mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002804 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | TAUPENAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 octobre 2020, Mme A C, représentée par Me Taupenas, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 janvier 2020 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS) a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle n° 98, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au directeur du CHITS, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'adopter une décision reconnaissant l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au directeur du CHITS, sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, d'instruire à nouveau sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle ;
4°) de mettre à la charge CHITS la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision n'est pas motivée en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le directeur du CHITS a méconnu l'étendue de sa compétence en s'estimant lié par l'avis de la commission de réforme, visé par la décision attaquée, dont il cite un extrait ;
- la décision est entachée d'erreur de fait ; contrairement à ce qui est indiqué par la médecine du travail et par la commission de réforme, les tâches réalisées quotidiennement par Mme C dans le cadre de son travail sont classifiées comme étant à l'origine de la pathologie de celle-ci.
Par un courrier en date du 23 septembre 2021, le CHITS a été mis en demeure, en application des dispositions de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, de produire un mémoire en défense dans un délai de 30 jours.
Par une ordonnance du 23 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 juin 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 mai 2023 :
- le rapport de M. Riffard ;
- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;
- et les observations de Me Taupenas, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Le 30 mars 2015, Mme C née en 1955, infirmière de consultation externe de chirurgie exerçant ses fonctions au CHITS et souffrant d'une lombalgie basse mécanique décompensée lors d'un premier accident du travail survenu le 13 décembre 2012, a ressenti une douleur au membre supérieur gauche et au rachis lombaire lors du soulèvement d'un patient tombé au sol. Par décision du 13 avril 2015, ce second accident a été également reconnu imputable au service. Elle a été placée en arrêt de travail à compter du 3 avril 2015 et une expertise médicale réalisée le 8 octobre 2015 a conclu que les prolongations d'arrêt de travail jusqu'au 1er octobre 2015 étaient justifiés au titre de l'accident de service du 30 mars 2015, que la reprise du travail ne pourrait se faire que sur un poste adapté, avec mi-temps thérapeutique de trois mois recommandé, qu'en attendant l'attribution de ce poste, les arrêts de travail doivent être pris au titre de l'accident de service et qu'il était trop tôt pour fixer une date de consolidation. Le 25 janvier 2017, le médecin du travail a estimé que Mme C était apte à la reprise le 1er février 2017 sous réserve qu'elle ne manipule pas des patients invalides. Toutefois à la suite d'un arrêt de travail pour rechute en avril 2017, il a été confirmé au cours de l'expertise médicale du 2 juin 2017 que l'aggravation de l'état de santé de l'intéressée était imputable au service, que son état santé était consolidé à cette date et que la reprise du travail était possible sur un poste à temps plein sans port de charges et ne nécessitant pas de trajet. Par une décision du 20 juin 2017, le directeur du CHITS a pris en compte les arrêts de travail du 20 avril 2017 au 1er juin 2017 au titre de la rechute de l'accident de service du 30 mars 2015. Le 23 juin 2017 puis le 11 octobre 2017, le médecin du travail a autorisé la reprise du travail à compter du 1er juillet 2017 sous réserve que l'agent soit affecté sur un poste sans manutention ni brancardage de patients. Le 12 octobre 2017, Mme C a déclaré un nouvel accident survenu sur son lieu de travail, alors qu'elle maintenait un enfant en bas-âge pour lui faire une prise de sang, se traduisant par une violente douleur ressentie dans le dos et le bras gauche. Par une décision du 13 février 2018, le directeur du CHITS n'a pas reconnu l'imputabilité au service de l'événement déclaré le 12 octobre 2017, conformément à l'avis défavorable émis par la commission de réforme le 30 janvier 2018 et par une décision du 21 novembre 2018 il n'a pas davantage reconnu l'imputabilité au service au titre d'une rechute. Le 23 mai 2019, Mme C a alors demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie au titre du tableau n° 98 des maladies professionnelles. Le médecin du travail a considéré, dans son avis du 