LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2002244

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2002244

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2002244
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantDARTEVELLE & DUBEST

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 août 2020, le 24 août 2020 et le

31 mai 2021, la société anonyme (SA) La Poste, représentée par Me Rossignol, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision d'amende administrative d'un montant de 10 000 euros du

14 février 2020 du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Provence-Alpes-Côte-d'Azur ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision d'amende administrative d'un montant de 10 000 euros du 14 février 2020 du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Provence-Alpes-Côte-d'Azur en lui substituant un avertissement ou, à titre infiniment subsidiaire, en modérant son montant.

Elle soutient que :

- la position retenue par l'inspection du travail a été censurée à plusieurs reprises par les tribunaux de police alors compétents et, plus récemment par des tribunaux administratifs ;

- son interprétation des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail aboutit à interdire la mise en place d'horaires collectifs de travail pour les facteurs et à prescrire la mise en place de décompte individuel du temps de travail ;

- elle remet en cause les prévisions de l'accord collectif du 7 février 2017 qui régit l'organisation et les modalités de décompte du temps de travail des facteurs au niveau national ;

- cette position de principe s'applique également aux personnels fonctionnaires qui ne sont pas concernés par le contrôle de l'inspection du travail ;

- le principe d'égalité s'oppose à ce que les horaires collectifs soient abandonnés au sein du site du Beausset ou que les dépassements et heures supplémentaires y soient interdits alors que ce système est maintenu dans l'ensemble des autres établissements en France ;

- cette position aboutit à contraindre la direction du site à estimer qu'il ne peut jamais être dérogé aux horaires collectifs et qu'aucun dépassement individuel n'est possible en dépit du droit aux heures supplémentaires prévu par l'accord collectif et le code du travail ;

- la mise en place d'un décompte des horaires individualisés contraindrait la société

La Poste à revoir entièrement sons système de gestion administrative des personnels salariés et fonctionnaires pour un coût estimé à 21 millions d'euros correspondant à l'installation de badgeuses physiques sur ses quatre mille sites de distribution à quoi s'ajouterait un coût annuel de maintenance et de gestion de trois millions d'euros ;

- le signataire de la décision d'amende ne disposait pas d'une délégation du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur en méconnaissance de l'article R. 8115-1 du code du travail ;

- la procédure contradictoire prévue à l'article R. 8115-10 du code du travail n'est mise en œuvre qu'après que la décision de sanction ait déjà été prise, en méconnaissance du principe des droits de la défense ;

- la procédure contradictoire a été méconnue en ce qu'il est soutenu que La Poste n'aurait pas répondu à un courrier du 19 septembre 2019 dont elle aurait été prétendument destinataire et qu'elle n'a pas reçu ; l'administration ne lui a pas fourni la copie de cette correspondance malgré une demande en ce sens ;

- seul le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi est habilité à conduire la procédure contradictoire par l'effet des dispositions de l'article R. 8115-10 du code du travail et l'autorité signataire du courrier du 19 septembre 2019 ne justifie pas d'une délégation ;

- l'administration ne justifie pas avoir laissé la possibilité au ministère public de diligenter des poursuites pénales au visa de l'article R. 3173-2 du code du travail ni d'avoir informé le procureur de la République de Toulon le 20 mars 2019 ;

- les dispositions de l'article D. 3171-8 du code du travail ont été inexactement appliquées au document de décompte du temps de travail au sein de l'établissement du Beausset dès lors que cet article ne s'applique qu'aux salariés ne travaillant pas selon le même horaire collectif, la loi le prévoyant n'imposant pas de respecter ce formalisme ;

- le code du travail ne fixe aucune condition de fond ou de critère à la mise en place d'un horaire collectif par l'employeur dans le cadre de son pouvoir de direction mais l'assortit de certaines règles, notamment de forme et l'autorité administrative ne peut s'immiscer dans ce choix ;

- l'article L. 3121-48 du code du travail prévoit que la mise en œuvre d'un dispositif d'horaires individualisés n'est possible qu'à la demande des salariés et sur avis conforme des instances représentatives du personnel, or, aucune demande de salariés n'a été formulée en ce sens ;

- les horaires collectifs mis en place en application de l'accord collectif national du

7 février 2017 garantissent une répartition égale de la charge de travail entre les facteurs, corollaire de la procédure particulière d'attribution des positions de travail sans intervention de la direction et de l'engagement de celle-ci de ne pas mettre en œuvre de contrôles par géolocalisation ;

- les dispositions de l'article D. 3171-1 du code du travail n'impliquent pas que certains agents ne puissent pas avoir des horaires éventuellement différents ainsi que l'a jugé la Cour de cassation dans son arrêt du 18 mai 2005, ni que des écarts avec les horaires affichés puissent se produire dans le cadre des règles applicables aux heures supplémentaires et notamment au contingent annuel de 220 heures prévu à l'article D. 3121-14-1 du code du travail ;

