vendredi 13 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002182 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | KATO & LEFEBVRE ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 août 2020, le 30 juin 2021 et le 7 juin 2022, Mme D A et M. C A, représentés par Me Lefebvre, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 29 janvier 2020 par laquelle le syndicat de l'association syndicale autorisée (ASA) Les Charles a fixé les bases de répartition pour l'année 2020 ;
2°) de les décharger de la somme mise à leur charge par le titre exécutoire n° 132 émis le 28 mai 2020 par la présidente de l'ASA Les Charles et objet de la présente opposition ;
3°) de mettre à la charge des signataires de la délibération attaquée membres de l'ASA une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur recours est recevable ;
- ils n'ont pas été consultés sur le projet de bases de répartition, en méconnaissance de l'article 51 du décret du 3 mai 2006 ;
- la délibération n'a pas été prise par la collectivité des membres de l'ASA ;
- la notification des bases de répartition était incomplète ;
- les nouvelles bases de répartition sont illégales car non conformes à l'usage des équipements par les propriétaires des lots :
* 64 lots payent une redevance moyenne de 953,80 euros par lot pour l'utilisation de
3 900 mètres de voirie et deux portails, alors que les 71 autres payent une redevance moyenne de 517,60 euros par lot pour l'utilisation de 6 100 mètres de voirie et six portails ; le secteur D utilise deux portails sur huit, soit 25% d'entre eux et supporte 64% du coût des portails ; les portails sont d'usage commun et assurent la sécurité de tous les propriétaires ; le deuxième portail de l'entrée D ne fonctionne plus depuis l'année 2019 ;
* le secteur D totalise 42% de la voirie mais supporte 76% de son budget ; cela est contraire au caractère commun des voiries ;
* les premiers bénéficiaires des nouvelles bases sont les membres du syndicat de l'ASA qui ont tous vu leurs cotisations baisser.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 décembre 2020 et le 30 juillet 2021, L'ASA Les Charles, représentée par Me Jeanjean, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise solidairement à la charge des requérants une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 29 janvier 2020 fixant les bases de répartition sont irrecevables ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 21 juillet 2021 et le 29 juillet 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut à son incompétence pour défendre.
Par ordonnance du 25 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 27 juin 2022.
Par un courrier en date du 30 novembre 2022, l'ASA Les Charles a été invitée à produire la délibération n°1-2020 portant approbation du budget primitif 2020 ou le procès-verbal de la réunion d'approbation de ce budget, ainsi que la preuve de la transmission au contrôle de légalité des nouveaux statuts adoptés en assemblée générale extraordinaire le 2 août 2019, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Les pièces demandées ont été produites le 5 décembre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires ;
- le décret n° 2006-504 du 3 mai 2006 portant application de cette ordonnance ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de Mme Prune Helfter-Noah, rapporteure publique ;
- en l'absence des parties.
Considérant ce qui suit :
1. La présidente de l'association syndicale autorisée (ASA) du domaine Les Charles a émis le 28 mai 2020 un titre exécutoire à l'encontre des requérants au titre des redevances syndicales de l'année 2020, déterminées sur la base d'une répartition arrêtée par une délibération n° 2-2020 du
29 janvier 2020. Les intéressés demandent l'annulation de cette délibération et la décharge de la somme mise à leur charge.
S'agissant des conclusions à fin d'annulation du titre exécutoire :
Sur l'absence d'indication des bases de liquidation :
2. Aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
3. En l'espèce, les titres exécutoires attaqués comportent un décompte par poste, lequel est, contrairement à ce qu'affirment les requérants, compréhensible. Il comporte en effet une case " base commune ", pour notamment l'entretien des espaces verts, une case " part portail " et une case " part voirie " avec le montant pour chacun de ces postes et le coefficient appliqué et enfin le montant total. En outre, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de ce que la délibération du 29 janvier 2022 aurait été notifiée de manière incomplète et serait incompréhensible dès lors que les bases de liquidation de la créance en cause sont indiquées dans le titre exécutoire lui-même. Enfin, la notification, le 10 mai 2020, de la délibération n° 2-2020 du 29 janvier 2020, bien qu'incomplète à cette date, comprenait le projet de bases de répartition des redevances syndicales, lequel indiquait de manière compréhensible les modalités de calcul. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'indication des bases de liquidation, à le supposer soulevé, doit être écarté.
