LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2001822

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2001822

mardi 10 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2001822
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantKIEFFER LECOLIER AVOCATS ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête N° 2001822 enregistrée le 13 juillet 2020 et des mémoires enregistrés les 11 février 2022 et 14 février 2022, M. A C, représenté par Me Kieffer, doit être regardé, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant au Tribunal :

A titre principal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par le ministère de la défense et pris en charge par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) le 28 septembre 2015 pour un montant de 2 881 euros ;

2°) d'annuler la décision explicite de rejet du ministère des armées du 21 septembre 2020 de retrait de ce titre de perception ;

A titre subsidiaire :

3°) d'annuler le titre de perception précité en ce qu'il fixe une dette de M. C qui excède la somme de 779,52 euros ;

En tout état de cause :

4°) d'ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Il soutient que :

- il a servi en tant que militaire au sein de l'armée de terre du 6 avril 2004 au 6 avril 2015 ; il a participé à des opérations extérieures d'octobre 2011 à janvier 2013 ;

- le ministère de la défense lui a notifié un trop-versé d'un montant de 574,16 euros en date du 29 novembre 2013 ; il a ensuite accepté le remboursement échelonné de cette dette de 574,16 euros ;

- en date du 3 décembre 2019, la DGFIP lui a adressé un courrier auquel étaient annexés trois titres de perception pris à son encontre ; un titre émis le 28 septembre 2015 a fixé une créance de 2 881 euros au titre de certains postes, et un titre du 17 octobre 2016 fixant une créance de 603 euros au titre d'autres postes ; enfin, le titre de perception émis le 3 juillet 2017 a fixé la créance à la somme de 2757 euros ;

- aucun des trois titres de perception ne lui a été notifié et il n'en a eu connaissance que le 3 décembre 2019 ; le titre du 3 juillet 2017 annule et remplace les deux titres précédents ;

- les comptes entre les parties ont été soldés par l'échange du 29 novembre 2013 qui lui a été adressé par le ministère de la défense et qui notifiait un trop versé de 574,16 euros au requérant ;

- le présent litige découle d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées dans le cadre de l'utilisation du logiciel " B " défavorablement connu des militaires ;

- l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception attaqués.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 juillet 2020, le Directeur Départemental des Finances Publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en vertu du principe de séparation du comptable et de l'ordonnateur, cette réclamation relève de la compétence de l'ordonnateur, le SESU de Metz ;

- le requérant soutient n'avoir pas reçu les titres de perception, or ceux-ci ont tous été envoyés à l'adresse renseignée par l'ordonnateur lors de l'émission des titres et celle déclarée auprès de ses employeurs, au 1, rue Jean Jacques Rousseau, sur la commune de Collobrières ;

- en outre, le titre d'annulation du 3 juillet 2017 ne constitue pas un nouveau titre de perception mais est venu diminuer le titre de perception précédent d'un montant de 727 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 29 juillet 2021 et 2 mars 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête à titre principal et à titre subsidiaire de juger que la dette de M. C à l'encontre de l'Etat soit ramenée à la somme de 779,52 euros.

Elle fait valoir que :

- le titre de perception a été envoyé automatiquement à l'adresse indiquée par l'ordonnateur à l'administration fiscale ;

- la balance des sommes contestées doit être arrêtée à la somme de 779,52 euros.

Par ordonnance du 30 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 12 juillet 2022 à 12 heures.

II- Par une requête N° 2001824 enregistrée le 13 juillet 2020 et des mémoires enregistrés les 11 février 2022 et 14 février 2022, M. A C, représenté par Me Kieffer, doit être regardé, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant au Tribunal :

A titre principal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par le ministère de la défense et pris en charge par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) le 17 octobre 2016 pour un montant de 603 euros ;

2°) d'annuler la décision explicite de rejet du ministère des armées du 21 septembre 2020 de retrait de ce titre de perception ;

A titre subsidiaire :

3°) d'annuler le titre de perception précité en ce qu'il fixe une dette de M. C qui excède la somme de 779,52 euros ;

En tout état de cause :

4°) d'ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Il soutient que :

- il a servi en tant que militaire au sein de l'armée de terre du 6 avril 2004 au 6 avril 2015 ; il a participé à des opérations extérieures d'octobre 2011 à janvier 2013 ;

- le ministère de la défense lui a notifié un trop-versé d'un montant de 574,16 euros en date du 29 novembre 2013 ; en date du 19 décembre 2013, il a accepté ce montant ainsi que le paiement échelonné de la dette ;

- par courrier du 13 juin 2016, le ministère lui signifiait un trop-versé d'un montant de 2 101,95 euros, qui était porté à la somme de 3 484,43 euros par un courrier du 27 juin 2016 ; enfin, par un courrier du 21 février 2017, ce montant était fixé à la somme de 2 813,29 euros ;

