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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2100450

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2100450

vendredi 21 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2100450
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré enregistré le 22 février 2021, le préfet du Var demande au Tribunal d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le maire de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer a délivré à Mme B C un permis de construire pour édifier une villa de 176,30 m² de surface de plancher et une piscine sur une parcelle cadastrée section AD n° 120 située 24 route de la Môle.

Le préfet soutient que :

- le présent déféré est recevable jusqu'au 23 février 2021 en application des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ;

- le permis de construire méconnaît les dispositions des articles L. 425-6 et R. 431-19 du code de l'urbanisme ; alors que le terrain d'assiette du projet est situé dans une zone soumise à autorisation de défrichement, ladite autorisation n'est pas jointe au dossier de demande de permis de construire ni visée par l'arrêté du 5 octobre 2020 ;

- le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme car le projet est implanté en bordure d'un immense espace naturel et boisé qui s'étend à l'ouest et au nord et séparé à l'est et au sud de la zone bâtie par la route départementale n°27 et des espaces arborés, le secteur ne supportant que quelques constructions éparses ; le projet n'est pas situé en continuité de l'agglomération ou d'un village existant.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er avril 2021, la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer représentée par Me Bauducco, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit sursis à statuer sur la requête sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge du préfet du Var la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés et que le permis de construire litigieux peut faire l'objet d'une régularisation sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Par une ordonnance du 23 décembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 février 2022 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code forestier ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 juin 2023 :

- le rapport de M. Riffard ;

- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;

- et les observations de Me Bauducco, représentant la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a déposé le 20 juillet 2020 une demande de permis de construire visant à édifier une construction à usage d'habitation individuelle de 176,30 m² et une piscine sur la parcelle cadastrée section AD n° 120 située 24 avenue de la Môle, constituant la route départementale n° 27 dans la traversée de l'agglomération, sur le territoire de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer. Par un arrêté du 5 octobre 2020, le maire a délivré le permis de construire, lequel transmis le 8 octobre suivant au contrôle de légalité a fait l'objet d'un recours gracieux du préfet du Var en date du 7 décembre 2020 reçu le lendemain dans les services de la mairie et notifié le même jour à Mme C. Par une décision expresse du 21 décembre 2020, le maire du Rayol-Canadel-sur-Mer a rejeté le recours gracieux préfectoral. Le préfet du Var demande au Tribunal d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2020 portant permis de construire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'autorisation de défrichement :

2. Aux termes de l'article L. 425-6 du code de l'urbanisme : " Conformément à l'article L. 341-7 du nouveau code forestier, lorsque le projet porte sur une opération ou des travaux soumis à l'autorisation de défrichement prévue aux articles L. 341-1 et L. 341-3 du même code, celle-ci doit être obtenue préalablement à la délivrance du permis " et aux termes de l'article R. 431-19 du même code : " Lorsque les travaux projetés nécessitent une autorisation de défrichement en application des articles L. 341-1, L. 341-3 ou L. 214-13 du code forestier, la demande de permis de construire est complétée par la copie de la lettre par laquelle le préfet fait connaître au demandeur que son dossier de demande d'autorisation de défrichement est complet, si le défrichement est ou non soumis à reconnaissance de la situation et de l'état des terrains et si la demande doit ou non faire l'objet d'une enquête publique ". Aux termes de l'article L. 341-7 du code forestier : " Lorsque la réalisation d'une opération ou de travaux soumis à une autorisation administrative, à l'exception de celles prévues au chapitre unique du titre VIII du livre Ier et au chapitre V du titre V du livre V du code de l'environnement, nécessite également l'obtention d'une autorisation de défrichement, celle-ci doit être obtenue préalablement à la délivrance de cette autorisation administrative ". L'article L. 341-1 du même code dispose que : " Est un défrichement toute opération volontaire ayant pour effet de détruire l'état boisé d'un terrain et de mettre fin à sa destination forestière () ". Il résulte de l'application combinée de ces dispositions que lorsque le projet nécessite une autorisation de défrichement, elle doit être obtenue préalablement à la délivrance du permis de construire.

3. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AD n° 120 d'une superficie de 8 750 m², située en bordure de la route départementale n° 27 dite route de la Môle, est boisée y compris dans sa partie sud comprise dans le secteur UC du plan local d'urbanisme et qu'elle s'intègre dans la continuité d'un vaste massif forestier. Il est constant que Mme C a déposé le 17 septembre 2020, pour le compte de Mme A D propriétaire de la parcelle concernée, une demande portant sur le défrichement de 900 m² du terrain d'assiette du projet, nécessaire à la réalisation de son projet de construction, et que les services de l'Etat ont accusé réception de sa demande le 23 septembre 2020. Sachant que le dossier a ensuite été complété le 4 février 2021 par la pétitionnaire, soit postérieurement à la délivrance du permis de construire litigieux, ce n'est que par un arrêté préfectoral du 19 mars 2021 que le préfet du Var a accordé l'autorisation de défrichement sollicitée, hors espaces boisés classés. Dans ces conditions, le préfet du Var est fondé à soutenir que le permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions des articles L. 425-6 et R. 431-19 du code de l'urbanisme.

En ce qui concerne l'application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme :

4. D'une part, l'article L. 131-1 du code de l'urbanisme dispose que les schémas de cohérence territoriale sont compatibles avec les dispositions particulières au littoral et aux zones de montagne prévues par le même code. En vertu du premier alinéa de l'article L. 121-3 du code de l'urbanisme, les dispositions du chapitre relatif à l'aménagement et à la protection du littoral sont applicables à toute personne publique ou privée pour l'exécution de tous travaux, constructions, défrichements, plantations, aménagements, installations et travaux divers, la création de lotissements, l'ouverture de terrains de camping ou de stationnement de caravanes, l'établissement de clôtures, l'ouverture de carrières, la recherche et l'exploitation de minerais et les installations classées pour la protection de l'environnement. Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 121-3 du code de l'urbanisme, ajouté par la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : " Le schéma de cohérence territoriale précise, en tenant compte des paysages, de l'environnement, des particularités locales et de la capacité d'accueil du territoire, les modalités d'application des dispositions du présent chapitre [relatif à l'aménagement et protection du littoral]. Il détermine les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés prévus à l'article L. 121-8, et en définit la localisation ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, laquelle continue de s'appliquer aux demandes d'autorisation d'urbanisme déposées avant le 31 décembre 2021, comme c'est le cas de la demande déposée par Mme C, conformément au V de l'article 42 de cette même loi : " L'extension de l'urbanisation se réalise soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement ".

6. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative chargée de se prononcer sur une demande d'autorisation d'occupation ou d'utilisation du sol de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de la conformité du projet avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral, notamment celles de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme qui prévoient que l'extension de l'urbanisation ne peut se réaliser que soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement. Constituent des agglomérations ou des villages où l'extension de l'urbanisation est possible, au sens et pour l'application du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, les secteurs déjà urbanisés caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions. A ce titre, l'autorité administrative s'assure de la conformité d'une autorisation d'urbanisme avec l'article L. 121-8 de ce code compte tenu des dispositions du schéma de cohérence territoriale applicable, déterminant les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés ainsi que des hameaux nouveaux intégrés à l'environnement et définissant leur localisation, dès lors qu'elles sont suffisamment précises et compatibles avec les dispositions législatives particulières au littoral.

7. En premier lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 143-24 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors en vigueur : " Le schéma de cohérence territoriale est publié et transmis à l'autorité administrative compétente de l'Etat dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales. / Le schéma est exécutoire deux mois après sa transmission à l'autorité administrative compétente de l'Etat " et aux termes de l'article L. 143-25 de ce code, dans sa rédaction alors applicable : " Toutefois, dans ce délai de deux mois, l'autorité administrative compétente de l'Etat notifie par lettre motivée à l'établissement public prévu à l'article L. 143-16 les modifications qu'il estime nécessaire d'apporter au schéma lorsque les dispositions de celui-ci : / 1° Ne sont pas compatibles avec les directives territoriales d'aménagement maintenues en vigueur après la date du 13 juillet 2010 ou avec les prescriptions particulières prévues à l'article L. 122-26 et, en l'absence de celles-ci, avec les dispositions particulières aux zones de montagne et au littoral mentionnées à l'article L. 131-1 ; / 2° Compromettent gravement les principes énoncés à l'article L. 101-2, sont contraires à un projet d'intérêt général, autorisent une consommation excessive de l'espace, notamment en ne prévoyant pas la densification des secteurs desservis par les transports ou les équipements collectifs, ou ne prennent pas suffisamment en compte les enjeux relatifs à la préservation ou à la remise en bon état des continuités écologiques. / Dans ce cas, le schéma ne devient exécutoire qu'après l'intervention, la publication et la transmission à l'autorité administrative compétente de l'Etat des modifications demandées ".

