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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402848

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402848

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402848
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMARMIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés préfectoraux du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que les vices de forme et d'erreur manifeste d'appréciation, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés les 13, 15 et 16 juillet 2024, M. B C, représenté par Me Marmin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays à destination duquel il doit être renvoyé et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence à son domicile Avenue de la gare à Nanteuil-le-Haudoin (60440) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- son droit d'être entendu prévu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration a été méconnu ;

- le nom de l'interprète intervenu par téléphone lors de la notification de la décision attaquée n'est pas indiqué de sorte qu'il n'est pas possible de vérifier qu'il était agréé ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant refus d'octroi de délai de départ volontaire :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait en ce que la préfète de l'Oise a considéré qu'il n'était pas en possession d'un passeport en cours de validité ;

- la préfète de l'Oise a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il existait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité du refus d'octroi de délai de départ volontaire ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant assignation à résidence :

- la décision, non signée et qui ne comporte pas les nom, prénom et qualité de son auteur, méconnait les dispositions de l'article L. 212-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision n'est pas motivée en droit ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en l'absence de risque de soustraction à la mesure d'éloignement.

Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires enregistrés le 16 juillet 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet pour statuer sur les requêtes relevant des procédures mentionnées aux articles L. 352-4, L. 352-5, L. 352-6, L. 352-8, L. 352-9,

L. 614-1 et suivants, L. 732-8, L. 743-20, L. 754-4, L. 754-5, L. 753-7 et suivants, L. 572-4,

L. 572-5, L. 572-6, L. 752-5, L. 752-6, L. 752-11 et L. 752-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Wavelet, magistrat désigné ;

- les observations de Me Marmin, représentant M. C, qui s'en rapporte à ses écritures en précisant notamment que l'absence d'informations sur l'interprète perturbe le droit d'être entendu de M. C, que s'agissant des garanties de représentation l'intéressé a remis son passeport en cours de validité à la gendarmerie de Nanteuil-le-Haudoin et que la production tardive de l'arrêté portant assignation ne régularise pas l'absence de signature à la date de l'arrêté attaqué ;

- et les observations de M. C.

La clôture de l'instruction a été prononcée après les observations des parties, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 16 août 1986, est entré sur le territoire français en octobre 2021 selon ses déclarations. A la suite de son interpellation le 12 juillet 2024, il a été placé en retenue administrative pour vérification de son droit de séjour. Par un arrêté du 12 juillet 2024, la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays à destination duquel il doit être renvoyé et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, la préfète de ce même département l'a assigné à résidence à son domicile Avenue de la gare à Nanteuil-le-Haudoin (60440) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure. M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, M. C soutient que l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il a été assisté d'un interprète par téléphone dont l'identité est ignorée. Ce faisant, il doit être regardé comme se prévalant de la méconnaissance de son droit à être entendu.

3. D'une part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la Charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".

4. Il résulte clairement de ces stipulations que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse non pas aux États membres, mais uniquement aux institutions, aux organes et aux organismes de l'Union, de sorte que l'étranger faisant l'objet d'une assignation à résidence ne saurait tirer de ces stipulations un droit d'être entendu.

5. D'autre part, il ressort de l'ensemble des dispositions des livres VI et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur version en vigueur à la date de l'arrêté attaqué que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions par lesquelles l'autorité administrative assigne à résidence un ressortissant étranger. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code, ne peut être utilement invoqué par le requérant. L'administration n'était donc pas tenue, sur le fondement de ces dispositions, d'inviter le requérant à faire valoir ses observations spécifiquement sur l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Par suite, il ne peut utilement soutenir qu'il n'a pu être entendu et présenter des observations en méconnaissance de ces dispositions. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal d'audition établi le 12 juillet 2024 dans cadre de la vérification du droit de circulation et de séjour de l'intéressé, produit en défense, que M. C a été entendu par les services de police, notamment sur sa situation administrative en France et sur l'éventualité, sur laquelle il lui a été demandé s'il avait des observations à formuler, de faire l'objet d'une décision d'éloignement à destination de son pays d'origine, éventuellement assortie d'une assignation à résidence, d'une interdiction de retour en France et d'un placement en rétention administrative pour une durée n'excédant pas 90 jours. En outre, et en tout état de cause, le requérant ne démontre pas ni même n'allègue qu'il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu préalablement à l'intervention de décisions qui l'affecteraient défavorablement doit être écarté.

