mardi 31 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100985 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | BAZILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 9 avril 2021, 9 août 2021 et 6 octobre 2021, Mme C B représentée par Me Bazile, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 mars 2021 par laquelle la commission de médiation DALO du Var a rejeté son recours amiable présenté en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, tendant à être reconnue comme prioritaire et devant être logée d'urgence dans un logement social ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var de saisir à nouveau la commission de médiation DALO du Var afin qu'elle reconnaisse sa demande comme prioritaire et urgente dans un délai d'un mois et sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner l'Etat à verser à Me Bazile la somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il est soutenu que :
- la motivation de la décision attaquée est stéréotypée, insuffisante et contradictoire ;
- Mme B remplit les conditions posées par les textes législatifs et règlementaires ; le délai anormalement long pour obtenir une proposition de logement social adapté est dépassé car la demande date de mai 2018 ; en outre, le logement de type T3 comporte deux chambres et abrite 7 ou 8 personnes et il est donc sur-occupé ; M. et Mme B ont cinq enfants et A B est également la tutrice légale de son beau-père alité, atteint de la maladie d'Alzheimer et détenteur d'une carte mobilité inclusion invalidité ; le logement est sur-occupé et inadapté à la pathologie de ce malade ; le logement n'est donc pas adapté aux besoins de Mme B ; il y a donc urgence à procéder au relogement de la famille ; la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le dossier fait apparaître une surface habitable de 70 m² pour 7 à 8 personnes mais comporte deux chambres de 9 m² chacune, une cuisine de 9 m² et un séjour de 19 m² qui constituent les pièces principales ; les annexes regroupent un cellier de 3m², 7 m² de hall, 4 m² de rangements, une salle d'eau de 5 m², un séchoir de 4 m² et des toilettes pour 1 m² soit près de 35 % de la superficie totale du logement ; il convient de prendre en compte la répartition des surfaces du logement ; quatre enfants sont contraints de partager la même chambre de 9 m², les deux plus jeunes devant loger dans le même lit ; les parents doivent partager la seconde chambre de 9 m² avec leur jeune enfant ; la commission a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation de sur-occupation n'était pas constituée ;
- la commission de médiation a commis une erreur de droit en exigeant le cumul de deux critères, le délai anormalement long et la sur-occupation du logement, qui sont pourtant alternatives ;
- Mme B a accompli les démarches nécessaires et préalables auprès de son bailleur afin d'obtenir un logement adapté à sa situation ; aucune réponse ne lui a été apportée.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 août 2021, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le beau-père de Mme B n'était plus présent au domicile familial lors du dépôt du recours amiable ; la situation de handicap de ce parent ainsi que le caractère inadapté et sur-occupé du logement en raison de la présence de l'intéressé ne peuvent être utilement invoqués ;
- la décision de refus est suffisamment motivée en fait ;
- le logement social actuel de type T3 dispose de 65 m² et s'il est exigu pour 7 personnes, il n'est pas sur-occupé au sens des dispositions de l'article D. 542-14 du code de la sécurité sociale ; il ne présente pas non plus les caractéristiques d'un logement non-décent ;
- Mme B n'établit pas avoir déposé une demande de mutation de logement auprès de son bailleur social.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 7 juin 2021 par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Toulon a accordé à Mme B l'aide juridictionnelle totale dans la présente instance.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. D en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 novembre 2022 :
- le rapport de M. Riffard, rapporteur ;
- et les observations de Me Bazile, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a saisi le 5 janvier 2021 la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du Var d'un recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, sur le fondement du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par une décision du 4 mars 2021, la commission de médiation DALO a rejeté son recours amiable. Dans la présente instance, Mme B demande principalement au Tribunal d'annuler la décision du 4 mars 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant, mentionné à l'article 1er de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ".
3. Aux termes de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " I. - Dans chaque département, une ou plusieurs commissions de médiation sont créées auprès du représentant de l'Etat dans le département. Chaque commission est présidée par une personnalité qualifiée désignée par le représentant de l'Etat dans le département. / II. - La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap () ". Selon l'article R. 441-14-1 du même code, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " La commission, saisie sur le fondement du II () de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement (), en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département (). / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4; () - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. () / La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus ". Enfin, aux termes de l'article R. 822-25 du même code, en vigueur depuis le 1er septembre 2019 : " Le logement au titre duquel le droit à l'aide personnelle au logement est ouvert doit présenter une surface habitable globale au moins égale à neuf mètres carrés pour une personne seule, seize mètres carrés pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de neuf mètres carrés par personne en plus, dans la limite de soixante-dix mètres carrés pour huit personnes et plus ".
4. Il résulte du II de l'article L. 441-2-3 et de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Toutefois, dans le cas particulier d'une personne se prévalant uniquement du fait qu'elle a présenté une demande de logement social et n'a pas reçu de proposition adaptée dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, la commission peut légalement tenir compte de la circonstance que l'intéressé dispose déjà d'un logement. Elle ne peut toutefois légalement opposer ce motif que si le logement occupé est adapté à ses besoins. Pour apprécier si le logement occupé est adapté aux besoins du demandeur, il y a lieu de prendre en compte, d'une part, ses caractéristiques, le montant de son loyer et sa localisation, d'autre part, tous éléments relatifs aux occupants du logement, comme une éventuelle situation de handicap, qui sont susceptibles de le rendre inadapté aux besoins du demandeur. Enfin, le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur le fondement d'un autre alinéa du II de l'article L. 441-2-3 que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
5. Mme B a formé un recours amiable devant la commission de médiation DALO du Var en invoquant une situation de sur-occupation résultant du fait qu'elle est logée avec son époux et leurs cinq filles mineures dans un appartement de type T3 de 70 m² situé à Hyères. Par une décision du 4 mars 2021, la commission a rejeté son recours aux motifs que le logement n'était pas sur-occupé au sens de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation, que la requérante ne répondait à aucune des catégories énumérées à l'article L. 442-2-3 de ce même code et que si le délai d'attente d'un logement social, fixé à 30 mois dans le département du Var, était dépassé, la condition d'urgence n'était pas remplie en l'espèce.
6. En premier lieu, il apparaît que la motivation dont fait état la décision de la commission départementale de médiation est conforme aux exigences de l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation. Elle mentionne l'ensemble des textes sur lesquels elle entend se fonder et détaille la situation de la requérante. La circonstance que la commission de médiation ne mentionne pas de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait retenus pour fonder la décision n'a pas pour effet d'emporter l'insuffisance de motivation en fait de la décision contestée. Il suit de là que, les mentions de la décision de la commission départementale de médiation ne se limitant pas à la reproduction de formules stéréotypées, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant refus de la reconnaissance du caractère prioritaire de la demande doit être écarté comme manquant en fait.
7. En deuxième lieu, il ressort du formulaire de recours amiable enregistré le 5 janvier 2021 auprès de la commission de médiation que le foyer pour lequel la demande de logement a été présentée se composait de M. et Mme B et de leurs cinq filles mineures, le beau-père de Mme B souffrant de la maladie d'Alzheimer ayant quitté le domicile au cours de l'année 2020, le couple n'étant plus en mesure de l'accueillir décemment eu égard à sa pathologie et à la sur-occupation de leur logement, selon les écritures de la requérante. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le retour de cette personne lourdement handicapée au foyer de Mme B était envisagé à la date de la décision attaquée. Par suite, la situation de handicap de ce parent, le caractère inadapté du logement à ce handicap et le fait que Mme B a été désignée en qualité de tutrice de son beau-père par une décision du juge des tutelles près le Tribunal judiciaire de Toulon en date du 9 mars 2021 ne peuvent utilement être invoqués à l'appui de la requête. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la famille occupe un appartement présentant une surface habitable globale de 70 m², supérieure à la superficie réglementaire minimale de 61 m² pour sept personnes. Mme B ne peut, enfin, utilement invoquer la typologie de son logement, et notamment l'insuffisance de chambres ou la superficie des annexes, la configuration du logement ne constituant pas un critère de sur-occupation au sens de l'article R. 822-25 précité. Par suite, la commission de médiation n'a pas commis d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation en considérant que la condition relative à la sur_occupation du logement n'était pas remplie.
8. En troisième lieu, Mme B ne s'est pas prévalue, à l'appui de son recours amiable, de l'existence d'un délai anormalement long à compter de sa demande de logement social. Toutefois, dans sa séance du 4 mars 2021, la commission de médiation a examiné d'office ce fondement au regard du dossier qui lui était soumis et a indiqué que le délai d'attente d'un logement social, fixé à 30 mois dans le département du Var, était dépassé. Dans la présente instance, Mme B invoque expressément ce fondement résultant du II de l'article L. 441-2-3. Il est constant que l'intéressée a déposé une demande de logement social en mai 2018 et qu'elle n'a pas obtenu de proposition de logement adapté dans le délai de trente mois réglementairement fixé par arrêté préfectoral dans le département du Var. Toutefois, si Mme B expose que le logement de type T3 qu'elle occupe avec sa famille dans le secteur social ne comprend que deux chambres d'une surface de 9 m² chacune et que les quatre filles mineures du couple doivent se partager une chambre, cette circonstance ne suffit pas à le regarder comme inadapté à ses besoins, alors qu'aucune disposition légale ou réglementaire ne prévoit un nombre de pièces déterminé au regard de la composition de la famille. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
9. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de la commission de médiation du Var en date du 4 mars 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B n'appelle aucune mesure particulière d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance supporte la charge des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
DECIDE
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe du Tribunal le 31 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
Signé :
D. D
La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026