LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2002638

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2002638

mardi 27 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2002638
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantRIVOLET - BRITSCH-SIRI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 septembre 2020, M. F E et Mme G C, représentés par Me Guin, demandent au Tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 février 2020 par laquelle le maire de la commune de Signes a accordé un permis de construire à Mme A B pour la construction d'une maison d'habitation d'une surface de plancher de 90 mètres carrés avec un garage d'une surface de 33 mètres carrés sur un terrain cadastré section A n° 779 et situé au sein du lotissement " Les Jardins de Signes " sur le territoire communal et ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux du 22 mai 2020 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Signes une somme de 3 000 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

En ce qui concerne la recevabilité de la requête :

- ils sont voisins immédiats du terrain d'assiette du projet ; la construction litigieuse va considérablement modifier leurs conditions de jouissance et d'occupation de leur bien ; ils jouissent actuellement d'une tranquillité importante car leur terrain s'ouvre sur un vaste espace de colline végétalisé peu exposé à la vue des passants ; ils bénéficient donc d'un intérêt à agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

En ce qui concerne la légalité de la décision :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme car aucun document ne précise comment seront traitées et gérées les eaux pluviales sur le terrain d'assiette du projet ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ; la voie de desserte du terrain, dénommée lotissement Les Jardin de Signes, mesure moins de 4 mètres de large, en méconnaissance de ces dispositions ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article UC 6 du règlement du PLU ; le garage est implanté à l'alignement avec l'emprise publique et ne respecte pas le retrait de 2,50 mètres imposé par les dispositions de l'article UC 6 du règlement du PLU ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article UC 12 du règlement du PLU ; la surface dédiée au stationnement est de 33 mètres carrés alors qu'elle aurait dû être de 50 mètres carrés, par application des dispositions de l'article UC 12 du règlement du PLU ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison du risque incendie important existant sur la parcelle, mais également en raison du risque de glissement de terrain ; la voie de desserte est d'une largeur inférieure à 4 mètres parfois et elle se termine en impasse sans qu'une aire de retournement ne permette aux véhicules de secours de faire aisément demi-tour ; la pente du terrain permettant d'accéder à la parcelle est particulièrement importante, rendant difficile l'accès au terrain par les véhicules de secours et d'incendie ; le projet est susceptible d'engendrer des glissements de terrain ; un expert a préconisé la réalisation de travaux de consolidation et de stabilisation du terrain, afin d'éviter tout risque sur le terrain des requérants.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2021, la commune de Signes, représentée par Me Stephan, s'en rapporte à la décision du Tribunal et demande à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- elle n'a pas eu connaissance de l'expertise de M. D mettant en lumière le risque existant d'éboulement sur la parcelle ; elle s'en remet donc à la justice concernant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en ce qui concerne le risque glissement de terrain ;

- les autres moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 11 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 août 2022 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 mai 2023 :

- le rapport de M. Bailleux ;

- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;

- les observations de Me Guin, représentant M. E et Mme C ;

- et les observations de Me Lopasso, représentant la commune de Signes.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'annulation :

1. En premier lieu, aux termes de l'article UC 3 du règlement du PLU : " Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées, avec une largeur minimale de chaussée ouverte à la circulation de 4 mètres ". Il résulte de ces dispositions, que celles-ci définissent les conditions de constructibilité des terrains et sont donc opposables à tout projet de construction, même desservi par des voies existantes, créées avant l'entrée en vigueur du PLU.

2. En l'espèce, le terrain d'assiette du projet est desservi par la voie appartenant au lotissement Les Jardin de Signes, dont il n'est pas contesté d'une part qu'elle a été cédée à la commune, ainsi qu'il ressort de la notice descriptive du projet, et d'autre part qu'elle est ouverte à la circulation publique, de sorte qu'elle entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article UC 3 qui visent toutes les voies de desserte, publiques ou privées. En outre, les requérants produisent une vue Geoportail montrant cette voie de desserte, qui présente à proximité immédiate du terrain d'assiette du projet une largeur inférieure à 4 mètres. La commune, qui ne conteste pas cette largeur inférieure à 4 mètres, se borne à faire valoir que l'ouverture vers le garage est prévue au niveau de ce rétrécissement et que cet accès n'est pas dangereux. Mais cette argumentation est inopérante pour apprécier le respect des dispositions précitées, lesquelles fixent une largeur minimale de la voie de desserte qui ne dépend pas de l'endroit où est prévu l'accès ni de sa dangerosité.