6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France en octobre 2021 selon ses déclarations, à l'âge de 34 ans, qu'il est célibataire sans enfant à charge et que si son frère, M. A C, réside en région parisienne, les autres membres de sa famille résident en Algérie. Si le requérant fait valoir qu'il travaille en France sur les chantiers et qu'il souhaite y demeurer pour construire sa vie familiale et professionnelle, cette seule circonstance ne permet en tout état de cause pas à l'intéressé de justifier d'une intégration suffisamment ancienne, intense et stable dans la société française. Dans ces conditions, eu égard en particulier à la situation personnelle et familiale de M. C et à son entrée récente en France, et nonobstant la circonstance qu'il n'est pas défavorablement connu et que sa présence ne semble pas présenter de menace particulière pour l'ordre public, la préfète de l'Oise ne peut être regardée en l'espèce comme ayant porté au doit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la mesure d'éloignement a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté. Pour les mêmes motifs, la préfète de l'Oise n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de son arrêté sur la situation personnelle et familiale de l'intéressé.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi de délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et

L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

10. En l'espèce, la décision en litige vise et mentionne les textes dont elle fait application, notamment le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs la préfète de l'Oise, qui n'est pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'étranger précise en particulier que M. C ne peut justifier de la possession de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, que l'effectivité et la stabilité de son logement ne sont pas avérées et qu'il existe un risque de soustraction à la mesure d'éloignement. Par suite, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, de sorte que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté comme manquant en fait.

11. En deuxième lieu, dès lors que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français sont rejetées, M. C n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision attaquée.

12. En troisième lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait en ce qu'il ne justifierait pas de la possession de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, en tout état de cause il ressort des pièces du dossier que la préfète de l'Oise aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur le motif tiré de l'absence d'effectivité et de stabilité du logement de l'intéressé. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit ainsi et en tout état de cause être écarté.

13. En dernier lieu, en se bornant à soutenir que son logement est stable et identique depuis qu'il est établi en France, qu'il présente des garanties de représentation suffisantes et qu'ainsi il ne présente pas de risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, alors notamment qu'il ressort du procès-verbal de son audition du 12 juillet 2024 que l'intéressé a indiqué vouloir rester en France pour travailler, le requérant n'établit pas que la préfète de l'Oise aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant la décision attaquée.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus d'octroi de délai de départ volontaire doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

15. En premier lieu, dès lors que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus d'octroi de délai de départ volontaire sont rejetées, M. C n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision attaquée.

16. En second lieu, en tout état de cause pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

18. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant et alors qu'est sans incidence la circonstance que l'intégralité de l'arrêté attaqué n'a été produit qu'en cours d'instance, il ressort de cet arrêté que celui-ci est signé et comporte les nom, prénom et qualité de son auteur, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

19. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ". Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées dans délai des motifs des décisions individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques, ou de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

20. Il ressort des termes de la décision litigieuse que celle-ci mentionne les considérations de droit, en l'occurrence l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les considérations de fait, notamment la circonstance que l'intéressé fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai prise le 12 juillet 2024, de sorte qu'il apparait que la décision a été prise sur le fondement du 1° de l'article

L. 731-1 du code précité. Par suite, la décision portant assignation à résidence est suffisamment motivée en droit, et au demeurant en fait, de sorte que le moyen tiré de l'insuffisante motivation manque en fait et doit être écarté.

21. En dernier lieu, si le requérant se borne à soutenir qu'il ne présente pas de risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, en tout état de cause pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant assignation à résidence doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la partie perdante dans la présente instance, la somme de 1 800 euros demandée par le requérant au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète de l'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er août 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

F. Wavelet

La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies d'exécution de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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