lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100183 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BEN HASSINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 janvier 2021 et 16 septembre 2022, Mme D A, représentée par Me Ben Hassine, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 juin 2020 par laquelle le principal du collège Marcel Rivière a refusé de renouveler son contrat à durée déterminée d'assistante d'éducation postérieurement au 31 août 2020 ;
2°) d'enjoindre au collège Marcel Rivière de la réintégrer juridiquement dans son emploi du 1er septembre 2020 au 31 août 2021, et de reconstituer ses droits sociaux au titre de cette période ;
3°) de condamner le collège à lui verser une somme de 18 298,97 euros en réparation des préjudices subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 janvier 2021, avec capitalisation des intérêts ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ni son comportement, ni l'intérêt du service ne justifiaient la décision de ne pas renouveler son contrat ; à ce titre, elle participait à la cohésion au sein de équipes, elle n'était pas opposée à se former au logiciel Pronote, elle prenait en charge tous les niveaux et elle avait notamment pour mission une présence active dans la cour ; en outre, elle avait décidé de reprendre son poste contre l'avis de ses médecins et son état de santé s'est dégradé ; dès lors la décision en litige méconnaît l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le 30 avril 2019, elle a été victime d'un accident de travail lui causant une entorse du faisceau antérieur du ligament externe de la cheville droite avec œdème ; elle a repris son activité professionnelle contre l'avis des médecins alors que son état n'était pas consolidé ; elle a occupé son poste sans réaménagement du service alors que son employeur ne pouvait ignorer sa situation, ces circonstances ayant aggravé son état ; elle n'a pas été contrôlée par un médecin du travail ce qui aurait permis d'alléger sa charge de travail ou de réaménager son temps de travail ; dès lors, la décision en litige méconnaît les articles 17 et 32 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- en décidant illégalement de ne pas renouveler son contrat, le principal du collège a commis une faute ;
- cette faute lui a causé un préjudice moral, elle présente un état dépressif depuis son accident de travail ; depuis son arrivée en France, elle cumule les contrats ; elle assume seule la charge de ses enfants ; un montant de 10 000 euros doit lui être versé en réparation de ce préjudice ;
- une somme de 5 000 euros doit lui être versée en réparation du préjudice qu'elle a subi " en raison du non renouvellement de son contrat de travail pour un motif non justifié par l'intérêt du service " ;
- en reprenant son activité trop tôt, elle a subi une perte d'indemnités journalières de maladie de 2 506,01 euros au titre de la période du 1er août au 30 novembre 2019 et du 1er février au 11 juin 2020 ;
- ses bulletins de paie des mois d'octobre 2019 et août 2020 présentent des retenues sur salaires injustifiées d'un montant total de 792,96 euros, ce qui constitue un préjudice matériel ;
- elle a perçu 558,98 euros au titre de la période du 1er août au 31 août 2020 au titre de ses congés payés ; toutefois, elle n'a jamais pris de congés annuels et elle était en arrêt de travail pendant la période visée dans le bulletin de paie ; dès lors, une indemnité compensatrice d'un montant de 911,86 euros, correspondant à 10 % de son revenu brut annuel, doit lui être versée en application de l'article 10 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986.
Par un mémoire, enregistré le 18 février 2021, le recteur de l'académie de Nice fait valoir qu'il n'est pas compétent pour défendre dans le cadre de la présente instance, ce litige ne concernant pas l'Etat mais le collège Marcel Rivière contre lequel les conclusions de la requérante sont dirigées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er juillet 2022 et 28 novembre 2022, le principal du collège Marcel Rivière conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 ;
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ben Hassine pour Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été employée en qualité d'assistante d'éducation par le collège Marcel Rivière, situé à Hyères, du 1er septembre 2018 au 31 août 2019, puis du 1er septembre 2019 au 31 août 2020. Par une décision du 29 juin 2020, le principal du collège Marcel Rivière a refusé de renouveler son contrat à durée déterminée d'assistante d'éducation postérieurement au 31 août 2020. Par une réclamation du 21 décembre 2020, dont il a été accusé réception le 4 janvier 2021 et qui a été implicitement rejetée, Mme A a sollicité l'annulation de la décision du 29 juin 2020 et l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler la décision du 29 juin 2020, et de condamner le collège Marcel Rivière à lui verser une somme de 18 298,97 euros au titre des préjudices subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat : " Lorsque l'agent non titulaire est recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'administration lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : () - un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à six mois et inférieure à deux ans () ".
3. Un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.
4. Par une note en date du 19 mai 2020, la conseillère principale d'éducation du collège Marcel Rivière a proposé au principal de ce collège de ne pas renouveler le contrat de Mme A au motif qu'elle présente des difficultés à travailler en équipe, qu'elle ne collabore pas suffisamment avec ses collègues, qu'elle ne s'est pas formée au logiciel Pronote, qu'elle manque d'autorité avec les élèves, qu'elle ne souhaite pas prendre en charge en salle d'études certains niveaux et qu'elle n'effectue pas de présence active dans la cour.
5. Toutefois, Mme A conteste la matérialité des faits qui lui sont reprochés. Elle soutient qu'elle participait aux activités organisées par l'établissement scolaire. Par ailleurs, elle fait valoir, en produisant son planning, qu'elle avait différentes tâches à accomplir dont une présence active dans la cour, qu'elle réalisait le suivi des devoirs faits au collège pour les classes de quatrième et troisième et que l'utilisation du logiciel Pronote ne relevait pas de ses missions mais qu'elle n'était pas opposée à être formée en la matière. De son côté, le collège Marcel Rivière ne produit aucun élément de nature à étayer la matérialité des faits énoncés dans la note du 19 mai 2020 précitée. Ainsi, les motifs tirés de l'intérêt du service avancés par le collège pour justifier sa décision de ne pas renouveler le contrat de Mme A ne sont pas matériellement établis. Par suite, cette dernière est fondée à soutenir que la décision de ne pas renouveler son contrat est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. En second lieu, aux termes du 1° de l'article 17 du décret du 17 janvier 1986 susvisé : " L'agent non titulaire physiquement apte à reprendre son service à l'issue d'un congé de maladie, de grave maladie, d'accident du travail, de maladie professionnelle ou de maternité, de paternité ou d'adoption est réemployé dans les conditions définies à l'article 32 ci-dessous ". Aux termes de l'article 32 du même décret : " A l'issue des congés prévus au titre IV, aux articles 20, 20 bis, 21, 22 et 23 du titre V et à l'article 26 du titre VI, les agents physiquement aptes et qui remplissent toujours les conditions requises sont réemployés sur leur emploi ou occupation précédente dans la mesure permise par le service. Dans le cas contraire, ils disposent d'une priorité pour être réemployés sur un emploi ou occupation similaire assorti d'une rémunération équivalente ". Aux termes de l'article 3 de ce décret mais qui concerne les modalités de recrutement et dispose seulement que : " Aucun agent non titulaire ne peut être engagé : () 4° S'il ne remplit pas les conditions d'aptitude physique exigées pour l'exercice des fonctions compte tenu des possibilités de compensation du handicap ; Les mêmes certificats médicaux que ceux exigés pour être nommé à un emploi de fonctionnaire titulaire par la réglementation en vigueur doivent être produits au moment de l'engagement. Au cas où le praticien de médecine générale a conclu à l'opportunité d'un examen complémentaire en vue de la recherche d'une des affections ouvrant droit au congé de grave maladie prévu à l'article 13, l'intéressé est soumis à l'examen d'un médecin spécialiste agréé. Les examens médicaux sont assurés par les services médicaux de l'administration ou, à défaut, pris en charge par l'administration dans les limites des tarifs de remboursement du régime général de sécurité sociale et sous réserve qu'ils ne donnent pas lieu à remboursement à d'autres titres ".
7. Si Mme A soutient que le 30 avril 2019, elle a été victime d'un accident de travail lui causant une entorse du faisceau antérieur du ligament externe de la cheville droite avec œdème, qu'elle a repris son activité professionnelle contre l'avis des médecins alors que son état n'était pas consolidé, qu'elle a occupé son poste sans aménagement de son service alors que son employeur ne pouvait ignorer sa situation, que ces circonstances ont aggravé son état et qu'elle n'a pas été contrôlée par un médecin du travail, ce qui aurait permis d'alléger sa charge de travail ou de réaménager son temps de travail, ces circonstances sont toutefois totalement étrangères à la décision en litige et sans aucune influence sur cette dernière. Par suite, ces moyens sont inopérants. En tout état de cause, il ne résulte pas des pièces du dossier que Mme A aurait été forcée de reprendre son emploi alors qu'elle n'était pas guérie, ni même qu'elle aurait communiqué à son employeur des éléments médicaux indiquant qu'elle n'était pas médicalement apte à occuper son poste. Enfin, les dispositions dont se prévaut la requérante ne prévoient aucune obligation de contrôle par un médecin du travail et aucun élément n'indique qu'elle aurait sollicité une consultation avec ce médecin.
8. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 29 juin 2020 par laquelle le principal du collège Marcel Rivière a refusé de renouveler son contrat à durée déterminée d'assistante d'éducation postérieurement au 31 août 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. L'annulation de la décision du 29 juin 2020 implique nécessairement qu'il soit enjoint au collège Marcel Rivière de réintégrer juridiquement Mme A du 1er septembre 2020 au 31 août 2021, et de reconstituer ses droits sociaux.
Sur les conclusions indemnitaires :
10. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus qu'en refusant de renouveler le contrat de Mme A, le collège Marcel Rivière a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
11. En premier lieu, Mme A est fondée à soutenir que la décision de ne pas renouveler son contrat lui a causé un préjudice moral. Toutefois, compte-tenu de la durée de son contrat, de son caractère temporaire, des pièces et de l'argumentation produites par l'intéressée, ce préjudice n'a pu qu'être modéré. En conséquence, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral de la requérante en lui accordant une somme de 1 000 euros.
12. En second lieu, si Mme A soutient qu'elle souffre d'un état dépressif depuis son accident de travail, cet élément est étranger à la décision en litige, concernant le non-renouvellement de son contrat, alors qu'aucune faute n'est à ce titre imputable à son employeur.
13. En troisième lieu, si Mme A soutient qu'en reprenant son activité professionnelle prématurément, elle a subi une perte d'indemnités journalières de maladie d'un montant de 2 506,01 euros au titre de la période du 1er août au 30 novembre 2019 et du 1er février au 11 juin 2020, ce chef de préjudice ne présente aucun lien avec la décision en litige ou même avec une faute potentielle du collège Marcel Rivière, la reprise précoce alléguée n'étant au surplus pas établie.
14. En quatrième lieu, si Mme A soutient que ses bulletins des mois d'octobre 2019 et août 2020 présentent des retenues sur salaires injustifiées d'un montant total de 792,96 euros, ces éléments concernent toutefois un litige et une décision distincts, et ne présentent aucun lien avec la décision en litige et les fautes dont se prévaut Mme A. Au surplus, l'intéressée ne développe pas de moyen de nature à contester le bien-fondé de ces retenues sur salaire correspondant, d'après leur intitulé, à des indemnités journalières.
15. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 10 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat : " II. () à la fin d'un contrat à durée déterminée, l'agent qui, du fait de l'administration en raison notamment de la définition par le chef de service du calendrier des congés annuels, n'a pu bénéficier de tout ou partie de ses congés annuels a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels. L'indemnité compensatrice de congés annuels est égale au 1/10 de la rémunération totale brutet e perçue par l'agent au cours de sa période d'emploi, entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. L'indemnité est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels dus non pris. L'indemnité est soumise aux mêmes retenues que la rémunération de l'agent. L'indemnité ne peut être inférieure au montant de la rémunération que l'agent aurait perçue pendant la période de congés annuels dus et non pris ". Il résulte de ces dispositions que l'indemnité compensatrice de congés annuels n'est due à la fin d'un contrat à durée déterminée qu'à la condition que l'agent contractuel n'ait pu, du fait de l'administration, bénéficier de tout ou partie de ses congés annuels.
16. Mme A soutient qu'une indemnité compensatrice d'un montant de 911,86 euros doit lui être versée en application de l'article 10 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986. Toutefois, en tout état de cause, et d'une part, elle n'indique pas le nombre de jours de congés annuels qui lui seraient dus et qu'elle n'aurait pas pris, compte tenu notamment des périodes de vacances scolaires dont elle a nécessairement bénéficié. D'autre part, elle ne produit aucun élément de nature à démontrer qu'elle n'a pu bénéficier de tout ou partie de ses congés annuels du fait de l'administration. Enfin, il résulte des pièces du dossier qu'au titre du mois d'août 2020, Mme A, qui était alors en congé de maladie depuis le 12 juin 2020, a perçu, non seulement des indemnités journalières de sécurité sociale d'un montant de 1 085,93 euros, correspondant à 31 jours indemnisés à hauteur de 35,03 euros par jour, mais également qu'une rémunération brute d'un montant de 1 188,84 euros lui a été allouée au titre des congés payés afférents à la période du 1er au 30 août 2020. Par suite, Mme A n'est pas fondée à solliciter à ce titre le versement d'une indemnité d'un montant de 911,86 euros.
17. Il résulte de tout ce qui précède que le collège Marcel Rivière doit uniquement être condamné à verser à Mme A une somme de 1 000 euros.
Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :
18. D'une part, la somme de 1 000 euros sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 janvier 2021, date de réception par l'administration de la demande indemnitaire préalable effectuée par Mme A.
19. D'autre part, aux termes de l'article 1343-2 du code civil : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise ". Pour l'application de ces dispositions, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond. Cette demande prend toutefois effet au plus tôt à la date à laquelle elle est enregistrée et pourvu qu'à cette date il s'agisse d'intérêts dus au moins pour une année entière. Le cas échéant, la capitalisation s'accomplit à nouveau à l'expiration de chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande.
20. Mme A a demandé, par requête enregistrée le 25 janvier 2021, la capitalisation des intérêts. Il y a lieu de faire droit à cette demande de capitalisation des intérêts à compter du 4 janvier 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, et à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du collège Marcel Rivière le versement à Mme A d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La décision du 29 juin 2020 par laquelle le principal du collège Marcel Rivière a refusé de renouveler le contrat à durée déterminée d'assistante d'éducation de Mme A postérieurement au 31 août 2020 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au principal du collège Marcel Rivière de réintégrer juridiquement Mme A du 1er septembre 2020 au 31 août 2021 et de reconstituer ses droits sociaux.
Article 3 : Le collège Marcel Rivière versera à Mme A une somme de 1 000 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 janvier 2021. Les intérêts échus à la date du 4 janvier 2022 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 4 : Le collège Marcel Rivière versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au collège Marcel Rivière.
Copie en sera adressée au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse et au recteur de l'académie de Nice.
Délibéré après l'audience du 6 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Bailleux, premier conseiller,
M. Sportelli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2023.
Le rapporteur,
signé
T. C
La présidente,
signé
M. B
La greffière,
signé
F. OUJABER
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026