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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2002401

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2002401

lundi 21 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2002401
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantCARLHIAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2020, Mme B D, représentée par Me Carlhian, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la société La Poste a implicitement rejeté sa demande en date du 11 mai 2020 tendant à la communication de son dossier, l'attribution d'un congé de longue maladie et le versement d'un plein traitement dans l'attente de l'examen de son dossier par le comité médical ;

2°) d'annuler la décision en date du 19 juin 2020 par laquelle la société La Poste l'a maintenue en disponibilité d'office pour maladie ;

3°) d'enjoindre à la société La Poste de lui attribuer un congé de longue maladie à plein traitement et de lui communiquer son entier dossier ;

4°) de mettre à la charge de la société La Poste une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la décision implicite rejetant sa demande du 11 mai 2020 :

- il résulte de la décision du Conseil d'Etat n° 370242 du 2 avril 2015 que " le droit à la communication du dossier comporte pour l'agent intéressé celui d'en prendre copie, à moins que sa demande ne présente un caractère abusif " ; dès lors, elle est fondée à obtenir la copie de l'intégralité de son dossier ;

- le comité médical n'a pas été saisi de sa demande de placement en congé de longue maladie, en méconnaissance de l'article 30 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;

- il résulte d'une décision du Conseil d'Etat n° 3973 du 21 février 2018 que lorsque la commission de réforme doit être consultée, l'agent doit être placé à titre conservatoire en position de congé maladie à plein traitement ; dès lors, la décision par laquelle l'administration a refusé de lui verser son plein traitement dans l'attente de l'examen de son dossier par le comité médical doit être annulée ;

Sur la décision du 19 juin 2020 :

- cette décision a été édictée par une autorité incompétente ;

- elle n'a pas été à même de faire valoir ses observations et n'a pas été destinataire de son entier dossier et de l'avis du comité médical qui s'est réuni le 19 juin 2020 en dépit de nombreuses sollicitations, en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- aucun élément ne permet de justifier de la régularité de la composition du comité médical qui s'est réuni le 19 juin 2020 ;

- aucun élément ne permet de justifier que le secrétariat du comité médical l'a informée de la date à laquelle ce comité devait examiner son dossier ainsi que de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de faire entendre le médecin de son choix, en méconnaissance des articles 5, 6 et 7 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;

- elle n'a pas été destinataire de l'avis rendu par le comité médical, ce qui l'a privée de la possibilité de saisir le comité médical supérieur, en méconnaissance des articles 8 et 9 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 précité ;

- contrairement à ce qu'a jugé le tribunal administratif de Toulon dans son jugement du 20 juin 2019, elle avait effectué une demande de placement en congé de longue maladie ainsi qu'en atteste un certificat médical du docteur A du 2 août 2016 indiquant qu'il est nécessaire d'envisager un congé de longue maladie ; dès lors, elle aurait dû être placée en congé de longue maladie, et non en congé de maladie ordinaire, puis en disponibilité d'office ;

- le 11 mai 2020, elle a formulé une demande de placement en congé de longue maladie qui n'a pas été prise en compte par l'administration.

La requête a été communiquée à la société La Poste qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, Mme D, fonctionnaire de La Poste, demande au tribunal d'annuler, d'une part, la décision en date du 24 août 2020, par laquelle la société La Poste a implicitement rejeté sa demande en date du 11 mai 2020 tendant à la communication de son dossier, l'attribution d'un congé de longue maladie et le versement d'un plein traitement dans l'attente de l'examen de son dossier par le comité médical et, d'autre part, la décision du 19 juin 2020 par laquelle la société La Poste l'a maintenue en disponibilité d'office pour maladie.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 29 de la loi du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et à France Télécom : " Les personnels de La Poste et de France Télécom sont régis par des statuts particuliers, pris en application de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, qui comportent des dispositions spécifiques dans les conditions prévues aux alinéas ci-après, ainsi qu'à l'article 29-1 ".

