jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002869 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | VINOLO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 octobre 2020 et le 26 juillet 2021, la SARL SATYNE, représentée par Me Vinolo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 21 août 2020 portant fermeture administrative du débit de boissons connus sous l'enseigne le " Satyn's " ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a fait l'objet d'un harcèlement de la part des forces de police au cours du mois de juillet 2020 ;
- les éléments la mettant en cause dans les rapports du directeur départemental de la sécurité publique du Var des 24 et 28 juillet 2020 étaient pour leur grande majorité inexacts ;
- le préfet du Var l'a informée par une correspondance du 24 juillet 2020 qu'une fermeture administrative de 30 jours était envisagée à son encontre ;
- le préfet du Var l'a informée par une correspondance du 28 juillet 2020 qu'une fermeture administrative de 45 jours était désormais envisagée à son encontre ;
- le préfet du Var l'a informée par une correspondance du 12 août 2020 qu'une fermeture administrative de 45 jours était toujours envisagée à son encontre ;
- l'arrêté en litige du 21 août 2020 a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire tel qu'il est énoncé à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté en litige du 21 août 2020 a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que sa demande de communication de son dossier administratif formée le 30 juillet 2020 n'a pas été satisfaite ;
- l'arrêté en litige du 21 août 2020 n'a pas été précédé de l'avertissement préalable prévu au 1° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique ;
- le constat d'huissier auquel elle a fait procédé le 29 juillet 2020 sur son système de vidéosurveillance est probant et a été reconnu comme tel par le ministère public ;
- les dispositions du 1° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique relatives aux infractions aux lois et règlements relatifs aux débits de boissons et restaurants ont été méconnues dès lors que la matérialité des faits reprochés n'est pas établie ;
- la méconnaissance de l'interdiction de servir de l'alcool à des personnes en état de d'ivresse manifeste de l'article R. 3353-2 du code de la santé publique n'est pas établie ;
- la méconnaissance de l'interdiction de vente d'alcool à des mineurs posée à l'article L. 3342-1 du code de la santé publique n'est pas établie ;
- la substitution de base légale proposée à titre subsidiaire par le préfet du Var ne peut être accueillie ;
- les dispositions du 2° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique relatives aux atteintes à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publique ont été méconnues dès lors que la matérialité des faits reprochés n'est pas établie ;
- les faits prétendument un trouble à l'ordre public ne présentent pas de lien avec les conditions d'exploitation et la fréquentation de l'établissement ;
- la durée de fermeture administrative retenue par l'arrêté litigieux est disproportionnée dès lors qu'elle résulte de la prise en compte d'un ensemble d'infraction dont un grand nombre ne sont pas matériellement établies et que dans le contexte économique de l'époque, en pleine crise sanitaire, elle emportait des conséquences d'une particulière gravité pour l'établissement.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 juin 2021 et le 19 juillet 2021, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens soulevés par la SARL SATYNE ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, une substitution de base légale est possible pour substituer le 2° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique au 1° de cet article dès lors que les faits de l'arrêté retenus sur ce fondement peuvent également être qualifiés d'atteinte à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publique.
Par ordonnance du 9 juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 30 juillet 2021.
Un mémoire, enregistré le 30 juillet 2021, présenté par le préfet du Var n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations du public avec l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Silvy, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Sylvie Wustefeld, rapporteure publique,
- et les observations de Me Vinolo, représentant la SARL SATYNE.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Satyne exploite sous l'enseigne " Satyn's " un restaurant-bar situé promenade Henri Fabre sur la plage du Mourillon à Toulon. Au cours du mois de juillet 2020, ce débit de boissons a fait l'objet de plusieurs contrôles de police dans un contexte de sortie de l'état d'urgence sanitaire. Par trois courriers des 24 juillet, 29 juillet et 12 août 2020, le préfet du Var a informé cet établissement qu'il envisageait de prononcer une fermeture administrative à son encontre du fait de plusieurs méconnaissances des dispositions de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique portées à sa connaissance par les services de police et l'invitant à présenter des observations écrites ou orales. Suite à l'entretien du 11 août 2020 et à plusieurs échanges avec le conseil de la société, le préfet du Var a prononcé une fermeture administrative du débit de boissons connu sous l'enseigne " Le Satyn's " pour une durée de trois semaines par un arrêté du 21 août 2020.
Sur la régularité de la procédure :
2. Aux termes de l'article L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / 2° Infligent une sanction ; () ". Aux termes de l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ". Aux termes de l'article L. 122-2 du même code : " Les mesures mentionnées à l'article L. 121-1 à caractère de sanction ne peuvent intervenir qu'après que la personne en cause a été informée des griefs formulés à son encontre et a été mise à même de demander la communication du dossier la concernant. ".