- en date du 3 décembre 2019, la DGFIP lui a adressé un courrier auquel étaient annexés trois titres de perception pris à son encontre ; un titre émis le 28 septembre 2015 a fixé une créance de 2 881 euros au titre de certains postes, et un titre du 17 octobre 2016 a fixé une créance de 603 euros au titre d'autres postes ; en outre, le titre de perception émis le 3 juillet 2017 fixant la créance à la somme de 2 757 euros ;

- aucun des trois titres de perception ne lui a été notifié ; le titre du 3 juillet 2017 annule et remplace les deux titres précédents ;

- la présente requête est relative au titre de perception du 17 octobre 2016 ; les deux autres titres de perception feront l'objet de deux autres requêtes distinctes, qu'il conviendra de joindre à la présente requête ;

- les comptes entre les parties ont été soldés par l'échange du 29 novembre 2013 adressé par le ministère de la défense et qui notifiait un trop versé de 574,16 euros au requérant ; les décisions postérieures ne mentionnent jamais cette somme de 574,16 euros ;

- le présent litige découle d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées dans le cadre de l'utilisation du logiciel " B " défavorablement connu des militaires ;

- l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception attaqués.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 juillet 2020, le Directeur Départemental des Finances Publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en vertu du principe de séparation du comptable et de l'ordonnateur, cette réclamation relève de la compétence de l'ordonnateur, le SESU de Metz ;

- le requérant soutient n'avoir pas reçu les titres de perception, qui ont été toutefois tous été envoyés à l'adresse renseignée par l'ordonnateur lors de l'émission des titres et celle déclarée auprès de ses employeurs, au 1, rue Jean Jacques Rousseau, sur la commune de Collobrières ;

- en outre, le titre d'annulation ne constitue pas un nouveau titre de perception mais est venu diminuer le titre de perception précédent d'un montant de 727 euros.

Par des mémoires en défense enregistré les 29 juillet 2021 et 2 mars 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête à titre principal et à titre subsidiaire de juger que la somme que l'intéressé doit à l'Etat soit ramenée à 779,52 euros.

Elle fait valoir que :

- le titre de perception a été envoyé automatiquement à l'adresse indiquée par l'ordonnateur à l'administration fiscale ;

- la balance des sommes contestées doit être arrêtée à la somme de 779,52 euros.

Par ordonnance du 30 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 12 juillet 2022 à 12 heures.

III- Par une requête N° 2001837 enregistrée le 13 juillet 2020 et des mémoires enregistrés les 11 février 2022 et 14 février 2022, M. A C, représenté par Me Kieffer, doit être regardé, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant au Tribunal :

A titre principal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par le ministère de la défense et pris en charge par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) le 3 juillet 2017 qui annule la créance d'un montant de 727 euros et la fixe au montant de 2 757 euros ;

2°) d'annuler la décision explicite de rejet du ministère des armées du 21 septembre 2020 de retrait de ce titre de perception ;

A titre subsidiaire :

3°) d'annuler le titre de perception précité en ce qu'il fixe une dette de M. C qui excède la somme de 779,52 euros ;

En tout état de cause :

4°) d'ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Il soutient que :

- il a servi en tant que militaire au sein de l'armée de terre du 6 avril 2004 au 6 avril 2015 ; il a participé à des opérations extérieures d'octobre 2011 à janvier 2013 ;

- le ministère de la défense lui a notifié un trop-versé d'un montant de 574,16 euros en date du 29 novembre 2013 ; en date du 19 décembre 2013, il a accepté ce montant ainsi que le paiement échelonné de la dette ;

- par courrier du 13 juin 2016, le ministère lui signifiait un trop-versé d'un montant de 2 101,95 euros, qui était porté à la somme de 3 484,43 euros par un courrier du 27 juin 2016 ; enfin, par un courrier du 21 février 2017, ce montant était fixé à la somme de 2 813,29 euros ;

- en date du 3 décembre 2019, la DGFIP lui a adressé un courrier auquel étaient annexés trois titres de perception pris à son encontre, un titre de perception du 3 juillet 2017 a fixé la créance à la somme de 2 757 euros, un titre émis le 28 septembre 2015 fixant une créance de 2 881 euros au titre de certains postes, et un titre du 17 octobre 2016 fixant une créance de 603 euros au titre d'autres postes ;

- aucun des trois titres de perception n'a été notifié à M. C ; le titre du 3 juillet 2017 annule et remplace les deux titres précédents ;

- la présente requête est relative au titre de perception du 3 juillet 2017 ; les deux autres titres de perception feront l'objet de deux autres requêtes distinctes, qu'il conviendra de joindre à la présente requête ;

