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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2100556

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2100556

lundi 5 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2100556
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantDE HANTSETTERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 4 mars 2021, le 12 mai 2021, le

13 septembre 2021, le 17 février 2022 et le 8 février 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) SB2, représentée par Me Pourrez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 8 mars 2021 de la ministre du travail rejetant son recours hiérarchique reçu le 7 septembre 2020 contre la décision refusant d'autoriser le licenciement de Mme B D née H, ensemble la décision implicite née le 8 janvier 2021 rejetant ce recours hiérarchique et la décision du 6 juillet 2020 par laquelle l'inspecteur du travail de Toulon avait refusé d'autoriser ce licenciement ;

2°) de l'autoriser à procéder au licenciement de Mme B D née H ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la procédure suivie devant l'inspecteur du travail de Toulon est irrégulière par méconnaissance du principe du contradictoire garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et prescrit par les dispositions des articles 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et les articles R. 2421-4 et R. 2421-11 du code du travail ;

- la procédure suivie au cours de l'instruction par la ministre chargée du travail de son recours hiérarchique est également irrégulière par méconnaissance du principe du contradictoire dès lors qu'aucune rencontre avec Mme D et elle-même n'a été organisée et certains employés n'ont pas été entendus ;

- la demande de licenciement est fondée dès lors que Mme D a manifesté une attitude irrespectueuse, tenus des propos virulents et exercé des pressions sur ses collègues de travail ;

- Mme D s'est également livré à de graves agressions verbales sur deux salariés le 3 mars 2020 en présence de la clientèle ;

- Mme D ne respectait pas les directives et règles d'hygiène malgré des demandes répétées en ce sens ;

- Mme D a détérioré le matériel de l'entreprise qui a dû engager des frais de réparation suite à la panne de la caisse enregistreuse après qu'elle l'a utilisée le 21 janvier 2020 ;

- Mme D s'est également livré à des indiscrétions et à des dénigrements de la société auprès de sa clientèle et de tiers et a interrogé le logiciel de caisse à distance sans autorisation ;

- Mme D exécutait son travail avec une grande nonchalance et de manière vindicative.

Par des mémoires, enregistrés le 15 avril 2021, le 2 août 2021 et le 9 février 2023,

Mme B D, représentée par Me de Handsetters, demande au tribunal, dans le dernier de ses écritures :

1°) de rejeter la requête ;

2°) de condamner la société SB2 à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SARL SB2 ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2022, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SARL SB2 ne sont pas fondés.

Un courrier du 27 décembre 2022 adressé aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les a informées de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et a indiqué la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.

Une ordonnance du 10 mars 2023 a prononcé la clôture de l'instruction à la date de son émission, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.

Un mémoire, enregistré le 4 février 2022, présenté pour la SARL SB2, n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Un mémoire, enregistré le 7 février 2022, présenté pour Mme D, n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de commerce ;

- le code du travail ;

- le code des relations du public avec l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Silvy, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Wustefeld, rapporteure publique,

- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B D née H a été recrutée en qualité de vendeuse à temps partiel à compter du 21 juin 2011 par la société à responsabilité limitée (SARL) SB2, constituée le 25 septembre 2012 à Six-Fours entre MM. E D et A Borreani pour l'exercice d'une activité de boulangerie et restauration rapide dans cette commune. Elle a ultérieurement accédé aux fonctions de " manager - niveau II B ", à temps complet. Elle a été élue comme représentante des salariés le 5 août 2019 conformément aux dispositions du 2e alinéa de l'article L. 621-4 du code de commerce relatives aux procédures de sauvegarde des entreprises en difficulté. Le représentant de la société SB2 a sollicité auprès de l'inspecteur du travail territorialement compétent, par un courrier du 23 mars 2020, l'autorisation de licencier pour faute Mme D au motif de différents manquements sur les règles d'hygiène, de détérioration du matériel de l'entreprise, de nonchalance et à une attitude irrespectueuse et agressive notamment à l'égard de deux collègues. Au terme de l'enquête contradictoire, l'inspecteur du travail de Toulon a refusé cette autorisation de licenciement par une décision du

6 juillet 2020. Le recours hiérarchique formé le 3 septembre 2020 par la société SB2 contre la décision de l'inspecteur du travail et reçu le 7 septembre 2020 a été implicitement rejeté par la ministre du travail le 8 janvier 2021. Par une décision expresse du 8 mars 2021, la ministre chargée du travail a annulé pour méconnaissance du principe du contradictoire la décision de refus d'autorisation de licenciement du 6 juillet 2020 et a refusé l'autorisation de licenciement sollicité aux motifs que plusieurs des griefs avancés n'étaient pas matériellement établis, que l'imputabilité des détériorations constatées à Mme D sur une caisse enregistreuse n'était pas établie et que des doutes persistaient sur plusieurs griefs de l'employeur, lesquels doutes devaient profiter au salarié protégé. Par la présente requête, la SARL SB2 demande l'annulation de la décision de refus d'autorisation de licenciement de l'inspecteur du travail de Toulon du

6 juillet 2020 et de la décision implicite de rejet par la ministre du travail de son recours hiérarchique daté du 3 septembre 2020.

