vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2003535 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 décembre 2020 et 29 juin 2021 et 23 août 2021, M. B C, représenté par Me Marques, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision prise par le maire de la commune de La Seyne-sur-Mer le 26 juin 2020 lui refusant la délivrance d'un permis de construire pour la construction d'une maison individuelle sur un terrain situé au 224 chemin du ravin et cadastré section 126 BM n° 289 et 319 sur le territoire communal, et ensemble le rejet de son recours gracieux du 16 octobre 2020 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de procéder au réexamen du dossier, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Seyne-sur-Mer une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a obtenu deux certificats d'urbanisme, en 2008 et en 2011, déclarant réalisable l'opération de construction d'une maison d'habitation comprenant un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage sur les parcelles cadastrées BM n° 289 et 319 ;
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de son auteur en ce qu'il n'est pas apporté la preuve que M. D disposait bien d'une délégation de signature pour signer l'arrêté attaqué ;
- le maire a commis une erreur de droit car cet article 3 n'est pas opposable aux demandes de permis de construire ;
- le motif de la décision fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme est illégal ; les certificats d'urbanisme de 2008 et de 2011 ne faisaient état d'aucune difficulté quant à l'accès ; il ressort des mesures effectuées sur le plan de cadastre ainsi que sur Geoportail que la bande de roulement ne présente que ponctuellement une largeur inférieure à 4 mètres, et la notion d'obstacle ponctuel aurait dû être appliquée ; la mairie a elle-même aggravé la situation en élargissant le chemin du Ravin pour permettre le stationnement des véhicules se rendant à la plage au détriment de la bande de roulement ; il a acquis une emprise de 2 mètres carrés sur la parcelle cadastrée section BM n° 99 afin de disposer d'un accès suffisant, ainsi que cela est rappelé dans le dossier de permis de construire et ainsi qu'en ont attesté les vendeurs ; M. C a procédé au nettoyage de la bande de roulement afin d'en agrandir sensiblement la largeur et en a informé les services instructeurs ;
- son projet est modeste puisqu'il ne concerne qu'une simple maison d'habitation, et il est situé en zone UF ;
- une adaptation mineure aurait dû être accordée, conformément aux dispositions de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme ; il ressort des constats faits sur place que plusieurs constructions sont desservies par une voie d'accès ne présentant pas une bande de roulement de 4 mètres de large, la mairie ayant certainement fait application de la faculté d'adaptations mineures autorisées par l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme et aussi par le règlement du plan local d'urbanisme ; il en va ainsi des parcelles cadastrées section BM n° 92, 93 et 94 ;
- le motif tiré de la méconnaissance du règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie est illégal, ce document n'étant pas directement opposable à l'autorisation d'urbanisme en litige ; il ne ressort en outre pas de l'arrêté litigieux que le SDIS a été consulté et qu'il ait émis un avis défavorable au projet ; il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que le terrain serait classé en risque feu de forêt ; le projet doit se situer à moins de 400 mètres d'un point incendie, et non pas à 200 mètres ; un poteau incendie est situé sur la propriété du centre de vacances de Fabregas sur la commune de Die et le pétitionnaire a obtenu de cette commune, le droit d'utiliser le cas échéant ce poteau incendie ; en tout état de cause, le permis de construire aurait dû être accordé sous réserve pour M. C de créer un point incendie dont la conformité aurait été vérifiée par la commune au moment de l'achèvement des travaux.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2021, la commune de La Seyne-sur-Mer, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- l'arrêté litigieux aurait pu être pris en se fondant sur la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 2 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 2 août 2022 à 12 heures.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 juin 2023 :
- le rapport de M. Bailleux ;
- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;
- les observations de Me Marques, représentant M. C ;
- et les observations de Mme A, représentant la commune de La Seyne-sur-Mer.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
1. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal () ". En outre, selon les dispositions de l'article L. 2131-1 du même code : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. Cette transmission peut s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat. Pour les communes de plus de 50 000 habitants, cette transmission est réalisée selon ces modalités dans un délai de cinq ans à compter de la promulgation de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République. Le maire peut certifier, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes () ".