- le titre de perception du 3 juillet 2017 est illégal car les comptes entre les parties ont été soldés par l'échange du 29 novembre 2013 adressé par le ministère de la défense et qui notifiait un trop versé de 574,16 euros au requérant ; les décisions postérieures ne mentionnent jamais cette somme de 574,16 euros ;

- le présent litige découle d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées dans le cadre de l'utilisation du logiciel " B " défavorablement connu des militaires ;

- l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception attaqués.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 juillet 2020, le Directeur Départemental des Finances Publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en vertu du principe de séparation du comptable et de l'ordonnateur, cette réclamation relève de la compétence de l'ordonnateur, le SESU de Metz ;

- le requérant soutient n'avoir pas reçu les titres de perception, qui ont été toutefois tous été envoyés à l'adresse renseignée par l'ordonnateur lors de l'émission des titres et celle déclarée auprès de son employeur, au 1, rue Jean Jacques Rousseau, sur la commune de Collobrières ;

- en outre, le titre d'annulation du 3 juillet 2017 ne constitue pas un nouveau titre de perception mais est venu diminuer le titre de perception précédent d'un montant de 727 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 29 juillet 2021 et 2 mars 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête à titre principal et à titre subsidiaire à ce que la dette de M. C envers l'Etat soit ramenée à la somme de 779,52 euros.

Elle fait valoir que :

- les conclusions à fin d'annulation du titre de perception du 3 juillet 2017 sont irrecevables car ce titre de perception, qui minore le trop-versé d'un montant de 727 euros, ne porte pas grief au requérant ;

- le titre de perception a été envoyé automatiquement à l'adresse indiquée par l'ordonnateur à l'administration fiscale ;

- la balance des sommes contestées doit être arrêtée à la somme de 779,52 euros.

Par ordonnance du 30 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 26 juillet 2022 à 12 heures.

IV- Par une requête N° 2003260 enregistrée le 18 novembre 2020 et un mémoire enregistré le 11 février 2022, M. A C, représenté par Me Kieffer, doit être regardé, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant au Tribunal :

A titre principal :

1°) d'annuler le titre de perception émis par le ministère de la défense et pris en charge par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) le 28 septembre 2015 pour un montant de 2 881 euros ;

2°) d'annuler la décision explicite de rejet du ministère des armées du 21 septembre 2020 de retrait de ce titre de perception ;

A titre subsidiaire :

3°) d'annuler le titre de perception précité en ce qu'il fixe une dette de M. C qui excède la somme de 779,52 euros ;

En tout état de cause :

4°) d'ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Il soutient que :

- il a servi en tant que militaire au sein de l'armée de terre du 6 avril 2004 au 6 avril 2015 ; il a participé à des opérations extérieures d'octobre 2011 à janvier 2013 ;

- le ministère de la défense lui a notifié un trop-versé d'un montant de 574,16 euros en date du 29 novembre 2013 ; en date du 19 décembre 2013, il a accepté ce montant ainsi que le paiement échelonné de la dette ;

- par courrier du 13 juin 2016, le ministère lui signifiait un trop-versé d'un montant de 2 101,95 euros, qui était porté à la somme de 3 484,43 euros par un courrier du 27 juin 2016 ; enfin, par un courrier du 21 février 2017, ce montant était fixé à la somme de 2 813,29 euros ;

- en date du 3 décembre 2019, la DGFIP lui a adressé un courrier auquel étaient annexés trois titres de perception émis à son encontre, un titre de perception émis le 3 juillet 2017 fixant la créance à la somme de 2 757 euros, un titre émis le 28 septembre 2015 fixant une créance de 2 881 euros au titre de certains postes, et un titre du 17 octobre 2016 fixant une créance de 603 euros au titre d'autres postes ;

- aucun des trois titres de perception ne lui ont été notifiés ; le titre du 3 juillet 2017 annule et remplace les deux titres précédents ;

- la présente requête est relative au titre de perception du 28 septembre 2015 ; les deux autres titres de perception feront l'objet de deux autres requêtes distinctes, qu'il conviendra de joindre à la présente requête ;

- le titre de perception du 28 septembre 2015 est illégal car les comptes entre les parties ont été soldés par l'échange du 29 novembre 2013 adressé par le ministère de la défense et qui notifiait un trop versé de 574,16 euros au requérant ; les décisions postérieures ne mentionnent jamais cette somme de 574,16 euros ;

- le présent litige découle d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées dans le cadre de l'utilisation du logiciel " B " défavorablement connu des militaires ;

- l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception attaqués.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2021, le Directeur Départemental des Finances Publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en vertu du principe de séparation du comptable et de l'ordonnateur, cette réclamation relève de la compétence de l'ordonnateur, le SESU de Metz ;

