vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101840 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | MOEYAERT - LE GLAUNEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2021, M. C B représenté par Me Moeyaert, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 mai 2021 par laquelle la commission de médiation DALO du Var a rejeté son recours amiable présenté en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, tendant à être reconnu comme prioritaire et devant être logé d'urgence dans un logement social ;
2°) d'enjoindre à la commission de médiation de le reconnaître prioritaire et devant être logé en urgence dans un appartement de type 3 au minimum dans un délai d'un mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) subsidiairement, d'enjoindre à la commission de médiation de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de condamner l'Etat au paiement de la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Il est soutenu que :
- M. B vit avec son épouse et ses trois enfants dans un petit appartement doté d'une seule chambre et qui fait l'objet de problèmes récurrents d'humidité et de moisissures, lesquelles sont néfastes pour la santé des enfants dont un nourrisson ; l'un des enfants souffrant de surdité doit bénéficier d'un espace personnel dédié à sa rééducation à domicile et son matériel médical doit rester au sec ;
- M. B avait adressé à l'assistante sociale les pièces établissant que son épouse disposait d'un titre de séjour en cours de validité.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2021, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- M. B n'a pas produit devant la commission de médiation le titre de séjour de son épouse, en cours de validité ; le titre de séjour produit en cours d'instance était périmé à la date de la décision attaquée et un nouveau titre de séjour a été délivré le 17 juin 2021, soit postérieurement à la décision de la commission de médiation ;
- le logement de 48 m² n'est pas sur-occupé pour une famille de cinq personnes ;
- le motif tiré de l'absence de proposition adaptée de logement social à l'issue d'un délai anormalement long n'est pas une circonstance suffisant à elle-seule à faire entrer le demandeur dans les critères d'urgence à reloger.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Riffard en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 28 février 2023, le rapport de M. Riffard.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience publique, conformément à l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence algérien en cours de validité, a saisi le 16 février 2021 la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du Var d'un recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, sur le fondement du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en indiquant résider avec son épouse et leurs trois enfants mineurs dont un nourrisson dans un appartement très humide de type 2 situé à Sainte-Maxime, avoir un enfant handicapé à charge qui nécessite un espace personnel dédié à sa rééducation à domicile et ne pas avoir obtenu de proposition de logement adapté à l'issue d'un délai anormalement long à compter du dépôt de sa demande en juillet 2017. Par une décision du 6 mai 2021, la commission de médiation a rejeté son recours amiable aux motifs que la situation de sur-occupation n'était pas avérée, que la demande ne pouvait être considérée comme prioritaire au titre du dispositif mis en place dans le cadre du droit au logement opposable dès lors que le demandeur ne correspondait à aucune des catégories énumérées à l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et que l'épouse du demandeur ne disposait pas d'un titre de séjour en cours de validité sur le territoire français. Dans la présente instance, M. B demande principalement au Tribunal d'annuler la décision du 6 mai 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant, mentionné à l'article 1er de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ".
3. Aux termes de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " I. -Dans chaque département, une ou plusieurs commissions de médiation sont créées auprès du représentant de l'Etat dans le département. Chaque commission est présidée par une personnalité qualifiée désignée par le représentant de l'Etat dans le département. / II.- La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap () ". Selon l'article R. 441-14-1 du même code, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " La commission, saisie sur le fondement du II () de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement (), en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département (). / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4; () - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. () / La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus ". Enfin, aux termes de l'article R. 822-25 du même code, en vigueur depuis le 1er septembre 2019 : " Le logement au titre duquel le droit à l'aide personnelle au logement est ouvert doit présenter une surface habitable globale au moins égale à neuf mètres carrés pour une personne seule, seize mètres carrés pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de neuf mètres carrés par personne en plus, dans la limite de soixante-dix mètres carrés pour huit personnes et plus ".
4. Il résulte du II de l'article L. 441-2-3 et de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Toutefois, dans le cas particulier d'une personne se prévalant uniquement du fait qu'elle a présenté une demande de logement social et n'a pas reçu de proposition adaptée dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, la commission peut légalement tenir compte de la circonstance que l'intéressé dispose déjà d'un logement. Elle ne peut toutefois légalement opposer ce motif que si le logement occupé est adapté à ses besoins. Pour apprécier si le logement occupé est adapté aux besoins du demandeur, il y a lieu de prendre en compte, d'une part, ses caractéristiques, le montant de son loyer et sa localisation, d'autre part, tous éléments relatifs aux occupants du logement, comme une éventuelle situation de handicap, qui sont susceptibles de le rendre inadapté aux besoins du demandeur. Enfin, le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur le fondement d'un autre alinéa du II de l'article L. 441-2-3 que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
5. Le logement dans lequel résident M. B, son épouse et leurs trois enfants mineurs ne présente pas strictement les caractéristiques de la sur-occupation au sens de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. Par suite, la commission de médiation a pu légalement rejeter le recours amiable sur ce fondement. Néanmoins, M. B s'est également prévalu, dans son recours amiable auprès de la commission de médiation, du fait qu'il avait déposé en juillet 2017 une demande de logement social, régulièrement renouvelée depuis, et qu'il n'avait obtenu aucune proposition de relogement à l'issue d'un délai anormalement long fixé à trente mois dans le département du Var. M. B produit les justificatifs de sa demande de logement social déposée le 5 juillet 2017 ainsi que des renouvellements successifs de cette demande. Par suite, la commission de médiation, qui n'a au demeurant pas expressément statué sur ce fondement, ne pouvait légalement rejeter le recours amiable de M. B sans vérifier si le logement était adapté aux besoins du demandeur.