Sur l'exception d'illégalité de la délibération n° 2-2020 du 29 janvier 2020 :
4. En premier lieu, aux termes d'une part de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 : " II. - Les redevances syndicales sont établies annuellement et réparties entre les membres en fonction des bases de répartition des dépenses déterminées par le syndicat. Ces bases tiennent compte de l'intérêt de chaque propriété à l'exécution des missions de l'association. ". Aux termes de l'article 26 du décret du 3 mai 2006 : " Le syndicat délibère notamment sur : () d) Le rôle des redevances syndicales et les bases de répartition des dépenses entre les membres de l'association prévues au II de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 susvisée ; ". Aux termes de l'article 51 du même décret : " Lors de sa première réunion et de toute modification ultérieure, le syndicat élabore un projet de bases de répartition des dépenses entre les membres de l'association, accompagné d'un tableau faisant état pour chaque membre de la proportion suivant laquelle il contribue et d'un mémoire explicatif indiquant les éléments de ses calculs et assorti le cas échéant d'un plan de classement des propriétés en fonction de leur intérêt à l'exécution des missions de l'association et d'un tableau faisant connaître la valeur attribuée à chaque classe. Un exemplaire du projet et de ses annexes et un registre destiné à recevoir les observations des membres de l'association sont déposés pendant quinze jours au siège de l'association. Ce dépôt est annoncé par affichage dans chacune des communes sur le territoire desquelles s'étend le périmètre de l'association ou publication dans un journal d'annonces légales du département siège de l'association, ou par tout autre moyen de publicité au choix du syndicat. A l'expiration de ce délai, le syndicat examine les observations des membres de l'association. Il arrête ensuite les bases de répartition des dépenses. Cette délibération est notifiée aux membres de l'association par le président. ".
5. Aux termes d'autre part de l'article 59 du décret du 3 mai 2006 : " Avant le 31 décembre de l'année précédant l'exercice, le projet de budget établi par le président de l'association syndicale autorisée est déposé au siège de l'association pendant quinze jours. Ce dépôt est annoncé par affichage ou publication ou par tout autre moyen de publicité au choix du président de l'association. Chaque membre de l'association peut présenter des observations au président. Le projet de budget accompagné d'un rapport explicatif du président et, le cas échéant, des observations des intéressés, est ensuite voté par le syndicat avant le 31 janvier de l'année de l'exercice et transmis avant le 15 février au préfet () ".
6. Il résulte de l'instruction que les projets de budget primitif 2020 et de clés de répartition ont été mis à disposition à la maison " Les Charles " durant quinze jours du 13 janvier 2020 au
28 janvier suivant et que les propriétaires en ont été informés par courriel du 12 janvier 2020, lequel doit être regardé comme une mesure de publicité appropriée. Deux propriétaires ont notamment consulté ces projets, sans présenter d'observations. La délibération du 29 janvier 2020 a été notifiée aux propriétaires par un courriel du 10 mai 2020, sans toutefois être accompagnée du tableau mentionnant les parts contributives de chacun des 147 lots, mais a été notifiée de manière complète le 3 juin 2020 suite à la demande de certains membres. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce qu'ils n'ont pas été consultés sur le projet de bases de répartition doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré de ce que la notification des bases de répartition était incomplète.
7. En deuxième lieu, il résulte des dispositions précitées que le syndicat arrête les bases de répartition des dépenses, puis que cette délibération est notifiée aux membres de l'association par le président. Par suite, le moyen tiré de ce que la délibération n'a pas été prise par la collectivité des membres de l'ASA doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 : " II. - Les redevances syndicales sont établies annuellement et réparties entre les membres en fonction des bases de répartition des dépenses déterminées par le syndicat. Ces bases tiennent compte de l'intérêt de chaque propriété à l'exécution des missions de l'association. ". Il résulte de ces dispositions que les redevances syndicales, qui ont pour objet d'assurer la répartition entre les propriétaires, membres de l'association, des dépenses que celle-ci assume conformément à ses missions, essentiellement constituées par des frais de réalisation de travaux ou d'ouvrages et d'entretien de ceux-ci, doivent être établies annuellement et réparties en prenant en considération l'intérêt de chaque propriété à l'exécution de ces missions. Toutefois, ni le II de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004, ni l'article 51 précité du décret du 3 mai 2006 qui prévoit la possibilité pour le syndicat d'élaborer le cas échéant un plan de classement des propriétés en fonction de leur intérêt à l'exécution des missions de l'association et un tableau faisant connaître la valeur attribuée à chaque classe, n'ont entendu imposer aux associations syndicales une obligation d'individualisation du calcul de la redevance pour chaque membre.