5 août 2019, que l'affection n'entrait pas dans le cadre du tableau de la maladie professionnelle n° 98, en raison du délai de prise en charge et de la désignation de la maladie et que l'exposition aux risques était absente au moment de la déclaration. Lors de l'expertise médicale réalisée le 14 octobre 2019, il a été relevé que la profession d'infirmière ne faisait pas partie des professions exposées aux détériorations lombaires dues à des ports de charges, que, par suite, il ne pouvait être fait droit à la demande de maladie professionnelle n° 98 et que la reprise du travail était possible sur un poste sédentaire d'infirmière en soins externes. Par une décision du 8 janvier 2020, le directeur du CHITS a refusé de faire droit à la demande de Mme C, conformément à l'avis défavorable émis par la commission de réforme dans sa séance du 12 décembre 2019, et a indiqué que les éventuels arrêts de travail et soins ne seraient pas pris en charge au titre de la maladie professionnelle n° 98 mais au titre de la maladie ordinaire. Par lettre du 19 février 2020 réceptionnée par son destinataire le 6 mars 2020, Mme C a formé un recours gracieux à l'encontre de la décision du 8 janvier 2020, lequel a été implicitement rejeté. Dans la présente instance, Mme C demande principalement au Tribunal d'annuler la décision du 8 janvier 2020.
Sur l'acquiescement aux faits :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 612-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une des parties appelées à produire un mémoire n'a pas respecté le délai qui lui a été imparti en exécution des articles R. 611-10, R. 611-17 et R. 611-26, le président de la formation de jugement () peut lui adresser une mise en demeure. ". En vertu des dispositions de l'article R. 612-6 du même code : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant. ".
3. Malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 23 septembre 2021 le CHITS n'a produit aucun mémoire en défense. Ainsi, il est réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête. Il appartient toutefois au juge de vérifier que ces faits ne sont pas contredits par l'instruction et qu'aucune règle d'ordre public ne s'oppose à ce qu'il soit donné satisfaction au requérant. En outre, l'acquiescement aux faits est en lui-même sans conséquence sur la qualification juridique au regard des textes sur lesquels l'administration s'est fondée ou dont le requérant revendique l'application.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". En application de ces dispositions, la décision rejetant la demande d'un agent public hospitalier tendant à la reconnaissance d'une pathologie comme maladie professionnelle imputable au service, qui refuse un avantage prévu par son statut, doit être motivée.
5. La décision du 8 janvier 2020 vise la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires et la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et notamment son article 41-2°, ainsi que la demande formulée le 23 mai 2019 par Mme C au sujet de la reconnaissance de sa pathologie au titre du tableau n° 98 des maladies professionnelles. La décision vise également les conclusions de l'expertise médicale réalisée le 14 octobre 2019 par le docteur B selon lesquelles " il n'y a pas d'inscription possible à une maladie professionnelle n° 98 pour la pathologie lombaire ", ainsi que le procès-verbal de la commission départementale de réforme du 12 décembre 2019 mentionnant que " la nature du poste occupé par l'agent ne justifie pas une reconnaissance de la maladie professionnelle ", avant d'indiquer que les éventuels arrêts de maladie et soins ne seront pas pris en charge au titre de la maladie professionnelle n° 98 mais au titre de la maladie ordinaire. Ces éléments permettaient ainsi à Mme C de comprendre aisément les raisons pour lesquelles sa demande n'était pas satisfaite. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, il ne résulte ni de la motivation de la décision du 8 janvier 2020, rappelée au point précédent, ni d'aucune autre pièce versée au dossier, que le directeur du CHITS se serait cru lié par l'avis de la commission de réforme rendu le 12 décembre 2019 pour refuser de faire droit à la demande de Mme C.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de la maladie ou de l'accident est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales (). ".
8. Aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, créé par l'article 10 de l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017, en vigueur depuis le 21 janvier 2017, et désormais codifié à l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique : " () IV. -Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. () / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. ".
