mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101203 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CLEMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2021, M. A B, représenté par Me Fourmeaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 avril 2020 par lequel le maire de la commune de Grimaud ne s'est pas opposé à la déclaration préalable n° DP 083 068 20 O0008 en vue de la réalisation d'une piscine sur la parcelle cadastrée section BR n° 41p, sise 54 Mas de Guerrevieille à Grimaud (83310), ensemble la décision du 8 mars 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Grimaud une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle n'est pas tardive et qu'il a intérêt à agir ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UC 14 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Grimaud relatives aux espaces libres et aux plantations ;
- il méconnaît l'article UC 10 du règlement du PLU de la commune de Grimaud tel qu'il résulte de la modification n°2 approuvée par la délibération du 29 septembre 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2023, la commune de Grimaud, représentée par Me Clément, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge du requérant la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle oppose une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir et fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 23 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 9 janvier 2024.
M. B a produit un mémoire le 25 janvier 2024, soit postérieurement à la clôture d'instruction, qui n'a pas été communiqué.
M. C de D a produit un mémoire en défense le 17 mai 2024, soit postérieurement à la clôture d'instruction, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme de la commune de Grimaud ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 mai 2024 :
- le rapport de Mme Le Gars ;
- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;
- les observations de Me Clément représentant la commune de Grimaud ;
- et les observations de Me Barthelemy représentant M. de D.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 9 avril 2020, le maire de la commune de Grimaud ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée le 14 janvier 2020 par M. C de D en vue de la réalisation d'une piscine sur sa parcelle située 54 Mas de Guerrevieille. M. B demande l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision du 8 mars 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article UC 14 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Grimaud : " Les espaces libres de toutes constructions doivent être traités et plantés. Ils doivent couvrir au moins 70 % de la superficie du terrain. Un terrain ne pourra être minéralisé que dans la limite de 30 % de sa surface. / Sont inclus dans le calcul de la surface non végétalisée et réputée minéralisée. L'emprise au sol de la construction, les dallages extérieurs, les piscines et plages de piscine, les voies d'accès, les terrasses. / Toutefois les voies et cheminements ne sont pris en compte que pour leurs parties imperméabilisées (bandes de roulement ou espace de cheminement) si leurs parties centrales et/ou latérales demeurent en pleine terre. / En cas de division foncière, le calcul relatif au respect de cette proportion entre espaces minéralisés et non minéralisés s'effectue en regard de la parcelle d'origine. () ".
3. Le requérant soutient que les constructions existantes sur le terrain d'assiette du projet dépassent le coefficient d'espaces minéralisés autorisé par les dispositions précitées et, qu'en conséquence, la construction de la piscine en litige, qui a pour effet d'augmenter encore la surface des espaces minéralisés, méconnaît également ces dispositions.
4. Tout d'abord, si la commune en défense fait valoir que la copropriété Les Mas de Guerrevieille a été créée avant l'adoption de ces dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Grimaud, cette allégation n'est cependant corroborée par aucune des pièces du dossier. Ensuite, il résulte de ces dispositions précitées que la superficie des voies de desserte, même à la supposer minéralisée, n'est pas incluse dans le calcul de la surface non végétalisée, seule est prise en compte la superficie des voies d'accès. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la superficie de la portion de la route des collines de Guerrevieille entre la route départementale 559 et la limite du territoire de la commune doit être prise en compte dans le calcul des espaces non végétalisés. En conséquence, il ressort des relevés réalisés en septembre 2019 par le cabinet de géomètre-expert mandaté par la copropriété Les Mas de Guerrevieille, que la superficie totale des espaces minéralisés est de 12 712 mètres carrés, soit 29.63% de la superficie de la parcelle cadastrale 41. Le requérant n'est donc pas davantage fondé à soutenir que les constructions existantes sur le terrain d'assiette du projet dépassent le coefficient d'espaces minéralisés autorisé. Au surplus, il ne ressort ni des écritures ni d'aucune pièce du dossier que la superficie de la piscine et de sa plage afférente ont pour effet de dépasser le coefficient maximal de minéralisation des sols. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 14 manque en fait.
5. En second lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 10 du règlement du PLU de la commune de Grimaud tel qu'il est issu de la modification n°2 dès lors que cette deuxième modification a été approuvée par une délibération du conseil municipal le 29 septembre 2020, soit postérieurement à l'arrêté attaqué. En tout état de cause, il ressort des termes de l'article UC 10 du PLU en vigueur à la date de l'arrêté attaqué que l'emprise au sol n'était pas règlementée.
6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune en défense, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Grimaud du 9 avril 2020 ni, par voie de conséquence, de la décision du 8 mars 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les frais d'instance :
7. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de M. B une somme de 2 000 euros au bénéfice de la commune de Grimaud. En revanche, ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Grimaud, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que réclame le requérant au titre des frais liés au litige. Par ailleurs, M. D, dont le mémoire a été enregistré postérieurement à la clôture d'instruction, n'est pas recevable à solliciter le versement d'une quelconque somme au titre des frais d'instance sur le fondement de ces mêmes dispositions.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de Grimaud la somme de 2 000 (deux mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées par le requérant et M. D sur ce fondement sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune de Grimaud et à M. C de D.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé :
H. LE GARS
Le président,
Signé :
J.-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026