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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2100464

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2100464

mardi 19 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2100464
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantGARRY & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires enregistrés le 24 février 2021, le 19 août 2022 et le 16 février 2023, Mme F C, Mme A C et M. E C, représentés par Me Garry, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Pierrefeu-du-Var ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D C en vue de créer 6 lots à bâtir sur la parcelle cadastrée section B n°1175 sise chemin de Sous Peigros, au lieudit Beauvais à Pierrefeu-du-Var, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur leur recours gracieux du 5 novembre 2020 ;

2°) de mettre à la charge de tout succombant la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il est soutenu qu'ils disposent d'un intérêt à agir et que la décision attaquée :

- est signée par une autorité incompétente pour se faire ;

- méconnaît les dispositions applicables de la zone UH du règlement du plan local d'urbanisme, un projet d'une telle densité de construction n'étant pas possible ;

- méconnaît les dispositions du plan d'exposition au bruit approuvé par l'arrêté préfectoral du 11 aout 2017 ;

- méconnaît les dispositions des articles UH 8 du règlement du plan local d'urbanisme et celles de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, en ce qu'il n'est pas fait de référence à une voie d'accès qui en tout état de cause est une parcelle leur appartenant, qui au surplus est un accès insuffisant ;

- est illégal, en ce qu'un permis d'aménager était nécessaire à l'égard d'un lotissement nécessitant la création d'une voie commune a plusieurs lots.

Par deux mémoires en défense enregistrés le 16 septembre 2021 et le 15 septembre 2022, la commune de Pierrefeu-du-Var représentée par Me Parisi, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire qu'il soit sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par deux mémoires en défense enregistrés le 27 septembre et le 23 décembre 2022, M. D C, représenté par Me Lopasso conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête faute d'intérêt à agir, à titre subsidiaire au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 30 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 25 avril 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 décembre 2023 :

- le rapport de M. Angéniol ;

- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;

- les observations de Me Dacqui représentant les consorts C ;

- les observations de Me Parisi représentant la commune de Pierrefeu-du-Var ;

- et les observations de Me Dupie représentant M. D C.

Considérant ce qui suit :

1 M. D C, propriétaire de la parcelle cadastrée section B n° 1175, sise chemin de Sous Peigros, au lieudit Beauvais sur le territoire de la commune de Pierrefeu-du-Var a déposé le 10 août 2020 une déclaration préalable en vue de créer 6 lots à bâtir sur ladite parcelle. Par un arrêté du 9 septembre 2020, le maire de la commune ne s'est pas opposé à cette déclaration. Mme F C, Mme A C et M. E C demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté de non-opposition à déclaration préalable.

Sur la légalité de l'arrêté du 9 septembre 2020 :

Au titre de la légalité externe :

2. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal () ". En outre, selon les dispositions de l'article L. 2131-1 du même code : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature () ".

3. Mme B adjointe à l'urbanisme et signataire de l'arrêté contesté, a reçu délégation permanente de fonction et de signature à l'égard de toutes les autorisations d'occupations des sols, du maire de la commune de Pierrefeu-du-Var, par arrêté du 28 mai 2020 qui a été régulièrement affiché et transmis au contrôle de légalité le 3 juin 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

Au titre de la légalité interne :

Quant à la méconnaissance des dispositions applicables de la zone UH du règlement du plan local d'urbanisme :

4. Aux termes des dispositions du chapitre 7 du règlement du plan local d'urbanisme la zone UH : " correspond aux hameaux anciens Bauvais, des Platanes, de Saint-Jean, de La Tuillère, de La Portanière () des Vidaux, et des David. Il s'agit d'une zone dense, principalement destinée à recevoir des constructions à usage d'habitation, de commerces, d'activités de services et d'autre activités des secteurs secondaires et tertiaires non nuisantes pour le voisinage, ainsi que des équipements d'intérêt collectif et des services publics. Des bâtiments à caractère agricole y sont également installés. Cette zone comprend un secteur UHa de plus faible densité située en périphérie immédiate des cœurs de hameaux. Cette urbanisation de plus faible densité est justifiée par la prise en compte de l'interface avec le patrimoine des hameaux anciens. Il convient de préserver l'ordonnancement et l'aspect architectural de la zone UHa à l'intérieur de laquelle les constructions sont généralement implantées en ordre continu. Certaine partie de cette zone sont concernées par les dispositions du PEB où les occupations et utilisations du sol doivent respecter les prescriptions de son règlement ", aux termes de l'article UH4 4.11 : " dans la zone UH et le secteur UHA, l'emprise au sol des constructions s n'est pas réglementées ".