- le code du travail ne fixe aucune modalité de décompte obligatoire en ce qui concerne les heures supplémentaires réalisées dans le cadre d'horaires collectifs, n'impose pas que ces heures supplémentaires devraient être effectuées de manière identique et collective pour l'ensemble des salariés et ne fixe aucune autre limite que le contingent annuel de 220 heures ;

- la réalisation d'heures supplémentaires n'implique pas plus de modifier l'horaire collectif affiché sauf à priver de toute portée l'article D. 3171-1 du code du travail ;

- les positions exprimées par la direction générale du travail dans les fiches pédagogiques qu'elle diffuse contredisent l'interprétation retenue par l'inspection du travail dans ce dossier ;

- les juridictions pénales et administratives ont toujours censuré la position défendue par l'inspection du travail, à l'exception d'un jugement isolé du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne dont elle a fait appel mais qui contredit en tout état de cause largement l'interprétation retenue par l'inspection du travail du Var ;

- les constats réalisés par l'inspecteur du travail lors de ces deux déplacements ne sont pas probants puisqu'ils établissent que l'immense majorité des facteurs étaient revenus à l'heure de fin de service affichée et ne distinguent pas entre facteurs fonctionnaires et salariés ;

- la décision d'amende en litige est entachée d'une erreur d'appréciation sur la possibilité d'organiser les activités de distribution du courrier selon des horaires collectifs ;

- elle peut se prévaloir, à titre subsidiaire, de sa bonne foi sur le fondement des dispositions de l'article L. 8115-4 du code du travail modifié.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 mars 2021 et le 3 juin 2021, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Provence-Alpes-Côte-d'Azur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la SA La Poste ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Silvy, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Sylvie Wustefeld, rapporteure publique,

- et les observations de Me Gay, substituant Me Rossignol, représentant la SA La Poste.

Une note en délibérée, présentée par la SA La Poste, a été enregistrée le 21 décembre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Suite à un contrôle effectué au sein de l'établissement de la SA La Poste situé 5 place du Général de Gaulle au Beausset le 28 septembre 2018, l'inspecteur du travail de l'unité de contrôle TPM Var Ouest a dressé un rapport à l'attention du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Provence-Alpes-Côte-d'Azur faisant état de la méconnaissance de la réglementation relative aux horaires collectifs de travail. Par un courrier du 19 septembre 2019, reçue le 23 septembre 2019, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Provence-Alpes-Côte-d'Azur a indiqué à la SA La Poste qu'il envisageait de prononcer une amende administrative concernant cet établissement en raison de manquements aux dispositions de l'article L. 3171-2 du code du travail dans cet établissement et l'a invitée à présenter ses observations dans un délai d'un mois. Par une décision du 14 février 2020, cette autorité a infligé à la société La Poste une amende d'un montant de 10 000 euros.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes, d'une part, de l'article L. 3171-1 du code du travail : " L'employeur affiche les heures auxquelles commence et finit le travail ainsi que les heures et la durée des repos. / Lorsque la durée du travail est organisée dans les conditions fixées par l'article L. 3121-44, l'affichage comprend la répartition de la durée du travail dans le cadre de cette organisation. ". Aux termes de l'article L. 3121-44 du code du travail : " En application de l'article L. 3121-41, un accord d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche peut définir les modalités d'aménagement du temps de travail et organiser la répartition de la durée du travail sur une période supérieure à la semaine. () ". Aux termes de l'article L. 3171-2 de ce code : " Lorsque tous les salariés occupés dans un service ou un atelier ne travaillent pas selon le même horaire collectif, l'employeur établit les documents nécessaires au décompte de la durée de travail, des repos compensateurs acquis et de leur prise effective, pour chacun des salariés concernés. " Et aux termes de l'article L. 3171-3 du même code : " L'employeur tient à la disposition de l'agent de contrôle de l'inspection du travail mentionné à l'article L. 8112-1 les documents permettant de comptabiliser le temps de travail accompli par chaque salarié. / La nature des documents et la durée pendant laquelle ils sont tenus à disposition sont déterminées par voie réglementaire. ".

