Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de l’Oise classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant contestait cette décision en invoquant des difficultés techniques pour fournir un justificatif de niveau de langue et son intégration en France. Faute pour M. A... d’avoir confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 mai 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 12 décembre 2024 par laquelle le préfet de l’Oise a procédé au classement sans suite de sa demande de naturalisation.
Il soutient que :
- il n’était techniquement pas en mesure de fournir le document demandé attestant de son niveau de français au moment de la décision attaquée en raison des délais nécessaires à la réalisation des tests de maîtrise de la langue mais qu’il détient désormais ce formulaire ;
- il est entièrement intégré à la culture et aux valeurs françaises.
Par un courrier du 25 septembre 2025, M. A... a été invité, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément dans le délai d’un mois le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. » Aux termes l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article
R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ». Et aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».
3. M. A... a été invité à confirmer dans un délai d’un mois le maintien de ses conclusions, par courrier du 25 septembre 2025 communiqué via l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative et dont est présumé avoir pris connaissance dans les deux jours suivant la communication. En dépit de ce courrier qui l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté d’office, M. A... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti à cette fin. Par suite, M. A... est réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement d’instance.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A...
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Amiens, le 23 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.