jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002146 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BARTHELEMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 août 2020 et le 23 juin 2021, la
SARL Masha et la SARL Vamasha, représentées par Me Barthélemy, demandent au Tribunal :
1°) d'annuler la mise en demeure du préfet du Var du 27 juillet 2020 relative à la mise en conformité de l'accueil du public dans le débit de boissons connu sous l'enseigne " Moorea " à Ramatuelle et l'arrêté du préfet du Var du 6 août 2020 portant fermeture administrative de cet établissement ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté du 6 août 2020 ne vise pas la SARL Masha mais exclusivement l'enseigne Moorea, laquelle ne dispose pas de la personnalité juridique ;
- la mise en demeure du 27 juillet 2020 ne comportait pas en annexe le point de situation de l'agence régionale de santé du 4 août 2020 non plus que les procès-verbaux de gendarmerie des 17 juillet, 1er août et 2 août 2020, en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- l'arrêté du 6 août 2020 ne comporte pas la mention de la qualité du signataire de l'acte ;
- le préfet du Var n'a pu avoir accès légalement, pour rédiger sa mise en demeure du
27 juillet 2020, aux procès-verbaux d'enquête réalisés suite à un contrôle du 17 juillet 2020 dans le cadre d'une réquisition judiciaire au visa de l'article 78-2-1 du code de procédure pénale, documents couverts par le secret de l'enquête et de l'instruction prescrits par l'article 11 du code de procédure pénale ;
- le principe du contradictoire et le respect des droits de la défense, garantis constitutionnellement et conventionnellement, ont été méconnus dès lors que ce procès-verbal n'a pas été annexé à la mise en demeure du 27 juillet 2020 ;
- le préfet du Var était tenu de communiquer ces procès-verbaux pour assurer le respect du contradictoire ;
- les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ont été méconnues ;
- la mise en demeure du 27 juillet 2020 expose des faits inexacts s'agissant de l'heure de fermeture de l'établissement le 17 juillet 2020 et évoque une plage horaire d'une amplitude de quatre heures insuffisamment précise ;
- le point de situation de l'agence régionale de santé daté du 4 août 2020 n'a pas été communiqué ;
- l'objectif de santé publique était satisfait dans l'enceinte de l'établissement Moorea par le dépistage systématique du personnel réalisé le 7 août 2020 à l'initiative du gérant ;
- la fermeture de l'établissement Moorea comme celle d'autres établissements proches n'a été décidée qu'à titre d'exemple ;
- les constatations évoquées des 1er et 2 août 2020 visées par l'arrêté n'ont pas été communiquées ;
- le préfet du Var ne pouvait légalement retenir un motif tiré de ce que les clients se déplacent dans l'enceinte de l'établissement sans masque dès lors que le décret du 10 juillet 2020 ne prévoyait plus une telle obligation à l'extérieur des établissements pour les départements sortis de l'état d'urgence sanitaire ;
- aucun cluster n'a été détecté à Ramatuelle et sur la place de Pampelonne ;
- le préfet du Var a méconnu la portée des dispositions de l'article 40 du décret du
10 juillet 2020 dont les II et III ne s'appliquent qu'à l'intérieur des établissements.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2020, le préfet du Var, demande au tribunal de rejeter la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code des relations du public avec l'administration ;
- la loi n° 2020-856 du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire ;
- le décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 prescrivant des mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de COVID-19 dans les territoires sortis de l'état d'urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Silvy, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Sylvie Wustefeld, rapporteure publique,
- et les observations de Me Barthélémy, représentant la SARL Masha et la
SARL Vamasha.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Masha et la SARL Varmasha exploitent conjointement un restaurant-plage le " Moorea ", implanté pour partie sur le domaine public maritime et pour partie sur un fonds privé, situé chemin des Moulins à Ramatuelle. Par un courrier de mise en demeure du 27 juillet 2020, le préfet du Var avait informé M. D A, en qualité de gérant de l'établissement Moorea, que des manquements aux mesures réglementaires de distanciation sociale avaient été constatés le 17 juillet 2020 dans son établissement et le mettait en demeure d'organiser sans délai un accueil du public conforme aux prévisions de l'article 40 du décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 pour des établissements recevant du public (ERP) de type N " restaurants et débits de boissons ". Par un arrêté du 6 août 2020, notifié le jour même à
M. A, et compte tenu de nouvelles constatations des forces de l'ordre les 1er et 2 août 2020, le préfet du Var a prononcé une fermeture administrative de cet établissement jusqu'au 20 août 2020. Après avoir présenté un recours gracieux daté du 6 août 2020, la SARL Masha et la
SARL Varmasha demandent au tribunal, par la présente requête, l'annulation de cette mise en demeure et de cet arrêté.
Sur la légalité de la mise en demeure du 27 juillet 2020 et de l'arrêté du 6 août 2020 :
2. Aux termes de l'article 40 du décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 susvisé, alors en vigueur : " I. - Dans les territoires sortis de l'état d'urgence sanitaire, les établissements recevant du public relevant des types suivants définis par le règlement pris en application de l'article R. 123-12 du code de la construction et de l'habitation ne peuvent accueillir du public que dans le respect des conditions prévues au présent article : / - établissements de type N : Restaurants et débits de boissons ; () II. - Pour l'application de l'article 1er, les gérants des établissements mentionnés au I organisent l'accueil du public dans les conditions suivantes : / 1° Les personnes accueillies ont une place assise ; / 2° Une même table ne peut regrouper que des personnes venant ensemble ou ayant réservé ensemble, dans la limite de dix personnes ; / 3° Une distance minimale d'un mètre est garantie entre les tables occupées par chaque personne ou groupe de personnes venant ensemble ou ayant réservé ensemble, sauf si une paroi fixe ou amovible assure une séparation physique. / III. - Portent un masque de protection : / 1° Le personnel des établissements ; / 2° Les personnes accueillies de onze ans ou plus lors de leurs déplacements au sein de l'établissement. ". Et aux termes de l'article 29 du décret n° 2020-860 : " Le préfet de département est habilité à interdire, à restreindre ou à réglementer, par des mesures réglementaires ou individuelles, les activités qui ne sont pas interdites en vertu du présent titre. / Dans les parties du territoire dans lesquelles est constatée une circulation active du virus mentionnées à l'article 4, le préfet de département peut en outre fermer provisoirement une ou plusieurs catégories d'établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunions. / Le préfet de département peut, par arrêté pris après mise en demeure restée sans suite, ordonner la fermeture des établissements recevant du public qui ne mettent pas en œuvre les obligations qui leur sont applicables en application du présent décret. ".
3. En premier lieu, il ressort des dispositions précitées de l'article 29 du décret n° 2020-860 que la mesure de fermeture qui peut être arrêtée par l'autorité préfectorale vise les établissements et non les personnes physiques ou morales qui en assurent l'exploitation. L'imprécision qui affecte sur ce point l'intitulé de l'arrêté et son article 1er demeure sans incidence sur sa légalité dès lors que cette désignation ne présentait pas d'ambiguïté et que l'arrêté a été notifié par voie administrative au gérant de ce débit de boissons dès le jour de sa signature.
4. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que l'identité du signataire de l'arrêté du
6 août 2020 n'est pas indiquée en méconnaissance des règles applicables aux décisions administratives manque en fait dès lors que cet arrêté comporte l'indication de la qualité du signataire, préfet, et de son identité, M. B C.
5. En troisième lieu, aucune disposition légale ou réglementaire n'imposait que le point de situation épidémiologique dressé le 4 août 2020 par l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) à l'intention du préfet du Var, et auquel se référait l'arrêté du 6 août 2020, soit annexé à celui-ci ou soit ultérieurement communiqué. Il est, par ailleurs, constant que cet arrêté ne procède pas à une motivation par référence au contenu de cet avis.
6. En quatrième lieu, si les sociétés requérantes font valoir que des procès-verbaux réalisés dans le cadre d'une enquête judiciaire pour travail dissimulé auraient été communiqués à l'autorité préfectorale en méconnaissance des prévisions de l'article 11 du code de procédure pénale, il ressort des pièces du dossier que n'ont été exploités que des rapports administratifs destinés aux seuls préfet du Var et sous-préfet de Draguignan.
7. En cinquième lieu, ni les prévisions du décret n° 2020-860, ni le principe du contradictoire n'imposait que les rapports administratifs adressés à l'autorité préfectorale pour porter à sa connaissance des manquements aux règles d'hygiène et de distanciation sociale soient annexés à la mise en demeure prévue au 3e alinéa de l'article 29 de ce décret. La circonstance que d'autres autorités préfectorales aient estimé utile de procéder à un échange contradictoire préalable à toute décision de fermeture administrative, dans le cadre juridique applicable avant l'entrée en vigueur du décret n° 2020-860, est, à cet égard, sans incidence. Le moyen doit, par suite, être écarté.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 121-1 de ce code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Et aux termes de l'article L. 121-2 de ce code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; / 2° Lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public ou la conduite des relations internationales ; / 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière ; () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que la mise en demeure en litige est motivée en droit, par la référence aux articles 29 et 40 du décret, et en fait, par l'évocation des événements constatés le 17 juillet 2020. Les sociétés requérantes ne sont, par suite, pas fondées à soutenir que les dispositions, à les supposer applicables, de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des actes administratifs ont été méconnues. En outre, à supposer soulevé un moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, il ressort des termes de l'article 29 du décret n° 2020-860 que le pouvoir réglementaire a organisé une procédure contradictoire particulière permettant aux gérants des établissements recevant du public critiqué par une mise en demeure de contester celle-ci et de présenter tout élément de nature à prévenir une éventuelle décision de fermeture administrative. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.
10. En septième lieu, si les requérantes font valoir que la mise en demeure en litige se fondait sur des éléments inexacts, il résulte des termes même de cette correspondance que la référence qu'elle fait à la plage horaire " entre 18h00 et 22h00 " ne correspondait pas à la durée du contrôle de l'établissement Moorea mais à la période au cours de laquelle celui-ci a été conduit. Il ressort également du rapport administratif dressé le 22 juillet 2020 que les agents de la gendarmerie nationale mobilisés le 17 juillet 2020 avait procédé au contrôle successif de trois établissements de plage sur le secteur de Pampelone à Ramatuelle au cours de cet intervalle de temps. Le moyen tiré de l'erreur de fait entachant la mise en demeure doit, par suite, être écarté.
11. En huitième lieu, la circonstance que le gérant de l'établissement Moorea a fait procéder au dépistage de la quasi-totalité de ses effectifs le 7 août 2020, soit le lendemain de la décision attaquée, est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de celle-ci.
12. En neuvième lieu, il ne résulte d'aucune disposition législative ou règlementaire que les constatations des 1er et 2 août 2020, visées par l'arrêté en litige en ce qu'elles caractérisaient le défaut de prise en compte effective de la mise en demeure précédemment notifiée, devaient être communiquées préalablement à l'adoption de la décision de fermeture administrative en litige.
13. En dixième lieu, les requérantes soutiennent que le préfet du Var ne pouvait légalement retenir un motif tiré de ce que les clients se déplacent dans l'enceinte de l'établissement sans masque dès lors que l'article 40 du décret du 10 juillet 2020 ne prévoyait plus une telle obligation à l'extérieur des établissements, contrairement aux dispositions de l'article 40 EUS du même décret applicable dans les territoires où l'état d'urgence sanitaire est en vigueur. Il ressort toutefois de la rédaction même du III de l'article 40 que celui-ci ne limite aucunement l'obligation du port du masque aux seuls espaces intérieurs des établissements ouverts ou partiellement ouverts. L'obligation du port du masque s'imposait, par suite, de manière permanente à l'ensemble des personnels de l'établissement ainsi qu'aux clients de celui-ci âgés de plus de onze ans lors de leurs déplacements. C'est, par suite, sans erreur de droit, que le préfet du Var a pu motiver l'arrêté de fermeture administrative en litige en retenant qu'après la mise en demeure du 27 juillet 2020, des infractions aux règles sanitaires se répétaient dans cet établissement et notamment l'insuffisant recours au port du masque. Au surplus, il ressort des rapports administratifs rédigés les 2 et 4 août 2020 que d'autres règles fixées pour la réouverture des débits de boissons à la fin de l'état d'urgence sanitaire étaient également méconnues, notamment s'agissant de la station assisse et de la distanciation sociale et auraient été de nature, à elles seules, à justifier la fermeture prononcée.
14. En onzième lieu, les sociétés requérantes font valoir que la sécurité sanitaire était suffisamment assurée dans l'établissement Moorea, lequel n'était pas inclus dans un cluster de contamination identifié. Le respect des règles fixées par le décret du 10 juillet 2020, notamment à son article 40, ne présente toutefois pas un caractère optionnel ou dont il aurait été loisible aux établissements recevant du public de s'estimer libérés et il n'était aucunement conditionné à un niveau particulier de circulation du virus dans un territoire donné. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et notamment du point de situation réalisé par l'agence régionale de santé PACA le 4 août 2020 à l'intention du préfet du Var que trois clusters avaient été identifiés depuis le 25 juillet dans des restaurants et restaurants bars à Saint-Tropez et Ramatuelle et que des signalements récurrents faisaient état de l'organisation d'évènements musicaux en journée et tard le soir sans protection ni distanciation. Dès lors, l'application des dispositions sanitaires du décret du 10 juillet 2020 étaient, en tout état de cause, toujours justifiées à cette date.
15. En douzième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la fermeture de l'établissement Moorea comme celle d'autres établissements proches n'aurait été décidée qu'à titre d'exemple et sans motifs légitimes. Le détournement de pouvoir allégué doit, par suite, être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais de justice :
17. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par les SARL Masha et Vamasha doivent, dès lors, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Masha et de la SARL Vamasha est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Masha, à la SARL Vamasha et au ministre de la Santé et de la Prévention.
Copie en sera adressée au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Harang, président,
M. Silvy, premier conseiller,
M. Lamarre, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
J.-A. SILVY
Le président,
Signé
Ph. HARANGLa greffière,
Signé
A. CAILLEAUX
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026