6. Il ressort des pièces du dossier que la famille de M. B, composée de cinq personnes, réside dans un logement de type 2 de 48 m² situé dans le parc locatif privé de Sainte-Maxime, que le montant du loyer mensuel s'élève, charges comprises, à 720 euros, que cet appartement qui présente des traces de moisissures ne dispose que d'une chambre et que l'un des enfants, A né le 17 novembre 2013, est atteint de surdité profonde. Il ressort également des pièces du dossier en particulier des certificats médicaux récents versés à l'instance que cette affection, générant un taux d'incapacité égal ou supérieur à 80 %, a justifié la délivrance d'une carte mobilité inclusion avec mention " invalidité " à durée permanente et le bénéfice d'allocations spécifiques, que l'enfant a bénéficié d'un implant cochléaire en 2016, que son matériel médical doit être entretenu quotidiennement et mis au sec, que l'enfant est astreint à une rééducation pluridisciplinaire mise en œuvre par des praticiens à domicile et qu'à compter de la rentrée de septembre 2020 il a intégré une classe spécialisée à Toulon. Les certificats médicaux soulignent que le traitement de la pathologie de l'enfant et la poursuite de ses études nécessite un espace personnel. Dès lors, le logement actuel qui ne comporte qu'une chambre que se partagent les trois enfants n'est pas adapté à la situation de M. B. Par suite, la décision attaquée refusant de reconnaître la demande comme prioritaire et devant être traitée en urgence est entachée d'une erreur d'appréciation.
7. Enfin, il résulte des articles L. 441-1 et R. 441-1 du code de la construction et de l'habitation que les conditions réglementaires d'accès au logement social sont appréciées en prenant en compte la situation de l'ensemble des personnes du foyer pour le logement duquel un logement social est demandé et qu'au nombre de ces conditions figurent notamment celles que ces personnes séjournent régulièrement sur le territoire français et qu'elles y aient leur résidence permanente. Il résulte de la combinaison de l'article L. 300-1, du II de l'article L. 441-2-3, de l'article R. 300-2 et du deuxième alinéa de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que de l'article 2 de l'arrêté du 29 mai 2019 fixant la liste des titres de séjour prévue aux articles R. 300-1 et R. 300-2 de ce code que la commission de médiation refuse ainsi légalement de reconnaître un demandeur comme prioritaire et devant être logé d'urgence au motif que les personnes composant le foyer pour le logement duquel il a présenté sa demande ne séjournent pas toutes régulièrement sur le territoire français ou n'y ont pas leur résidence permanente.
8. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, soit le 6 mai 2021, M. et Mme B détenaient chacun un certificat de résidence algérien d'une durée d'un an et en cours de validité, ces titres de séjour ayant du reste été renouvelés depuis. Par suite, le motif tiré du défaut de séjour régulier de Mme B sur le territoire français est entaché d'une erreur de fait.
9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision de la commission de médiation du Var en date du 6 mai 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure " et aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
11. Lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions à fin d'annulation, des conclusions à fin d'injonction tendant à ce que le juge enjoigne à l'autorité administrative de prendre une décision dans un sens déterminé, il incombe au juge de l'excès de pouvoir d'examiner prioritairement les moyens qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de l'injonction demandée. Il en va également ainsi lorsque des conclusions à fin d'injonction sont présentées à titre principal sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de la justice administrative et à titre subsidiaire sur le fondement de l'article L. 911-2. Depuis l'intervention de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, ces injonctions peuvent être prononcées soit à la demande d'une partie, soit le cas échéant d'office.
12. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de la décision attaquée implique nécessairement que la demande de logement social de M. B soit reconnue comme prioritaire et urgente. Il y a lieu d'enjoindre au préfet du Var de saisir la commission de médiation DALO du Var pour que celle-ci prenne une telle décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B la somme de 1 500 euros.
DECIDE
Article 1er : La décision de la commission de médiation du Var du 6 mai 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Var de saisir la commission de médiation DALO pour que celle-ci reconnaisse M. B comme prioritaire et devant être logé en urgence dans un logement adapté à sa situation, par une décision prise dans un délai au plus de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.
Le magistrat désigné
Signé :
D. RIFFARD
La greffière
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
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01/06/2026
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