vendredi 15 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2003238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LLC ET ASSOCIES - BUREAU DE TOULON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 23 novembre 2020, le 18 mai 2021 et le 1er juin 2021, la SARL Garden Beach, représentée par Me Parisi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 22 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer lui a refusé un permis de construire modificatif en vue de construire un ensemble immobilier de 3 bâtiments composés de 38 logements dont 11 logements sociaux, une piscine et 73 places de stationnement sur un terrain situé dans la commune de Saint-Cyr-sur-Mer ;
2°) d'enjoindre à la commune de Saint-Cyr-sur-Mer de lui délivrer le permis de construire modificatif, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'elle prévoit que la desserte et l'accès au projet sont insuffisants eu égard aux logements supplémentaires créés ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation sur la méconnaissance des articles
R. 111-2 du code de l'urbanisme et UC.12 du règlement du plan local d'urbanisme concernant l'interdiction de stationnement en sous-sol dans les zones répertoriées en risque inondable ;
- le maire de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a commis une erreur d'appréciation en relevant une incohérence dans la demande de permis de construire modificatif en l'absence d'une pièce évoquée dans la notice descriptive sans pour autant en demander la communication lors de l'instruction ;
- il a commis une erreur de droit en s'estimant lié par l'avis défavorable du centre communal d'action sociale ;
- il a commis une erreur de droit en refusant le projet de construction en se fondant sur un motif étranger aux règles d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2021, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SARL Garden Beach au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en ce que l'arrêté attaqué est une décision confirmative du précédent refus ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 14 novembre 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 6 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er septembre 2023 :
- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur ;
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique ;
- les observations de Me Parisi, représentant la SARL Garden Beach, et celles de Me Faure-Bonaccorsi, représentant la commune de Saint-Cyr-sur-Mer.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 5 mars 2018, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a délivré un permis de construire initial pour la construction d'un ensemble immobilier de 26 logements, dont 8 logements locatifs sociaux, une piscine et 73 places de stationnement sur un terrain situé en zone UC, sur la parcelle cadastrée CM 96 dans la commune de Saint-Cyr-sur-Mer. Par arrêté du 9 octobre 2018, cette autorisation a été transférée à la SARL Garden Beach, laquelle a vainement présenté plusieurs demandes de permis de construire modificatifs, dont les deux dernières ont été refusés, respectivement par arrêté du 26 mai 2020 puis par arrêté du 22 octobre 2020. Par la présente requête, la SARL Garden Beach entend contester le dernier arrêté précité portant refus de permis de construire modificatif.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'incompétence de l'auteur de la décision :
2. Il ressort des pièces du dossier que M. A B, 5ème adjoint du maire,
qui a signé la décision de refus de permis de construire modificatif, bénéficiait
d'une délégation de signature du maire de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer par arrêté n°2020-07-749 du 16 juillet 2020, dont l'ampliation a régulièrement été transmise à l'intéressé et au préfet du Var, ce dernier l'ayant reçue le 16 juillet 2020, à l'effet de signer " tous courriers, actes, arrêtés et décisions " concernant les domaines intéressant l'aménagement, l'urbanisme et l'environnement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait.
En ce qui concerne la voie de desserte et l'accès au terrain d'assiette du projet :
3. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Aux termes de l'article 8.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " Un refus peut également être opposé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic ". L'article UC.3 du même règlement prévoit que : " Les unités foncières doivent être desservies par des voies publiques ou privées, répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées dans le cas de voies existantes : les terrains doivent être desservis par des voies dont les caractéristiques techniques sont suffisantes au regard de l'importance et de la nature du projet (). L'accès correspond à la partie de la limite de propriété permettant aux piétons ou aux véhicules de pénétrer sur le terrain depuis la voie (). Tout accès doit permettre d'assurer la sécurité de ses utilisateurs ainsi que celle des usagers des voies. Cette sécurité est appréciée compte tenu, notamment, de la position de l'accès, de sa configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic () ".
4. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
5. Pour refuser la demande de permis de construire modificatif déposée par la SARL Garden Beach, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a relevé que le projet de construction consistait notamment en l'augmentation du nombre de logements, passant de 26 à 38 et que, compte tenu de la disproportion de ce nouveau projet par rapport aux conditions de desserte et d'accès de la parcelle, ce dernier porte atteinte à la sécurité publique.
6. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est desservi au nord pour les véhicules par le chemin du docteur C, lequel est d'une largeur de 5 mètres et d'une longueur d'environ 200 mètres. Cette voie privée, terminant en impasse et dont le stationnement est totalement interdit, ne comporte pas de virage important et s'élargit au niveau de son intersection avec la route départementale n°66 de sorte que les usagers disposent d'une vue et d'une marge de manœuvre suffisante pour pouvoir se croiser.
7. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est également accessible par deux passages piétons aux sud et sud-ouest de ce dernier, dont le requérant indique qu'ils sont d'une largeur de 4 mètres.
8. Il résulte de ce qui précède, et en l'absence d'éléments produits par la défenderesse établissant que l'augmentation projetée d'un tiers des logements est de nature à constituer un risque probable pour la sécurité publique concernant la desserte et les accès au terrain d'assiette du projet, que le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et des articles 8.2 et UC.3 du règlement du plan local d'urbanisme est entaché d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne le risque pour la sécurité publique compte tenu de l'aléa inondation du stationnement souterrain :
9. Aux termes de l'article UC.12 du règlement du plan local d'urbanisme :
" () Le stationnement en sous-sol est interdit dans les zones concernées par les aléas submersions marines et inondation (aléa moyen, majeur ordinaire et majeur exceptionnel identifiées par l'Atlas des Zones Inondables), dont les cartographies sont annexées au plan local d'urbanisme ".
10. Pour refuser la demande de permis de construire modificatif sollicitée par la SARL Garden Beach, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a relevé que l'atlas des zones inondables annexé au plan local d'urbanisme situe le terrain d'assiette du projet au sein du lit majeur ordinaire du ruisseau la Barbarie.
11. En premier lieu, la requérante soutient que la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a commis une erreur d'appréciation dès lors qu'elle n'a pas tenu compte de l'" Analyse des contraintes hydrauliques du projet Prise en compte du risque inondation " jointe à son dossier de demande de permis de construire modificatif. Cette analyse tend selon la requérante à démontrer, d'une part, que la caractérisation de l'aléa inondation réalisée par l'atlas des zones inondables est basée sur une méthodologie excluant des caractéristiques nécessaires pour procéder à une modélisation hydraulique pertinente. D'autre part, qu'une modélisation intégrant ces caractéristiques fait apparaître un aléa faible n'excédant pas une hauteur de 0,50 mètres qui n'aura aucune incidence significative sur la vulnérabilité de la construction vis-à-vis du risque inondation en amont ou en aval du site s'il est procédé à un réaménagement de ce dernier et à la mise en place de dispositifs techniques mineurs.
12. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'atlas des zones inondables
a été réalisé par le bureau de recherches géologiques et minière (BRGM) en 2017 à la demande de la direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement
de Provence-Alpes-Côte d'Azur afin d'intégrer les caractéristiques locales du rivage, avec
une méthode homogène sur le littoral s'étendant de Menton à la Camargue. Sur la base
de cette cartographie de l'aléa inondation couvrant l'ensemble du littoral, un " porter à connaissance complémentaire " du préfet du Var en date du 15 mars 2019 a été adressé à l'ensemble des maires des communes du département du Var, dont la commune de Saint-Cyr-sur-Mer, afin de préciser les mesures de prévention à mettre en œuvre compte tenu des phénomènes naturels d'inondations par submersion marine. Le préfet du Var y précise que " dans le but d'affiner le niveau de connaissance, toute étude locale réalisée sur la base de la méthodologie globale conduite par le BRGM pourra être prise en compte pour une éventuelle modification des règles générales de constructibilité dans le secteur concerné ". Dès lors,
en alléguant que le terrain d'assiette du projet n'est exposé qu'à un risque d'aléa inondation n'excédant pas 0,50 mètre de hauteur, sur la base d'une méthodologie différente de celle conduite par le BRGM, la requérante ne saurait invoquer de façon probante une erreur d'appréciation du maire de Saint-Cyr-sur-Mer, lequel a pu, à bon droit, se fonder sur l'article UC.12 du règlement du plan local d'urbanisme, ainsi que sur l'atlas des zones inondables annexé au plan local d'urbanisme pour refuser de délivrer le permis de construire modificatif demandé.
