vendredi 5 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002679 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BERNARD-CHATELOT |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et deux mémoires, enregistrés sous le numéro 2002679 les 2 octobre 2020, 3 janvier 2022 et 30 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Varron Charrier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 août 2020 par lequel la commune de Draguignan lui a attribué le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) en ce qu'il inclut la prime de tutorat ;
2°) d'enjoindre à la commune de Draguignan de lui octroyer le bénéfice d'une prime de tutorat distincte de l'IFSE et ce à titre rétroactif ou à tout le moins de réexaminer son régime indemnitaire, sous astreinte de 200 euros par jour de retard courant à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la commune de Draguignan de réexaminer son régime indemnitaire et de porter le montant de la part tutorat de l'IFSE à 2 035 euros par mois avec effet rétroactif, sous astreinte de 200 euros par jour de retard courant à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de condamner la commune de Draguignan à lui verser la somme de 3 000 euros au titre des frais de l'instance.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- depuis 19 ans il exerce une mission de tutorat auprès d'un agent reconnu en qualité de travailleur handicapé ; sa " prime de tutorat " doit être distincte du régime indemnitaire et doit être versée à part à l'agent qui effectue des heures supplémentaires ;
- le montant de sa prime est inférieur aux sommes versées par le fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) à la commune ;
- l'ensemble des agents de la même catégorie bénéficient de la même IFSE alors même qu'ils n'effectuent aucune mission de tutorat ; il y a une atteinte au principe d'égalité de traitement des agents.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 22 octobre 2020, 17 novembre 2022 et
17 décembre 2022, la commune de Draguignan, représentée par Me Bernard-Chatelot, conclut à titre principal à l'irrecevabilité partielle de la requête, à titre subsidiaire au non-lieu à statuer,
à titre infiniment subsidiaire au rejet de la requête au fond et à ce que soit mise à la charge de
M. A la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la demande d'injonction tendant à ce qu'il soit fait obligation à la commune de lui verser la prime de tutorat est irrecevable à défaut de demande indemnitaire préalable ;
- les conclusions tendant au réexamen du montant de son IFSE à la somme de 2 035 euros par mois sont irrecevables à défaut de demande indemnitaire préalable, elles ne se fondent sur aucun texte, cette demande est cristallisée depuis le 2 octobre 2020 ;
- la prime de tutorat n'est prévue par aucun texte ; le requérant n'a effectué aucune heure supplémentaire ; cette aide du FIPHFP versée aux employeurs n'est pas récurrente,
elle peut être versée pendant une durée maximale d'un an et une seule fois par agent ;
- si l'arrêté est attaqué, le requérant devra rembourser à la commune les sommes perçues au titre de l'IFSE ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 22 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 5 janvier 2023 en application des dispositions de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2100278 les 5 février 2021 et 18 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Varron Charrier, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Draguignan à lui verser la somme de 742 916,80 euros, avec intérêt au taux légal à compter de sa demande indemnitaire préalable avec capitalisation des intérêts ;
2°) d'enjoindre à la commune de Draguignan de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits à la retraite, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Draguignan à lui verser la somme de 2 500 euros au titre des frais de l'instance.
Il soutient que :
- l'arrêté de refus implicite n'est pas motivé, malgré une demande de motivation adressée la commune ;
- il effectue chaque année depuis le 12 janvier 2001 environ 1 322 heures par an de tutorat auprès d'une fonctionnaire titulaire en situation de handicap, il n'a jamais perçu aucune contrepartie financière au titre de ses missions de tuteur ;
- la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en n'indemnisant pas son agent des heures effectuées au titre du tutorat ;
- la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne déposant pas chaque année une demande de financement auprès du fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) ;
- la commune de Draguignan a perçu 24 430,56 euros d'aides versées par le FIPHFP sans lui reverser la moindre somme ; cette somme correspondant au 2/3 de la rémunération qu'il aurait dû percevoir, soit 36 645,84 euros pour l'année 2019, au titre de 1 322 heures de travail ;
- pour les années 2001 à 2018 et l'année 2020, la somme due par la commune est de 696 270,96 euros soit un total de 732 916,80 euros sur 20 ans ;
- le fait que le FIPHFP n'ait versé une participation qu'en 2020 (pour les heures de tutorat effectuées en 2019) n'est pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de sa demande indemnitaire sur les autres années ; la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne déposant pas chaque année une demande de financement auprès de cet organisme ;
- il doit être indemnisé de son préjudice moral et du trouble dans ses conditions d'existence à hauteur de 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 février 2021, la commune de Draguignan, représentée par Me Bernard-Chatelot, conclut à titre principal à la prescription et à l'irrecevabilité partielle de la requête, à titre subsidiaire au non-lieu à statuer, à titre infiniment subsidiaire au rejet de la requête au fond et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions indemnitaires sont prescrites au titre de la prescription quadriennale s'agissant des années 2001 à 2016 ;
- le requérant n'a effectué aucune heure supplémentaire ;
- la commune n'a commis aucune faute ; le FIPHFP n'existe que depuis 2006 ;
- l'aide pour le tutorat est une aide temporaire qui n'a pas vocation à être un soutien pérenne mais une aide ponctuelle qui n'a pas vocation à être reconduite de manière régulière sur plusieurs années ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Un mémoire en défense enregistré le 28 novembre 2022 pour la commune de Draguignan n'a pas été communiqué en application de l'article R. 611-1 alinéa 3 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret 2014-513 du 20 mai 2014 ;
- l'arrêté du 27 août 2015 pris en application de l'article 5 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 avril 2023 :
- le rapport de Mme Faucher,
- les conclusions de Mme Helfter-Noah, rapporteure publique,
- les observations de Me Bernard-Chatelot représentant la commune de Draguignan.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est technicien principal de première classe, responsable du service réception au sein de la commune de Draguignan. Depuis le 12 janvier 2001, il assure une mission d'accompagnement auprès d'une fonctionnaire titulaire en situation de handicap. Par un arrêté en date du 6 août 2020, la commune de Draguignan a fixé le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) à la somme de 1 456 euros brut incluant la prime de tutorat. Par une demande en date du 7 octobre 2020, il a formé un recours indemnitaire préalable tendant à obtenir l'indemnisation de ses heures de tutorat, pour une somme totale de 732 916,80 euros. Par la requête enregistrée sous le numéro 2002679, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 6 août 2020 en tant qu'il inclut le montant de sa prime de tutorat. Par la requête enregistrée sous le numéro 2100278, M. A demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet née suite à sa demande indemnitaire préalable et le versement de la somme de 742 916,80 euros en réparation des préjudices subis.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées concernent un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 août 2020 :
En ce qui concerne la légalité externe :
3. Par une décision du 24 juillet 2020, produite en défense, affichée en mairie et reçue en préfecture le 29 juillet 2020, le maire de la commune de Draguignan a donné délégation à la première adjointe pour signer en son nom tous les actes pendant la période du 27 juillet au 9 août inclus. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
4. D'une part, aux termes de l'article 88 de loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. Ces régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions et de l'engagement professionnel des agents. Lorsque les services de l'Etat servant de référence bénéficient d'une indemnité servie en deux parts, l'organe délibérant détermine les plafonds applicables à chacune de ces parts et en fixe les critères, sans que la somme des deux parts dépasse le plafond global des primes octroyées aux agents de l'Etat. ". Aux termes de l'article 2 du décret du 6 septembre 1991 pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 : " L'assemblée délibérante de la collectivité ou le conseil d'administration de l'établissement fixe, dans les limites prévues à l'article 1er, la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités applicables aux fonctionnaires de ces collectivités ou établissements () ".
5. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article 5 du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions,
de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat :
" L'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise et le complément indemnitaire annuel sont exclusifs de toutes autres primes et indemnités liées aux fonctions et à la manière de servir,
à l'exception de celles énumérées par arrêté du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget. ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 27 août 2015 pris en application de l'article 5 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat : " La liste des primes et indemnités relevant des exceptions prévues à l'article 5 du décret du 20 mai 2014 susvisé est fixée comme suit :
- indemnité de caisse et de responsabilité régie par les décrets du 28 septembre 1972 et
du 18 septembre 1973 susvisés ; - indemnité pour rémunération de services, allouée aux agents comptables d'établissements publics nationaux, de comptes spéciaux du Trésor, de budgets annexes, d'établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricoles et d'écoles de formation maritime et aquacole régie par le décret du 4 février 1988 susvisé ; - indemnités compensant le travail de nuit, le dimanche ou les jours fériés ainsi que les astreintes et le dépassement régulier du cycle de travail tel que défini par le décret du 25 août 2000 susvisé ; - indemnités de responsabilité aux agents comptables de certains établissements d'enseignement régie par le décret du 2 juillet 2001 susvisé ; - indemnité pour sujétions particulières des personnels des cabinets ministériels régie par le décret du 5 décembre 2001 susvisé ; - prime de sujétions spéciales régie par le décret du 8 novembre 2006 susvisé ;
- rétribution des comptables commis d'office pour la reddition des comptes des comptables publics et assimilés instituée par le décret du 27 août 2007 susvisé ; - indemnité mensuelle de technicité régie par le décret du 15 décembre 2010 susvisé ".
