mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100207 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | CASSEL CABINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 janvier et 6 février 2021 Mme B A, représentée par le cabinet Cassel, demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision n°223417 de la ministre des armées du 1er février 2021 par laquelle elle a rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé contre son bulletin de notation annuelle 2020 signé le 13 juillet 2020, ensemble ledit bulletin et la décision implicite de rejet dudit recours administratif préalable obligatoire ;
2°) d'enjoindre audit ministre de réviser ladite notation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des frais d'instance.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 mai 2021 le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens sont infondés.
L'instruction a été close au 28 mars 2023 par ordonnance du 9 mars 2023.
Vu :
- la désignation de la présidente du Tribunal ;
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la défense ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 4 juillet 2023 :
- le rapport de M. Privat, président ;
- et les conclusions de M. F. Cros rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
Sur la recevabilité :
1. En contentieux administratif l'obligation d'un recours administratif préalable a pour effet de substituer la décision prise sur ce recours aux décisions contre lesquelles il est dirigé. Par suite les conclusions dirigées contre le bulletin de notation annuelle 2020 et la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, à laquelle s'est également substituée la décision attaquée du 1er février 2021 sont irrecevables puisque ces décisions ont disparu de l'ordonnancement juridique.
Sur la légalité de la décision du 1er février 2021 :
2. Cette décision, qui ne revient aucunement sur le bulletin de notation 2020, doit donc être regardée comme reprenant le " E à confirmer " s'agissant de la " qualité des services rendus " appréciée par l'autorité notant au premier degré et le " résultat annuel chiffré de zéro " estimé par l'autorité notant au second degré.
3. Mme A produit, au soutien de son moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation et alors qu'elle a dû tenir trois emplois différents au cours de la seule année 2020, une appréciation du maître principal C (chef de secteur sur la période considérée) datée du 23 juin 2020 et une autre du lieutenant de vaisseau D (ayant " participé " à cette notation 2020) qui, si elles ne sont pas élogieuses, reflètent une manière de servir de qualité moyenne dans son ensemble. De son côté le ministre des armées, s'il conteste ce moyen, ne produit aucun témoignage des personnes avec lesquelles la requérante a travaillé durant cette période. Ainsi la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation car le " E à confirmer " s'agissant de la " qualité des services rendus " et le " résultat annuel chiffré de zéro " ne correspondent manifestement pas à une manière de servir de qualité moyenne.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de sa requête tirés de l'incompétence et de l'erreur de fait.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
5. Le présent jugement implique nécessairement que le ministre des armées révise la notation 2020 de Mme A conformément aux motifs de la présente décision, c'est-à-dire en lui attribuant une notation moyenne, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans astreinte.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (ministère des armées) la somme de 1 000 euros à verser à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : La décision susvisée du 1er février 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre des armées de réviser la notation 2020 de Mme A conformément aux motifs de la présente décision, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat (ministère des armées) versera la somme de 1 000 (mille) euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre des armées.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2023.
Le Président-rapporteur
Signé :
J-M. PRIVAT
La greffière
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026