5. Les requérants soutiennent que le projet contesté méconnaît les dispositions précitées caractérisant la zone UHa, dans la mesure où la construction de 6 villas, sur 3 262m2 de la parcelle B n°1175 du pétitionnaire et sur des terrains d'assiette dont la superficie va de 477 m2 à 653 m2 au maximum, impliquerait une densité telle qu'elle serait incompatible avec la plus faible densité de construction devant caractériser cette zone par rapport à la densité plus importante du cœur du hameau de Beauvais. Il résulte toutefois des pièces du dossier que si à proximité immédiate du projet, les villas sont édifiées sur des parcelles de plus de 1 000 m2, dans la zone UHa concernée se trouvent également de nombreuses habitations implantées sur des superficies moindres. Par ailleurs, le terrain d'assiette du projet ne se trouve pas en contact immédiat avec le patrimoine du hameau ancien de Beauvais et la construction de 6 maisons individuelles non mitoyennes sur 3 262 m2 d'une dent creuse au sein d'un hameau comptant plus de 44 constructions ne traduit pas un niveau de densité de construction incompatible avec la zone UHA concernée, le parti pris de la commune dans le cadre de l'élaboration de son règlement du plan local d'urbanisme étant comme l'indique le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) de limiter les nouvelles zones d'extension de l'urbanisation et de ne consommer que les gisements fonciers résiduels au nombre desquels appartient le projet contesté. Enfin, aucune limitation de l'occupation du sol n'est prévue par les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme pour cette zone, signe que cette dernière n'est pas incompatible avec une densité de constructions, en tout état de cause, comme il a été dit plus avant, qui reste relative. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions applicables de la zone UH du règlement du plan local d'urbanisme.

Quant à la méconnaissance dispositions du plan d'exposition au bruit (PEB), approuvé par arrêté préfectoral du 11 août 2017 :

6. Aux termes de l'article L. 112-10 du code de l'urbanisme, dont les dispositions sont reprises au sein du plan d'exposition au bruit susmentionné auquel renvoie le règlement du secteur UH du plan local d'urbanisme de la commune de Pierrefeu-du-Var : " Dans les zones définies par le plan d'exposition au bruit, l'extension de l'urbanisation et la création ou l'extension d'équipements publics sont interdites lorsqu'elles conduisent à exposer immédiatement ou à terme de nouvelles populations aux nuisances de bruit. / A cet effet : / 1. Les constructions à usage d'habitation sont interdites dans ces zones à l'exception : / () / c) En zone C, des constructions individuelles non groupées situées dans des secteurs déjà urbanisés et desservis par des équipements publics dès lors qu'elles n'entraînent qu'un faible accroissement de la capacité d'accueil d'habitants exposés aux nuisances (). ".

7. Les requérants soutiennent que le projet de 6 villas est un projet groupé qui entraine un accroissement important de la capacité d'accueil du secteur. Il résulte toutefois de l'instruction que ces 6 villas ne peuvent être regardées comme groupées au sens des dispositions précités du PEB, dans la mesure où elles ne seront pas mitoyennes, disposeront d'un accès individuel à la voie de circulation et s'insèreront dans un environnement de villas individuelles similaires, constituant la périphérie du hameau de Beauvais. Par ailleurs, les dispositions précitées n'excluent pas, par principe, la possibilité d'allotir une parcelle individuelle en vue de construire. Enfin, il n'est pas utilement contesté que la construction de 6 villas au sein de ce hameau comptant plus de 40 constructions ne traduit pas un accroissement important de la capacité d'accueil du secteur. Par suite les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée méconnaitrait le PEB applicable.

Quant à la méconnaissance des dispositions des articles UH 8 du règlement du plan local d'urbanisme et de celles de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme :

8. Aux termes de l'article UH8 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la desserte par les voies publiques ou privées : " les conditions de desserte par les voies d'accès sont définies par l'article 8 du chapitre 2 du titre 1 du règlement , au terme de cet article : " les caractéristiques géométriques et mécaniques des accès et voiries doivent être conforme à la législation, règlementation et prescription en vigueur notamment afin de faciliter la circulation et l'approche des moyens d'urgence et de secours et des véhicules d'intervention des services collectifs. Pour être constructible, une unité foncière doit avoir accès à une voie publique ou privée, soit directement soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisins ou éventuellement obtenu en application de l'article 682 du Code civil. Une autorisation d'urbanismes peut être refusée si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. Dans tous les cas, les accès doivent être aménagés de telle manière qu'ils ne créaient pas de gêne pour la circulation. Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux règles de desserte, de défense contre l'incendie et de protection civile ". Aux termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. Toutefois les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu. () ". Au sens de l'article 8 du chapitre 2 du titre 1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Sont considérés comme voies au sens du présent règlement, les voies publiques ou privées existantes ou à créer, ouvertes à la circulation des véhicules et des personnes, desservant une ou plusieurs propriétés ". Enfin aux termes du point 8.2 : " Collecte des déchets " de l'article UH 8 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les nouvelles constructions d'immeubles collectifs, de groupe d'habitations ou de lotissements doivent comporter des aires (enterrées ou à l'air libre) ou des locaux à ordures ménagères accessibles aux véhicules de collecte depuis le domaine public, suffisamment dimensionnées pour permettre la collecte sélective ".

9. En premier lieu, la commune de Pierrefeu-du-Var étant, à la date à laquelle a été prise la décision attaquée, dotée d'un plan local d'urbanisme, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, inopérant, ne peut qu'être écarté. En deuxième lieu, les requérants soutiennent qu'ils sont propriétaires de la partie de chemin de Sous Peigros permettant l'accès à la parcelle du pétitionnaire et que par voie de conséquence il n'existe aucune voie d'accès au projet. Il résulte toutefois de l'instruction, et il n'est pas utilement contesté, que ledit chemin qui est goudronné sur toute sa longueur depuis le hameau est à l'état d'entretien et ouvert à la circulation publique. Par voie de conséquence, un tel chemin peut être regardé comme une voie d'accès au sens des dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme. En troisième lieu, si les requérants soutiennent que ledit chemin ne permet pas l'utilisation des engins incendie et le passage des bus scolaires, il n'est pas utilement contesté que les services incendie ont émis un avis favorable au projet et que, le ramassage scolaire est déjà effectif. En quatrième lieu, la largeur actuelle du chemin, en moyenne de 3 mètres, et même si des secteurs limités sont légèrement en dessous de cette largeur, ne permet pas à elle seule d'identifier l'existence d'un risque pour la circulation à l'égard d'un petit hameau et de la construction de seulement 6 villas, aucune largeur minimale de cette voie de desserte n'étant, par ailleurs, imposée par le règlement du plan local d'urbanisme. En tout état de cause, l'acquisition de l'emplacement réservé n°63, approuvé par délibération du conseil municipal de la commune de Pierrefeu-du-Var du 23 juin 2021 permettra l'élargissement de la voie concernée à 6 mètres. Enfin, les requérants soutiennent que le chemin de Sous Peigros ne permettra pas le ramassage des ordures ménagères et que les dispositions précitées du point 8.2 " Collecte des déchets " de l'article UH 8 du règlement du plan local d'urbanisme sont méconnues. Il est toutefois constant que le ramassage des ordures ménagères est déjà assuré en empruntant ce chemin et que la construction d'aires ou de locaux à ordures ménagères accessibles aux véhicules de collecte depuis le domaine public relèvent des permis de construire à venir et non de la décision attaquée.

Quant à la nécessité d'un permis d'aménager :

10. Aux termes de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme : " doivent être précédés de la délivrance d'un permis d'aménager les lotissements qui prévoient la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipement communs à plusieurs lots destinés à être bâtis et propres au lotissement. Les équipements pris en compte sont les équipements dont la réalisation est à la charge du lotisseur " Aux termes de l'article R. 421-23 du même code : " doivent être précédés d'une déclaration préalable les lotissements autres que ceux qui sont mentionnés au a) de l'article R. 421-19. ".

11. Les requérants soutiennent que l'emplacement réservé n°63, évoqué au point précèdent, doit être regardé comme participant de l'aménagement d'une voie commune à plusieurs lots destinée à être bâtie et propre au lotissement. Il n'est cependant pas utilement contesté qu'en l'état du projet les villas du lotissement auront directement accès à une voie ouverte à la circulation sans que n'existe de voie propre au lotissement. Par ailleurs l'élargissement à venir de ladite voie par la commune ne relève en rien d'une réalisation à la charge du lotisseur et propre au lotissement, tel que prévue par l'article R. 421-19 précité du code de l'urbanisme. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet contesté nécessitait un permis d'aménager.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué et que par voie de conséquence leurs conclusions à fin d'annulation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Pierrefeu-du-Var et de M. D C, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que réclame les requérants au titre des frais liés au litige. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la commune de Pierrefeu-du-Var et M. D C en application de ces mêmes dispositions.

DECIDE

Article 1er : La requête de Mme F C, Mme A C et M. E C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Pierrefeu-du-Var et celles de M. D C tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C en qualité de représentant unique pour l'ensemble des requérants, à la commune de Pierrefeu-du-Var et à M. D C.

Délibéré après l'audience du 5 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Angéniol, premier conseiller,

M. Bailleux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.

Le rapporteur,

Signé :

P. ANGENIOL

Le président,

Signé :

J.-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

K. BAILET

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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