9. Tout d'abord, en raison de l'importance qui s'attache à l'entretien des espaces verts au sein de l'ASA Les Charles du fait de sa situation fortement exposée aux risques d'incendies de forêt et, le cas échéant, à la propagation rapide d'un incendie à l'ensemble des lots, le syndicat de l'ASA pouvait, sans disproportion, retenir un intérêt égal de l'ensemble des propriétaires concernant ce premier poste de dépense.
10. Ensuite, il résulte de l'instruction qu'une partie des lots de l'ASA n'utilisent pas sa voirie. D'autres lots ont un usage d'une très faible partie de la voirie de l'ASA. Par ailleurs, certaines parties de la voirie et, notamment, celles situées dans le quartier Rigaude-Leonards-Pierre Plantée sont plus anciennes et nécessitent plus de travaux, comme le fait valoir sans être contredite l'ASA, qui indique par ailleurs une fréquence d'utilisation jusqu'à 16 fois plus élevée. Si les requérants soutiennent que l'utilisation de la voirie présente un intérêt commun dès lors que tout propriétaire peut accéder à l'ensemble de l'ASA, et notamment à la maison Des Charles, celle-ci est toutefois divisée en plusieurs quartiers desservis par une longueur variable de voirie et la méthode de calcul adoptée tient compte, pour chaque lot, de la longueur de voirie le desservant. L'intérêt des membres à l'entretien de la voirie n'étant ainsi pas identique entre eux en fonction de sa longueur, c'est sans disproportion entre l'intérêt des propriétaires et les dépenses en cause que le syndicat de l'association a pu distinguer selon la longueur de la voirie desservant chaque lot.
11. Enfin, l'ASA compte huit portails, numérotés A, B, C, D, D', E, F et P. Les différents quartiers de l'ASA desservis par chacune de ces entrées ne communiquent pas entre eux. Certains lots sont reliés directement à la voie publique, alors que d'autres bénéficient d'une protection contre les intrusions par l'existence d'un ou deux portails. L'entrée D, contrairement aux autres, comporte deux portails, ce qui a pour conséquence de doubler les coûts d'entretien. Les propriétaires n'empruntant pas cette entrée pour accéder à leur quartier de l'ASA n'ont donc pas le même intérêt que les autres à leur entretien et c'est ainsi sans disproportion que le syndicat a pu retenir un intérêt différent entre les propriétaires. Si certains portails sont utilisés par un grand nombre de lots, tandis que d'autres portails le sont par un petit nombre de lots, cette circonstance a seulement pour conséquence, en multipliant les passages au niveau des portails les plus utilisés, d'augmenter les frais d'entretien de ceux plus sollicités. Par ailleurs, la circonstance qu'un portail ne soit pas entretenu effectivement ou que chacun des membres de l'ASA ait accès à l'ensemble du lotissement en utilisant ponctuellement tous les portails et sa voirie, ne rend pas disproportionnées ces bases de répartition, dès lors que les dispositions précitées n'ont pas entendu imposer aux associations syndicales une obligation d'individualisation du calcul de la redevance pour chaque membre et que les requérants ne proposent pas de clés de répartition plus pertinentes. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité des bases de répartition doit être rejeté en toutes ses branches ainsi que, par conséquent, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la délibération du 29 janvier 2020.
12. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le mobile réel de la délibération contestée n° 2-2020 soit différent du mobile apparent ou allégué. Par suite, le moyen tiré du détournement de pouvoir par les membres du bureau, à le supposer soulevé, doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des titres exécutoires émis le 28 mai 2020 par la présidente de l'association syndicale autorisée du domaine Les Charles.
Sur les conclusions à fin de décharge et au titre des frais liés au litige :
14. Par voie de conséquence, les conclusions à fin de décharge ne peuvent qu'être rejetées.
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge des frais liés au litige.
D E C I D E:
Article 1er : La requête des consorts A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'ASA du domaines Les Charles au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à M. C A, à l'association syndicale autorisée Les Charles et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président-rapporteur,
Mme Faucher, première conseillère,
M. Quaglierini, premier conseiller
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
Signé
JF. B
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
S. FAUCHER
La greffière,
Signé
B. BALLESTRACCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026