rendre en Algérie pour y bénéficier d'une prise en charge appropriée, et a permis dès lors à l'autorité préfectorale d'apprécier, conformément aux dispositions de l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, si l'intéressé satisfaisait aux conditions de délivrance du titre de séjour qu'il sollicitait. Le moyen tiré du vice de procédure soulevé à ce titre doit donc être écarté.
4. En troisième lieu, en se bornant à soutenir que la signature de l'un des trois membres du collège de médecins de l'OFII, portée sur l'avis du 25 janvier 2024 est illisible, sans indiquer laquelle au demeurant, M. D ne met pas le tribunal à même d'apprécier l'irrégularité dont l'avis serait entaché à ce titre, alors d'ailleurs, que cet avis comporte la mention, en caractères lisibles, de l'identité des trois médecins qui y ont apposé leur signature et au nombre desquels ne figure pas, de surcroît, le médecin rapporteur. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En quatrième lieu, la circonstance que l'agent en charge de l'examen du droit au séjour de M. D n'a pas coché la case exprimant sa proposition favorable ou non à l'admission au séjour de l''intéressé sur le formulaire transmis sous couvert hiérarchique à l'autorité préfectorale est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux, alors d'ailleurs que ce formulaire contient une proposition exempte d'ambigüité rappelant les éléments caractérisant la situation de M. D ainsi que le sens de l'avis du collège des médecins de l'OFII. Un tel moyen doit donc être écarté.
6. En cinquième lieu, en vertu du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 le ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, se voir délivrer un certificat de résidence d'une durée d'un an sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays.
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des certificats médicaux du 12 septembre 2023 et du 9 avril 2024 d'un psychiatre de la polyclinique de Creil que M. D, souffre de troubles psychotiques qui requièrent un suivi à long terme dont l'interruption l'expose à un risque de décompensation grave. M. D soutient que la prise en charge médicale dont il bénéficie en France n'est pas accessible en Algérie dès lors que le Tercian, neuroleptique qui lui est prescrit, n'y est pas distribué, en se prévalant pour cela de la circonstance que ni ce médicament ni son principe actif, la cyamémazine, ne sont répertoriés à la nomenclature nationale des produits pharmaceutiques à usage de médecine humaine publiée à la date de l'arrêté litigieux par la Direction de la veille stratégique du ministère de l'industrie et de la production pharmaceutique de la République algérienne. Toutefois, à la supposer établie, la seule circonstance que M. D ne pourrait bénéficier en Algérie d'une prise en charge identique ou de même qualité que celle prodiguée en France, ne suffit pas à démontrer pas qu'il ne pourrait de ce seul fait, contrairement à ce qu'a estimé le collège des médecins de l'OFII, recevoir un traitement approprié dans ce pays alors, d'une part, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier, ni n'est allégué, que l'Aripiprazone, neuroleptique auquel la prescription de Tercian a été associée à partir de 2023, n'y serait pas disponible et d'autre part, qu'en l'absence d'une telle association, la seule prescription d'Aripiprazone, serait devenue inefficace. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Oise, en refusant de lui délivrer un certificat de résidence a méconnu les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Pour les mêmes motifs, M. D n'est pas fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur son état de santé ainsi que sur sa situation personnelle. Il s'ensuit que ces moyens doivent être écartés.
8. En sixième lieu, si M. D soutient que la préfète de l'Oise n'a pu légalement lui opposer l'absence de détention d'un visa de long séjour ni la menace à l'ordre public que présenterait son comportement, il ressort de l'examen de l'arrêté attaqué, que l'autorité préfectorale ne s'est fondée sur aucun de ces motifs pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, les moyens soulevés à ce titre ne peuvent qu'être écartés.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, dans le cas où l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ". Il s'ensuit que, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour étant suffisamment motivée, ainsi qu'il a été dit au point 2, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté de la préfète de l'Oise, en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
10. En deuxième lieu, il résulte des points 2 à 8 que la décision relative au séjour n'est entachée d'aucune des illégalités invoquées. Il s'ensuit que l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écartée.
11. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les moyens tirés de ce que la mesure d'éloignement dont M. D fait l'objet, en ce qu'elle le prive des soins requis par son état de santé l'expose au risque de subir des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée à ce titre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, la circonstance, que l'arrêté attaqué comporte, par une erreur de plume la mention des articles L. 511-1 et L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui dans leur rédaction en vigueur à la date d'édiction de cet arrêté sont relatifs au statut de réfugié, est sans incidence sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi, dès lors qu'il est explicitement indiqué que l'autorité préfectorale a fait application des articles L. 612-12 et L. 721-4 du même code, dont elle a cité les dispositions, pour fixer le pays de renvoi en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement dont M. D fait l'objet. Par suite le moyen doit être écarté.
13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le moyen tiré par le requérant de ce que la décision fixant l'Algérie comme pays de renvoi, en ce qu'elle le prive des soins requis par son état de santé l'expose au risque de subir des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, à supposer le moyen soulevé, qu'elle l'a entachée à ce titre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences, doivent être écartés.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2024, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction, d'astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et à la préfète de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- Mme C et Mme A, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
C. BINANDL'assesseure la plus ancienne,
Signé
J. C
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026