9. L'application de ces dispositions résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 est manifestement impossible en l'absence d'un texte réglementaire fixant, notamment, les conditions de procédure applicables à l'octroi de ce nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service. L'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 n'est donc entré en vigueur, en tant qu'il s'applique à la fonction publique hospitalière, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 16 mai 2020, du décret n° 2020-566 du 13 mai 2020 par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'État, par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. Il en résulte que l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 dans sa rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 est demeuré applicable jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020.
10. En outre, dès lors que les droits des agents en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont réputés constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie a été diagnostiquée, la situation de Mme C, dont la pathologie été diagnostiquée avant le 16 mai 2020 était exclusivement régie par les dispositions de l'article 41 bis de la loi du 9 janvier 1986 précitée. Par suite, Mme C ne peut utilement se prévaloir du régime de présomption d'imputabilité au service de sa pathologie sur le fondement de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 ni se référer au contenu du tableau n° 98 des maladies professionnelles relatifs aux affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention de charges lourdes, lequel prévoit notamment que les travaux de manutention manuelle habituelle de charges lourdes effectuées dans le cadre des soins médicaux et paramédicaux incluant la manutention de personnes sont susceptibles de provoquer ces maladies. Par ailleurs, la requérante n'ayant pas contesté la décision du 13 février 2018 par laquelle le directeur du CHITS n'a pas reconnu l'imputabilité au service de l'événement déclaré le 12 octobre 2017, elle ne peut utilement se prévaloir des dispositions du II de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 qui régissent les accidents de service.
11. En application des dispositions rappelées au point 3, pour les maladies qui ont été diagnostiquées avant l'entrée en vigueur de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, en l'absence de présomption légale d'imputabilité, une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il en résulte qu'à défaut de démonstration de circonstances particulières tenant aux conditions de travail de travail de l'agent, qui seraient de nature à conduire tout agent exposé à ces conditions à développer la pathologie dont il souffre, cette pathologie ne peut être regardée comme imputable au service.
12. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du certificat médical établi le 23 mai 2019 sur la base duquel la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie a été demandée, que Mme C souffre de " cervicalgies, dorsalgies et lombalgies chroniques ". Toutefois, si la requérante soutient que cette pathologie serait consécutive à une rechute du 12 octobre 2017, laquelle serait elle-même imputable à l'événement du 12 juillet 2016 qui trouverait lui-même son origine dans l'accident de service du 30 mars 2015, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'un accident se serait produit le 12 juillet 2016 et qu'il serait imputable au service, tandis que la rechute du 12 octobre 2017 n'a pas été reconnue imputable au service aux termes des décisions définitives du directeur du CHITS des 13 février 2018 et 21 novembre 2018. En outre, les suites de l'accident de service du 30 mars 2015 ont été regardées comme consolidées à la date du 2 juin 2017 et le médecin du travail a indiqué dans son avis du 5 août 2019 que l'affection n'entre pas dans le cadre du tableau n° 98 des maladies professionnelles et que l'exposition au risque est inexistante à la date de la déclaration de la maladie professionnelle. Enfin, Mme C se borne à soutenir qu'elle remplit les critères du tableau n° 98 sans préciser les dates auxquelles elle a effectivement occupé les postes l'ayant exposé à la manipulation de charges lourdes. Par suite, la requérante n'établit pas, par l'argumentation qu'elle présente et les éléments qu'elle produit, que les troubles dont elle est atteinte trouveraient leur origine directe et essentielle dans le travail habituel qu'elle aurait effectué au CHITS. Dans ces conditions, son affection ne peut être regardée comme imputable au service.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par Mme C aux fins d'annulation de la décision du 8 janvier 2020 par laquelle le directeur du CHITS a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle et de la décision implicite rejetant son recours gracieux et, par voie de conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction.
Sur les frais du litige :
14. Le CHITS n'étant pas la partie perdante ou la partie tenue aux dépens dans la présente instance, les conclusions de la requête tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au centre hospitalier de Toulon - La Seyne-sur-Mer.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Riffard, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 27 juin 2023.
Le rapporteur,
Signé :
D. RIFFARD
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026