3. Il ressort donc des pièces du dossier que les requérants sont fondés à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 3 du règlement du PLU, en ce que la voie de desserte du projet est inférieure à 4 mètres. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3 du règlement du PLU doit être accueilli.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UC 6 du règlement du PLU : " Article UC.6 : Implantation par rapport aux voies et aux emprises publiques ; 1- sauf cas de marge de recul portée au plan, toute construction (balcon non compris) doit respecter un recul de 10 mètres par rapport à l'emprise des voies existantes ou projetées à l'exception de la partie située en agglomération (au sens du code de la route) où le recul sera de 5 m minimum par rapport à l'alignement ; 2- dans le cas de terrain accidenté qui rendrait impossible la réalisation d'une voie d'accès à la construction de pente inférieure à 13%, le garage de la dite construction pourrait être implanté à 2,50 m minimum de l'alignement de la voie de desserte et au niveau de celle-ci ;3- toutefois, des implantations différentes peuvent être admises, dans le cadre d'opérations intéressant les terrains visés à l'article UC5 alinéa 2, pour améliorer l'inscription dans le site de certaines constructions ou respecter la végétation existante. Les distances de recul sont alors fixées en considération de l'intensité de la circulation de l'aspect architectural et de la composition d'ensemble du projet ".

5. Tout d'abord, il ressort des pièces du dossier, que la voie de desserte est située sur l'emprise de la parcelle cadastrée section A n° 778, qui appartient au lotissement " Les Jardins de Signes ", et qui est une voie publique car il n'est pas contesté que celle-ci a été cédée à la commune. Ainsi, les dispositions de l'article UC6 du règlement du PLU, applicables uniquement aux voie et emprise publique, sont opposables en l'espèce.

6. Ensuite, il est constant que le garage projeté ne respecte pas le 1er de l'article UC 6 qui prévoit, pour toute construction, un principe de recul de 10 mètres par rapport à l'emprise des voies existantes. Les requérants soutiennent encore que le projet de garage ne respecte pas non plus, sur sa façade sud, le 2ème du même article UC 6, spécifique aux garages, applicable uniquement " dans le cas de terrain accidenté qui rendrait impossible la réalisation d'une voie d'accès à la construction de pente inférieure à 13 % ", et il n'est pas contesté que cette condition de base est remplie. Dans cette hypothèse, le 2ème alinéa de l'article UC 6 du règlement du PLU prévoit que " le garage de ladite construction pourrait être implanté à 2,50 m minimum de l'alignement de la voie de desserte et au niveau de celle-ci ", c'est-à-dire qu'il devra donc être implanté entre 2,50 mètres et 10 mètres de cette voie, sans pouvoir être implanté plus près que cette limite de 2,50 mètres.

7. En l'espèce, il ressort du plan de masse du dossier de demande de permis de construire que la façade sud du garage projeté est implantée sur l'alignement de la voie de desserte, sans aucun recul. Si la commune en défense fait valoir que le retrait devrait se calculer uniquement par rapport à l'entrée du garage (côté Est), elle n'explique toutefois pas en vertu de quelles dispositions il faudrait procéder de la sorte, les dispositions précitées de l'article UC 6 du règlement du PLU régissant la totalité de l'implantation de la construction et non un seul de ses côtés. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas soutenu en défense, que le garage projeté pourrait bénéficier des implantations différentes prévues au 3ème de l'article UC 6, la notice se bornant à indiquer que " le garage épouse la forme de la parcelle ", ce qui ne suffit pas à justifier du bénéfice de l'exception prévue au 3ème de l'article UC 6 du règlement du PLU.

8. Il ressort donc des pièces du dossier que les requérants sont également fondés à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 6 du règlement du PLU. Par suite, il y a lieu d'accueillir le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 6 du règlement du PLU.

9. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

En ce qui concerne le risque glissement de terrain :

10. Les requérants ont mandaté, le 12 avril 2020, une expertise privée pour étudier l'impact éventuel de la construction d'une maison d'habitation sur le terrain situé en surplomb de leur propriété, c'est-à-dire le terrain d'assiette du projet. Il a également été demandé à l'expert de proposer des solutions aux points exposés. M. D, expert auprès de la Cour Administrative d'Appel de Marseille, qui a effectué une visite sur les lieux le 15 avril 2020, a rendu un rapport détaillé le 12 mai 2020, soit à une date postérieure de plusieurs mois à la décision attaquée. Toutefois, bien que postérieur de deux mois au permis de construire, ce rapport peut être pris en compte dès lors qu'il rend compte d'une situation contemporaine et analyse le projet lui-même.

11. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'à l'état existant, le terrain d'assiette du projet, constitué de la parcelle cadastrée A n° 779 fait courir un risque de glissement de terrain ou d'effondrement sur la parcelle située en contrebas (A n° 774) appartenant aux requérants, résultant d'une part de la déclivité très importante entre les deux terrains, l'écart altimétrique entre le niveau du sol de la maison des requérants et celui de l'assiette de la future construction étant de 4,81 mètres et d'autre part de la circonstance qu'un mur en pierre froide s'est effondré au niveau de la 2ème restanque du terrain d'assiette du projet, entraînant l'instabilité et le ravinement des terres, sans que le propriétaire du terrain d'assiette du projet ne prenne de mesure de sécurisation.

12. D'autre part, le projet prévoit d'importants décaissements allant jusqu'à 2,46 mètres de profondeur par rapport au terrain naturel. L'expert note à ce titre (page 21) que ces travaux de terrassement vont engendrer des " décompressions des sols " et " de potentiels désordres sur la parcelle des époux E ". Il préconise dans son rapport plusieurs mesures de protection (page 22) comme la réalisation d'une étude de sol, la réalisation d'un " talutage 1/3 en phase provisoire " et l'établissement d'un " plan de prévention des risques afférents aux travaux de terrassements ". Ainsi, bien que s'étant contenté de constatations visuelles in situ et d'une étude des plans du permis de construire, l'expert n'ayant pas opéré de sondage, la valeur probante de son rapport et de ses constatations n'est remise en cause ni par la commune, qui au contraire s'en approprie les conclusions dans son mémoire en défense, ni par la pétitionnaire qui n'a pas produit d'écritures dans le cadre de cette instance. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le projet lui-même ne prévoit aucune des mesures préconisées et le permis de construire ne comporte aucune prescription spéciale permettant d'assurer la sécurité de la parcelle en contrebas.

13. Au contraire, la commune indique, dans ses écritures, que " l'expertise () a mis en évidence des risques particulièrement importants liés à la mise en œuvre de ce permis de construire ", que " le service instructeur n'était pas en possession de ces éléments pour délivrer le permis " et que " la commune entend s'en rapporter à la décision du Tribunal concernant ce moyen ". Ainsi, la commune reconnaît implicitement qu'elle aurait sans doute pris une décision différente si elle avait eu connaissance de ce rapport avant de statuer.

14. Il ressort donc des pièces du dossier que les requérants sont fondés à soutenir que le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en ne prenant pas en compte ce risque de glissement de terrain. Il y a lieu ainsi d'accueillir le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en ce qui concerne le risque glissement de terrain.

15. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen soulevé par les requérants n'est fondé à l'annulation des décisions attaquées.

16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler la décision du 12 février 2020 par laquelle le maire de la commune de Signes a accordé un permis de construire à Mme A B et ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. E et de Mme C effectué le 22 mai 2020 à l'encontre de ce permis de construire.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la commune de Signes une somme de 2 000 euros à verser aux requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE

Article 1er : La décision susvisée délivrée par le maire de la commune de Signes à Mme A B le 12 février 2020 est annulée.

Article 2 : La décision de rejet implicite du recours gracieux effectué par les requérants le 22 mai 2020 à l'encontre de la décision visée à l'article 1er est annulée.

Article 3 : La commune de Signes versera une somme de 2 000 (deux mille) euros à M. E et à Mme C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. F E, à Mme G C, à la commune de Signes et à Mme A B.

Copie en sera transmise sans délai au procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Toulon, en application des dispositions de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.

Délibéré après l'audience du 2 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Riffard, premier conseiller,

M. Bailleux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 27 juin 2023.

Le rapporteur,

Signé :

F. BAILLEUX

Le président,

Signé :

J-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

G. RICCI

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions