jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100261 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LLC ET ASSOCIES - BUREAU DE TOULON |
Vu les procédures suivantes : I. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100261, le 4 février 2021 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la requête est irrecevable au regard de l'article " R. 421-1 " du code de justice administrative, dès lors qu'elle n'est pas accompagnée des décisions attaquées, à l'exception des factures ; - la requête, en tant qu'elle est dirigée à l'encontre de l'arrêté n° AR_20-1428-PO et de l'arrêté n° AR_20-1429-PO est irrecevable au regard de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dès lors qu'elle est tardive ; - les moyens de la requête ne sont pas fondés. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. II. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100262, le 4 février 2021 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient les mêmes moyens que ceux invoqués dans son mémoire en défense enregistré sous le numéro 2100261. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. III. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100263, le 4 février 2021 et le 14 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 12 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient les mêmes moyens que ceux invoqués dans son mémoire en défense enregistré sous le numéro 2100261. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. IV. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100264, le 4 février 2021 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 12 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient les mêmes moyens que ceux invoqués dans son mémoire en défense enregistré sous le numéro 2100261. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. V. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100265, le 4 février 2021 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 12 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient les mêmes moyens que ceux invoqués dans son mémoire en défense enregistré sous le numéro 2100261. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. VI. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100266, le 4 février 2021 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 12 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient les mêmes moyens que ceux invoqués dans son mémoire en défense enregistré sous le numéro 2100261. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. VII, Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2100267, le 4 février 2021 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Oulmi, demande au tribunal : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir : - la décision de la commune de Sanary-sur-Mer du 4 décembre 2020 portant rejet de sa demande d'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire ; - l'arrêté du maire de la commune de Sanary-sur-Mer du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO portant modification de la période d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public portuaire qui lui a été accordée pour son navire " Dragon II ", et fixant cette période du 1er janvier 2020 au 30 avril 2020 ; - l'arrêté n° AR_20-1429-PO ; - l'arrêté n° ARR - 20-1794-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1795-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR - 20-1951-PO - AU ; - l'arrêté n° ARR_2020-1960-PO du 17 décembre 2020 portant règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir " tous actes subséquents pris en application de ces arrêtés ", et notamment les factures suivantes : - facture n° 2020/02141 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 3 683,35 euros ; - facture n° 2020/02142 concernant le navire " La Mastre " pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, d'un montant de 1 074,17 euros ; - facture n° 2020/26046 concernant le navire " Dragon II " pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, d'un montant de 5 343,33 euros ; 3°) d'ordonner au maire de la commune de Sanary-sur-Mer de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - l'arrêté n° AR_20-1428-PO a été signé par une autorité incompétente ; - la décision d'exclure les pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation ; - malgré son statut de retraité, il a la qualité de " professionnel de la pêche en activité " au sens des dispositions applicables à l'exonération de la redevance en litige ; - la différence de traitement qui résulte de cette décision est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Par un mémoire en défense enregistré le 12 octobre 2022, la commune de Sanary-sur-Mer, représentée par Me Marchesini, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient les mêmes moyens que ceux invoqués dans son mémoire en défense enregistré sous le numéro 2100261. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023. La commune de Sanary-sur-Mer a produit une pièce complémentaire enregistrée le 5 décembre 2022. Vu les autres pièces des dossiers. Vu : - la Constitution ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Kiecken, premier conseiller, - les conclusions de Mme Wustefeld, rapporteure publique, - et les observations de Me Marchesini, pour la commune de Sanary-sur-Mer. Considérant ce qui suit : 1. Les requêtes susvisées ont le même objet et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement. 2. M. B A est né le 20 avril 1962. À compter du 1er mai 2020, il a été admis à faire valoir ses droits à la retraite en qualité de patron-pêcheur mais l'intéressé a néanmoins souhaité poursuivre l'exercice de son activité professionnelle au-delà de cette date. Par un courrier du 11 mai 2020, il a porté ces informations à la connaissance du maire de la commune de Sanary-sur-Mer et lui a demandé de continuer à bénéficier de l'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire applicable aux patrons-pêcheurs en activité. En réaction à ce courrier, le maire lui a notifié un courrier du 4 décembre 2020 par lequel il a notamment rejeté sa demande d'exonération pour les navires utilisés par M. A pour l'exercice de son activité, " Dragon II " et " Le Mastre ". Des factures pour le recouvrement de redevances pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2021, lui ont ensuite été adressées. Sur les conclusions à fin d'annulation : En ce qui concerne la portée du recours : 3. Par les présents recours, Monsieur A doit être regardé comme demandant l'annulation pour excès de pouvoir de la décision, révélée par la succession des actes mentionnés ci-dessus au point 2, par laquelle le maire de la commune de Sanary-sur-Mer l'a exclu du bénéfice de l'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire au titre de ses deux navires pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2021, au motif que l'intéressé a été admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter de cette date. Il demande également l'annulation pour excès de pouvoir des factures, mentionnées ci-dessus, qui accompagnent sa requête. 4. Eu égard aux termes de ses recours, le requérant doit par ailleurs être regardé comme invoquant à l'appui de ses demandes d'annulation le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont dépourvues de base légale dès lors qu'elles se fondent sur une décision du maire de la commune de Sanary-sur-Mer méconnaissant le principe d'égalité devant les charges publiques. En ce qui concerne la recevabilité : 5. Compte tenu de qui vient d'être dit, les fins de non-recevoir opposées en défense ne sont pas dirigées à l'encontre des décisions qui sont attaquées dans les présents recours. Elles sont dès lors sans objet et ne peuvent qu'être écartées. En ce qui concerne le bien-fondé : 6. En vertu d'une jurisprudence constante, le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un comme dans l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la règle qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des motifs susceptibles de la justifier (voir, en ce sens, décision du Conseil constitutionnel n° 2009-577 DC du 3 mars 2009, considérant 25 ; arrêt du Conseil d'État du 11 avril 2012, numéro 322326). 7. D'une part, il ressort des pièces des dossiers que les décisions attaquées sont fondées sur la décision du maire de la commune de Sanary-sur-Mer, formalisée dans les règlements de police depuis au moins l'année 2018, aux termes de laquelle seuls les " pêcheurs professionnels en activité " sont exonérés de la redevance, à l'exclusion des " pêcheurs retraités ". Il ressort en particulier de l'arrêté du 24 novembre 2020 n° AR_20-1428-PO que l'exclusion des pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige est fondée sur le motif tiré de ce que " la profession de pêcheur fait partie des traditions et du patrimoine méditerranéen et qu'il est du devoir de la commune de contribuer à préserver ce métier menacé ". 8. D'autre part, si le règlement particulier de police du port de plaisance de Sanary-sur-Mer et de la Gorguette du 17 décembre 2020 prévoit à son article 26 que " l'exonération des droits de port est conditionnée à l'exercice effectif de l'activité de pêche ", il ne ressort pas de ce règlement ni d'aucune autre pièce des dossiers que l'exclusion des pêcheurs retraités du bénéfice de l'exonération de la redevance en litige serait liée au caractère effectif de l'exercice de leur activité de pêche. 9. En l'espèce, M. A fait valoir, sans être contesté, que son statut de patron-pêcheur retraité ne comporte pas de différence avec celui qui était le sien avant le 1er mai 2020 et qu'il continue d'être considéré, pour les besoins de sa profession, comme un patron-pêcheur en activité. Il fait notamment valoir que la retraite du patron-pêcheur n'exclut pas la possibilité de poursuivre l'activité de pêche professionnelle et qu'il reste assujetti à l'ensemble des obligations qui résultent de ce statut, ainsi que redevable des cotisations liées à son appartenance au régime social de l'assurance vieillesse de l'établissement national des invalides de la marine (ENIM) et des taxes fiscales auxquelles sont assujettis les membres de sa profession. 10. Dans ces conditions, la différence de traitement qui résulte de la décision de ne pas exonérer de la redevance en litige les pêcheurs retraités, dont M. A, indépendamment du caractère effectif de l'exercice de leur activité, ne peut être regardée comme étant en rapport direct avec l'objet de la décision visant à contribuer à la préservation du métier de pêcheur en mer Méditerranée. Par suite, M. A est fondé à soutenir que la différence de traitement établie par le maire de la commune de Sanary-sur-Mer entre les " pêcheurs professionnels en activité " et les " pêcheurs retraités " est constitutive d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. 11. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, que les décisions attaquées, qui sont fondées sur une décision méconnaissant le principe d'égalité devant les charges publiques, sont dépourvues de base légale et doivent donc être annulées. Sur les conclusions à fin d'injonction : 12. Aux termes de l'article L. 911-2, alinéa 1er, du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. " 13. L'exécution du présent jugement d'annulation totale et à effet immédiat des décisions attaquées au motif qu'elles sont dépourvues de base légale, n'implique pas que le maire de la commune de Sanary-sur-Mer réexamine la situation de M. A. Les conclusions présentées à ce titre doivent, par suite, être rejetées. Sur les frais liés au litige : 14. En premier lieu, les présentes instances n'ayant pas donné lieu à des dépens, les conclusions des requêtes tendant à la condamnation de la commune de Sanary-sur-Mer aux dépens ne peuvent qu'être rejetées. 15. En second lieu, dans les circonstances des espèces, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme globale de 2 000 euros à verser à M. A, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces dispositions font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, les sommes demandées par la commune au même titre.D E´ C I D E :Article 1er : La décision par laquelle le maire de la commune de Sanary-sur-Mer a exclu M. A du bénéfice de l'exonération de la redevance d'occupation du domaine public portuaire au titre de ses deux navires pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2021 et les factures n° 2020/02141, n° 2020/02142 et n° 2020/26046, sont annulées. Article 2 : La commune de Sanary-sur-Mer versera une somme globale de 2 000 euros à M. A, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté. Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Monsieur B A et à la commune de Sanary-sur-Mer.Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :M. Harang, président, M. Silvy, premier conseiller,M. Kiecken, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023. Le rapporteur,SignéA. KIECKEN Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéA. CAILLEAUX La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2Nos 2100261
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026