lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101425 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CHATILLON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mai 2021, et un mémoire enregistré le 29 juillet 2021, M. B C, représenté par Me Rebhun, demande au juge des référés :
1°) de prescrire, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise aux fins de déterminer et d'évaluer les préjudices qu'il a subis, liés à sa maladie professionnelle.
2°) de condamner l'Etat à lui payer une provision de 12 000 euros à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- ouvrier d'Etat, il a exercé les fonctions de mécanicien dans l'atelier industriel aéronautique de Cuers, dans la spécialité " chaudronnier tôlier " ; compte tenu de la répétition du même geste, il a contracté une épicondylite bilatérale, maladie professionnelle mentionnée au tableau 57 B , et reconnue médicalement à compter du 29 mars 2012 ;
- l'administration a commis une faute en s'abstenant de prendre de mesures spécifiques pour le protéger contre les dangers que lui faisait courir sa profession , du 1er juin 2009 au 1er septembre 2019, en refusant d'adapter ses conditions de travail à sa pathologie à la suite de l'étude de poste établie le 20 avril 2012 par le médecin du travail , en ne prenant pas les précautions nécessaires pour garantir sa protection contre cette pathologie, en n'adoptant aucune réglementation propre à limiter les risques pour la santé de l'exposition à cette maladie ; le pôle social du tribunal judiciaire de Toulon a reconnu que sa maladie présentait un lien direct et certain avec le service, par un jugement du 23 novembre 2020 ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité de l'Etat est engagée en l'absence de faute, dès lors que sa maladie présente un lien direct et certain avec le service, et qu'il n'avait aucun état antérieur ;
- il a droit à l'indemnisation de l'ensemble des préjudices en lien avec sa pathologie et, sans attendre le jugement au fond, est fondé à solliciter le versement d'une provision ;
- il est également fondé à solliciter une expertise, afin d'évaluer les préjudices subis en lien avec cette maladie professionnelle ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2021, la ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la demande de provision, qui n'a pas été présentée par une requête distincte, est irrecevable ;
- le juge administratif n'est pas compétent pour connaître de la responsabilité du ministère des armées, en lien avec une maladie professionnelle, dès lors que le contentieux des maladies professionnelles des ouvriers de l'Etat ressort du code de la sécurité sociale, et donc de la compétence judiciaire ;
- en tout état de cause, le requérant ne justifie pas d'une créance qui ne serait pas sérieusement contestable ;
- la demande d'expertise doit également être rejetée, dès lors que cette mesure d'instruction porte sur un litige qui relève du juge judiciaire exclusivement ;
- en tout état de cause, la mesure d'expertise sollicitée ne présente pas de caractère utile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code du travail ;
- le code de sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 juillet 1984 ;
- le code de justice administrative.
La président du Tribunal a désigné Mme Bernabeu, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ouvrier d'Etat, a exercé ses fonctions de mécanicien aéronautique, dans la spécialité " chaudronnier tôlier ", au sein de l'atelier industriel aéronautique de Cuers. Le 2 avril 2015, il a été reconnu victime, au titre du livre IV de la sécurité sociale, d'une maladie professionnelle n° 57 B bilatérale déclarée le 7 septembre 2012. M. C demande au juge des référés du tribunal de prescrire une expertise aux fins de déterminer et d'évaluer les différents préjudices qu'il estime avoir subis, liés à sa maladie professionnelle et de condamner l'Etat à lui payer une provision de 12 000 euros à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices.
Sur l'exception d'incompétence soulevée par le ministre des armées :
2. Aux termes de l'article L. 452-1 du code de la sécurité sociale Lorsque l'accident est dû à la faute inexcusable de l'employeur ou de ceux qu'il s'est substitués dans la direction, la victime ou ses ayants droit ont droit à une indemnisation complémentaire dans les conditions définies aux articles suivants ". L'article L. 452-3 de ce code dispose : " Indépendamment de la majoration de rente qu'elle reçoit en vertu de l'article précédent, la victime a le droit de demander à l'employeur devant la juridiction de sécurité sociale la réparation du préjudice causé par les souffrances physiques et morales par elle endurées, de ses préjudices esthétiques et d'agrément ainsi que celle du préjudice résultant de la perte ou de la diminution de ses possibilités de promotion professionnelle. ". Et aux termes du premier alinéa de l'article L. 452-5 du même code : " Si l'accident est dû à la faute intentionnelle de l'employeur ou de l'un de ses préposés, la victime ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre. (). ". Enfin, aux termes de l'article L. 454-1 : " Si la lésion dont est atteint l'assuré social est imputable à une personne autre que l'employeur ou ses préposés, la victime ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles de droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre Les caisses primaires d'assurance maladie sont tenues de servir à la victime ou à ses ayants droit les prestations et indemnités prévues par le présent livre, sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident, dans les conditions ci-après ; (). Si la responsabilité du tiers auteur de l'accident est entière ou si elle est partagée avec la victime, la caisse est admise à poursuivre le remboursement des prestations mises à sa charge à due concurrence de la part d'indemnité mise à la charge du tiers qui répare l'atteinte à l'intégrité physique de la victime, à l'exclusion de la part d'indemnité, de caractère personnel, correspondant aux souffrances physiques ou morales par elle endurées et au préjudice esthétique et d'agrément. De même, en cas d'accident suivi de mort, la part d'indemnité correspondant au préjudice moral des ayants droit leur demeure acquise. () Si la responsabilité du tiers est partagée avec l'employeur, la caisse ne peut poursuivre un remboursement que dans la mesure où les indemnités dues par elle en vertu du présent livre dépassent celles qui auraient été mises à la charge de l'employeur en vertu du droit commun () ".