- le requérant soutient n'avoir pas reçu les titres de perception, qui ont été toutefois tous été envoyés à l'adresse renseignée par l'ordonnateur lors de l'émission des titres et celle déclarée auprès de son employeur, au 1, rue Jean Jacques Rousseau, sur la commune de Collobrières ;

- en outre, le titre d'annulation pris en charge le 3 juillet 2017 ne constitue pas un nouveau titre de perception mais est venu diminuer le titre de perception précédent d'un montant de 727 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 29 juillet 2021 et 2 mars 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête à titre principal et à titre subsidiaire de juger que la somme que l'intéressé doit à l'Etat soit ramenée à 779,52 euros.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée en ce qu'un jugement n° 1701388 du 13 juin 2019 a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une décision du 21 février 2017 de la ministre des armées fixant le trop-perçu de rémunération à la somme de 2 813,29 euros ;

- le titre de perception a été envoyé automatiquement à l'adresse indiquée par l'ordonnateur à l'administration fiscale ;

- la balance des sommes contestées doit être arrêtée à la somme de 779,52 euros.

Par ordonnance du 1er août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 13 septembre 2022 à 12 heures.

V- Par une requête N° 2003261 enregistrée le 18 novembre 2020 et un mémoire enregistré le 11 février 2022, M. A C, représenté par Me Kieffer, doit être regardé, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant au Tribunal :

A titre principal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par le ministère de la défense et pris en charge par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) le 17 octobre 2016 fixant une créance de 603 euros ;

2°) d'annuler la décision explicite de rejet du ministère des armées du 21 septembre 2020 de retrait de ce titre de perception ;

A titre subsidiaire :

3°) d'annuler le titre de perception précité en ce qu'il fixe une dette de M. C qui excède la somme de 779,52 euros ;

En tout état de cause :

4°) d'ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Il soutient que :

- il a servi en tant que militaire au sein de l'armée de terre du 6 avril 2004 au 6 avril 2015 ; il a participé à des opérations extérieures d'octobre 2011 à janvier 2013 ;

- le ministère de la défense lui a notifié un trop-versé d'un montant de 574,16 euros en date du 29 novembre 2013 ; en date du 19 décembre 2013, il a accepté ce montant ainsi que le paiement échelonné de la dette ;

- par courrier du 13 juin 2016, le ministère lui signifiait un trop-versé d'un montant de 2 101,95 euros, qui était porté à la somme de 3 484,43 euros par un courrier du 27 juin 2016 ; enfin, par un courrier du 21 février 2017, ce montant était arrêté à la somme de 2 813,29 euros ;

- en date du 3 décembre 2019, la DGFIP lui a adressé un courrier auquel étaient annexés trois titres de perception à M. C ; un titre pris en charge le 28 septembre 2015 a fixé une créance de 2 881 euros au titre de certains postes ; un titre du 17 octobre 2016 a fixé une créance de 603 euros au titre d'autres postes ; enfin, un titre de perception pris en charge le 3 juillet 2017 a fixé la créance à la somme de 2 757 euros ;

- aucun des trois titres de perception n'a été notifié à M. C ; le titre du 3 juillet 2017 annule et remplace les deux titres précédents ;

- la présente requête est relative au titre de perception du 17 octobre 2016 ; les deux autres titres de perception feront l'objet de deux autres requêtes distinctes, qu'il conviendra de joindre à la présente requête ;

- le titre de perception du 17 octobre 2016 est illégal car les comptes entre les parties ont été soldés par l'échange du 29 novembre 2013 adressé par le ministère de la défense et qui notifiait un trop versé de 574,16 euros au requérant ; les décisions postérieures ne mentionnent jamais cette somme de 574,16 euros ;

- le présent litige découle d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées dans le cadre de l'utilisation du logiciel " B " défavorablement connu des militaires ;

- l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception attaqués.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2021, le Directeur Départemental des Finances Publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en vertu du principe de séparation du comptable et de l'ordonnateur, cette réclamation relève de la compétence de l'ordonnateur, le SESU de Metz ;

- le requérant soutient n'avoir pas reçu les titres de perception, qui ont été toutefois tous été envoyés à l'adresse renseignée par l'ordonnateur lors de l'émission des titres et celle déclarée auprès de son employeur, au 1, rue Jean Jacques Rousseau, sur la commune de Collobrières ;

- en outre, le titre d'annulation ne constitue pas un nouveau titre de perception mais est venu diminuer le titre de perception précédent d'un montant de 727 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 29 juillet 2021 et 2 mars 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête à titre principal et à titre subsidiaire de juger que la somme que l'intéressé doit à l'Etat soit ramenée à 779,52 euros.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée en ce qu'un jugement n° 1701388 du 13 juin 2019 a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une décision du 21 février 2017 de la ministre des armées fixant le trop-perçu de rémunération à la somme de 2 813,29 euros ;

- le titre de perception a été envoyé automatiquement à l'adresse indiquée par l'ordonnateur à l'administration fiscale ;

- la balance des sommes contestées doit être arrêtée à la somme de 779,52 euros.