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle la société La Poste a rejeté la demande de Mme D en date du 11 mai 2020 :

3. En premier lieu, Mme D soutient qu'il résulte de la décision du Conseil d'Etat n° 370242 du 2 avril 2015 que " le droit à la communication du dossier comporte pour l'agent intéressé celui d'en prendre copie, à moins que sa demande ne présente un caractère abusif ". Toutefois, cette décision fait application du second alinéa de l'article 37 du décret du 15 février 1988, relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale, aux termes duquel : " L'agent non titulaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'autorité territoriale doit informer l'intéressé de son droit à communication du dossier ". Ces dispositions ne s'appliquent pas à la situation de Mme D, qui n'a pas fait l'objet d'une procédure disciplinaire et ne relève pas de la fonction publique territoriale. Cette dernière ne se prévaut d'aucune autre norme juridique faisant obligation à l'administration d'adresser à l'agent une copie de son dossier. Au surplus, à supposer même que Mme D aurait seulement entendu solliciter l'accès à son dossier, il ne résulte pas des pièces du dossier que cette dernière aurait saisi la Commission d'accès aux documents administratifs, préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux résultant de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 35 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Pour obtenir un congé de longue maladie ou de longue durée, les fonctionnaires en position d'activité ou leurs représentants légaux doivent adresser à leur chef de service une demande appuyée d'un certificat de leur médecin traitant spécifiant qu'ils sont susceptibles de bénéficier des dispositions de l'article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. Le médecin traitant adresse directement au secrétaire du comité médical prévu aux articles 5 et 6 un résumé de ses observations et les pièces justificatives qui peuvent être prescrites dans certains cas par les arrêtés prévu à l'article 49 du présent décret. Sur le vu de ces pièces, le secrétaire du comité médical fait procéder à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé compétent pour l'affection en cause. Le dossier est ensuite soumis au comité médical compétent. Si le médecin agréé qui a procédé à la contre-visite ne siège pas au comité médical, il peut être entendu par celui-ci. L'avis du comité médical est transmis au ministre qui le soumet pour avis, en cas de contestation par l'administration ou l'intéressé, au comité médical supérieur visé à l'article 8 du présent décret () ". Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

5. Il résulte des pièces du dossier que, par un courrier du 11 mai 2020, dont la société La Poste ne conteste pas la bonne réception, Mme D a sollicité l'octroi d'un congé de longue maladie en adressant au soutien de cette demande des documents médicaux. Cette demande a été implicitement rejetée alors qu'il ne résulte pas des pièces du dossier que l'administration l'aurait au préalable soumise au comité médical, ce qui a privé l'intéressée d'une garantie. À ce titre, s'il résulte des pièces du dossier que le comité médical s'est réuni le 19 juin 2020 pour examiner la situation de la requérante, il ne résulte pas des pièces du dossier que la demande de congé de longue maladie de Mme D aurait été traitée lors de cette réunion. Par suite, cette décision implicite de rejet méconnaît les dispositions précitées de l'article 35 du décret du 14 mars 1986.

6. En troisième lieu, si Mme D soutient qu'elle devait être placée, à titre conservatoire, en position de congé maladie à plein traitement dans l'attente de l'examen de son dossier par le comité médical, elle se borne à ce titre à se prévaloir d'une décision du Conseil d'Etat n° 3973 du 21 février 2018 qui n'existe pas. Par suite, ce moyen est dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D est fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle la société La Poste a implicitement rejeté sa demande en date du 11 mai 2020 tendant à l'attribution d'un congé de longue maladie. En revanche, elle n'est pas fondée à demander l'annulation de cette décision en tant qu'elle tend à la communication de son dossier et au versement d'un plein traitement dans l'attente de l'examen de son dossier par le comité médical.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision en date du 19 juin 2020 :

8. En premier lieu, la décision en litige a été édictée par G. Owiesny, " directeur opérationnel NOD Côte d'Azur ". Aucun élément n'attestant de sa compétence n'est produit. Par suite, Mme D est fondée à soutenir que cette décision a été édictée par une autorité incompétente.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " () Les dispositions de l'article L. 121-1, en tant qu'elles concernent les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents ".

10. Il résulte de l'application combinée des dispositions précitées que la décision du 19 juin 2020 n'avait pas à être précédée, avant son édiction, d'une procédure contradictoire dès lors que l'article L. 121-1 n'est pas applicable aux relations entre l'administration et ses agents. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration est inopérant.

11. En troisième lieu, en se bornant à faire valoir qu'" aucun élément ne permet de justifier de la régularité de la composition du Comité médical qui s'est réuni le 19 juin 2020 " et en l'absence de toute précision supplémentaire, la requérante ne peut pas être regardée comme invoquant une irrégularité affectant la composition de ce comité alors qu'elle ne se prévaut d'aucune disposition faisant obligation à l'administration d'indiquer spontanément la composition du comité médical.