2. Il est constant que l'arrêté litigieux du 26 juin 2020 est signé par M. Robert Teisseire, conseiller municipal délégué à l'urbanisme réglementaire. Si le requérant soutient sans être contesté sur ce point que l'arrêté litigieux ne fait apparaître aucune délégation de fonctions et de signature, la commune produit à l'instance l'arrêté de délégation de fonction et de signature n° ARR/19/0079 du 24 janvier 2019, qui indique à son article 2 que : " Monsieur Robert Teisseire reçoit délégation pour signer toutes correspondances et tous actes en matière d'urbanisme réglementaire soit, toute décision relative à l'occupation et à l'utilisation du sol régies par le code de l'urbanisme, les actes administratifs en matière d'urbanisme et fiscalité de l'urbanisme ". Il n'est pas contesté en outre que cet arrêté de délégation du 24 janvier 2019 a été affiché et publié le 31 janvier 2019. Le maire de la commune a attesté que cet arrêté avait fait l'objet d'une publication par affichage en mairie, en date du 31 janvier 2019. En outre, il a été transmis en préfecture le même jour, ainsi que l'indique lui-même cet arrêté de délégation. Ainsi, cet arrêté de délégation, qui était exécutoire et opposable à compter du 31 janvier 2019, conférait donc à M. D, à la date de la décision attaquée, la compétence pour signer la décision de refus de permis de construire litigieuse. Il ressort donc des pièces du dossier que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est signée par une autorité incompétente. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
3. Aux termes de l'article 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " en toute hypothèse, tout terrain doit justifier d'un accès par une voie publique ou privée ou une servitude, dont la bande de roulement effective ne saurait être inférieure à 4 mètres de largeur (sauf en cas d'impossibilité technique démontrée dans le centre historique liée à l'organisation du bâti) pour être constructible ". En outre, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. () ". Par ailleurs, selon les dispositions de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme : " Les règles et servitudes définies par un plan local d'urbanisme : 1° Peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ; 2° Ne peuvent faire l'objet d'aucune autre dérogation que celles prévues par les dispositions de la présente sous-section ". Enfin, le point G des dispositions générales du plan local d'urbanisme dispose que : " Les règles et servitudes définies par un plan local d'urbanisme ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation, à l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ".
4. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, l'article 3 fait partie du règlement du plan local d'urbanisme et est directement opposable aux demandes de permis de construire. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le maire aurait commis une erreur de droit en opposant cet article à son projet.
5. En second lieu, la décision attaquée indique que : " considérant que le projet prévoit la création d'un accès par la VC 171 dite chemin du Ravin dont la bande de roulement est inférieure à 4 m de large sur plus de 10 m de long, excédant ainsi la notion "d'obstacle ponctuel" ".
6. Si le requérant soutient d'abord que les certificats d'urbanisme opérationnels délivrés en 2008 et en 2011 ne faisaient pas référence à un problème d'accès, cet élément est toutefois inopérant et ne saurait avoir une quelconque incidence sur la légalité de la décision litigieuse. En outre, ainsi que le fait valoir la commune sur ce point, lesdits certificats d'urbanisme opérationnels, de 2008 et 2011, n'ont qu'une durée de validité de dix-huit mois, en application des dispositions précitées de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme. Ainsi, le certificat opérationnel délivré le 10 octobre 2008 a expiré le 10 avril 2010, et le 27 novembre 2012 pour celui délivré le 27 mai 2011. Enfin, ainsi que le fait encore valoir la commune sur ce point, le certificat d'urbanisme opérationnel de 2008 indiquait quant à l'accès : " parmi les solutions proposées, le demandeur pourra mettre en œuvre celle utilisant l'accès débouchant sur le chemin du Ravin, où les rétrécissements ponctuels pourront être supprimés sans pour autant entraîner l'abattage d'arbres classés ou un changement d'affectation de l'Espace Boisé Classé ". En outre, le certificat d'urbanisme opérationnel du 27 mai 2011 indique quant à lui : " conformément aux dispositions de l'article 5 des dispositions générales du plan local d'urbanisme, l'accès à la parcelle devra présenter une bande de roulement d'une largeur minimale de 4 mètres ".
7. La commune de La Seyne-sur-Mer fait valoir ensuite, sans être contestée sur ce point, que la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) a donné des avis défavorables en ce qui concerne la voirie, en date du 13 mars 2020 et du 6 octobre 2020. Ces avis indiquent tous deux au sujet de la voirie : " avis défavorable : parcelle desservie par le chemin du Ravin, voie présentant une bande de roulement inférieure à 4 mètres sur plus de 10 mètres de long et par une voie privée en servitude ". Au surplus, la commune fait encore valoir qu'un procès-verbal a été dressé le 1er mars 2021 par un agent commissionné de la commune de La Seyne-sur-Mer, celui-ci ayant constaté que sur le chemin du Ravin, " du n°58 au n°116, la chaussée se rétrécit. Sur une distance d'environ 50,0 mètres, la chaussée a une largeur inférieure à 4 mètres. Sur ce tronçon de route, les mesures relevées sont de 2,80 mètres de largeur jusqu'à 3,70 mètres de largeur de chaussée ". Ce procès-verbal, certes postérieur à la décision attaquée, peut également être pris en compte car il n'est pas contesté qu'il décrit une situation contemporaine de l'arrêté attaqué.