Par ordonnance du 1er août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 13 septembre 2022 à 12 heures.

VI- Par une requête N° 2003262 enregistrée le 18 novembre 2020 et un mémoire enregistré le 11 février 2022, M. A C, représenté par Me Kieffer, doit être regardé, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant au Tribunal :

A titre principal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre par le ministère de la défense et pris en charge par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) le 3 juillet 2017 qui annule la créance d'un montant de 727 euros et la fixe au montant de 2 757 euros ;

2°) d'annuler la décision explicite de rejet du ministère des armées du 21 septembre 2020 de retrait de ce titre de perception ;

A titre subsidiaire :

3°) d'annuler le titre de perception précité en ce qu'il fixe une dette de M. C qui excède la somme de 779,52 euros ;

En tout état de cause :

4°) d'ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.

Il soutient que :

- il a servi en tant que militaire au sein de l'armée de terre du 6 avril 2004 au 6 avril 2015 ; il a participé à des opérations extérieures d'octobre 2011 à janvier 2013 ;

- le ministère de la défense lui a notifié un trop-versé d'un montant de 574,16 euros en date du 29 novembre 2013 ; en date du 19 décembre 2013, il a accepté ce montant ainsi que le paiement échelonné de la dette ;

- par courrier du 13 juin 2016, le ministère lui signifiait un trop-versé d'un montant de 2 101,95 euros, qui était porté à la somme de 3 484,43 euros par un courrier du 27 juin 2016 ; enfin, par un courrier du 21 février 2017, ce montant était arrêté à la somme de 2 813,29 euros ;

- en date du 3 décembre 2019, la DGFIP lui a adressé un courrier auquel étaient annexés trois titres de perception à M. C ; un titre émis le 28 septembre 2015 a fixé la créance de 2 881 euros au titre de certains postes ; un titre du 17 octobre 2016 a fixé une créance de 603 euros au titre d'autres postes ; enfin, un titre de perception émis le 3 juillet 2017 a annulé la créance de 727 euros pour la fixer à la somme de 2 757 euros ;

- aucun des trois titres de perception ne lui ont été notifiés ; le titre de perception du 3 juillet 2017 annule et remplace les deux titres précédents ;

- la présente requête est relative au titre de perception du 3 juillet 2017 ; les deux autres titres de perception feront l'objet de deux autres requêtes distinctes, qu'il conviendra de joindre à la présente requête ;

- le titre de perception du 3 juillet 2017 est illégal car les comptes entre les parties ont été soldés par l'échange du 29 novembre 2013 adressé par le ministère de la défense et qui notifiait un trop versé de 574,16 euros au requérant ; les décisions postérieures ne mentionnent jamais cette somme de 574,16 euros ;

- le présent litige découle d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées dans le cadre de l'utilisation du logiciel " B " défavorablement connu des militaires ;

- l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception attaqués.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2021, le Directeur Départemental des Finances Publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en vertu du principe de séparation du comptable et de l'ordonnateur, cette réclamation relève de la compétence de l'ordonnateur, le SESU de Metz ;

- le requérant soutient n'avoir pas reçu les titres de perception, qui ont été toutefois tous été envoyés à l'adresse renseignée par l'ordonnateur lors de l'émission des titres et celle déclarée auprès de son employeur, au 1, rue Jean Jacques Rousseau, sur la commune de Collobrières ;

- en outre, le titre d'annulation ne constitue pas un nouveau titre de perception mais est venu diminuer le titre de perception précédent d'un montant de 727 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 29 juillet 2021, 2 mars 2022, et 7 juin 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête à titre principal et à titre subsidiaire de juger que la somme que l'intéressé doit à l'Etat soit ramenée à 779,52 euros.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée en ce qu'un jugement n° 1701388 du 13 juin 2019 a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une décision du 21 février 2017 de la ministre des armées fixant le trop-perçu de rémunération à la somme de 2 813,29 euros ;

- les conclusions à fin d'annulation du titre de perception du 3 juillet 2017 sont irrecevables car ce titre de perception minore le trop-versé d'un montant de 727 euros et ne porte donc pas grief au requérant ;

- le titre de perception a été envoyé automatiquement à l'adresse indiquée par l'ordonnateur à l'administration fiscale ;

- la balance des sommes contestées doit être arrêtée à la somme de 779,52 euros.