8. Il est constant que le caractère exécutoire du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Golfe de Saint-Tropez approuvé par délibération du conseil communautaire de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez du 2 octobre 2019, a été suspendu le 20 décembre 2019 par une décision du préfet du Var sur le fondement de l'article L. 143-25 du code de l'urbanisme. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les modifications demandées par le préfet aient été effectuées, qu'elles aient fait l'objet d'une publication et d'une transmission à l'autorité administrative compétente de l'Etat, conformément à ce que prévoient les dispositions de l'article L. 143-25 du code de l'urbanisme, dans leur rédaction alors en vigueur à la date de l'intervention de la décision préfectorale. Au surplus, le site internet de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez mis à jour le 19 décembre 2022, aisément accessible au juge comme aux parties, ne fait pas état de la réalisation de ces formalités. Par suite, à la date du permis attaqué, le SCoT du golfe de Saint-Tropez approuvé par délibération du 2 octobre 2019 n'était pas exécutoire et donc n'était pas applicable au sens de la jurisprudence du Conseil d'Etat, 9 juillet 2021, 445118, B, commune de Landéda, quand bien même les modifications demandées par le préfet du Var au SCoT du Golfe de Saint-Tropez approuvé le 2 octobre 2019 ne portaient pas sur les modalités d'extension de l'urbanisation existante prévues par ce schéma sur la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer.

9. D'autre part, le SCoT des cantons de Grimaud et Saint-Tropez approuvé par délibération du conseil syndical du 12 juillet 2006 ne précise pas les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés sur le territoire de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer, pour l'application de l'article L. 121-8, et ne définit pas leur localisation. En outre, le terrain d'assiette n'est pas situé dans le périmètre de la zone urbaine matérialisée dans les documents graphiques du SCoT et l'échelle à laquelle il a été recouru pour la réalisation de ces documents ne permet pas de s'assurer que le terrain d'assiette a été classé au sein du périmètre de la zone pavillonnaire, laquelle n'équivaut pas, en tout état de cause, aux villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés sur le territoire communal. Dans ces conditions, la conformité du permis de construire attaqué aux dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ne peut être appréciée au regard des dispositions du SCoT.

10. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AD n° 120 d'une superficie de 8 750 m² sur laquelle est projetée la construction est implantée en périphérie septentrionale de l'urbanisation existante sur la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer, à environ sept cent mètres à vol d'oiseau du rivage de la mer, et intégrée au sein d'un vaste massif boisé. Elle n'est pas située à l'intérieur du lotissement dénommé " les Mas du Canadel " qui comprend, au sud-est, une soixantaine de villas et dont elle est physiquement séparée par la route départementale n°27 dite route de la Môle qui constitue une coupure artificielle. Le terrain est également distant d'environ 70 mètres de l'ensemble immobilier " Paulette Gola " composé de 25 logements sociaux, situé à l'est au-delà du ravin de Montanard, et il existe seulement 2 constructions à usage d'habitation individuelle édifiées à l'ouest de part et d'autre du terrain d'assiette sur les parcelles limitrophes AD n° 121 et n°116, constructions distantes l'une de l'autre d'environ 65 mètres, ainsi qu'un permis de construire délivré le 22 juin 2017, en cours d'exécution sur la parcelle AD n° 117. Par suite, le secteur dans lequel s'inscrit le terrain ne comporte pas un nombre et une densité significatifs de constructions et ne peut être considéré comme une agglomération ou un village existants, au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Enfin, la circonstance que la SARL " la Compagnie du Cotentin " avait déjà obtenu, le 13 mars 2008 et sous l'empire du plan d'occupation des sols antérieur, un permis de construire une villa avec piscine sur une parcelle plus vaste de 14 853 m², cadastrée section AD n° 3, qui n'a pas été mis à exécution, est sans incidence sur l'application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, de même que l'achèvement des travaux de construction par la requérante et l'absence de contestation par le préfet, il est vrai, d'une part, de la zone UC du plan local d'urbanisme du Rayol-Canadel-sur-Mer approuvé le 14 octobre 2016 et modifié et, d'autre part, du permis de construire délivré en 2017 à proximité du terrain d'assiette. Par suite, le préfet du Var est également fondé à soutenir que le permis de construire méconnaît l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le maire de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer a délivré à Mme B C un permis de construire doit être annulé.

Sur les conclusions de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer tendant à la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

12. En l'état du dossier, si le premier vice tiré du défaut d'autorisation de défrichement préalable peut être régularisé par la délivrance d'un permis de construire modificatif, le second vice retenu tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme n'est pas susceptible d'être régularisé. Par suite, les conclusions tendant à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais du litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le préfet du Var, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance ni la partie tenue aux dépens, supporte la charge des frais exposés par la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer et non compris dans les dépens.

DECIDE

Article 1er : L'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le maire du Rayol-Canadel-sur-Mer a délivré à Mme C un permis de construire sur la parcelle cadastrée section AD n° 120 est annulé.

Article 2 : Les conclusions de la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au préfet du Var, à la commune du Rayol-Canadel-sur-Mer et à Mme B C.

Copie sera transmise au procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Draguignan en application des dispositions de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Riffard, premier conseiller,

M. Bailleux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 21 juillet 2023.

Le rapporteur,

Signé :

D. RIFFARD

Le président,

Signé :

J-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

G. RICCI

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation, la greffière.

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