mardi 26 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100291 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 6 février 2021, 26 février 2021 et 21 mai 2021, M. D A et Mme C A, représentés par Me Sechi, ont demandé au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2020 par lequel le maire de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer a délivré à la société à responsabilité limitée (SARL) Piersogest un permis de construire afin d'édifier un ensemble immobilier de 1 589 m² de surface de plancher sur une unité foncière composée des parcelles cadastrées section AO n° 95 et n° 96 situées 3 avenue Etienne Gola sur le territoire communal ;
2°) d'annuler la décision du 7 décembre 2019 rejetant leur recours gracieux ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2100291 avant dire droit du 8 février 2022, devenu définitif, le Tribunal, après avoir écarté les autres moyens soulevés par les requérants a sursis à statuer sur leur requête en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre à la commune ou à la SARL Piersogest de notifier, dans un délai de quatre mois à compter de la notification de cette décision, un permis de construire modificatif régularisant les vices tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'erreur manifeste d'appréciation en présence d'une atteinte à la sécurité publique, à l'aune de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en l'absence de toute précision sur les caractéristiques des aménagements à réaliser afin de garantir la sécurité des accès au terrain et sur les modalités de réalisation de ces ouvrages. Le Tribunal a également considéré que le permis de construire modificatif délivré en cours d'instance le 7 décembre 2021 à la SARL Piersogest ne régularisait pas ces vices.
Procédure postérieure au jugement avant dire droit :
Par des mémoires, enregistrés le 7 juin 2022 et le 1er juillet 2022, la SARL Piersogest, représentée par la SCI d'avocats CGCB et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- par une lettre du 30 mars 2022, le pôle territorial Fayence-Estérel de la direction des infrastructures et de la mobilité du département du Var a donné un accord de principe sur l'aménagement des accès, " dans la mesure où la proposition faite tient comptes des points suivants : - ajouter un B 1 (panneau de sens interdit) inversé pour l'entrée ; - conditionner l'avis en reprenant la permission de voirie délivrée pour la station-service afin d'interdire le mouvement de sortie " tourner à gauche " " ;
- une demande de permis de construire modificatif, déposée le 11 avril 2022, intègre les préconisations de l'accord de principe et le service des routes du département du Var a donné un avis favorable le 10 mai 2022 ; le permis de construire modificatif a été délivré le 11 mai 2022 ; s'agissant des modalités de réalisation des aménagements, l'avis renvoie à une simple permission de voirie, qui sera sollicitée et obtenue du département avant le commencement des travaux ; le permis de construire du 15 septembre 2020 étant intégralement régularisé par le permis de construire modificatif du 11 mai 2022, la requête est vouée au rejet.
Par un mémoire enregistré le 29 juin 2022, M. et Mme A, représentés par Me Sechi, concluent aux même fins que leurs précédentes écritures et demandent au Tribunal d'annuler l'arrêté du 11 mai 2022 portant permis de construire modificatif et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la commune sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que le permis de construire modificatif délivré le 11 mai 2022 ne régularise pas le vice retenu par le Tribunal dès lors que :
- l'accord de principe du département du Var n'a aucune valeur juridique, ne correspond pas au " projet commun de réaménagement de la route départementale n° 559 " mentionné dans le dossier de permis initial et maintenu dans le dossier de permis modificatif et n'a été sollicité que pour les besoins de la régularisation ; la demande de permission de voirie requise depuis 2019 n'a toujours pas été déposée ;
- les caractéristiques précises des aménagements à réaliser et les modalités de réalisation de ces ouvrages ne sont toujours pas indiquées ; la largeur des accès au programme, la longueur et largeur de l'ilot séparateur, la zone de stockage et la pré-signalisation ne sont toujours pas mentionnées dans le dossier de permis modificatif ; la capacité du " tourne-à-gauche " prévue dans le permis modificatif reste toujours limitée au mieux à un véhicule et la configuration des accès au terrain reste dangereuse ;
- l'avis favorable du département du Var repose sur un plan illisible, ce qui ne permet pas de vérifier la nature des prescriptions figurant sur ce plan ni d'assurer leur respect ;
- le projet modifié continue de présenter un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 juillet 2022 :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;
- et les observations de Me Becquevort, représentant la SARL Piersogest.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé " et aux termes de l'article L. 600-5-2 du même code : " Lorsqu'un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation intervient au cours d'une instance portant sur un recours dirigé contre le permis de construire, de démolir ou d'aménager initialement délivré ou contre la décision de non-opposition à déclaration préalable initialement obtenue et que ce permis modificatif, cette décision modificative ou cette mesure de régularisation ont été communiqués aux parties à cette instance, la légalité de cet acte ne peut être contestée par les parties que dans le cadre de cette même instance ".
