lundi 13 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101416 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | FAURE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2021, et un mémoire complémentaire, enregistré le 21 juillet 2021, Mme B A, représentée par Me Faure, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 mars 2021, prise après recours administratif préalable obligatoire, par laquelle la directrice de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) l'a radiée de la liste des demandeurs d'emploi à compter du 1er février 2021 pour une durée d'un mois et lui a supprimé ses allocations ;
2°) d'enjoindre au directeur de Pôle emploi PACA de la réinscrire sur la liste des demandeurs d'emploi pour la période comprise entre le 1er février 2021 et 1er mars 2021, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre à ce dernier de reconstituer ses droits à revenu de remplacement pour la même période et d'inviter les organismes gestionnaires du régime d'assurance chômage à régulariser ses droits éventuels au versement du revenu de remplacement, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision a été prise par une autorité incompétente ;
- la procédure contradictoire issue des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'a pas été respectée ;
- elle n'a jamais été informée qu'un rendez-vous devait avoir lieu en dehors de celui auquel elle a participé le 20 janvier 2021 ;
- à titre subsidiaire, seule l'absence à deux rendez-vous entraîne la suppression du revenu de remplacement, de sorte que la décision contestée est illégale en tant qu'elle lui a supprimé son revenu de remplacement en violation de l'article R. 5426-3 du code du travail ;
- elle entend exciper de l'illégalité du deuxième alinéa de l'article 2.1.1. de l'instruction n°2019-1 du 3 janvier 2019, en ce que cette instruction institue une nouvelle sanction non prévue par la loi ou les règlements et qu'elle est entachée d'incompétence.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 juillet 2021 et 1er juillet 2022, la direction régionale Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), représentée par Me Andreani, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens ne sont pas fondés, hormis celui tiré de l'exception d'illégalité de l'instruction précitée qui est irrecevable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme D, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Me Faure pour Mme A,
- et les conclusions de Me Astruc, substituant Me Andreani, pour Pôle emploi PACA.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après les observations de Me Faure et de Me Astruc à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 23 mars 2021, prise après recours administratif préalable obligatoire, par laquelle la directrice de l'agence Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) l'a radiée de la liste des demandeurs d'emploi à compter du 1er février 2021 pour une durée d'un mois et, selon elle, lui a supprimé ses allocations.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, Mme E C, signataire de la décision attaquée, bénéficiait d'une délégation de signature consentie par la décision n° 2021-02 DS DT du 1er février 2021 publiée au Bulletin officiel de Pôle emploi n° 2021-10 daté du même jour, lui permettant de signer les décisions statuant sur les recours préalables obligatoires formés contre les décisions de radiation. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix ". En outre, aux termes de l'article R. 5412-7 du code du travail : " Lorsqu'il envisage de prendre une décision de radiation, le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 informe préalablement par tout moyen donnant date certaine l'intéressé des faits qui lui sont reprochés et de la durée de radiation envisagée, en lui indiquant qu'il dispose d'un délai de dix jours pour présenter des observations écrites ou, s'il le souhaite, pour demander à être entendu, le cas échéant assisté d'une personne de son choix. ". Les dispositions de l'article R. 5412-7 du code du travail instituent ainsi une garantie au profit de l'intéressé.
4. D'autre part, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 112-9 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'elle met en place un ou plusieurs téléservices, l'administration rend accessibles leurs modalités d'utilisation, notamment les modes de communication possibles. Ces modalités s'imposent au public () ". Aux termes de l'article R. 5312-38 du code du travail : " Est autorisée la création par Pôle emploi d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé " Système d'information concernant les demandeurs d'emploi et salarié. / Il a pour finalité : 1° L'information, l'accueil, l'orientation et l'accompagnement des personnes à la recherche d'un emploi, d'une formation ou d'un conseil professionnel et leur mise en relation avec des employeurs; 2° L'inscription, le non-renouvellement de l'inscription, les changements de situation sur la liste des demandeurs d'emploi, l'actualisation et la radiation de cette liste ; 3° L'élaboration et le suivi du projet personnalisé d'accès à l'emploi, le contrôle de la recherche d'emploi ; 4° L'attribution et le versement d'allocations et d'aides, la répétition des sommes indûment perçues ; 5° La gestion des réclamations et des contentieux ; 6° La gestion électronique des documents ; () ". Aux termes de l'article 2 de la délibération n° 2040-40 du 16 juillet 2014 du conseil d'administration de Pôle emploi, publiée au Bulletin officiel de Pôle emploi n° 71 du 21 juillet 2014 : " Les services accessibles, sur le site www.pole-emploi.fr, aux personnes à la recherche d'un emploi sont les suivants : () / 2-1 disposer d'un espace personnel dédié à l'ensemble de leurs démarches de recherche d'emploi et donnant accès à un dossier de demandeur d'emploi et à un dossier de recherche d'emploi, / à partir d'un dossier de demandeur d'emploi, () consulter les courriers dématérialisés déposés par Pôle emploi après avoir donné expressément leur consentement ".
5. Il résulte de l'instruction que Mme A, inscrite sur la liste des demandeurs d'emploi le 1er août 2019, a accepté de recevoir les courriers de Pôle emploi par voie dématérialisée, dans son espace personnel sur le site internet de Pôle emploi. Elle a été informée, à cette occasion, des obligations liées à cette inscription et de ce que leur méconnaissance était susceptible d'entraîner sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi. Elle a également été avisée que l'acceptation des échanges par voie de mise à disposition de courriers sur l'espace personnel de Pôle emploi impliquait la consultation régulière de cet espace personnel et qu'elle avait la faculté de revenir à tout moment et avec effet immédiat sur l'acceptation des échanges par voie dématérialisée.
6. Mme A ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration précités dès lors que le législateur a entendu, par les dispositions précitées au point 3 du code du travail, déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions de radiation de la liste des demandeurs d'emploi. A supposer qu'elle puisse être regardée comme se prévalant de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 5412-7 du code du travail, il résulte cependant de l'instruction que par un courrier du 31 décembre 2020, mis à sa disposition sur son espace personnel internet le 1er janvier 2021, elle a été avertie de l'éventualité d'une radiation au motif qu'elle n'avait pas honoré le rendez-vous devant avoir lieu le 28 décembre 2020, a été invitée à présenter par écrit ses observations écrites ou orales dans un délai de dix jours et a été informée de son droit à être entendue, le cas échéant, assistée d'une personne de son choix. Par ailleurs, si la requérante soutient que la décision du 1er février 2021 prise initialement par Pôle emploi ne lui a jamais été notifiée, une telle circonstance est inopérante, alors au demeurant qu'elle a formé un recours préalable contre cette décision le 2 mars 2021 ayant abouti à la décision confirmative du 23 mars 2021, qu'elle conteste dans le cadre de la présente instance. Si, enfin, elle soutient qu'elle n'a pas été mise à même de demander la consultation de son dossier, elle n'assortit ce moyen d'aucune précision textuelle, alors qu'aucune disposition du code de travail ne prévoit une telle règle. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure pris en toutes ses branches doit en tout état de cause être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5412-1 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui : () / 3° Soit, sans motif légitime : () / c) Est absente à un rendez-vous avec les services et organismes mentionnés à l'article L. 5311-2 ou mandatés par ces services et organismes ; () ". Aux termes de l'article L. 5426-2 de ce code : " Le revenu de remplacement est supprimé par Pôle emploi dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l'article L. 5412-1, à l'article L. 5412-2 et au II de l'article L. 5426-1-2. () ". Aux termes de l'article R. 5412-5 du même code : " La radiation de la liste des demandeurs d'emploi entraîne l'impossibilité d'obtenir une nouvelle inscription : / 1° Pendant une période d'un mois lorsqu'est constaté pour la première fois le manquement mentionné au c du 3° de l'article L. 5412-1. () ".
8. Mme A, qui ne s'est pas rendue au rendez-vous fixé par Pôle emploi le 28 décembre 2020 et n'a donné aucune suite au courrier lui demandant d'expliquer son absence, a été radiée par décision de Pôle emploi du 23 mars 2021 de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois. Pour contester cette décision, la requérante fait valoir qu'elle n'a jamais reçu la convocation audit rendez-vous. Toutefois, et alors qu'il a été exposé au point 5 que l'intéressée a accepté de recevoir les courriers de Pôle emploi par voie dématérialisée dans son espace personnel sur le site internet dédié, il résulte de l'instruction que la convocation du 8 décembre 2020 à un entretien fixé le 28 décembre suivant a été diffusée sur l'espace personnel de l'intéressée. A cet égard, Pôle emploi produit d'une part la liste des courriers qui ont été mis à disposition de Mme A dans son espace personnel, laquelle mentionne la convocation datée du 8 décembre 2020, d'autre part le courrier de convocation pour l'entretien précité. Il résulte de ces éléments, non sérieusement contestés par la requérante, qui n'a pas fait toutes diligences pour consulter le courrier en temps utile, que le moyen invoqué par Mme A n'est pas fondé.
9. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 5426-3 du code du travail : " I. Le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 supprime le revenu de remplacement mentionné à l'article L. 5421-1 pour une durée limitée ou définitivement selon les modalités suivantes : / 1° En cas de deuxième manquement mentionné au c du 3° de l'article L. 5412-1, il supprime le revenu de remplacement pour une durée de deux mois consécutifs. A partir du troisième manquement, le revenu de remplacement est supprimé pour une durée de quatre mois consécutifs ; () ".
10. Il résulte en outre des dispositions des articles L. 5421-1 et 5421-4 du code du travail que le salaire de remplacement est versé au demandeur d'emploi qui est apte au travail et qui recherche un emploi. La condition de recherche d'emploi est considérée comme remplie, au sens des dispositions précitées du code du travail, lorsque la personne intéressée est inscrite sur la liste des demandeurs d'emploi. En vertu des dispositions des articles L. 5412-1 et R. 5412-5 du code du travail, la radiation d'une personne de la liste des demandeurs d'emploi a pour conséquence d'empêcher une nouvelle inscription sur ladite liste dans un délai prévu par le code du travail. L'absence d'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi fait obstacle au versement du revenu de remplacement, puisque le demandeur d'emploi n'est plus en recherche d'emploi au sens de l'article L. 5421-4 du code du travail précité.
11. Par suite, la décision radiant Mme A de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois n'a pas pour objet de supprimer le revenu de remplacement de l'intéressée à titre de sanction mais entraîne uniquement la suspension des versements durant toute la période de radiation, conformément aux principes ci-dessus rappelés au point 10. Par suite, la requérante, qui ne saurait utilement se prévaloir de l'illégalité de l'instruction n° 2019-1 du 3 janvier 2019, laquelle ne présente en tout état de cause aucun caractère impératif, n'est ainsi pas fondée à demander l'annulation de la décision contestée en tant qu'elle supprimerait son revenu de remplacement en violation des dispositions, précitées au point 9, de l'article R. 5426-3 du code du travail.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les conclusions accessoires :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle pas de mesures d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A doivent être rejetées.
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de Pôle emploi PACA, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Copie en sera adressée pour information à Pôle emploi, direction régionale Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2023.
La magistrate désignée,
signé
M. DLa greffière,
signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026