6. En premier lieu, M. A soutient que la " prime de tutorat " mentionnée dans l'arrêté du 6 août 2020 fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) doit être distincte de son régime indemnitaire et lui être versée à part. Cependant, ainsi que le fait valoir à juste titre la commune en défense, la prime de tutorat n'est prévue par aucun texte législatif ou réglementaire. En outre, cette allocation ne figure pas au nombre des indemnités pouvant se cumuler avec l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, mentionnées limitativement à l'article 1er de l'arrêté du 27 août 2015 précité au point 5 du présent jugement. Par ailleurs, la commune fait valoir sans être sérieusement contestée sur ce point que le requérant n'a effectué aucune heure supplémentaire dans le cadre de ce " tutorat ". Enfin, cette mission annexe figure explicitement sur sa fiche de poste comme l'accompagnement d'un travailleur en situation de handicap. Cette prime est donc liée à l'exercice de ses fonctions, elle n'est donc pas accessoire et peut être incluse dans le montant globale de l'IFSE allouée à un agent. Par suite, le moyen tiré de ce que la " prime de tutorat " doit être distincte du régime indemnitaire et doit être versée à part à l'agent qui effectue des heures supplémentaires sera écarté.
7. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'aide prise en charge par le fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) est versée à l'employeur. M. A ne peut donc pas soutenir que le montant de sa prime est inférieur aux sommes allouées à la commune par le FIPHFP dès lors qu'il ne peut pas prétendre au versement de cette aide, ni à en percevoir son montant.
8. En troisième et dernier lieu, M. A soutient que l'arrêté attaquée méconnaît
le principe d'égalité de traitement. Le requérant ne conteste pas qu'ayant le grade de technicien principal de première classe, il peut prétendre à un montant d'IFSE de 1 456 euros.
C'est d'ailleurs le montant qui ressort du tableau joint par la commune, où il apparait que
le requérant est l'agent de catégorie B qui touche le montant d'IFSE le plus élevé.
Si M. A soutient qu'un autre agent au grade de rédacteur territorial perçoit également
le même montant brut d'ISFE, à savoir 1 456 euros, il n'établit pas que ce montant ne serait pas justifié au regard des fonctions de cet agent, de son expérience, de son niveau de responsabilité et d'expertise, de l'emploi occupé ou de toute autre sujétion particulière liée à son poste.
Par suite, le moyen tiré de l'atteinte à l'égalité de traitement sera écarté comme manquant en fait.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 août 2020 ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'injonction et d'astreinte, doivent être rejetées.
Sur la demande indemnitaire :
10. En premier lieu, la décision 3 février 2021 du maire de la commune de Draguignan, répondant à la demande de motivation de M. A, a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande de M. A, qui, en formulant les conclusions indemnitaires, a donné à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressé à obtenir l'indemnisation qu'il réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige.
Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation sera écarté comme étant inopérant.
11. En second lieu, Il ressort de ce qui a été dit aux points 6 à 9 du présent jugement que le montant de l'IFSE de M. A peut inclure la " prime de tutorat " car elle est liée à l'exercice de ses fonctions, qu'elle n'est pas accessoire et qu'elle ne figure pas au nombre des indemnités pouvant se cumuler avec l'IFSE mentionnées limitativement à l'article 1er de l'arrêté du 27 août 2015. En outre, les deux autres moyens tirés de l'atteinte à l'égalité de traitement et du versement de l'intégralité des sommes versées par le FIPHFP ont également été écartés.
La commune de Draguignan n'a donc commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité en n'indemnisant pas de manière distincte son agent des heures effectuées au titre du tutorat.
12. Si M. A invoque dans un second temps la faute de la commune de ne pas avoir déposé chaque année une demande de financement auprès du fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), il ne résulte d'aucun texte législatif ou réglementaire que les communes ont une obligation de solliciter chaque année une demande de financement auprès du FIPHFP lorsqu'elles emploient une personne handicapée. En outre,
il ressort des pièces du dossier, que le dispositif d'aide au tutorat proposé par le FIPHFP est une aide temporaire, le temps de la prise de poste et qui n'a pas vocation à être un soutien pérenne de la personne en situation de handicap.
13. Dans ces conditions, en l'absence de toute illégalité fautive, les conclusions indemnitaires de M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Draguignan, qui n'a pas la qualité de partie perdante, la somme que M. A demande au titre de ses frais d'instance.
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de
M. A la somme que la commune de Draguignan demande en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2002679 et 2100278 de M. A sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Draguignan présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Draguignan.
Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
Mme Faucher, première conseillère,
M. Qauglierini, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
S. Faucher
Le président,
Signé
J-F. SautonLe greffier,
Signé
P. Bérenger
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Ou par délégation le greffier,
2 et 2100278
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026