2. Il résulte de ces dispositions qu'un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même et, d'autre part, que les requérants partie à l'instance ayant donné lieu à un jugement avant dire droit sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ne peuvent contester la légalité de la mesure de régularisation, sur laquelle le Tribunal les a invité à présenter des observations, que dans le cadre de la même instance, sachant que la circonstance qu'ils aient formé appel contre le jugement avant dire droit est sans incidence à cet égard. Enfin, à compter de la décision par laquelle le juge recourt à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, seuls des moyens dirigés contre la mesure de régularisation notifiée, le cas échéant, au juge peuvent être invoqués devant ce dernier. A ce titre, les parties peuvent contester la légalité d'un permis de régularisation par des moyens propres et au motif qu'il ne permet pas de régulariser le permis initial.
3. Enfin, lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée, notamment, par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Il peut, de même, être régularisé, notamment par un permis modificatif, si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par le permis initial a été entretemps modifiée. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
Sur les conclusions tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 15 septembre 2020 :
4. D'une part, aux termes de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme du Rayol-Canadel-sur-Mer : " Une autorisation d'urbanisme (déclaration préalable, permis de construire ou d'aménager) peut être refusée sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des aménagements ou constructions envisagées. Un refus peut également être justifié si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic, / () ".
5. D'autre part, en vertu de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
6. Dans le jugement avant dire droit du 8 février 2022, le Tribunal a relevé que la réalisation du projet de la SARL Piersogest nécessitait la modification de l'accès existant sur la route départementale n° 559 bordant le terrain d'assiette et que le département du Var, gestionnaire de cette voie, avait donné un avis défavorable le 14 avril 2020 assorti de deux réserves tendant à ce que les accès au terrain en sens unique soient revus en raison d'une largeur excessive et que les caractéristiques du carrefour " tourne-à-gauche " soient améliorées. Le Tribunal a considéré que le dossier de permis de construire ne précisait pas suffisamment les caractéristiques des aménagements préconisés par le département du Var ni leurs modalités de réalisation et que le permis de construire modificatif délivré le 7 décembre 2021 ne permettait pas de s'assurer que les recommandations de l'autorité gestionnaire de la voie avaient bien été prises en compte et qu'elles avaient été validées par cette même autorité. Suite à la décision du Tribunal, la SARL Piersogest a d'abord obtenu le 30 mars 2022 un accord de principe du président du conseil départemental du Var, gestionnaire de la voirie départementale, pour organiser les accès au projet dès lors que celui-ci tient compte de l'ajout d'un panneau de sens interdit inversé à positionner sur la voie d'accès au terrain et que la permission de voirie délivrée pour la station-service située en face du projet soit modifiée afin d'interdire le mouvement de sortie " tourne-à-gauche ". La société a ensuite déposé le 11 avril 2022 une demande de permis de construire modificatif dont les plans font apparaître, d'une part, le rétrécissement de la largeur des voies accès au projet à partir de la route départementale n° 559 afin de ne plus laisser la place que pour un véhicule à la fois et de réduire le risque de contresens et, subséquemment, la modification des espaces verts en limite du terrain ainsi que, d'autre part, les aménagements prévus sur l'assiette de la voie de desserte au droit de ce terrain, soit les ilots séparateurs, la voie de stockage et la signalisation au sol, afin de satisfaire aux réserves antérieurement émises par le département du Var. Si les requérants exposent que le dossier n'est pas suffisamment précis faute pour la société pétitionnaire d'indiquer les dimensions des aménagements projetés sur les plans, ces derniers comportent néanmoins une échelle qui permet de procéder au calcul des dimensions de ces aménagements.