Par ordonnance du 30 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 28 juin 2022 à 12 heures.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 décembre 2022 :

- le rapport de M. D ;

- et les conclusions de M. Cros, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2001822, n° 2001824, n° 2001837, n° 2003260, n° 2003261 et n° 2003262 portent sur les mêmes titres de perception et posent des questions identiques. En outre, elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre afin de statuer sur elles par une seule et même décision.

2. Aux termes de l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent ".

3. Conformément à ces dispositions, M. C a formé à l'encontre de chacun des trois titres de perception pris à son encontre du 28 septembre 2015, 17 octobre 2016 et 3 juillet 2017, dont il n'est pas contesté qu'il n'en a eu connaissance que le 3 décembre 2019, un recours administratif préalable obligatoire, auprès du comptable chargé du recouvrement, la DDFIP du Var, par trois lettres du 8 janvier 2020, reçues le 14 janvier 2020.

4. Il est constant que l'ordonnateur, le ministère de la défense, auquel les contestations devaient être transmises, en application des dispositions de l'article 118 du décret précité de 2012, a gardé le silence pendant 6 mois à compter de la réception de ces dernières, faisant ainsi naître trois décisions implicites de rejet le 14 juillet 2020. Toutefois, M. C a, par trois lettres du 14 août 2020, reçues le 19 août 2020, formé un second recours administratif préalable obligatoire, devant l'ordonnateur, le centre expert des ressources humaines et de la solde (CERHS), qui a pris une décision le 21 septembre 2020, rejetant explicitement les trois contestations. Ces décisions explicites se sont ainsi substituées aux décisions implicites de rejet nées le 14 juillet 2020. Dans les présentes requêtes, M. C dirige ses conclusions contre les titres de perception mais également à l'encontre de la décision du 21 septembre 2020, de rejet explicite de ses trois recours gracieux.

Sur les conclusions dirigées contre le titre de perception du 3 juillet 2017 ainsi que la décision du 21 septembre 2020 rejetant le recours préalable du requérant en ce qu'il était dirigé contre ce titre de perception :

5. Un titre de perception qui se borne à indiquer que la créance est réduite d'un certain montant n'est pas une décision faisant grief. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de ce titre d'annulation sont irrecevables.

6. En l'espèce, le titre de perception émis le 3 juillet 2017 par la Direction départementale des finances publiques du Var à l'encontre de M. C, intitulé Titre d'annulation, explique que : " Dans le cadre de la demande de restitution d'un indu de solde sur le fondement des articles 1302 et 1302-1 du code civil, le titre n° 2900030194 a été émis à votre encontre le 18/09/2015 pour un montant de 2 881 euros. () le trop-versé a été fixé à la somme de 2 757,38 euros, arrondie à 2 757 euros selon les règles en vigueur, le titre précité est par conséquent réduit de 727 euros ". Le titre de perception litigieux indique encore " Somme annulée : 727 euros ".

7. Il résulte donc de l'instruction, ainsi que le fait valoir la ministre des armées, que ce titre de perception, qui est un titre d'annulation, ne porte pas grief à M. C. Par suite, le ministre des armées est fondé à faire valoir que le requérant n'est pas recevable à demander son annulation, et la première fin de non-recevoir opposée par le ministre des armées en ce qui concerne l'annulation du titre de perception du 3 juillet 2017 doit donc être accueillie. Les conclusions du requérant en ce qu'elles sont dirigées contre le titre de perception du 3 juillet 2017 ainsi que contre la décision du 21 septembre 2020 rejetant son recours dirigé contre ce titre de perception, sont donc irrecevables.

Sur les conclusions dirigées contre les titres de perception du 28 septembre 2015 et du 17 octobre 2016 ainsi que la décision du 21 septembre 2020 en ce qu'elle rejette les recours préalables dirigés contre chacun de ces titres de perception :

8. En premier lieu, la ministre des armées oppose une fin de non-recevoir tirée de l'autorité de la chose jugée. Toutefois, l'autorité de chose jugée étant une question de fond du droit et non de recevabilité, cette fin de non-recevoir est inopérante.

9. Il résulte en outre de l'instruction que la décision du ministre des armées du 21 février 2017 a fixé un trop-versé sur rémunération à hauteur de 2 813,29 euros (901,95 euros au titre d'une " retenue d'une fraction durant séjour en OPEX ", 711,34 euros de trop-versé au titre de la rubrique " indemnité pour service en campagne, ISC " et 1 200 euros de trop-versé au titre de la rubrique " retenue d'une avance par SDI en avance départ en OPEX ". En outre, l'ordonnance du Tribunal administratif de Toulon du 13 juin 2019, qui a rejeté pour irrecevabilité manifeste la requête de M. C enregistrée le 4 mai 2017 dirigée contre la décision du 21 février 2017, a jugé que ladite décision " ne constitue qu'une mesure préparatoire à ce titre de perception, sans que puisse y faire obstacle la circonstance que le ministre ait indiqué que sa décision pouvait être contestée devant le juge administratif ".