Sur l'objet du litige :

2. En premier lieu, si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite, se substitue à la première décision. En conséquence, les conclusions de la requête aux fins d'annulation de la décision implicite de rejet du recours hiérarchique doivent être regardées comme dirigées contre la décision expresse de rejet de la demande d'autorisation du licenciement qui résulte de l'article 3 de l'acte du 8 mars 2021, alors même que celui-ci a annulé la décision initiale de l'inspecteur du travail de Toulon du 6 juillet 2020 à son article 2.

3. En deuxième lieu, si le refus d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé se borne, vis-à-vis de l'employeur, à rejeter la demande qu'il a adressée à l'administration et n'est, par suite, pas créateur de droits à son égard, il revêt en revanche le caractère d'une décision créatrice de droits au profit du salarié intéressé, y compris, dans certains cas, après l'expiration de sa période de protection. Ainsi, le litige par lequel l'employeur demande au juge administratif l'annulation de ce refus pour excès de pouvoir ne saurait être privé d'objet en raison de ce que ce refus aurait cessé, en cours d'instance, de faire obstacle au licenciement, soit parce que l'administration l'aurait abrogé pour l'avenir en accordant l'autorisation sollicitée, soit en raison de la fin de la période de protection du salarié. Un tel litige n'est en effet susceptible de perdre son objet que si, en cours d'instance, le refus d'autorisation a été rétroactivement retiré par l'autorité compétente et que ce retrait a acquis un caractère définitif.

4. Il résulte de ce qui précède que les circonstances que la protection dont bénéficiait Mme D a expiré avec la fin de la période de sauvegarde de la société SB2 et qu'elle a été destinataire d'une lettre de licenciement pour inaptitude médicale définitive datée du 25 juillet 2022 ne sont pas de nature à priver d'objet la contestation de la société SB2 sur laquelle il y a toujours lieu de statuer.

5. En troisième lieu, si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il est saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

6. Il ressort de la décision de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion du

8 mars 2021, et notamment de son article 2, que celle-ci a procédé à cette date à l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail en date du 6 juillet 2020. D'une part, il résulte des termes de cette décision du 8 mars 2021 que l'autorité ministérielle n'a pas entendu limiter pour l'avenir les effets de sa décision d'annulation et qu'elle a procédé au retrait de la décision du 6 juillet 2020 en raison d'une irrégularité de procédure qui viciait cette décision dès l'origine. D'autre part, les conclusions du présent recours en excès de pouvoir ne portent pas sur l'article 2 de cette décision et il ne ressort pas des pièces du dossier que cet article aurait fait l'objet d'un recours contentieux dans le cadre d'une autre instance. Le retrait prononcé par l'article 2 de la décision du 8 mars 2021 a, par suite, acquis un caractère définitif à la date de la clôture de l'instruction. Les conclusions présentées par la SARL SB2 en cours d'instance tendant à l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail de Toulon ont, par suite, perdu leur objet et il n'y a plus lieu, en tout état de cause, d'y statuer.

Sur la légalité de la décision attaquée du 8 mars 2021 :

Sur le caractère contradictoire de la procédure d'instruction du recours hiérarchique :

7. Aux termes, d'une part, de l'article R. 2421-11 du code du travail : " L'inspecteur du travail procède à une enquête contradictoire au cours de laquelle le salarié peut, sur sa demande, se faire assister d'un représentant de son syndicat. / Par dérogation à l'alinéa précédent, lorsque le salarié est inclus dans un licenciement pour motif économique et que la demande concerne au moins vingt-cinq salariés bénéficiant de la protection prévue à l'article L. 2411-1, l'inspecteur du travail met à même le salarié de lui présenter ses observations écrites, et sur sa demande, des observations orales. À cette occasion, le salarié peut, sur sa demande, se faire assister d'un représentant de son syndicat. En outre, l'inspecteur du travail peut procéder à une enquête contradictoire telle que définie à l'alinéa 1er du présent article. () ".

8. Il ressort des pièces du dossier et de la décision expresse du 8 mars 2021 que la ministre chargée du travail, avant même d'avoir constaté la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 2421-11 du code du travail par l'inspecteur du travail de Toulon et annulé sa décision, avait fait procéder à une contre-enquête contradictoire au cours de laquelle les pièces produites par l'employeur et la salariée ont été communiquées à l'autre partie, seules certaines observations de l'employeur n'ont pas été transmises à la salariée en l'absence d'éléments nouveaux ou déterminants. Il a été notamment fait droit à la demande de l'employeur d'obtenir des copies plus lisibles de certains des documents produits par la salariée protégée. Les dispositions de l'article R. 2421-11 du code du travail n'imposaient toutefois aucunement à la ministre de faire droit aux demandes de l'employeur tenant à l'organisation d'une confrontation avec la salariée protégée en présence de l'inspecteur du travail ou de procéder à d'autres auditions d'employés que celles qu'elle estimait utiles. Par suite, la procédure suivie avant la décision expresse de la ministre présentait bien un caractère contradictoire et la société SB2 n'est pas fondé à soutenir qu'elle aurait méconnu les prévisions de l'article R. 2421-11 du code du travail ou toute autre norme de même portée.

Sur le bien-fondé de la demande de licenciement pour faute de Mme D :

9. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale.

10. Il ressort des pièces du dossier que la situation de la société SB2 au cours des mois qui ont précédé la demande d'autorisation de licenciement du 23 mars 2020 était marquée par une crise économique et interpersonnelle, et ce avant même que l'entreprise ne subisse les conséquences de la crise sanitaire dès lors que le placement sous le régime de sauvegarde était intervenu dès l'été 2019. Il est ainsi notamment établi que Mme B D était divorcée de longue date de l'un des fondateurs de la société, M. E D, lequel a été par la suite en couple de 2006 à mai 2018 avec M. A G, son associé dans l'entreprise SB2 et que la rupture intervenue entre ces cofondateurs à l'initiative de M. D et dans un contexte d'accusations de malversation s'est répercutée directement sur les conditions de travail de

Mme D. Cette hostilité s'est notamment manifestée par le truchement du comportement à son égard de M. C F, son responsable direct et le nouveau compagnon de

M. G depuis l'année 2019. Mme D a ainsi fait l'objet de privations de rémunération pour la période du 1er octobre 2019 au 17 mars 2020 et a dû en obtenir le paiement par une action devant le conseil des Prud'hommes de Toulon qui lui a donné satisfaction en référé le

8 septembre 2020. Il ressort également des pièces du dossier que Mme B D exerçait une fonction d'encadrement sur ce site de vente à emporter et était amenée à donner des instructions rapides aux autres salariés lors des pointes d'activité de ce commerce. Il ressort également des pièces du dossier que son différend avec l'un des employés masculins de ce site de vente et les manquements aux règles d'hygiène que celui-ci lui reproche apparaissent comme des éléments ponctuels et isolés. Il ressort également des pièces du dossier que la procédure engagée devant le conseil des prud'hommes par une ancienne employée la mettant en cause personnellement a été rejetée par cette juridiction. Il ressort encore de pièces produites par la société demanderesse que Mme D était la seule à accéder à distance au logiciel de caisse, qu'elle disposait donc de droits à cette fin et que la circonstance qu'elle ait procédé à distance, pendant un arrêt-maladie, à des consultations de cette caisse ne présente, en tout état de cause, pas un caractère fautif dès lors qu'elle pouvait souhaiter s'assurer de l'absence d'irrégularité de caisse alors qu'elle pouvait raisonnablement estimer faire l'objet d'une campagne malveillante de la part de sa direction. Si la matérialité des détériorations constatées sur une caisse enregistreuse n'a jamais été remise en cause ni par l'inspecteur du travail de Toulon, ni par la ministre chargée du travail, la démonstration de la responsabilité de Mme D ne ressort d'aucun des pièces versées à l'instruction. Les griefs de désinvolture au travail, de lenteur ne sont étayées d'aucun justificatif. De même la main-courante déposée par son responsable direct, M. C F, le 3 mars 2020 après un échange houleux est dépourvue de caractère sérieux. Il résulte de ce qui précède que la ministre chargée du travail a pu, par une exacte application des dispositions applicables, écarter certaines attestations produites par des salariés de la société requérante comme insuffisamment circonstanciées, regarder la grande majorité des griefs invoqués à l'encontre de Mme D comme non établis et estimer que l'absence de port de gants ne présentait pas une gravité suffisante pour justifier le licenciement d'un représentant du personnel.

Sur les frais de justice :

11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

12. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le Tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la société SB2 doivent, dès lors, être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de cette société la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par Mme D et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SARL SB2 tendant à l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail de Toulon du 6 juillet 2020.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La SARL SB2 versera à Mme D une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SARL SB2, à Mme B D et au ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion.

Copie en sera adressée à l'inspection du travail de Toulon

Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Harang, président,

M. Silvy, premier conseiller,

M. Kiecken, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2023.

Le rapporteur,

Signé

J.-A. SILVY

Le président,

Signé

Ph. HARANGLa greffière,

Signé

A. CAILLEAUX

La République mande et ordonne au ministre du Travail, du Plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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