3. En premier lieu, les mesures de fermeture d'un débit de boissons prises par le préfet sur le fondement des dispositions de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique ont pour objet de prévenir des désordres liés au fonctionnement de l'établissement et présentent le caractère de mesures de police. Elles doivent être motivées et précédées d'une procédure contradictoire sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, la SARL Satyne ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 122-2 de ce code relatives à la communication du dossier administratif qui ne sont applicables qu'aux seules décisions qui infligent une sanction. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suite au refus de l'autorité préfectorale de lui communiquer son entier dossier administratif doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir engagé une procédure contradictoire par son premier courrier du 24 juillet 2020, le préfet du Var a porté à la connaissance de la société requérante les derniers éléments susceptibles de justifier une fermeture administrative de son établissement le 12 août 2020 et lui a alloué un délai de sept jours jusqu'au 19 août 2020 pour présenter d'ultimes observations écrites tant sur les faits nouveaux qu'elle exposait que suite aux courriers précédemment échangés et à la rencontre organisée le 11 août 2020. Il n'est pas contesté que ce courrier a été notifié le jour même à la société. Par suite, le délai supplémentaire de sept jours alloué par le dernier courrier du 12 août 2020 présentait, dans les circonstances de l'espèce, un caractère suffisant. Enfin, il résulte de ce qui vient d'être dit que la SARL Satyne a non seulement été mise à même de présenter des observations écrites et orales entre le 24 juillet et le 19 août 2020 mais a effectivement fait usage de cette possibilité à plusieurs reprises et en dernier lieu le 20 août 2020 avant l'adoption de la mesure en litige. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration doivent, dès lors, être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique : " 1. La fermeture des débits de boissons et des restaurants peut être ordonnée par le représentant de l'Etat dans le département pour une durée n'excédant pas six mois, à la suite d'infractions aux lois et règlements relatifs à ces établissements. / Cette fermeture doit être précédée d'un avertissement qui peut, le cas échéant, s'y substituer, lorsque les faits susceptibles de justifier cette fermeture résultent d'une défaillance exceptionnelle de l'exploitant ou à laquelle il lui est aisé de remédier. () ".
6. En application de ces dispositions il appartient au préfet, à la suite de la constatation d'infractions dans un établissement, d'en aviser l'exploitant en l'invitant à produire des observations puis, au vu des explications données, soit de lui notifier une mesure de fermeture, soit de se borner à l'avertir qu'une telle mesure sera prise en cas de nouvelle infraction.
7. Il résulte de ce qui a été dit aux points 1 et 4 du présent jugement que par ses courriers successifs des 24 juillet, 29 juillet et 12 août 2020 le préfet du Var a avisé la société Satyne de ce qu'une mesure de fermeture administrative était envisagée puis de la poursuite de cette procédure. La Société Satyne n'est, par suite, pas fondée à soutenir que les dispositions du 1 de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique relatives à l'avertissement préalable à une mesure de fermeture d'un débit de boissons ont été méconnues.
Sur la légalité interne de la décision du 21 août 2020 :
8. Aux termes, d'une part, de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 applicable à la date de la décision attaquée : " 1. La fermeture des débits de boissons et des restaurants peut être ordonnée par le représentant de l'État dans le département pour une durée n'excédant pas six mois, à la suite d'infractions aux lois et règlements relatifs à ces établissements. () / 2. En cas d'atteinte à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publiques, la fermeture peut être ordonnée par le représentant de l'Etat dans le département pour une durée n'excédant pas deux mois. Le représentant de l'Etat dans le département peut réduire la durée de cette fermeture lorsque l'exploitant s'engage à suivre la formation donnant lieu à la délivrance d'un permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1. () 3. Lorsque la fermeture est motivée par des actes criminels ou délictueux prévus par les dispositions pénales en vigueur, à l'exception des infractions visées au 1, la fermeture peut être prononcée par le représentant de l'Etat dans le département pour six mois. Dans ce cas, la fermeture entraîne l'annulation du permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1. / 4. Les crimes et délits ou les atteintes à l'ordre public pouvant justifier les fermetures prévues au 2 et au 3 doivent être en relation avec la fréquentation de l'établissement ou ses conditions d'exploitation. / 5. À l'exception de l'avertissement prévu au 1, les mesures prises en application du présent article sont soumises aux dispositions du code des relations entre le public et l'administration. () ". Ces dispositions confèrent au représentant de l'État dans le département le pouvoir d'ordonner, au titre de leurs pouvoirs de police, les mesures de fermeture d'un établissement qu'appelle la prévention de la continuation ou du retour de désordres liés à sa fréquentation ou à ses conditions d'exploitation. L'existence d'une atteinte à l'ordre public de nature à justifier la fermeture d'un établissement doit être appréciée objectivement.
9. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 3342-1 du code de la santé publique : " La vente des boissons alcooliques à des mineurs est interdite. L'offre de ces boissons à titre gratuit à des mineurs est également interdite dans les débits de boissons et tous commerces ou lieux publics. La personne qui délivre la boisson exige du client qu'il établisse la preuve de sa majorité. () ". Et aux termes de l'article R. 3353-2 du code de la santé publique : " Le fait pour les débitants de boissons de donner à boire à des gens manifestement ivres ou de les recevoir dans leurs établissements est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. ".
10. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment des précautions introductives de l'huissier de justice qui a examiné les enregistrements du système de vidéosurveillance de l'établissement Satyn's le 29 juillet 2020, que ce système était affecté d'un décalage de son horodatage et que les horaires dont il a pris connaissance lors de cette consultation étaient erronées, la correction de huit heures en amont à laquelle il a procédé ne reposant sur aucun élément objectif ni sur une expertise technique mais exclusivement sur les déclarations de ses interlocuteurs qu'il a repris à son compte. Cette anomalie d'horodatage prive, par suite, de toute force probante les constatations relatives aux horaires de fermeture de cet établissement.
9. En deuxième lieu, il ressort de la lettre de l'arrêté du 21 août 2020 que le préfet du Var a retenu au titre du 1° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique une infraction à l'interdiction de servir des boissons alcoolisées à des mineurs dans la nuit du 25 au 26 juillet 2020 ainsi qu'une infraction aux dispositions de l'article R. 3353-2 de ce même code dans la nuit du 31 juillet 2020 révélée par des clients militaires sortis en état d'ébriété avancé de l'établissement et qui se sont engagés dans une violente rixe à proximité. Il ressort du procès-verbal de l'audition de la jeune B A le 27 juillet 2020 rédigé par un officier de police judiciaire du commissariat de police central de Toulon, en lien avec une enquête pour un viol présumé sur mineure, que cette jeune femme alors âgée de dix-sept ans avait été admise après minuit avec sa cousine, également mineure, dans l'établissement " Le Satyn's " en compagnie de deux jeunes hommes et qu'une bouteille de vodka avait été amenée à leur table, bouteille dont elles ont consommé plusieurs verres à l'intérieur de l'établissement. Ce procès-verbal circonstancié, qui fait foi jusqu'à la preuve contraire, n'est pas utilement contesté par les éléments que fait valoir la société requérante. De même le procès-verbal du 1er août 2020 rédigé par un agent de police judiciaire du commissariat de police central de Toulon qui procède à l'audition du mis en cause pour violences lors de la rixe de la nuit précédente entre des militaires permissionnaires relève que celui-ci avait déjà bu deux bières avant son arrivée dans cet établissement, qu'ils avaient commandé deux bouteilles de rhum avec ses compagnons de virée et que ces bouteilles étaient pratiquement vides lorsqu'ils ont quitté l'établissement. Ces éléments ne sont pas plus utilement contestés par la société requérante. Il en résulte que ces personnes ont pu continuer à consommer des boissons alcoolisées alors même qu'elles étaient déjà ivres et ces faits correspondent à l'infraction visée à l'article R. 3353-2 du code de la santé publique. Les procès-verbaux dressés par des policiers municipaux faisant état de clients sortant de cet établissement dans des états d'ébriété avancé qui ont pu justifier des poursuites au titre de l'infraction d'ivresse publique et manifeste établissent également un lien direct avec une consommation d'alcool excessive au sein de l'établissement " Le Satyn's " et ne sont pas plus sérieusement contesté. De tels faits, dont la matérialité est suffisamment établie par les pièces du dossier, constatés sur une brève période de quelques semaines, étaient, par suite, de nature à justifier à eux seuls que le préfet du Var prononce une fermeture administrative sur le fondement du 1° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique au titre d'infractions aux lois et règlements relatifs aux débits de boissons.
10. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet du Var avait envisagé une fermeture administrative de 45 jours, alors que les dispositions du 1° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique l'autorisaient à porter la durée de cette mesure de police à six mois. Le choix d'une fermeture limitée à trois semaines, affectant au surplus la fin de la saison estivale et le début du mois de septembre, ne présente pas, compte-tenu de ce qui a été dit précédemment sur le nombre et la gravité des infractions constatées, un caractère disproportionné.
11. En dernier lieu, si la société requérante fait valoir qu'elle aurait fait l'objet d'une forme d'acharnement de la part des services de la police nationale et de la police municipale, le détournement de pouvoir qu'elle allègue n'est pas établi par les pièces du dossier, au regard notamment des circonstances particulières du mois de juillet 2020 alors qu'était organisée une sortie progressive de l'état d'urgence sanitaire.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la mesure de fermeture administrative du 21 août 2020 présentée par la SARL Satyne doivent être rejetées.
13. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la SARL Satyne doivent, dès lors, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Satyne est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Satyne et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Harang, président,
M. Silvy, premier conseiller,
M. Lamarre, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
J.-A. SILVY
Le président,
Signé
Ph. HARANGLa greffière,
Signé
A. CAILLEAUX
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026