3. Le régime des accidents de travail et des maladies professionnelles applicable aux ouvriers d'Etat, agents de droit public, est régi par le régime général de la sécurité sociale, et son contentieux relève de la compétence du juge judiciaire. De la même façon, dans le cas d'une faute inexcusable de l'employeur, l'agent a le droit de demander à l'employeur, devant la juridiction de sécurité sociale, la réparation de l'ensemble des dommages non couverts par le livre IV du code de la sécurité sociale qui ont résulté pour elle de l'accident. Toutefois, un ouvrier d'Etat peut se prévaloir d'une faute intentionnelle de son employeur, et engager une action devant la juridiction administrative aux fins de rechercher la responsabilité rechercher ainsi la responsabilité de l'Etat. Ainsi, l'exception d'incompétence soulevée par le ministre des armées doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'expertise :
4. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
5. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste, en l'état de l'instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur. Il ne peut pas davantage faire droit à une demande d'expertise lorsque, en particulier, elle est formulée à l'appui de prétentions qui ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
6. Il résulte de l'instruction que M. C a été reconnu victime, au titre du livre IV de la sécurité sociale, d'une maladie professionnelle n° 57 B bilatérale déclarée le 7 septembre 2012, par une décision du 2 avril 2015. Par une décision du 30 janvier 2018, la ministre des armées a estimé, d'une part, que l'aggravation de son état de santé en date du 28 novembre 2016 présentait un lien direct et certain avec sa maladie professionnelle et que la date de consolidation de son état de santé pouvait être fixée au 27 novembre 2017. Le taux d'incapacité permanente partielle a été fixé à 1% par une décision du 26 novembre 2018, qui a été contestée par M. C devant le tribunal du contentieux de l'incapacité de Marseille. Par un jugement du 23 novembre 2020, confirmé par la Cour d'appel d'Aix-en Provence, le Pôle social du tribunal judiciaire de Marseille a réévalué ce taux à 9%.
7. La demande d'expertise présentée par M. C, tendant à ce qu'un expert se prononce sur le lien existant entre son état de santé et les conditions d'exercice de son activité professionnelle, de nature à engager la responsabilité de l'Etat dans les conditions rappelées au point 3, est susceptible, contrairement à ce que soutient le ministre des armées, de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond, et ne préjuge en rien des responsabilités encourues. Par ailleurs, si le ministre des armées fait valoir que M. C ne démontre pas le caractère d'utilité de sa demande d'expertise judiciaire dès lors qu'il a déjà fait l'objet d'expertises médicales, les précédentes expertises médicales qui ont pu être diligentées, produites à l'instance, n'avaient pas pour objet d'évaluer l'ensemble des préjudices personnels subis par M. C. En conséquence, la mesure d'expertise demandée par le requérant présente le caractère d'utilité requis par les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de faire droit à cette demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé au dispositif de la présente ordonnance ;
Sur la demande de provision :
8. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".
9. Il résulte de ces dispositions, que pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude.
10. M. C sollicite la condamnation de l'Etat au versement d'une provision. Toutefois, en l'état de l'instruction, tant le principe que l'étendue d'une éventuelle responsabilité de l'Etat ne sont pas suffisamment établis. Dès lors, l'existence de l'obligation dont l'intéressé se prévaut ne présente pas le caractère non sérieusement contestable exigé par les dispositions de l'article R.541-1 du code de justice administrative précitées. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions de M. C tendant au versement d'une provision, doivent être rejetées.
Sur les dépens :
11. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal ou de la cour, () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires (). " Aux termes des dispositions de l'article R. 761-1 du même code : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".
12. Il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par M. C relatives aux dépens doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le docteur E A, demeurant à l'Espace Santé Liberté, Immeuble le Paris France, 9 bd de Strasbourg à Toulon (83000) est désigné avec pour mission de :
- se faire communiquer tous les documents médicaux utiles à sa mission, et examiner M. B C ;
- décrire l'état de santé actuel de M. C, faire l'historique de son évolution ; préciser dans quelle mesure l'état actuel de M. C est imputable à sa maladie professionnelle n° 57 B bilatérale; le cas échéant, préciser si l'état du requérant est susceptible d'aggravation ou d'amélioration ;
- donner tous les éléments utiles d'appréciation sur les préjudices subis par M. C, patrimoniaux et extrapatrimoniaux, à l'exclusion de ceux qui ne seraient pas directement liés à sa maladie professionnelle, mais résulteraient éventuellement de l'état antérieur du requérant ou de toute autre cause étrangère ; déterminer , notamment, l'importance des souffrances physiques et psychiques endurées, le préjudice d'agrément, le préjudice esthétique, le préjudice moral , le préjudice professionnel , les dépenses de santé actuelles et futures, les frais divers, et évaluer, le cas échéant, le besoin de véhicule adapté ou d'assistance à tierce personne ;
- d'une façon générale, fournir tous éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction de déterminer les responsabilités encourues et d'évaluer les préjudices subis.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal.
Article 3 : L'expertise aura lieu en présence de M. C et du représentant du ministre des armées.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Le surplus des conclusions de M. C est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, au ministre des armées et au docteur E A, expert.
Fait à Toulon, le 19 septembre 2022.
La vice-présidente désignée,
Juge des référés
signé
M. D
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière,
2101425
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026