13. En second lieu, si le requérant soutient que la subdivision des places
de stationnement est sans incidence sur la sécurité publique compte tenu du fait qu'elle ne modifie pas la surface du bâtiment tel que le prévoyait le permis de construire modificatif délivré le 13 décembre 2018, il apparaît toutefois que cette augmentation va nécessairement accroître le nombre de véhicules exposés et ainsi renforcer l'atteinte à la sécurité publique des biens et des personnes en cas d'inondation, de sorte que c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le maire de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a refusé le projet de construction sur ce motif.
14. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation sur le risque pour la sécurité publique compte tenu de l'aléa inondation du stationnement souterrain doit être écarté comme étant non-fondé.
En ce qui concerne les logements locatifs sociaux :
15. En premier lieu, pour refuser la demande de permis de construire modificatif sollicitée par la SARL Garden Beach, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer relève une incohérence dans sa demande en ce qu'il est fait référence, dans la notice descriptive, à un acte de réservation des logements locatifs sociaux lequel n'est pourtant pas joint au dossier.
16. La requérante doit être regardée comme soutenant que cette omission n'a eu aucune incidence sur l'appréciation de la conformité du projet aux règles d'urbanisme et, en toute hypothèse, aurait dû faire l'objet d'une demande de communication par la commune lors de la phase d'instruction.
17. Il ressort des pièces du dossier que la SARL Garden Beach produit dans sa requête une décision du 12 décembre 2018 du préfet du Var relative au financement pour la construction de logements locatifs aidés, ainsi qu'une attestation notariée du 27 juin 2019 portant sur la vente en état futur d'achèvement de 9 lots sur le terrain d'assiette du projet. Si la communication à la présente instance de ces deux pièces tend à régulariser l'omission relevée par la commune de Saint-Raphaël, il apparaît qu'en toute hypothèse, ces dernières n'apportent aucun élément permettant à la commune de pouvoir apprécier la conformité du projet aux règles d'urbanisme, seules opposables à la demande de permis de construire, de sorte qu'en se fondant sur ce motif pour refuser la demande de permis de construire modificatif, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
18. En second lieu, pour refuser également la demande de permis de construire modificatif sollicitée par la SARL Garden Beach, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer se fonde sur l'avis du centre communal de l'action sociale du 8 septembre 2020 relevant que la répartition de la typologie des logements locatifs sociaux projetée n'est pas en adéquation avec les demandes de logement social pour la commune.
19. Si la requérante soutient que la commune de Saint-Cyr-sur-Mer s'est estimée à tort liée par cet avis, elle n'établit pas que cette dernière se serait fondée exclusivement sur ce dernier pour refuser la demande de permis de construire modificatif. En revanche, tel que le soutient également la requérante, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer ne saurait légalement s'opposer au projet de construction pour un motif étranger à une méconnaissance des règles d'urbanisme. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des dispositions légales et règlementaires d'urbanisme qu'une typologie de logements locatifs sociaux ou sa répartition puisse légalement fonder un refus de permis de construire modificatif. Par suite, en fondant sa décision de refus sur un tel motif, la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a entaché sa décision d'une erreur de droit.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la décision attaquée est entachée d'illégalité en tant que, d'une part, le permis de construire modificatif litigieux ne méconnaît pas les articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et les articles 8.2 ainsi que UC.3 du règlement du plan local d'urbanisme et, d'autre part, les motifs tirés de l'inadéquation de la typologie des logements projetés avec la demande de logement social et de l'incohérence de la demande en ce qu'il est fait référence à un acte de réservation des logements locatifs sociaux lequel n'est pourtant pas joint au dossier ne sont pas de nature à justifier le refus du permis de construire modificatif sollicité.
21. Toutefois, il résulte du point n°14 que le maire de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer aurait pris la même décision en se fondant sur le seul motif tiré de ce que le projet méconnait les dispositions combinées de l'article UC.12 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Dès lors, les vices entachant la décision critiquée mentionnés au point 20 ne sont donc pas de nature à entacher la légalité de l'arrêté attaqué.
22. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, les conclusions présentées par la SARL Garden Beach à fin d'annulation de l'arrêté du 22 octobre 2020 portant refus de permis de construire modificatif doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
23. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation de la SARL Garden Beach n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête doivent également être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que la SARL Garden Beach demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
25. Également, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter les conclusions de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Garden Beach est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Garden Beach et à la commune de Saint-Cyr-sur-Mer.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
M. Quaglierini, premier conseiller,
Mme Martin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2023.
Le rapporteur,
signé
B. Quaglierini
Le président,
signé
JF. Sauton
Le greffier,
signé
P. Bérenger
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026