jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100415 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | KIEFFER LECOLIER AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire enregistrés le 18 février 2021 et le 4 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Kieffer, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 17 octobre 2018 par laquelle la Commission locale d'agrément et de contrôle Sud (CLAC Sud) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a retiré sa carte professionnelle ; 2°) de mettre à la charge du CNAPS une somme de 2 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 3°) de condamner le CNAPS aux entiers dépens. Il soutient que la décision attaquée est entachée : - d'un vice de procédure contradictoire ; - d'illégalité au motif d'une méconnaissance du 1° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure ; - d'illégalité au motif du sort pénal qui a été réservé aux faits qui l'ont motivée. M. A a produit des pièces, enregistrées le 6 juillet 2022 et le 23 août 2022. Par un mémoire en défense enregistré le 3 août 2022, le CNAPS, représenté par Me Cano, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la mise à la charge du requérant d'une somme de 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le recours est irrecevable dès lors qu'il n'a pas été précédé du recours administratif obligatoire ; - le recours est irrecevable dès lors que le recours administratif préalable obligatoire est lui-même irrecevable ; - les conclusions à fin d'annulation de " la décision par laquelle la CNAC a rejeté son recours administratif préalable obligatoire " sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas été présentées par une requête distincte ; - les moyens de la requête ne sont pas fondés. M. A a présenté un mémoire, enregistré le 25 août 2022, qui n'a pas été communiqué. Par une ordonnance du 7 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 décembre 2022. M. A a produit une pièce, enregistrée le 3 avril 2023, qui n'a pas été communiquée. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de procédure pénale ; - le code de la sécurité intérieure ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Kiecken, premier conseiller, - les conclusions de Mme Wustefeld, rapporteure publique, - les observations de Me Kieffer, pour M. A, - et les observations de Me Bayle, substituant Me Cano, pour le CNAPS. Considérant ce qui suit : 1. M. B A, né le 16 octobre 1968, a obtenu la délivrance d'une carte professionnelle l'autorisant à exercer l'activité privée de sécurité de " surveillance humaine ou électronique ", valable du 16 février 2016 au 16 février 2021. Par la décision attaquée du 17 octobre 2018, la CLAC Sud du CNAPS doit être regardée comme ayant abrogé cette carte professionnelle. 2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier qu'un courrier du 13 août 2018 destiné à mettre M. A en mesure de présenter des observations avant l'adoption de la décision attaquée, lui a été envoyé à l'adresse postale de Puget-sur-Argens mentionnée sur la décision d'attribution de la carte professionnelle du 16 février 2016. Ce courrier a toutefois été retourné à l'expéditeur avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". En se bornant à faire valoir qu'il réside sur le territoire de la commune de Fréjus depuis 2016 sans apporter aucun élément de nature à établir qu'il aurait informé le CNAPS de ce changement d'adresse ou qu'il en aurait été empêché, le requérant ne peut être regardé comme contestant sérieusement la régularité de la notification du courrier du 13 août 2018. Le moyen tiré de ce qu'il a été privé d'une garantie du fait d'un tel vice de procédure contradictoire doit dès lors être écarté (voir a contrario arrêt du Conseil d'État du 10 janvier 2000, n° 205583). 3. En second lieu, l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure prévoit, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : / 1° S'il a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; / 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 26 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; () Le respect de ces conditions est attesté par la détention d'une carte professionnelle délivrée selon des modalités définies par décret en Conseil d'Etat. La carte professionnelle peut être retirée lorsque son titulaire cesse de remplir l'une des conditions prévues aux 1°, 2° et 3°. () " 4. Il ressort de la décision attaquée qu'elle est motivée par la circonstance que M. A a été " signalisé comme auteur des faits " de recel de bien provenant d'un délai puni d'une peine n'excédant pas 5 ans d'emprisonnement le 25 novembre 2016, de détention non autorisée d'arme, munition ou élément essentiel de catégorie B le 25 novembre 2016 et de vol dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt du 1er janvier 2013 au 14 novembre 2015. 5. D'une part, eu égard à ses motifs de fait, la décision attaquée doit être regardée comme fondée sur les dispositions du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le requérant ne peut donc utilement se prévaloir des dispositions du 1° de cet article. Le moyen tiré de leur méconnaissance doit donc être écarté. 6. D'autre part, si le requérant, qui ne conteste pas en être l'auteur, fait valoir que les faits de recel de bien et de vol ont donné lieu à un classement sans suite et que les faits de détention non autorisée d'arme ont donné lieu à une condamnation qui n'a toutefois pas été inscrite au bulletin n° 2 de son casier judiciaire, ces circonstances sont sans incidence sur le bien-fondé du signalement dont il faisait l'objet en 2018. En déduisant de ce signalement que M. A avait eu un comportement de nature à porter atteinte à la sécurité des biens et contraire à l'honneur et à la probité eu égard à ses fonctions d'agent de sécurité, et en décidant d'abroger la carte professionnelle dont il était détenteur, le CNAPS ne peut être regardé comme ayant infligé une sanction disproportionnée au regard des faits reprochés à l'intéressé. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit donc être écarté (voir arrêt du Conseil d'État du 22 juin 2007, n° 272650 ; arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 24 janvier 2023, n° 22MA00428, point 6). 7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité, que la requête doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article R. 761-1 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 8. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme demandée par le CNAPS au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. D É C I D E :Article 1er : La requête de M. A est rejetée.Article 2 : Les conclusions du CNAPS présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Monsieur B A et au Conseil national des activités privées de sécurité. Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :M. Harang, président, M. Silvy, premier conseiller,M. Kiecken, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023. Le rapporteur,SignéA. KIECKEN Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéA. CAILLEAUX La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière.2N° 2100415
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026