mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2003396 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Aide sociale |
| Avocat requérant | ANDREANI - HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 décembre 2020, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de la décision du 20 novembre 2020 par laquelle le directeur de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision du 3 novembre 2020 le radiant de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois et lui supprimant ses allocations.
Il soutient que :
- malgré les démarches réalisées en vue de retrouver un emploi dans le secteur de la restauration, la situation liée à la crise sanitaire ne lui a pas permis de retrouver un emploi dans ce secteur d'activité ;
- il a réalisé des démarches en vue de retrouver un emploi dans le secteur de la menuiserie dès lors qu'il a créé une micro entreprise le 6 décembre 2020 ;
- il se trouve dans une situation financière précaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 février 2021, Pôle emploi PACA conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- M. B ne justifie pas d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi ;
- le moyen tiré de la précarité de la situation financière du requérant est inopérant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente, juge statuant seule, a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Astruc pour Pôle emploi.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après les observations de Me Astruc à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été régulièrement inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis le 14 septembre 1995. Le 30 septembre 2020, Pôle emploi Provence-Alpes-Côte-d'Azur a adressé à l'intéressé un questionnaire de contrôle de recherche d'emploi qu'il a renseigné le 14 octobre suivant. Estimant que les justificatifs fournis par M. B n'étaient pas probants et ne pouvaient tenir lieu de motif légitime de nature à justifier l'insuffisance d'action en vue de retrouver un emploi, Pôle emploi Provence-Alpes-Côte-d'Azur a, par une décision en date du 3 novembre 2020, radié M. B de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois et supprimé son allocation. Cette décision a été confirmée le 20 novembre 2020 suite au rejet de son recours préalable obligatoire. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision du 20 novembre 2020.
2. Aux termes de l'article L. 5411-6 du code du travail : " Le demandeur d'emploi immédiatement disponible pour occuper un emploi est orienté et accompagné dans sa recherche d'emploi par Pôle emploi. Il est tenu de participer à la définition et à l'actualisation du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1, d'accomplir des actes positifs et répétés de recherche d'emploi et d'accepter les offres raisonnables d'emploi telles que définies aux articles L. 5411-6-2 et L. 5411-6-3. " Aux termes de l'article L. 5412-1 du même code: " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'État, la personne qui : 1° Soit ne peut justifier de l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, de créer, reprendre ou développer une entreprise ; () ". Aux termes de l'article R. 5411-11 de ce code : " Sous réserve des dispenses prévues à l'article L. 5411-8 et au deuxième alinéa de l'article L. 5421-3, le demandeur d'emploi immédiatement disponible accomplit de manière permanente, tant sur proposition de l'un des organismes mentionnés à l'article L. 5311-2, en particulier dans le cadre du projet personnalisé d'accès à l'emploi prévu à l'article L. 5411-6-1, que de leur propre initiative, des actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, de créer, reprendre ou développer une entreprise. ()". Aux termes de l'article R. 5411-12 du même code : " Le caractère réel et sérieux des démarches entreprises par le demandeur d'emploi est apprécié compte tenu de la situation du demandeur et de la situation du marché du travail local ". Et aux termes de l'article R. 5412-1 dudit code dans sa version applicable au litige : " Le directeur régional de Pôle emploi radie les personnes de la liste des demandeurs d'emploi dans les cas prévus aux articles L. 5412-1 et L. 5412-2. ".
3. M. B soutient qu'il a effectué des recherches d'emploi dans le secteur de la restauration plus précisément en qualité de chef de cuisine et qu'il a réalisé des démarches en vue de retrouver un emploi dans le secteur de la menuiserie dès lors qu'il a créé une micro entreprise le 6 décembre 2020. Toutefois, il ne produit aucune pièce justifiant de ses recherches et de ses démarches d'emploi. Par ailleurs, s'il produit sa déclaration de début d'activité commerciale en date du 6 novembre 2020, il ne justifie ni des démarches en vue de la création d'entreprise ni de la création de cette activité. Enfin, il résulte de l'instruction qu'il n'a joint, au questionnaire rempli le 14 octobre 2020 à la demande de Pôle emploi, aucun justificatif des démarches entreprises pour retrouver un emploi. Ainsi, en l'absence de production de pièce permettant d'attester de l'effectivité des démarches entreprises pour retrouver un emploi sur les douze derniers mois, ou de la création de son entreprise de menuiserie, Pôle emploi a pu, à bon droit, prononcer la radiation de M. B de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois et supprimer temporairement ses allocations.
5. Enfin, si M. B argue de la précarité de sa situation financière, cette circonstance ne peut utilement être invoquée à l'appui d'une demandant tendant à l'annulation d'une radiation de la liste des demandeurs d'emploi.
6. Il résulte de ce qui précède, que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre du travail du plein emploi et de l'insertion.
Copie en sera adressée pour information à Pôle emploi, direction régionale Provence-Alpes-Côte d'azur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022.
La présidente-rapporteure,
Signé
M. CLa greffière,
Signé
E. Perroudon Le greffier,
E. LE LUDECLa République mande et ordonne au ministre du travail du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière,00
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026