Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Somme du 12 mai 2025 l’assignant à résidence pour un an. Le requérant a toutefois déclaré se désister purement et simplement de sa requête par courrier du 29 décembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait, et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fond. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à un acte de procédure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025, M. C..., représenté par Me Soubeiga, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 12 mai 2025 par lequel le préfet de la Somme l’a assigné à résidence pour une durée d’un an et a fixé les modalités d’exécution et de contrôle de cette mesure ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la compétence de l’auteur de l’arrêté attaqué n’est pas établie ;
- l’arrêté attaqué est entaché d’un vice de procédure dès lors que le préfet n’a pas établi sa notification régulière ;
- les modalités de l’assignation à résidence dont il fait l’objet ne sont ni nécessaires, ni adaptées, ni proportionnées à l’objectif poursuivi ;
- cet arrêté méconnaît l’intérêt supérieur de ses enfants en méconnaissance du paragraphe 1 de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 décembre 2025, le préfet de la Somme conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par un courrier du 29 décembre 2025, le requérant déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. Le Gars, premier conseiller, a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant de la République du Congo, né le 17 mai 1983, a fait l’objet, par un arrêté du préfet de la Somme du 22 novembre 2023, d’une mesure d’expulsion du territoire français. Par un arrêté du 12 mai 2025, dont M. A... demande l’annulation, le préfet de la Somme l’a assigné à résidence pour une durée d’un an et a fixé les modalités d’exécution et de contrôle de cette mesure. Par un courrier du 29 décembre 2025, M. A..., représenté par Me Soubeiga, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Le désistement du requérant est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... et au préfet de la Somme.
Délibéré après l'audience du 8 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
M. Le Gars, premier conseiller,
Mme Sako, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 janvier 2026.
Le rapporteur,
Signé
V. Le Gars
Le président,
Signé
B. Boutou
La greffière,
Signé
Ribière
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.