12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Les comités médicaux sont chargés de donner à l'autorité compétente, dans les conditions fixées par le présent décret, un avis sur les contestations d'ordre médical qui peuvent s'élever à propos de l'admission des candidats aux emplois publics, de l'octroi et du renouvellement des congés de maladie et de la réintégration à l'issue de ces congés. Ils sont consultés obligatoirement en ce qui concerne : 1. La prolongation des congés de maladie au-delà de six mois consécutifs ; 2. L'octroi des congés de longue maladie et de longue durée ; 3. Le renouvellement de ces congés ; 4. La réintégration après douze mois consécutifs de congé de maladie ou à l'issue d'un congé de longue maladie ou de longue durée ; 5. L'aménagement des conditions de travail du fonctionnaire après congé ou disponibilité ; 6. La mise en disponibilité d'office pour raison de santé et son renouvellement ; 7. Le reclassement dans un autre emploi à la suite d'une modification de l'état physique du fonctionnaire, ainsi que dans tous les autres cas prévus par des textes réglementaires. Ils peuvent recourir, s'il y a lieu, au concours d'experts pris en dehors d'eux. Ceux-ci doivent être choisis suivant leur qualification sur la liste des médecins agréés, prévus à l'article 1er ci-dessus. Les experts peuvent donner leur avis par écrit ou siéger au comité à titre consultatif. S'il ne se trouve pas dans le département un ou plusieurs experts dont l'assistance a été jugée nécessaire, les comités médicaux font appel à des experts résidant dans d'autres départements. Le secrétariat du comité médical informe le fonctionnaire : - de la date à laquelle le comité médical examinera son dossier ; - de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ; - des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur () ".

13. S'il résulte de la décision en litige que le comité médical s'est réuni le 19 juin 2020, préalablement à l'édiction de la décision du 19 juin 2020 en litige, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D aurait été informée de la date à laquelle ce comité devait examiner son dossier ni de ses droits concernant la communication de son dossier et de la possibilité de faire entendre le médecin de son choix, en méconnaissance de l'article 7 du décret du 14 mars 1986 précité. Ainsi, Mme D a été privée d'une garantie, cette irrégularité étant par ailleurs de nature à exercer une influence sur le sens de la décision contestée.

14. En cinquième lieu, aux termes de l'article 7 du décret du 14 mars 1986 susvisé : " () L'avis du comité médical est communiqué au fonctionnaire sur sa demande () ". Un agent public n'est pas fondé à se plaindre de ce qu'il n'a pas reçu communication de l'avis du comité médical lorsqu'il n'en a pas fait la demande.

15. Il ne résulte pas des pièces du dossier que Mme D aurait demandé communication de l'avis du comité médical du 19 juin 2020. Par suite, elle ne peut utilement soutenir qu'elle n'a pas été destinataire de l'avis rendu par le comité médical, et qu'elle a ainsi été privée de la possibilité de saisir le comité médical supérieur.

16. En sixième lieu, contrairement à ce que soutient Mme D, le certificat médical du docteur A du 2 août 2016 ne peut pas être regardé comme une demande de congé de longue maladie adressée par Mme D à son employeur. En tout état de cause, ce moyen est sans influence sur la décision en litige.

17. En septième lieu, Mme D soutient que le 11 mai 2020, elle a formulé une demande de placement en congé de longue maladie qui n'a pas été prise en compte par l'administration. Il résulte toutefois des pièces du dossier que cette décision a été implicitement rejetée.

18. Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 et 13 que Mme D est fondée à demander l'annulation de la décision du 19 juin 2020 par laquelle la société La Poste l'a maintenue en disponibilité d'office pour maladie.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. Les motifs du présent jugement impliquent seulement qu'il soit enjoint à la société La Poste de procéder au réexamen de la demande de congé de longue maladie formulée par Mme D, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société La Poste le versement à Mme D d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:

Article 1er : La décision par laquelle la société La Poste a implicitement rejeté la demande de Mme D en date du 11 mai 2020 tendant à l'attribution d'un congé de longue maladie est annulée.

Article 2 : La décision en date du 19 juin 2020 par laquelle la société La Poste a maintenu Mme D en disponibilité d'office pour maladie est annulée.

Article 3 : Il est enjoint à la société La Poste de procéder au réexamen de la demande de congé de longue maladie formulée par Mme D, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : La société La Poste versera à Mme D une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et à la société La Poste.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Bernabeu, présidente,

M. Hamon, premier conseiller,

M. Sportelli, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

T. E

La présidente,

Signé

M. C

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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