7. En outre, dans le cadre de la nouvelle demande de permis de construire modificatif, le maire de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer a consulté le service aménagement du pôle territorial Fayence Estérel du département du Var, lequel a donné le 10 mai 2022 un avis favorable aux aménagements projetés, sous réserve expresse d'obtenir auprès du gestionnaire de la voirie départementale une permission de voirie avant l'exécution des travaux. Par un arrêté du 11 mai 2022, le maire du Rayol-Canadel-sur-Mer a délivré le permis de construire modificatif en reprenant la réserve du département à titre de prescription dans son article 2. Ensuite, dans la mesure où le projet modifié a recueilli l'assentiment du gestionnaire de la voie départementale, la circonstance que le " projet commun de réaménagement de la route départementale " annoncé dans la notice du projet initial ne soit toujours pas produite, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. De même, l'accord de principe du 30 mars 2022 est antérieur au dépôt de la demande de permis de construire modificatif et ne constitue pas une pièce du dossier annexée à l'arrêté du 11 mai 2022. Par suite, les requérants ne sauraient utilement se prévaloir de son contenu. Enfin, en l'état du projet modifié, il ne résulte pas de l'instruction que l'accès au terrain d'assiette porterait atteinte à la sécurité publique, tant à l'égard des occupants ou visiteurs du projet que des usagers de la route départementale. Si les requérants soutiennent que les aménagements modifiés ne sont pas suffisants, notamment pour les poids-lourds ou les camions de livraison en provenance du centre-ville, ils n'assortissent leurs allégations d'aucune précision suffisante permettant d'en apprécier le bien-fondé, alors que les services techniques de l'autorité gestionnaire de la voie départementale ont donné un avis favorable au projet. La circonstance qu'en l'état de la signalisation prévue, les automobilistes quittant le terrain d'assiette seraient enclins à commettre des infractions au code de la route en se dirigeant vers l'est afin d'éviter le rallongement de leur parcours, est également sans incidence sur la légalité du permis de construire.
8. Dans ces conditions, les vices retenus dans le jugement avant dire droit du 8 février 2022 tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, ont été régularisés par le permis de construire modificatif et les moyens tenant à la méconnaissance de ces dispositions doivent être écartés comme inopérants.
Sur les conclusions tendant à l'annulation du permis de construire modificatif :
9. Si dans leur mémoire enregistré le 29 juin 2022, les requérants demandent au Tribunal d'annuler le permis de construire modificatif délivré le 11 mai 2022, ils ne soulèvent aucun moyen de légalité à l'encontre de cette autorisation d'urbanisme.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation du permis de construire du 15 septembre 2020, de la décision du 7 décembre 2019 rejetant le recours gracieux de M. et Mme A et du permis de construire modificatif du 11 mai 2022, doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
11. Il résulte de l'article L. 761-1 du code de justice administrative que le paiement des sommes exposées et non comprises dans les dépens ne peut être mis à la charge que de la partie qui perd pour l'essentiel. La circonstance qu'au vu de la régularisation intervenue en cours d'instance, le juge rejette finalement les conclusions dirigées contre la décision initiale, dont les requérants étaient fondés à soutenir qu'elle était illégale et dont il est, par leur recours, à l'origine de la régularisation, ne doit pas à elle seule, pour l'application de ces dispositions, conduire le juge à mettre les frais à leur charge ou à rejeter les conclusions qu'ils présentent à ce titre.
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge respective des parties les frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer et de la SARL Piersogest tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Mme C A, à la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer et à la SARL Piersogest.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Riffard, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 26 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé :
D. B
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026