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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2501954

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2501954

lundi 22 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2501954
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme G... et autres, qui contestaient l'état d'un immeuble à Cauffry. La requête, envoyée par courriel à l'adresse générique du tribunal, n'a pas été régularisée malgré une demande de régularisation, car elle n'a pas été déposée via le téléservice prévu à l'article R. 414-2 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 avril 2025, Mme D... G..., Mme E... A..., Mme F... B..., Mme I... J... et Mme H... C... saisissent le tribunal d’un litige relatif à l’état dans lequel se trouve l’immeuble sis 19 rue neuve à Cauffry.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Aux termes de l’article R. 414-2 du code de justice administrative : « Les personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que celles chargées de la gestion permanente d'un service public, peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d'un téléservice accessible par le réseau internet. Ces personnes ne peuvent régulièrement saisir la juridiction par voie électronique que par l'usage de ce téléservice (…) ». Aux termes de l’article R. 411-3 du même code : « Les requêtes, doivent, à peine d’irrecevabilité, être accompagnées de copies, en nombre égal à celui des autres parties en cause, augmenté de deux ». L’article R. 612-1 du même code dispose : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours (…) ».
La requête susvisée a été adressée au tribunal au moyen d’un courrier électronique expédié à l’adresse électronique générique de contact du tribunal. En dépit de la demande de régularisation, adressée par le tribunal le 11 septembre 2025 et dont il a été accusé réception le 16 septembre 2025, les requérants n’ont pas, dans le délai de quinze jours qui leur était imparti, régularisé leur requête en la déposant par voie électronique au moyen du téléservice prévu à l’article R. 414-2 du code de justice administrative dit « K... », ou en transmettant par voie postale au tribunal un exemplaire original signé de leur requête et des pièces jointes, accompagné d’une copie. Par suite, la présente requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme G... et autres est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... G..., à Mme E... A..., à Mme F... B..., à Mme I... J... et à Mme H... C....

Fait à Amiens, le 22 décembre 2025.


Le président de la 1ère chambre,


signé


S. Lebdiri

La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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