8. Il ressort en outre des pièces du dossier que le service infrastructures de l'antenne de La Seyne-sur-Mer de la Métropole TPM a émis plusieurs avis défavorables sur la demande de permis de construire de M. C, les 17 janvier 2020, 11 mars 2020 et 6 octobre 2020, en raison à chaque fois de la voie de desserte inférieure à 4 mètres sur plus de 10 mètres de long.
9. Le requérant soutient quant à lui, sans toutefois l'établir, que les rétrécissements en dessous de 4 mètres de large sont ponctuels, sa pièce n° 12 produite à l'appui de ses allégations étant toutefois difficilement lisible et exploitable. Par ailleurs, la consultation du site Geoportail, accessible librement tant au juge qu'aux parties, montre qu'à l'ouest du terrain d'assiette du projet, le chemin du Ravin présente plusieurs rétrécissements à moins de 4 mètres de largeur, entre les numéros 58 et 116, ainsi que l'avait indiqué l'agent assermenté de la commune de La Seyne-sur-mer dans le procès-verbal qu'il avait dressé le 1er mars 2021.
10. Le requérant soutient également que la mairie a élargi le chemin de Ravin et a aggravé la situation, les véhicules se garant sur ce chemin, contribuant ainsi à diminuer la bande de roulement. Toutefois, contrairement à ce que soutient le requérant, la bande de roulement ne prend pas en compte les véhicules garés sur la chaussée. Au demeurant, le requérant n'établit ni même n'allègue que l'élargissement du chemin de Ravin aurait eu lieu entre les numéros 58 et 116, là où les rétrécissements sont problématiques, le requérant finissant même par reconnaître que cette partie n'a fait l'objet d'aucun élargissement.
11. Le requérant soutient par ailleurs qu'il a acquis une emprise de 2 mètres carrés de terrain sur la parcelle BM n° 99, ce qui apparaît d'ailleurs effectivement sur le plan intitulé " plan de masse implantation ". Toutefois, cet élément ne saurait avoir aucune incidence sur le fait que la voie de desserte, à l'ouest du terrain d'assiette du projet méconnaît les dispositions de l'article 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme.
12. Enfin, le requérant soutient qu'il aurait pu bénéficier de la règle des adaptations mineures pour ce qui concerne la largeur de la voie de desserte. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le rétrécissement de la voie de desserte en dessous de 4 mètres prend place sur une longueur de plus de 10 mètres, et n'est donc pas mineur. En outre, et d'autre part il n'est ni établi ni même allégué par le requérant que ladite adaptation mineure serait justifiée par " la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ", ainsi que l'imposent les dispositions précitées de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme.
13. Le requérant ne peut utilement soutenir que son projet est situé en zone UF et serait relativement modeste, car les dispositions précitées sont applicables en zone UF et peu importe l'importance du projet puisqu'elles fixent une largeur minimale de la voie de desserte de 4 mètres, quel que soit le projet.
14. Le requérant soutient enfin que des constructions situées sur les parcelles cadastrées section BM n° 92, 93 et 94, c'est-à-dire à l'endroit du chemin du Ravin concerné par les rétrécissements, ont dû bénéficier d'une adaptation mineure. Toutefois, cet argument n'est pas établi, lesdites constructions ayant également pu être édifiées avant l'approbation du plan local d'urbanisme actuel, et ainsi déroger à la règle fixée par les dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme imposant une largeur de voie supérieure à 4 mètres pour être constructible. Et d'autre part, ainsi qu'il a été vu précédemment, cela ne saurait avoir une incidence sur l'appréciation de la légalité du refus de permis de construire litigieux.
15. Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le maire de la commune de La Seyne-sur-Mer aurait commis une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté et le motif de la décision fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article 3 du règlement du plan local d'urbanisme doit être considéré comme légal.
16. Par ailleurs, il résulte de l'instruction qu'à supposer même que l'autre motif de la décision, fondé sur la méconnaissance des dispositions du règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie serait illégal, le maire de la commune de La Seyne-sur-Mer aurait pris la même décision en ne se fondant que sur le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme, susceptible à lui seul de fonder légalement la décision attaquée.
17. Il résulte donc de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation des décisions attaquées dans la présente instance, sans qu'il soit besoin d'examiner la substitution de motifs proposée par la commune.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Les conclusions à fin d'annulation ayant été rejetées dans la présente requête, la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter également les conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Les dispositions susvisées font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de La Seyne-sur-Mer, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, quelque somme que ce soit au titre de ces dispositions.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C et à la commune de La Seyne-sur-Mer.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Riffard, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 21 juillet 2023.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026