3. Aux termes, d'autre part, de l'article D. 3171-1 du code du travail : " Lorsque tous les salariés d'un atelier, d'un service ou d'une équipe travaillent selon le même horaire collectif, un horaire établi selon l'heure légale indique les heures auxquelles commence et finit chaque période de travail. / Aucun salarié ne peut être employé en dehors de cet horaire, sous réserve des dispositions des articles L. 3121-30, L. 3121-33, L. 3121-38 et L. 3121-39 relatives au contingent annuel d'heures supplémentaires, et des heures de dérogation permanente prévues par un décret pris en application de l'article L. 3121-67. ". Aux termes de l'article L. 3121-30 de ce code : " Des heures supplémentaires peuvent être accomplies dans la limite d'un contingent annuel. Les heures effectuées au-delà de ce contingent annuel ouvrent droit à une contrepartie obligatoire sous forme de repos. () ". Et aux termes de l'article D. 3171-8 de ce code : " Lorsque les salariés d'un atelier, d'un service ou d'une équipe, au sens de l'article D. 3171-7, ne travaillent pas selon le même horaire collectif de travail affiché, la durée du travail de chaque salarié concerné est décomptée selon les modalités suivantes : / 1° Quotidiennement, par enregistrement, selon tous moyens, des heures de début et de fin de chaque période de travail ou par le relevé du nombre d'heures de travail accomplies ; / 2° Chaque semaine, par récapitulation selon tous moyens du nombre d'heures de travail accomplies par chaque salarié. ".

4. Il résulte des dispositions précitées que lorsque l'organisation collective du travail au sein d'un service implique que les employés travaillent tous selon un même horaire collectif, celui-ci fait l'objet d'un affichage et il ne peut être dérogé à cet horaire que par l'effet des dispositions relatives aux heures supplémentaires. Les dispositions des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail, relatives au décompte individuel des durées de travail ne s'appliquent pas aux aménagements ainsi apportés à un horaire collectif.

5. Il est constant que l'établissement du Beausset de la SA La Poste était placé sous le régime des horaires collectifs de travail et qu'à la date du contrôle l'horaire régulièrement affiché dans les locaux datait du 3 août 2016 et distinguait trois horaires de service applicables aux services " facteur lettre ", " facteur équipe " et " facteur + manutention ", les bornes horaires extrêmes étant fixées à 7h00 et 13h50 selon les jours et les services.

6. Il résulte de l'instruction que la SA La Poste a conclu le 7 février 2017 un accord national sur l'amélioration des conditions de travail et sur l'évolution des métiers de la distribution et des services des factrices/facteurs et de leurs encadrantes/encadrants de proximité avec trois organisations syndicales représentatives qui a fixé à ses points 3.3 à 3.7 la confirmation du principe des horaires collectifs, les modalités du temps de travail et a prévenu les fréquents dépassements des horaires de travail tout en ne réservant la possibilité de prévoir des horaires individuels qu'à des cas particuliers.

7. Il résulte également de l'instruction que la seule circonstance que certains agents préposés à la distribution du courrier n'avaient pas encore achevé leurs tournées après la fin théorique de l'horaire collectif affiché lors des deux contrôles sur site réalisés par l'inspecteur du travail n'était pas de nature à permettre à l'autorité administrative d'écarter l'application des dispositions légales et des prévisions de l'accord collectif national du 7 février 2017 relatif au régime de l'horaire collectif dès lors que l'option pour le recours au régime des horaires collectifs de travail n'était pas douteuse. Cette autorité ne pouvait pas plus opposer à la société requérante la méconnaissance des règles applicables dans le cadre d'horaires individuels de travail à la computation des heures réalisées au-delà de l'horaire collectif sous le régime des heures supplémentaires de l'article L. 3121-30 du code du travail dans son établissement du Beausset. Enfin, il résulte de l'instruction qu'il était procédé dans cet établissement à un décompte des heures supplémentaires réalisées par les agents en dehors de l'horaire collectif et que ces documents ont été présentés à l'agent de contrôle. La circonstance que tous les facteurs de cet établissement n'effectuaient pas d'heures supplémentaires ou que le nombre de celles-ci était différent selon ces préposés n'est pas plus de nature à caractériser une infraction à la législation relative aux horaires de travail ou à permettre à l'inspecteur du travail chargé de ce contrôle d'écarter l'option pour le régime des horaires collectifs de travail.

8. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la société anonyme La Poste est fondée à demander l'annulation de la décision du 14 février 2020 par laquelle le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Provence-Alpes-Côte-d'Azur lui a infligé une amende administrative d'un montant total de 10 000 euros pour avoir méconnu les dispositions des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 14 février 2020 par laquelle le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Provence-Alpes-Côte-d'Azur a infligé une sanction pécuniaire de 10 000 euros à la SA La Poste à raison d'infractions à la législation du travail constatées dans l'établissement du Beausset, est annulée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société anonyme La Poste et au ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion,

Copie en sera adressée au préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur et au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Harang, président,

M. Silvy, premier conseiller,

M. Kiecken, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

J.-A. SILVY

Le président,

Signé

Ph. HARANGLa greffière,

Signé

F. POUPLY

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions