mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002754 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CASSEL CABINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 octobre 2020, M. E A, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 septembre 2020 par laquelle le Président de la commission de recours de l'invalidité a rejeté son recours préalable du 2 juin 2020 devant cette commission à l'encontre de la décision initiale du ministre de la défense du 24 février 2020 rejetant sa demande d'octroi d'une pension militaire d'invalidité ;
2°) d'annuler ensemble, en tant que de besoin, la décision du ministre de la défense du 24 février 2020 rejetant sa demande de pension militaire d'invalidité ;
3°) d'enjoindre au ministre des armées de lui octroyer la pension militaire d'invalidité sollicitée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter de la notification de la présente décision ;
4°) en tout état de cause, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'illégalité en raison de l'incompétence de leurs auteurs, à défaut de la preuve d'une délégation de compétence régulière octroyée aux signataires ;
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure en ce qu'il n'est pas établi que la commission consultative médicale a été saisie, préalablement à la décision, en méconnaissance des dispositions des articles R. 151-12 et R. 622-11 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
- il a été victime d'un accident de travail le 19 décembre 1978 sur son lieu de travail, alors qu'il était en service au mess des sous-officiers, ce qui lui a occasionné une blessure au genou droit ; cet accident a généré une fracture du plateau tibial, qui n'a jamais été guérie ;
- il a effectué une IRM le 22 mai 2017 ; le docteur F a considéré que le délai entre cet accident et la détection de l'arthrose lors de cet examen IRM pouvait être compatible et que l'invalidité en résultant correspondait à un taux de 20 % ;
- le taux d'invalidité permanente partielle est donc nécessairement supérieur à 10 % ; les décisions attaquées sont donc illégales.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2022, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la décision initiale du 24 février 2020 sont irrecevables ;
- les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 1er août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 13 septembre 2022 à 12 heures.
Vu :
- les décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 mai 2023 :
- le rapport de M. Bailleux ;
- et les conclusions de M. Cros, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né en 1959, a fait une carrière militaire au sein de l'armée de l'air, du 3 octobre 1977 au 3 avril 1979, date de sa radiation des cadres de l'armée d'active. Il est constant que le 19 décembre 1978, alors en service au mess des sous-officiers sur la base aérienne 110 de Creil, il a eu un accident de service, occasionnant alors une blessure au genou droit. Suite à un examen radiologique passé le 22 mai 2017 qui a mis en évidence un syndrome de gonarthrose au genou droit, il a déposé une demande de pension militaire d'invalidité en date du 6 juillet 2017. Le docteur F, chirurgien orthopédiste, a expertisé M. A le 6décembre 2019. Ensuite, le médecin en charge des PMI a rendu un avis défavorable sur le droit à pension d'invalidité le 30 janvier 2020, en retenant un taux d'infirmité inférieur au taux minimum indemnisable de 10 %. Suite à cet avis, le ministre de la défense a pris une décision initiale de refus de la pension militaire d'invalidité, le 24 février 2020. M. A a alors effectué un recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours de l'invalidité, qui l'a reçu le 2 juin 2020, et qui a fait l'objet d'un rejet par cette commission, en date du 30 septembre 2020. Le requérant, dans la présente instance, demande à la fois l'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité du 30 septembre 2020 ainsi que de la décision initiale du 24 février 2020 du ministre de la défense.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision initiale du ministre de la défense du 24 février 2020 :
2. Aux termes de l'article L. 711-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Les recours contentieux contre les décisions individuelles prises en application du livre Ier et des titres Ier à III du livre II sont précédés d'un recours administratif préalable exercé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ". En outre, selon les dispositions de l'article R. 711-1 du même code : " Tout recours contentieux formé à l'encontre des décisions individuelles prises en application des dispositions du livre Ier et des titres Ier à III du livre II du présent code est précédé, à peine d'irrecevabilité, d'un recours administratif préalable obligatoire examiné par la commission de recours de l'invalidité, placée conjointement auprès du ministre de la défense et du ministre chargé du budget. () ". Enfin, l'article R. 711-15 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre dispose que : " Dans un délai de quatre mois à compter de sa saisine, la commission notifie à l'intéressé sa décision prise sur le recours, qui se substitue à la décision contestée. () ".
3. Il résulte des articles L. 711-2, R. 711-1 et R. 711-15 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) dans leur rédaction entrée en vigueur le 1er novembre 2019 et issue, respectivement, de la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 et du décret n° 2018-1292 du 28 décembre 2018, que, pour les décisions individuelles entrant dans son champ d'application, les décisions prises sur le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) se substituent aux décisions initiales et sont seules susceptibles de faire l'objet d'un recours contentieux, selon les modalités énoncées au point précédent.
4. En l'espèce, et ainsi que le fait valoir sur ce point le ministre des armées, la décision du 30 septembre 2020 de la commission de recours de l'invalidité, prise sur le recours administratif préalable obligatoire de M. A à l'encontre de la décision initiale du 24 février 2020, s'est substituée à cette dernière décision. Il en résulte que les conclusions dirigées contre ladite décision du 24 février 2020 sont irrecevables et doivent être rejetées comme telles. Ainsi, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée sur ce point par le ministre des armées.
En ce qui concerne la décision de la commission de recours de l'invalidité du 30 septembre 2020 :
S'agissant de la régularité de la décision :
5. Lorsqu'il est saisi d'un litige en matière de pensions militaires d'invalidité, il appartient au juge administratif, en sa qualité de juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, et aussi, le cas échéant, d'apprécier, s'il est saisi de moyens en ce sens ou au vu de moyens d'ordre public, la régularité de la décision en litige.
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la décision du 30 septembre 2020 prise sur le recours administratif préalable obligatoire est signée par M. B D, contrôleur général des armées. Par un arrêté du 28 novembre 2019 du ministre de l'action et des comptes publics et de la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées, dont il n'est pas contesté qu'il a été publié au Journal Officiel le 1er décembre 2019, M. D a été désigné président de la commission de recours de l'invalidité, pour la période du 28 novembre 2019 au 28 novembre 2021, au titre des articles R. 711-4 et R. 711-6 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
7. Ainsi que le fait valoir le ministre des armées, M. D, en qualité de président de la commission de recours de l'invalidité, était donc compétent, au moment de la décision attaquée, pour signer la décision de rejet prise par ladite commission de recours de l'invalidité. Il résulte donc de l'instruction que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté en ce qui concerne la décision du 30 septembre 2020.
8. En second lieu, aux termes de l'article R. 151-12 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Lorsque l'instruction médicale est achevée, le dossier est soumis pour avis à la commission consultative médicale dans les cas prévus par arrêté des ministres chargés des anciens combattants et victimes de guerre et du budget, ou lorsque l'un ou l'autre des services mentionnés à l'article R. 151-18 l'estime utile () ". En outre, selon les dispositions de l'article 4 de l'arrêté du 3 décembre 2018 pris pour l'application du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " En application des articles R. 132-7, R. 151-12 et R. 153-3 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, les dossiers de demande de pension, de renouvellement ou de révision de pension dont la liste est prévue à l'annexe I du présent arrêté sont obligatoirement soumis à l'avis de la commission consultative médicale ".
9. En l'espèce, le requérant se borne à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un vice substantiel qui l'a privé d'une garantie car il n'est pas établi que son dossier aurait été transmis pour avis à la commission consultative médicale. Toutefois, ainsi que le fait valoir le ministre des armées, sans être contesté sur ce point, le requérant, qui demandait une pension militaire d'invalidité pour une infirmité au genou, n'entrait dans aucun des cas, énumérés à l'annexe I de l'arrêté du 3 décembre 2018 précité, pour lesquels la transmission pour avis à la commission consultative médicale est obligatoire. Ainsi, il résulte de l'instruction que la décision initiale du 24 février 2020 n'est pas entachée d'un vice de procédure qui aurait privé le requérant d'une garantie.
10. Il résulte de l'instruction que le requérant n'est pas fondé à soutenir que les décisions attaquées seraient entachées d'un vice de procédure substantiel qui l'aurait privé d'une garantie. Ainsi, le moyen tiré du vice de procédure peut donc être écarté comme manquant en droit.
S'agissant des droits de l'intéressé à bénéficier d'une pension militaire d'invalidité :
11. Aux termes de l'article L2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Les dispositions du présent code déterminent le droit à réparation des militaires servant en temps de paix comme en temps de guerre () ". En outre, aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Ouvrent droit à pension : 1° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'événements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service () ". Par ailleurs, selon les dispositions de l'article L. 121-4 du code des pensions civiles et militaires et des victimes de guerre : " Les pensions sont établies d'après le taux d'invalidité résultant de l'application des guides barèmes mentionnés à l'article L. 125-3. Aucune pension n'est concédée en deçà d'un taux d'invalidité de 10 % ". L'article L. 121-2 de ce code dispose que : " Est présumée imputable au service : 1° Toute blessure constatée par suite d'un accident, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service () ". L'article L. 121-5 du même code dispose que : " La pension est concédée : 1° Au titre des infirmités résultant de blessures, si le taux d'invalidité qu'elles entraînent atteint ou dépasse 10 % () ". Enfin l'article L. 125-1 précise que : " Le taux d'invalidité reconnu à chaque infirmité examinée couvre l'ensemble des troubles fonctionnels et l'atteinte à l'état général ". L'article L. 125-3 du même code indique quant à lui que : " Le taux de la pension définitive ou temporaire est fixé, dans chaque grade, jusqu'au taux de 100 %, par référence au taux d'invalidité apprécié de 5 en 5. Quand l'invalidité est intermédiaire entre deux échelons, l'intéressé bénéficie du taux afférent à l'échelon supérieur. Les indices des pensions afférentes au soldat et aux différents grades, correspondant aux taux d'invalidité, ainsi que les indices des allocations et accessoires de pensions, servis en application du présent code, sont déterminés par décret. L'indemnisation des infirmités est fondée sur le taux d'invalidité reconnu à celles-ci en application des dispositions d'un guide-barème portant classification des infirmités d'après leur gravité. Des guides-barèmes spécifiques sont relatifs à la classification et à l'évaluation des invalidités résultant des infirmités et maladies contractées soit pendant l'internement ou la déportation, soit par des militaires ou assimilés au cours de la captivité subie dans certains camps ou lieux de détention ".
12. Il résulte des dispositions des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, dans leur rédaction applicable au litige, que le demandeur d'une pension, s'il ne peut prétendre au bénéfice de la présomption légale d'imputabilité au service, doit rapporter la preuve de l'existence d'un fait précis ou de circonstances particulières de service à l'origine de l'affection qu'il invoque. Cette preuve ne saurait résulter de la seule circonstance que l'infirmité soit apparue durant le service, ni d'une hypothèse médicale, ni d'une vraisemblance, ni d'une probabilité, aussi forte soit-elle, ni des conditions générales de service partagées par l'ensemble des militaires servant dans la même unité et soumis de ce fait à des contraintes et des sujétions identiques.
En ce qui concerne l'imputabilité au service de l'infirmité :
13. Il est constant que M. A a été victime d'un accident de service le 19 décembre 1978, alors qu'il était en service sur la base aérienne de Creil. Cet accident de service a donc eu lieu 39 ans avant que l'intéressé ne passe un examen IRM le 22 mai 2017, avant de faire sa demande de pension d'invalidité le 6 juillet 2017 pour son infirmité au genou droit. Le docteur F, qui a procédé à l'expertise médicale de M. A, a indiqué dans son rapport établi le 6 décembre 2019, qu'il " est difficile d'apprécier le caractère direct et certain avec l'accident de service car il n'y a pas eu de fracture et le traitement initial était simple ". Ce docteur a également indiqué, dans son rapport, " A mon sens non imputable sans autre élément de preuve ". Si le médecin-expert note par ailleurs que " le délai entre l'accident et l'arthrose peut être compatible ", il s'agit là d'une simple hypothèse qui n'est pas suffisante pour établir le lien de causalité entre l'infirmité dont souffre M. A et son accident de service du 19 décembre 1978.
14. Ensuite, le rapport des constatations faites au cours de la visite médicale de libération du 2 avril 1979, veille de la radiation des cadres, ne fait état d'aucune séquelle du genou droit qui serait liée à l'accident survenue 4 mois auparavant. Enfin, si le compte rendu d'IRM du 22 mai 2017 et le courrier du docteur C du 14 septembre 2017 mentionnent tous deux une fracture du plateau tibial subie en 1979 et non opérée, ces deux pièces établies presque 40 ans après les faits ne permettent pas de démontrer l'existence d'une fracture qui non seulement n'est pas mentionnée dans les documents établis à l'époque, mais qui au surplus est contredite par le rapport d'expertise, qui mentionne qu'il n'a pas été constaté de fracture. En outre, la commission de recours de l'invalidité a indiqué dans sa décision que : " en tout état de cause, quel que soit le taux d'invalidité à retenir, l'infirmité de M. A, faute de constatation de la moindre lésion, n'est pas imputable à l'accident de service survenu le 19 décembre 1978 sur la base aérienne de Creil ". Il résulte donc de l'instruction qu'il n'est pas établi que l'infirmité dont souffre M. A au genou droit serait en lien direct et certain avec l'accident de service survenu sur la base aérienne de Creil le 19 décembre 1978.
15. Il résulte donc de l'ensemble de l'instruction que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de la commission de recours de l'invalidité, qui lui a refusé le droit à pension d'invalidité pour l'infirmité de son genou droit, est entachée d'une illégalité interne.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité du 30 septembre 2020, prise sur le recours administratif préalable obligatoire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Les conclusions à fin d'annulation ayant été rejetées, la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction seront également rejetées par voie de conséquence.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les dispositions susvisées font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat quelque somme que ce soit au titre de ces dispositions.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. E A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Faucher, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 4 juillet 2023.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026