10. En outre, la décision du 21 septembre 2020, produite par le requérant (pièce n° 16 de sa requête n° 2003260), est une décision de rejet de la demande indemnitaire préalable du 27 août 2020, de contestation des titres de perception du 28 septembre 2015, du 17 octobre 2016 et 3 juillet 2017. Elle n'a donc pas la même identité d'objet que la décision du 21 février 2017 et l'autorité relative de la chose jugée n'est pas opposable.

11. Par suite, l'autorité relative de la chose jugée nécessitant une identité des parties, de cause et d'objet, la ministre des armées ne peut invoquer l'autorité de la chose jugée et faire valoir que les conclusions en ce qu'elles sont dirigées contre la décision du 21 septembre 2020 sont irrecevables. Par suite, la seconde fin de non-recevoir opposée par la ministre des armées doit être écartée comme étant d'une part inopérante, d'autre part infondée.

12. En deuxième lieu, M. C soutient que la créance en litige résulte d'un dysfonctionnement comptable au sein du ministère des armées, dans l'utilisation du logiciel de paiement de la solde, dit B. Si ce dysfonctionnement n'est pas contesté, la circonstance que le trop-perçu de rémunération d'un agent public résulte d'une erreur de liquidation commise par l'administration ne fait pas obstacle à la récupération de cet indu. Par suite, ce moyen est inopérant et doit être écarté comme tel.

13. En troisième lieu, le requérant soutient que les comptes entre les parties ont été soldés par le courrier du 29 novembre 2013 par lequel le ministère de la défense notifiait au requérant un trop-versé de 574,16 euros, ainsi que par un courrier du 19 décembre 2013 par lequel il faisait part de l'acceptation du montant de la dette ainsi que des conditions de remboursement échelonnées par inscription sur le formulaire idoine.

14. Ce moyen est imprécis car le requérant n'explique pas en quoi il existerait une correspondance entre le trop-versé réclamé en 2013 et celui qui est en litige. Il pourra donc être écarté comme dépourvu de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

15. En outre, le courrier du CERHS de Nancy du 29 novembre 2013, produit à l'instance par le requérant, indique que le service a vérifié les montants perçus par le requérant, pour la période d'octobre 2011 à janvier 2013, et il est indiqué qu'au regard de la réglementation, un trop-perçu au cours de la période allant du 1er novembre 2011 au 10 mars 2012 est né pour un montant de 574,16 euros, au titre de l'Indemnité pour Services à l'Etranger.

16. Il résulte en outre de l'instruction que le titre de perception du 28 septembre 2015, qui fixe la somme à payer par le requérant à 2 881 euros, est relatif à l'indemnité pour services en campagne (ISC) et à l'indemnité pour charges militaires (ICM). En outre, le titre de perception émis le 17 octobre 2016, qui fixe la somme à payer en plus à 603 euros est relatif à l'indemnité pour services en campagne, et à l'indemnité pour charges militaires pour la période comprise entre le 1er octobre 2011 et le 31 décembre 2014, ainsi qu'à la retenue d'une fraction durant le séjour en OPEX et la retenue d'une avance par SDI pour une période comprise entre le 1er octobre 2011 et le 1er avril 2014. Les sommes ainsi perçues indûment par le requérant qui font l'objet du titre de perception d'un montant de 2 881 euros, puis d'un titre de perception de 603 euros, ne sont pas de même nature, ni du même montant que la somme de 574,16 euros qui a fait l'objet d'une réclamation par le ministre des armées au requérant dans le courrier du 29 novembre 2013. Enfin, les titres de perception du 28 septembre 2015 et du 17 octobre 2016 indiquent que la vérification et le décompte des trop-versés (TV) et moins-versés (MV) ont été arrêtés au 31 décembre 2014, soit plus d'un an après la première vérification, qui avait donné lieu au trop-versé d'un montant de 574,16 euros et au courrier du 29 novembre 2013.

17. Il résulte donc de l'instruction que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la créance ne serait pas due car les comptes entre les parties auraient été soldés par l'échange de courrier du 29 novembre 2013 lui réclamant le paiement d'un trop-versé d'un montant de 574,16 euros et l'acceptation de l'échelonnement du paiement.

18. En quatrième lieu, le requérant soutient qu'il a reçu les titres de perception, du 28 septembre 2015, ainsi que celui du 17 octobre 2016, en même temps que la correspondance de la DDFIP adressée par cet organisme le 3 décembre 2019.

