LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2401593

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2401593

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2401593
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantDESPRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 avril et 20 juin 2024, M. B G C, représenté par Me Desprat, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel la préfète de l'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle à lui-même, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen approfondi de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen approfondi de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée faute de faire état des considérations qui ont conduit à son édiction ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen approfondi de sa situation personnelle ;

- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui en constitue le fondement ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. G C ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 23 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 25 juin 2024 à 12h00.

Par une décision du 10 juillet 2024, la demande d'aide juridictionnelle de M. G C a été rejetée comme tardive.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience le rapport de M. Binand, président-rapporteur.

Considérant ce qui suit :

1. M. G C, ressortissant camerounais né le 1er mars 1990, déclare être entré irrégulièrement en France le 19 octobre 2019. Il a souscrit, le 27 juin 2023, une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 13 mars 2024, dont M. C demande l'annulation, la préfète de l'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 30 septembre 2023, la préfète de l'Oise a donné délégation à M. F D, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, à l'effet de signer notamment les décisions prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en matière de police des étrangers. Le caractère exécutoire de cet arrêté, qui a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Oise daté du même jour, n'est pas contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 13 mars 2024 décidant l'éloignement de M. G C doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la préfète de l'Oise a indiqué, dans l'arrêté attaqué, les motifs de droit et les considérations de fait sur lesquels elle s'est fondée pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. G C, et, en particulier, les éléments propres à la situation de l'intéressé qu'elle a pris en considération pour estimer qu'il n'y avait pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'admettre ce dernier au séjour à titre humanitaire ou exceptionnel. Aussi, et alors que le bien-fondé des motifs avancés par l'autorité préfectorale est sans d'incidence sur la régularité de la motivation, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision relative au séjour en litige doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des motifs exposés dans l'arrêté, ni d'aucune autre pièce du dossier que la décision refusant de délivrer un titre de séjour à M. G C a été prise sans qu'il soit procédé à l'examen de sa situation personnelle. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

6. En se bornant à faire valoir l'activité professionnelle d'employé polyvalent qu'il exerce à temps partiel depuis le 1er novembre 2021 sous contrat à durée indéterminée dans une société de transport, M. G C ne justifie d'aucun motif humanitaire ni circonstance exceptionnelle au sens des dispositions précitées, nonobstant les lettres de soutien émanant de cette société, dont son père est, au demeurant, le président, qu'il produit au dossier. En outre, si son frère et ses sœurs résident en France et sont de nationalité française ou en situation régulière de séjour, ainsi que son père, titulaire d'une carte de résident de longue durée, il est constant que le requérant a résidé au Cameroun jusqu'à l'âge vingt-neuf ans, y compris après le décès de sa mère survenu en 2012, et n'établit donc pas y être isolé, quand bien même les membres de sa famille proches seraient installés en France à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France, M. G C n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile rappelées au point précédent. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ce refus sur la situation personnelle du requérant.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, le deuxième alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. ". Ainsi qu'il a été dit au point 3 la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour qui a été opposée à M. G C est suffisamment motivée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui a été prise sur le fondement des dispositions 3° de l'article L. 611-1 du même code, doit être écarté.

8. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise sans qu'il soit procédé à l'examen de la situation personnelle de M. G C doit être écarté.

9. En troisième lieu, dans les circonstances de l'espèce et pour les mêmes motifs que ceux rappelés au point 6, le requérant n'est ni fondé à soutenir que la mesure d'éloignement dont il fait l'objet méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Par suite, ces moyens doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

10. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

11. En premier lieu, il résulte de ces dispositions combinées que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi la décision d'interdiction de retour sur le territoire français doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Toutefois, si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

12. En l'espèce, il ressort de la lecture de l'arrêté du 13 mars 2024, que la décision interdisant M. G C de retour sur le territoire français vise les dispositions de l'article L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application à l'intéressé, à qui un délai de départ volontaire a été accordé pour quitter le territoire français et mentionne la date de son entrée sur le territoire français, la nature de ses attaches en France et la circonstance qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 15 février 2022 à laquelle il s'est soustrait. Ainsi, en l'absence d'un comportement de sa part constituant une menace pour l'ordre public, l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles se fonde la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, tant dans son principe que dans sa durée d'un an. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté. Compte tenu du caractère détaillé de cette motivation, le moyen tiré de ce que cette décision a été prise sans examen de la situation du requérant doit également être écarté.

13. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant entachée d'aucune des illégalités invoquées par le requérant, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevées à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français doit être écartée.

14. En troisième lieu, dans les circonstances de l'espèce déjà rappelées et pour les mêmes motifs que ceux rappelés au point 6, et alors que la situation de M. G C, ne présente aucun caractère humanitaire ainsi qu'il a été dit, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi, à le supposer soulevé, que celui tiré de la méconnaissance des articles L. 612- 8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et celui tiré de ce qu'elle est entachée d'une erreur d'appréciation. Enfin, M. G C ne peut utilement soutenir que cette décision contrevient à l'article L. 612-6 du même code, qui régit le cas de l'étranger auquel aucun délai de départ volontaire n'a été accordé pour quitter le territoire français, et dont la préfète de l'Oise ne lui a pas fait application pour l'interdire de retour sur le territoire français.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 mars 2024, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. G C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B G C, à la préfète de l'Oise et à Me Desprat.

Délibéré après l'audience du 9 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Binand, président,

- Mme E et Mme A, conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

C. BINANDL'assesseure la plus ancienne,

Signé

J. E

Le greffier,

Signé

N. VERJOT

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026