19. La DDFIP sur ce point se borne à indiquer que l'adresse de M. C à laquelle ont été envoyés ces titres de perception de manière automatique est la même que celle à laquelle ont été envoyées les autres correspondances adressées à M. C et qui ont quant à elles été correctement reçues, en particulier les lettres de rappel et mises en demeure (au total huit courriers). Toutefois, ces éléments ne sont pas suffisants pour démontrer que la notification des titres de perception serait intervenue à une date antérieure à décembre 2019.

20. Toutefois, cette absence de notification des titres de perception, qui éventuellement peut avoir une incidence sur le délai de recours contentieux, ne saurait avoir une quelconque incidence sur le bien-fondé de la créance.

21. Il résulte de l'instruction que contrairement à ce que soutient le requérant, le fait que les titres de perception ne lui aient pas été notifiés dans les temps, n'a pas d'incidence sur la légalité des titres de perception et sur le bien-fondé de la créance de l'Etat.

22. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 : " Les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents peuvent être répétées dans un délai de deux années à compter du premier jour du mois suivant celui de la date de mise en paiement du versement erroné, y compris lorsque ces créances ont pour origine une décision créatrice de droits irrégulière devenue définitive. Toutefois, la répétition des sommes versées n'est pas soumise à ce délai dans le cas de paiements indus résultant soit de l'absence d'information de l'administration par un agent de modifications de sa situation personnelle ou familiale susceptibles d'avoir une incidence sur le montant de sa rémunération, soit de la transmission par un agent d'informations inexactes sur sa situation personnelle ou familiale ". Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, qu'ainsi, du reste, que le précise la circulaire RDFF1309975C du 11 avril 2013 de la direction générale des finances publiques et de la direction générale de l'administration et de la fonction publique : " les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents " doivent être comprises comme visant l'ensemble des sommes susceptibles d'être versées, à titre principal ou accessoire, par une personne publique à l'un de ses agents, en sa qualité d'employeur.

23. La ministre des armées fait valoir en l'espèce que la créance de l'Etat sur M. C se décompose en une somme de 901,95 au titre de la retenue d'une fraction de solde en OPEX et une somme de 1 200 euros au titre d'une retenue d'une avance avant départ en opération extérieure. Toutefois, ces deux éléments, qui ont été versés avant le mois de janvier 2013 sont prescrits par application de la prescription biennale.

24. Il poursuit en faisant valoir que la créance détenue sur M. C se compose également d'une créance au titre de l'indemnité pour services en campagne (CAMPAG) pour un montant non prescrit de 711,34 euros et d'une créance pour les retenues et cotisations sociales d'un montant de 68,18 euros. Ainsi, la ministre des armées conclut en faisant valoir, sans être utilement contestée sur ce point par le requérant, que le montant de la créance non prescrite détenue sur M. C s'élève à la somme de 779,52 euros. Le requérant, dans le dernier état de ses écritures, demande à ce qu'à titre subsidiaire, sa dette soit fixée à ce montant et les titres de perception contestés annulés au-delà de ce montant.

25. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler les titres de perception litigieux en ce qu'ils fixent la dette de M. C à l'Etat à un montant qui excède la somme de 779,52 euros. Il y a lieu d'annuler la décision du ministre des armées du 21 septembre 2020 dans la même mesure.

Sur les conclusions du requérant tendant à ordonner la régularisation de sa situation pécuniaire :

26. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".

27. Le requérant soutient que l'administration a pris à son encontre des mesures d'exécution pour les montants visés dans les titres de perception contestés. Toutefois, le requérant ne précise pas quelles seraient ces mesures d'exécution, ni quelle régularisation il souhaiterait obtenir. Dans ces conditions, il n'est pas démontré que l'annulation des titres de perception précitée impliquerait nécessairement que l'administration prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, au sens de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de rejeter ces conclusions comme étant imprécises.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

28. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du requérant formulées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE

Article 1er : Les titres de perception émis par la DDFIP du Var à l'encontre de M. C du 28 septembre 2015 et du 17 octobre 2016 sont annulés en ce que la dette qu'ils fixent à l'encontre de M. C envers l'Etat excède la somme de 779,52 euros (sept cent soixante-dix-neuf euros et cinquante-deux centimes).

Article 2 : La décision explicite du ministre des armées du 21 septembre 2020 est annulée dans cette même mesure.

Article 3 : Le surplus des requêtes n°2001822, n° 2001824, n° 2001837, n° 2003260, n° 2003261 et n° 2003262 est rejeté.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. A C, à la Direction Départementale des Finances Publiques du Var et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 20 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Riffard, premier conseiller,

M. Bailleux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 10 janvier 2023.

Le rapporteur,

Signé :

F. D

Le président,

Signé :

J-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

G. RICCI

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

2,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions